AFP Grenoble

RHÔNE-ALPES

>AURILLAC, 10 mars 2010 (AFP) - 17h05

Le Slovaque Peter Sagan (Liquigas), le benjamin du peloton de Paris-Nice, a remporté mercredi à Aurillac la troisième étape raccourcie d'une cinquantaine de kilomètres à cause de la neige. L'Allemand Jens Voigt (Saxo Bank) a endossé le maillot jaune de leader au terme des 153 kilomètres, distance officieuse du parcours. Sagan, l'une des révélations du prologue de dimanche (5e), a devancé au sprint l'Espagnol Joaquim Rodriguez et l'Irlandais Nicolas Roche, en tête d'un petit groupe qui s'est dégagé dans la dernière côte, à moins de 3 kilomètres de la ligne. L'Espagnol Alberto Contador a terminé dans ce groupe de six coureurs, comprenant également Voigt et l'Allemand Tony Martin. Il est remonté à la sixième place du classement général, à 20 secondes de Voigt. Le précédent leader, le Néerlandais Lars Boom, a été distancé dans la dernière montée. Quant à l'Espagnol Luis Leon Sanchez, il n'a pu suivre Contador lorsque l'Espagnol a accéléré dans la dernière montée après une attaque de Roche. Le départ de cette étape a été décalé de Saint-Junien à Saint-Yrieix-la-Perche, dans le département de la Haute-Vienne, après les chutes de neige intervenues durant la nuit et la matinée. La principale échappée a été menée à partir du 31e kilomètre par le Français Yann Huguet et les Belges Jurgen Roelandts et Nikolas Maes. Le trio s'est assuré jusqu'à 7 minutes d'avance avant le retour du peloton sur les derniers rescapés (Huguet, Roelandts) à moins de 6 kilomètres de la ligne. Jeudi, la quatrième étape rejoint les hauteurs de Mende pour la seule arrivée au sommet de l'épreuve.

>AURILLAC, 10 mars 2010 (AFP) - 16h59

Le Slovaque Peter Sagan (Liquigas), le benjamin du peloton de Paris-Nice, a remporté mercredi à Aurillac la troisième étape raccourcie d'une cinquantaine de kilomètres à cause de la neige. L'Allemand Jens Voigt (Saxo Bank) a endossé le maillot jaune de leader au terme des 153 kilomètres, distance officieuse du parcours. Sagan, l'une des révélations du prologue de dimanche (5e), a devancé au sprint l'Espagnol Joaquim Rodriguez et l'Irlandais Nicolas Roche, en tête d'un petit groupe qui s'est dégagé dans la dernière côte, à moins de 3 kilomètres de la ligne. L'Espagnol Alberto Contador a terminé dans ce groupe de six coureurs, comprenant également Voigt et l'Allemand Tony Martin. Il est remonté à la sixième place du classement général provisoire, à 20 secondes de Voigt.

>AURILLAC, 10 mars 2010 (AFP) - 16h38

Le club d'Aurillac (D1) a fait appel de la décision de la Ligue nationale de handball de lui retirer deux points pour des irrégularités comptables lors de la saison 2008-2009, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. Justifiant sa décision, la Ligue avait affirmé que "suite à un audit réalisé à la demande de la Commission Nationale d'Aide et de Contrôle de Gestion (CNACG), celle-ci a pu constater plusieurs irrégularités dans la tenue des comptes du club d'Aurillac". Le club d'Aurillac réfute la qualification de "comptabilité erronée", jugeant la sanction de la CNACG "inacceptable". "Il n'y a pas de fondement objectif pour considérer que la situation comptable n'avait manifestement pas été celle sur laquelle la commission d'appel de la FFHB s'est fondée pour autoriser le club à évoluer en D1 cette saison", ajoute-t-il. "Il n'y a pas lieu également de considérer que ces enregistrements comptables ont fait jouir le club d'un avantage indu rompant ainsi l'équilibre compétitif avec ses concurrents", ajoutent les dirigeants. Aurillac avait été rétrogradé administrativement de la première division en juin dernier en raison d'un déficit de 227.000 euros enregistré à l'issue de la saison, avant d'être réintégré en appel après avoir trouvé des financements. Promu en première division en 2008, le club est actuellement 10e du Championnat. Ce retrait de points le mettrait à égalité à l'avant-dernière place avec Nîmes et Toulouse. Aurillac est le plus petit budget du Championnat avec moins d'1,5 million d'euros.

>GRENOBLE, 9 mars 2010 (AFP) - 20h03

La mère d'une nouveau-née, dont le corps a été retrouvé dans un sac en septembre dernier près d'un bras du Rhône en Savoie, a été confondue par son ADN et placée en garde à vue mardi, a-t-on appris auprès du parquet. "Les prélèvements effectués sur le corps de la nouveau-née nous ont permis de mettre en évidence un ADN que nous avons ensuite comparé à celui du voisinage, prélevé lors de l'enquête", a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Chambéry, Jean-Pierre Valensi. Identifiée, la mère du nourrisson, une aide à domicile âgée de 35 ans, a été interpellée chez elle par les gendarmes à Yenne, à une vingtaine de km de Chambéry, ainsi que quatre personnes dont son concubin dans le cadre d'une enquête menée par un juge d'instruction de Chambéry, a-t-il précisé. Le 10 septembre, le corps d'une petite-fille avait été retrouvé emmitouflé dans un sac poubelle sur les berges d'un bras du Rhône près de Yenne. L'autopsie avait révélé que le bébé était mort noyé quelques heures après sa naissance.

>LYON, 9 mars 2010 (AFP) - 19h30

Le champion de France de football féminin et leader de la D1, l'Olympique lyonnais, affronte le club italien de Torres Calcio Sassari, leader du championnat italien, mercredi au stade de Gerland de Lyon en quarts de finale aller de la Ligue des champions. "Torres a un potentiel offensif intéressant mais nous avons constaté que cette équipe présentait quelques espaces au niveau de sa défense", a notamment estimé l'internationale de l'OL Sandrine Dusang. Le match retour est programmé le 17 mars en Sardaigne.

>ALBERTVILLE (Savoie), 9 mars 2010 (AFP) - 17h51

Deux hommes ayant tenté d'intimider un gendarme en se faisant passer pour des agents de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été condamnés lundi à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Albertville. "On aurait pu y voir un roman à la James Bond, mais c'est plutôt à la Grande Vadrouille que l'on pense", avait déclaré le vice-procureur Gilbert Lafaye, requérant six et quatre mois de prison avec sursis à l'encontre des quadragénaires, poursuivis pour falsification et utilisation de faux documents. Christophe G., employé au service paye de la DGSE, détaché au 7e Bataillon des chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice et Alexandre M., gestionnaire de patrimoines, s'étaient fait passer auprès de leur voisinage pour des membres actifs du service de renseignement lors de leur séjour en Savoie entre juin 2008 et janvier 2009. La supercherie avait été mis au jour après la plainte d'un gendarme, harcelé au téléphone par les deux hommes, qui le soupçonnaient d'être l'amant de l'ex-compagne d'Alexandre M. "Ce sont deux individus dans leur monde à eux qui se sont montés le bourrichon", selon l'avocate du gendarme, constitué partie civile. Christophe G., accusé d'avoir falsifié des documents pour son ami, a expliqué à la barre "s'être fait berner" par ce dernier, qu'il croyait être un "véritable militaire", agent de la DGSE. "On a du mal à croire comment quelqu'un, même à un poste administratif de la DGSE, peut se faire berner si facilement", avait relevé la présidente du tribunal. "Il s'agit d'affabulateurs, de mythomanes mais sans danger pour personne", avait pour se part argumenté l'avocat de la défense, Me Mario Stasi.

>DAX (Landes), 9 mars 2010 (AFP) - 17h50

Simon Michaux, le deuxième ligne d'Aurillac a été recruté, mardi, comme joker médical par Dax (Pro D2) qui souhaite pallier l'absence de Vincent Deniau, opéré avec succès d'une épaule, a-t-on appris auprès du club. Agé de 24 ans, Michaux (2,06 m, 108 kg) avait joué à Clermont jusqu'en 2008 avant de partir une saison pour Aurillac et de rejoindre Mont-de-Marsan en juillet dernier. Il faisait partie des joueurs montois dont les licences avaient été bloquées par la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale de rugby (LNR). C'est le second joker médical auquel le club landais, qui occupe la 10e place du classement de Pro D2, fait appel après la signature de George Kutarachvili (ex-Narbonne), fin janvier.

>LYON, 9 mars 2010 (AFP) - 15h31

La Compagnie des wagons-lits, poursuivie par un salarié noir pour discrimination raciale, a été condamnée mardi par les Prud'hommes de Lyon à lui verser 50.000 euros de rattrapage de salaire et 6.000 euros de dommages et intérêts. Lors d'une première audience en octobre 2008, le salarié, qui a obtenu cinq diplômes universitaires de comptabilité et finances depuis son embauche comme manutentionnaire en 1990, avait réclamé l'alignement de son salaire sur celui d'un collègue embauché plusieurs années après lui et promu cadre, bien que non diplômé. Ce Français d'origine togolaise avait demandé 155.000 euros de dommages et intérêt, correspondant selon lui au rattrapage sur huit ans des 1.500 euros de différence entre leurs salaires mensuels. "L'enquête a mis en évidence une discrimination flagrante au sein de l'établissement de Lyon", a indiqué Loïc Rigaud, responsable du pôle discrimination de SOS Racisme, qui a soutenu le salarié. "80% des manutentionnaires sont d'origine étrangère alors que seulement 11% des vendeurs le sont", à qualification égale, déplore-t-il, critiquant le fait que les manutentionnaires d'origine étrangère aient des chances quasi nulles de devenir cadre. SOS Racisme, partie civile, a obtenu 1.000 euros de dommages et intérêts. Une partie des salariés de la Compagnie des wagons-lits, filiale d'Accor spécialisée dans la restauration à bord des trains, dont ceux de Lyon, sont passés sous la coupe du groupe italien Crémonini en 2009. "Ce procès rappelle l'urgence pour les pouvoirs publics de mettre en place un cadre contraignant afin d'assurer la transparence et l'objectivité de la gestion des ressources humaines des entreprises, en y intégrant des mesures de lutte contre les discriminations," a estimé SOS Racisme.

>LYON, 9 mars 2010 (AFP) - 15h01

Un élève de troisième d'un collège ardéchois a été convoqué devant la justice pour avoir aspergé de gaz lacrymogène vendredi son enseignante d'Histoire qui venait d'expliquer qu'Al-Qaïda était une organisation terroriste, a indiqué l'enseignante mardi. Le parquet de Privas a confirmé l'agression, sans en préciser les circonstances. "Je venais d'expliquer que les attentats du 11 septembre 2001 étaient dus à l'organisation terroriste Al-Qaïda, comme c'est écrit sur leur livre. Il s'est levé, a dit qu'Al-Qaïda n'était pas terroriste, que les talibans non plus", a expliqué à l'AFP l'enseignante, également chef de ce petit établissement de Largentière. Le garçon de 15 ans a ensuite aspergé de gaz lacrymogène l'enseignante puis le conseiller principal d'éducation, qui ont été légèrement incommodés, a-t-elle ajouté, confirmant une information de la radio France Bleue. Ils ont porté plainte. Le garçon, qui va passer en conseil de discipline au sein de l'établissement, a également été convoqué devant le juge des enfants du tribunal de Privas mardi 16 mars.

>LYON, 9 mars 2010 (AFP) - 13h35

Le dirigeant d'une entreprise de fabrication de bijoux dans le Rhône a été hospitalisé mardi après avoir été pris en otage par des malfaiteurs qui ont dérobé plusieurs centaines de milliers d'euros de bijoux, a-t-on appris de source judiciaire. Il s'agit de la cinquième agression de ce type en quelques mois dans des entreprises de métaux précieux de la région lyonnaise. Des malfaiteurs, cagoulés et armés, ont pris en otage le dirigeant d'une société familiale de fabrication de bijoux à Ternay (Rhône), le forçant à ouvrir les coffres, qu'ils ont vidés. Ils ont emporté des bijoux composés notamment d'or et de diamants. Blessé au cours de l'agression, le chef d'entreprise a été transféré à l'hôpital. Aucun employé n'était présent au moment de la prise d'otage, selon la direction de l'entreprise. Le 17 février, cinq malfaiteurs armés et masqués avaient dérobé 1,5 million d'euros de métaux précieux à Oullins, dans la banlieue de Lyon, après avoir pris en otage le couple de gérants. Le 18 janvier, quatre braqueurs armés s'étaient emparés de 200 kg d'or estimés à plus de 5 millions d'euros, dans une fonderie de la banlieue lyonnaise, après avoir pris en otage un employé et son épouse. Le 11 décembre, quatre hommes avaient volé quelques kilos d'or dans une fabrique de bijoux près de Lyon, après avoir séquestré un employé et son épouse à leur domicile. Le 2 décembre, toujours dans le banlieue de Lyon, cinq hommes avaient séquestré une famille de bijoutiers à leur domicile, et avaient dérobé 150.000 euros de bijoux.

>VILLEURBANNE (Rhône), 9 mars 2010 (AFP) - 00h10

Le président sortant de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS), qui se représente, a appelé lundi à un "vote utile" dès le 1er tour dimanche pour battre la droite en blâmant un "président de la République qui méprise les Régions". "A travers ce vote, nous dirons à nos concitoyens que nous refusons la contre-réforme des collectivités territoriales que veut le Président de la République", a déclaré l'élu devant près d'un millier de personnes lors d'un meeting public à Villeurbanne, aux portes de Lyon. "Réduire les compétences des régions, supprimer leur fiscalité, changer leur mode de scrutin, cela s'appelle tout simplement recentraliser", a-t-il ajouté en évoquant un "mouvement qui va à contre-courant de l'histoire" et dénonçant un "Président de la République qui méprise les Régions". En présence notamment de ses colistiers et de l'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, à l'origine de l'abolition de la peine de mort, M. Queyranne a appelé à un "vote utile" pour battre "une droite régionale qui ne propose rien" et une "droite nationale qui s'accomode des salaires mirobolants tout en faisant des économies sur le dos des chômeurs en fin de droits". "Nous défendons à travers cette élection les valeurs de la République, nous les défendons dans cette campagne, dans notre action, ces valeurs qui sont si malmenées par le pouvoir", a-t-il poursuivi. "Ces élections régionales, c'est l'occasion pour nos concitoyens de dire +non+ à la France qui recule, de dire +oui+ aux régions qui avancent, +oui+ aux régions qui protègent, +oui+ aux régions qui rassurent, +oui+ aux régions citoyennes", a encore dit M. Queyranne. Selon le baromètre OpinionWay-Fiducial publié vendredi, la gauche au niveau national (Front de gauche-PS-Europe Ecologie, DVG) aurait totalisé 48% des voix et la droite (UMP, alliés et DVD) 32% si le premier tour des régionales avait eu lieu dimanche dernier.

>COURNON-D'AUVERGNE (Puy-de-Dôme), 8 mars 2010 (AFP) - 22h14

François Fillon a dénoncé mardi lors d'un meeting près de Clermont-Ferrand les "leçons" du PS en matière d'emploi, de politique industrielle ou de lutte contre la délinquance, à six jours d'un premier tour des régionales périlleux pour son camp. Venu soutenir devant quelque 2.000 militants son secrétaire d'Etat à l'Intérieur Alain Marleix, tête de liste UMP en Auvergne, le Premier ministre a concentré ses attaques sur la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qu'il a accusée d'avoir pris la tête d'un "front du refus stérile". "Quand j'entends Mme Aubry dire de façon blessante que le président méprise les agriculteurs j'ai envie de répondre que celle qui a imposé les 35 heures n'est pas la mieux placée pour se faire l'avocate des hommes et des femmes qui travaillent 70 heures par semaine dans leurs exploitations!", a-t-il lancé. Vantant le travail de son gouvernement pour "créer les conditions de modernisation de l'agriculture française", il s'est aussi félicité de son action en faveur de l'industrie. "Ou était la politique industrielle de la gauche entre 1997 et 2002, quand Lionel Jospin disait qu'il n'y avait rien à faire devant la fermeture de (l'usine Renault) Vilevoorde et surtout devant le mouvement de délocalisation de toutes les activités de production de Renault", a-t-il raillé. "Ils n'ont pas eu de politique industrielle. Mais la décision la plus grave, celle qui a occasionné notre décrochage par rapport à la politique industrielle allemande, ce sont les 35 heures", a-t-il insisté. Sur l'emploi aussi le Premier ministre a rejeté les critiques du PS, relevant que même s'il demeure élevé "le taux de chômage est revenu au niveau où il était en 1999", à une époque où "le taux de croissance était de 3%". Accompagné à la tribune du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, longtemps pressenti pour prendre la tête de la campagne en Auvergne avant de renoncer à la demande de Nicolas Sarkozy, François Fillon a aussi récusé les "leçons" du PS en matière de lutte contre la délinquance. "En 2002, après cinq années de gestion socialiste, la délinquance générale avait augmenté de 15 % et seule une affaire sur quatre était élucidée. Sept ans après, grâce à Nicolas Sarkozy, grâce à l'engagement aujourd'hui de Brice Hortefeux, la délinquance générale a reculé, et on élucide plus d'une affaire sur trois", a-t-il assuré. Le ministre de l'Intérieur - après avoir remis, parmi d'autres cadeaux de bienvenue, un couteau à François Fillon et un fromage Saint-Nectaire au secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand - a jugé qu'il était "temps de faire taire les professionnels du pessimisme". Alors que les sondages sont mauvais pour la majorité, qui contrôle aujourd'hui seulement deux régions sur 24, Xavier Bertrand a assuré qu'une "dynamique nouvelle" était "en train de se lever", et pas seulement en Alsace, où plusieurs enquêtes donnent le maintien de la région à droite.

>SAINT-ETIENNE, 8 mars 2010 (AFP) - 22h13

Les salariés et la direction de Siemens VAI MT ont conclu lundi soir un accord en demi-teinte mettant ainsi fin à plus de six mois de négociations sur le projet de restructuration de cette entreprise de 600 salariés basée à Saint-Chamond (Loire). Le président de cette entreprise d'ingéniérie métallurgique, Bernhard Fonseka, a finalement accepté que les indemnités supra-légales bénéficient à l'ensemble des salariés licenciés, y compris ceux qui refuseraient une mutation à Montbrison, où doivent être regroupées les activités après la fermeture du site de Saint-Chamond en 2011. En revanche, la direction s'est refusée à porter ces indemnités de 25.000 à 45.000 euros, comme elle s'y était pourtant engagée lors des accords conclus le 3 mars, selon l'intersyndicale. Elles seront comprises entre 15.000 et 35.000 euros et pourront être augmentées de 10.000 euros dans le cadre de transactions individuelles pour les salariés s'engageant par écrit à renoncer à toute poursuite à l'égard de leur ex-employeur. La direction du groupe allemand a assuré pour sa part qu'elle n'avait "pas commis de déloyauté quant au montant des indemnités supra-légales sur lequel elle s'était engagée mercredi dernier, contrairement aux déclarations des représentants du personnel." "Il était prévu depuis le début qu'une partie (ndlr : 10.000 euros) de cette somme était de nature transactionnelle", a affirmé à l'AFP une porte-parole de Siemens. Les représentants des salariés ont déclaré avoir émis des avis négatifs sur le plan industriel et le plan social de la direction. Mais ils ont toutefois accepté en fin d'après-midi, que soit mis fin aux négociations tenues à l'Hôtel-de-Ville de Saint-Chamond, à la demande de M. Fonseka. Selon l'intersyndicale, ce dernier craignait en effet d'être "retenu" dans les locaux de l'entreprise, comme l'avaient été, une semaine plus tôt, la directrice des Ressources Humaines et le directeur administratif et financier lors d'une réunion du comité central d'entreprise "à laquelle il s'était dérobée". Tandis que Bernhard Fonseka s'engouffrait dans un véhicule, protégé par des gardes du corps, sous les huées des salariés en grève, ces derniers s'apprêtaient à reprendre le travail dès mardi. "Nous avons obtenu des améliorations sur le nombre d'emplois conservés, en passant de 330, tel que prévu à l'automne dernier, à 380. L'accompagnement social a été amélioré, mais, au plan industriel, nous sommes très inquiets sur le devenir de l'entreprise a qui notre groupe retire une partie de ses activités", a déclaré lundi soir Jean-Jacques Servanton, membre de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC.

>BARRAUX (Isère), 8 mars 2010 (AFP) - 18h47

Un père et ses deux enfants de 5 et 7 ans ont été retrouvés morts dans l'incendie de leur maison lundi matin en Isère et les enquêteurs privilégient la piste d'un drame familial. Le père de famille de 37 ans, en instance de divorce et qui avait la garde de ses deux enfants pour le week-end, a en effet laissé une lettre expliquant son intention de mettre fin à ses jours, a-t-on appris de source judiciaire. "La piste du drame familial est privilégiée", a ajouté cette source, alors que le couple, séparé depuis plusieurs mois, vivait "une séparation difficile" et se disputait notamment la garde des enfants. Un périmètre de sécurité restait établi dans l'après-midi autour de cette modeste maison de deux étages située dans le centre du village de Barraux, a constaté une journaliste de l'AFP. Des autopsies doivent avoir lieu mardi pour déterminer les causes exactes des morts. Une enquête a été ouverte par le parquet de Grenoble pour établir les causes de l'incendie, qui s'est déclaré vers 07H00.

>LYON, 8 mars 2010 (AFP) - 17h42

Le théâtre des Célestins à Lyon, qui présente mardi une pièce de l'auteur haïtien Lyonel Trouillot, versera à un centre culturel de la banlieue de Port-au-Prince les bénéfices de la représentation, alors que d'autres théâtres français s'apprêtent à faire de même le 27 mars. "Haïti est un pays pauvre, mais surtout un pays dont les richesses sont mal partagées. Ce séisme est une mauvaise occasion de faire de bonnes choses, en soutenant des structures de proximité qui apportent des services culturels auprès de toute la population", a souligné Lyonel Trouillot devant la presse lundi à Lyon. "La culture populaire haïtienne manque de cadres et de structures qui permettent de transformer des créations en oeuvres artistiques exposables, exportables", a estimé l'auteur de "Bicentenaire", récompensé par le prix Wepler 2009 pour "Yanvalou pour Charlie". Une adaptation de son roman "Thérèse en mille morceaux", produite en 2008 à la Comédie de Saint-Etienne et jouée en 2009 à Paris, est présentée du 9 au 13 mars au théâtre des Célestins, l'un des principaux théâtres lyonnais, avant une tournée en Rhône-Alpes jusque fin mars. Programmée bien avant le séisme, cette pièce a été l'occasion d'organiser mardi une soirée de solidarité, qui devrait rapporter 5.000 à 12.000 euros, versés à un centre culturel en cours de construction à Delmas, quartier populaire de l'est de Port-au-Prince, où habite Lyonel Trouillot. Ce centre accueillera une bibliothèque et des ateliers d'écriture. Le théâtre du Rond-Point à Paris a sollicité des théâtres de toute la France afin qu'ils versent tout ou partie de la recette d'une représentation d'ici le samedi 27 mars, journée internationale du théâtre, à des collectifs d'artistes haïtiens porteurs de projets, par l'intermédiaire de l'institut français d'Haïti.

Lyon, "miroir de Rome dans les Gaules"


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[ Mise à jour le 10 Mar à 17:35:45 ]