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Gre'net DL-Isère

 

Le Dauphiné Libéré

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Le 26.09.2020 à 17:06

Attaque à Paris : d'abord suspecté, qui est l'homme qui a tenté d'arrêter l'assaillant ?

Au mauvais endroit au mauvais moment. Vendredi, peu avant 12h00, "Youssef" (nom d’emprunt), un Algérien de 33 ans, se trouve non loin de la place de la Bastille à Paris, près des anciens locaux de Charlie Hebdo.Il est précisément boulevard Richard Lenoir (XIe arrondissement) lorsqu'il entend le cri d'une femme, puis celui d'un homme et voit quelqu’un partir en courant avec un hachoir. Celui-ci laisse tomber l'arme au sol à l'entrée de la bouche du métro et s'y engouffre.

Un homme vient tout juste d'attaquer deux personnes de l’agence de presse Premières Lignes (Envoyé spécial, Cash investigation), située dans le même immeuble qui abritait Charlie Hebdo en 2015.

Que fait alors Youssef ? Un acte qualifié "d'héroïque" par Me Lucie Simon, son avocate. "Mon client, qui a fait cela plusieurs fois dans sa vie, se met à lui courir après pour l’arrêter. Il se dit qu’il a dû agresser une femme, sans se douter du caractère terroriste de l’affaire. Il descend en trombe dans le métro, il voit que (le principal suspect) est sur l’autre quai, il crie 'qu’est-ce que t’as fait ?'. L’assaillant le pointe avec un cutter et rentre dans le métro. Mon client arrête de le poursuivre parce qu’il est menacé', raconte-t-elle. 

Menottes et yeux bandés

Cet échange est enregistré par les caméras de surveillance de la RATP, ce qui vaut à Youssef, présent depuis moins de dix ans en France, d'être placé en garde à vue pour vérifier ses liens avec le principal suspect de l'attaque. Il s'était présenté de lui-même aux policiers pour témoigner, précise son avocate qui dénonce "une interpellation type affaires de terrorisme : menottes, yeux bandés".

Elle estime qu’il n’était pas "strictement nécessaire" que son client soit placé en garde à vue alors que d’après elle, les enquêteurs "avaient déjà tous les éléments". "Ils avaient les vidéos de mon client, qui avait aussi croisé un policier avant d’être interpellé, à qui il avait donné la direction du suspect."

Son récit a été corroboré par l’enquête et Youssef a été relâché vendredi soir. "J’ai cru qu’on allait me traiter comme un héros et on m’a mis derrière les barreaux", a-t-il expliqué selon son avocate.

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Le 26.09.2020 à 16:31

Attaque au hachoir à Paris : deux nouvelles gardes à vue, dont le frère du principal suspect

Deux nouvelles personnes, le frère et une connaissance du principal suspect, ont été placées en garde à vue samedi dans l’enquête sur l’attaque au hachoir à Paris vendredi qui a fait deux blessés grave. "Le petit frère du principal suspect" a été interpellé dans le Val-d’Oise et placé en garde à vue, ainsi qu’un homme "dans l’environnement relationnel" de l’assaillant présumé, a-t-on indiqué source judiciaire.

Neuf personnes en garde à vue

Au total, neuf personnes sont actuellement en garde à vue : outre ces deux personnes, il s’agit du principal suspect, de cinq hommes qui se trouvaient vendredi après-midi dans l’un de ses domiciles présumés à Pantin (Seine-Saint-Denis) et d’un "ancien colocataire" placé en garde à vue tard vendredi soir.

Le principal suspect de l’attaque a "assumé son acte" en garde à vue selon des sources proches de l'enquête.

"Il pensait que les gens qu'il attaquait étaient du journal satirique"

Cet homme, qui se présente comme né au Pakistan et âgé de 18 ans, "assume son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée".

Il a expliqué qu'il avait délibérément ciblé deux personnes dans la rue Nicolas-Appert. "Il affirme qu'il pensait être chez Charlie et que les gens qu'il attaquait étaient du journal satirique. Il dit avoir fait des repérages", a confié une source proche de l'enquête au Parisien

La vidéosurveillance a montré que le suspect est passé plusieurs fois devant les anciens locaux de Charlie Hebdo vendredi matin avant de passer à l'acte.

"C’est quelqu’un de très poli"

Les voisins et commerçants de Pantin (Seine-Saint-Denis), où se trouve le dernier domicile présumé du principal suspect décrivent samedi un jeune homme "discret" et "poli".

"C’est quelqu’un de très poli. Je le voyais souvent assis sur le palier avec son téléphone. Il m’aidait à porter mes courses", raconte Josiane qui habite au dernier étage sans ascenseur de cet immeuble "tranquille" et qui a "reconnu sa photo". "Il ne parle pas bien français", précise cette jeune maman d’une petite fille qui est "surprise de ce qu’on lui reproche".

Zyed Zaied, propriétaire du magasin de pièces détachées au rez-de-chaussée, voyait souvent "le jeune en train de parler au téléphone. Il disait bonjour, c’est quelqu’un de poli, discret. Tout le monde se connaît ici, on le voyait souvent avec d’autres personnes".

Le propriétaire du bar-tabac voisin abonde : "Il venait acheter ses cigarettes, il était gentil. Il y a beaucoup de Pakistanais dans le coin".

Un Algérien de 33 ans, qui avait été arrêté et placé en garde à vue peu de temps après l'attaque à proximité des lieux a été relâché et mis hors de cause vendredi soir. Son récit qui "consiste à dire qu’il a été témoin, a poursuivi l’auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l’enquête".

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Le 26.09.2020 à 17:29

Covid-19 : immersion dans un laboratoire sous haute tention

Depuis la généralisation des tests PCR destinés à détecter la Covid-19, les laboratoires sont pris d’assaut. L’un d’eux, Unibio à Pont-Évêque en Isère, nous a ouvert ses portes.

Par Clémence LENA - 16:57 | mis à jour à 17:28 - Temps de lecture :

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