Associations 38

 Groupe d'Analyse Métropolitain


Publié le 17.06.2019 à 12:01

[Macronistan local] La « sensibilité de gauche » de Mme Chalas ne concerne pas l’hydro-électricité

C’est curieux ce besoin qu’on les macronistanais de se déguiser (le ridicule ne tue pas, malheureusement!), vous ne trouvez pas?

D’après Mme Chalas, les barrages ne seront pas privatisés.

Elle a du bien lire la directive européenne en question…

Quand on donne en concession au secteur privé une capacité de production aussi critique que stratégique, c’est l’assurance de (a) ne plus avoir la maîtrise des prix de l’électricité, donc du niveau d’investissement, (b) de sous-investissements parce que la rémunération à court terme des actionnaires va primer sur le long terme.

Quant à l’état pouvant imposer aux concessionnaires des missions de service public, des niveaux d’investissement etc. laissez nous rire. Nous avons vu ce qui c’est passé par exemple avec la privatisation de TF1 où l’état n’a jamais fait respecté le cahier des charges. Nous avons vu ce qui c’est passé avec la privatisation des autoroutes qui fait que les concessionnaires sont en position de faire du chantage à l’investissement à l’état (si on augmente pas les tarifs, on investit pas), ce qui a e’rmis à Macron passer un deal secret avec les concessionnaires en dehors de toute légalité puisque le conseil d’état a juge que le secret était illégal et que ces accords devaient être rendus pubics (les autotroutes aux USA ou au Royaume-Uni sont-elles privatisées?)

Quand on considère le comportement de Macron dans l’affaire Alstom (un affaire d’état à la limite de la haute trahison) et son incapacité à faire respecter l’obligation de GE de créer 2 000 emplois en France, logique que personne ne lui fasse confiance.

Quand on se penche sur les petites magouilles entre amis pour la privatisation d’ADP, on renifle un loup, d’autant qu’aux USA le choix a été fait de conserver ce type d’infrastructure publique.

Il s’agit bien de brader la capacité de production hydro-électrique de la France puisque pour un expédient immédiat on obère l’avenir en laissant au privé les seuls bénéfices futurs et s’arrangeant pour que cela soit le consommateur et le contribuable qui paient l’addition.

Sur aucun marché la libéralisation n’a profité à quiconque à part au x actionnaires à l’exception des télécoms, industrie très particulière puisqu’on parle de produits et services totalement nouveaux.

Assurre l’avenir de nos barrage exige (a) d’envoyer paître la commission européenne et (b) les investissements publics nécessaires. Aussi simple que cela. Une stratégie à 30 ans est totalement antinomique avec le secteur privé et les marchés financiers pour qui le long terme est grand maximum 3 ans.

Décidément, à part répéter niaisement les éléments de langage de l’Elysée et du gouvernement.

 » Je crois qu’il est temps de mettre de côté les fantasmes et de cesser les manœuvres politiciennes, dont le dernier scrutin européen a montré que les électeurs n’étaient pas dupes. «  faut oser, quand on sait que LREM a perdu ces élections (énorme claque: LREM + Moden + Agir! + électorat de droite = 22%!) et que les nouveaux députés européens macronistanais, Mme Loiseau en tête, ont réussi en moins d’un mois à se mettre l’ensemble de leur groupe, la ALDE-gardeie, à dos (nous parlons tout de même de 80% des députés composants ce groupe parlementaire).

La mairie de Moirans, Mme Chalas, la mairie de Moirans.

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Publié le 17.06.2019 à 07:01

[Macronistan] Stupidité Nombriliste Universelle

Les Macronjungend? En plus on nomme des « gauleiter », des « ambassadeurs » pour chaque région? 😀

« Génération SNU » pour stupidité nombriliste universelle?

« Les valeurs de la France »? Mais nondidjou combien de fois va t-on devoir répéter que ni la France ni la République n’ont de valeurs !

La République a des principes – les droits de l’Homme ou la laïcité par exemple sont des principes juridiques qui permettent à des valeurs diverses d’exister dans le même espace – la seule communauté qui vaille , la communauté nationale – à partir du moment où ces principes sont respectés.

C’est un gaspillage sans nom d’argent public et c’est d’une bêtise que ne rivalise qu’avec la fusion des régions et la métropolisation de Hollande et Vallini.

Plus de 2 milliards d’euros par an pour 12 jours à porter une casquette et un blouson à deux balles, ça va changer quoi?

Cet argent serait bien, plus utile dans l’éducation nationale.

Pour ceux qui seraient intéressés par rejoindre la réserve civile ou opérationnelle, voir à s’engager, alors des préparations militaires devaient être proposées dès l’âge 16 ans. Ces préparations pourraient également être imposées à certains par décision de justice (sinon zonzon).

Quant à ce Marty, il débite le discours macronistanais convenu comme un serein. C’est parfaitement hallucinant: « Avec le SNU on ne va pas former des futurs soldats mais des jeunes qui portent les valeurs de la France et qui sont conscients du mal qu’ils ne doivent pas faire ».

Oh pélot ! , apprendre à des gosses le mal qu’ils ne doivent pas faire est le rôle de leur parents, pas de l’état! Ça suffit l’infantilisation et la déresponsabilisation des adultes.

Ce Marty, en voilà un qui bénéficierait d’une vraie préparation militaire puisqu’il veut rejoindre l’armée de terre: un week-end par mois et un mois durant les vacances d’été. On pourrait même y ajouter une petite solde pour améliorer l’ordinaire.

Croire qu’on va former aux « valeurs valeurs de la France  » des clampins en 12 jours c’est avoir fait main basse sur et consommé le stock d’acide datant du Larzac de la municipalité grenobloise.

Une opération de communication inutile qui va au surplus venir pétafiner nos militaires qui ont autre chose à faire que jouer au moniteur de colonie de vacances.

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Publié le 16.06.2019 à 14:13

[Baudruche] Les 9 conseillers métropolitains supplémentaires proposés par Eric Piolle

Il est gonflé Piolle? Eh bien on va crever tout ça 😀

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la composition du conseil métropolitain depuis 2015 est illégale: il y a trop de conseillers métropolitains (9 d’après nos calculs) par rapport à ce que dit la loi.

Nous vivons dans un pays, la France, où un juge constate l’illégalité de la composition d’une assemblée mais l’autorise jusqu’au prochaines élections au motif que forcer La Métro a se plier à loi en matière de représentativité présente plus de désavantages que de laisser une situation illicite perdurer.

La France, ce pays où on délivre un permis de magouiller la composition de l’assemblée délibérative d’une métropole de près d’un demi million d’habitants…

Ce que la loi dit, c’est que le conseil d’une métropole ou d’une communauté de commune peut choisir de rajouter au maximum 10% de sièges par rapport à ce qui est prévu. C’est en soi proprement scandaleux.

C’est ce que nous appelons le volant de clientélisme qui sert lors de l’élection du président de la Métro. Il suffit d’aller proposer aux maires des sièges en plus pour leur commune afin d’acheter leurs votes, et tout cela se fait avant les élections municipales.

Ce qui dans les faits – mais pas en droit, c’est bien là le problème – revient à truquer’ l’élection du président de la métro et à fausser la règle de représentativité des communes en fonction de leur population, principe consacré par le Conseil constitutionnel en 2014.

Eric PIolle a donc beau jeu de proposer 9 conseillers métropolitain en plus…

La plupart des 124 conseillers métropolitains n’en fichent pas une et ne sont là que pour leur indemnité de 900 euros par mois.

Les métropoles telles qu’elles furent conçues sont des institution fondamentalement anti-démocratiques puisque posant vers elles des transferts de compétences des communes, elles rendent l’exercice des compétences en question invisible aux citoyens alors qu’en coulisse chaque maire continue à les contrôler sans pouvoir en être tenu comptables.

 CONTINUER
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Publié le 16.06.2019 à 10:18

[Macronistan] Le déni des violences policières en maintien de l’ordre est très dangereux

Mise à jour le 16/06/2019 :Quatre dirigeants syndicaux appellent à une concertation républicaine sur le rôle de la police. Ce qu’il fut retenir de cette tribune est:

 » Les policiers souffrent au sein d’une administration devant s’adapter en permanence aux injonctions souvent paradoxales du politique et de la société civile, dans une institution frappée par la disette budgétaire, étranglée dans des normes inadaptées à l’exercice de la mission régalienne. « 

Vous remarquerez que « devant s’adapter en injonctions souvent paradoxales du politique » arrive en premier. Cela veut ce que cela veut dire.

Macron a déjà perdu la police. Ses syndicats sont historiquement plus préoccupés à jouer les DRH qu’aitre chose. Les syndicats ne sont pas les fonctionnaires de police. Pour que l’UNSA, FO, le syndicats des commissaires et celui des cadres de la sécurité intérieure y aillent aussi fort sur la place publique plutôt que de préférer les coulisses, c’est que la base est très, mais alors très en colère.

Notez que Alliance, le syndicat de droite très proche de Macron qu a dès son élection récupéré le système Sarkozy en la matière, n’a pas signé cette tribune.

Serait-ce le début d’une prise de conscience, celle que la police n’est pas au service du pouvoir ?

Si ces syndicalistes qui à 4 sont majoritaire ne sont pas entendus, ce qui sera sans doute le cas, que feront-ils? Manifestations? Grève du tonfa?

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Nous ne pas faisons ici le procès des fonctionnaires de police. Nous ne sommes pas compétents pour le faire. L’on rappelle juste qu’il est fondamental que l’institution policière soit convenablement contrôlée, en particulier la haute hiérarchie, celle qui donne les ordres.

La France est signataire d’un certain nombre de conventions internationales qui posent que les organes de contrôle de la police ne peuvent pas faire partie de la police. En clair, l’IGPN ne peut pas être placée sous l’autorité du ministre de l’intérieur et du directeur général de la police nationale. Juge et partie « dans le même temps’, c’est pas bon.

Une solution serait de mettre l’IGPN et l’IGGN (ne pas oublier la gendarmerie) sous l’autorité du ministère de la justice. L’idéal serait d’avoir un parquet indépendant dirigé par un magistrat, chef de tous les parquets de France et de placer les bœufs-carottes sous son autorité.

Si l’on veut vraiment bien faire les chose, il faudrait également créer un comité parlementaire paritaire indépendant spécialisé chargé non pas de mener des enquêtes disciplinaires mais de se pencher sur le fonctionnement de l’institution policière, d’en informer le parlement et de contrôler la haute hiérarchie tant policière qu’administrative, comme cela existe dans bon nombre de pays européens.

Le déni des violences policière – qui ne furent pas la norme mais sont documentées par vidéo, sont bien réelles et sont de bien trop grande échelle – lors des manifestations des gilets jaunes est d’une dangerosité extrême.

Cela banalise la violence d’un côté comme de l’autre. Quand la violence est banalisée, l’escalade se produit immanquablement.

Ce déni qui, nous n’en doutons pas, trouve sa source dans des instructions au plus niveau, n’est qu’un expédient pour calmer le gigantesque ras-le-bol des fonctionnaires de police et tenter de s’assure qu’ils restent « fidèles » au pouvoir.

Un fonctionnaire de police n’a aucune fidélité au pouvoir, par définition temporel et à durée déterminée. Il n’a de fidélité qu’à sa mission et à la République, que nul n’incarne.

Il nous semble intéressant de vous traduire la circulaire interne envoyée en 2017 par Chuck Rosenberg, directeur de la DEA (Drug Enforcement Administration, les stups fédéraux) après que Trump ait appelé les policiers à maltraiter les suspects lors de leur arrestation..

Mme la directrice de l’IGPN devrait prendre le temps de lire ces quelques mots et de bien réfléchir au comportement de Chuck Rosenberg, parce que la théorie de la baïonnette intelligente s’applique à elle, comme à toute personne détenant un pouvoir de police discrétionnaire qui comprend l’usage légitime de la force. Nous sommes d’avis que la directrice de l’IGPN a manqué à son devoir en niant les violences policières au titre qu’elles ne seraient pas le résultats de comportements individuels, alors que de tels comportements sont documentés de manière incontestable. C’est d’autant plus imbécile que cela va induire une judiciarisation par dépôts de plainte avec constitution de partie civile.

Lisons Chuck Rosenberg.

« Le Président, dans des déclarations faites hier à New York, a encouragé les fonctionnaires de police violences à commettre des violences lors d’arrestation de suspects.

En vous écrivant, je ne prends ni ne cherche à mettre en avant aucune position politique, partisane ou personnelle.Je ne pense pas non plus que des agents de la DEA maltraiteraient un suspect. Je sais que vous le feriez pas.

Alors, pourquoi vous écris-je?

Je vous écris pour réaffirmer les principes auxquels, nous fonctionnaires de police, adhérons.

Je vous écris parce que nous sommes dans l’obligation de parler quand quelque chose ne va pas. C’est ce que les fonctionnaires de police font. C’est ce que nous faisons. Nous contribuons à réparer des torts. Du moins, nous essayons.

Nos principes fondamentaux sont clairs et impératifs:

État de droitRespect et compassionService du publicDévouementIntégritéExemplarité et courageDiversité

C’est selon ces principes que nous nous comportons. C’est selon ces principes que nous traitons ceux que nous sommes amenés à croiser dans l’accomplissement de nos missions: témoins, victimes, suspects et prévenus. C’est ce qui définit qui nous sommes.

Je vous suis profondément reconnaissant des efforts que vous déployez au quotidien pour agir selon ces principes. C’est parfois difficile, mais c’est toujours fondamental.

Nous devons gagner et conserver la confiance du public et continuer de répondre aux exigences déontologiques les plus élevées. Notre profession est honorable, nous devons donc toujours nous comporter de manière honorable.

Merci de tout ce que vous faites. Je suis fier d’être votre collègue.« 

A méditer. Longuement et sérieusement.

Notre police n’est pas malade de ses policiers. Elle est malade d’un pouvoir politique qui la croit à son service et l’instrumentalise ainsi, pouvoir relayé par une haute hiérarchie trop servile.

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Publié le 15.06.2019 à 10:55

[Macronistant local] Emile Chalas a « fait le job » avec la loi sur la fonction publique ?

Entretien politique à pleurer de rire et de désespoir dans « Les Affiches » (Victor Guilbert, ce pro du publi-reportage a encore frappé). Nous en tirons d’ailleurs la,photo d’illustration de ce billet, photo qu’on croirait tout droite sortie d’un OK Magazine du milieu années 80 (jolie la coupe de cheveux à mi-chemin entre Flock of Seagulls et Morten Harkett de A-ha).

Le shemag et le bracelet ethnique pour faire gauche-écolo, c’est tout simplement risible. Relookage aussi factice que raté. Revoir le plan com’ et rester au tailleur pantalon avec carré et mèches.

Mme Chalas dit qu’elle a « fait le job » avec la loi sur la transformation de la fonction publique, (c’est à dire faire ce que l’Élysée et Matignon lui ont dit de faire: passer les plats).

Non Mme Chalas, être député ce n’est pas travailler sur 2 « réformes » de son choix et puis s’en va! C’est travailler sur l’ensemble de la production législative pendant toute la durée de son mandat de 5 ans. Ça, c’est « faire le job ».

La réalité Mme Chalas, c’est que (a) vous ne tenez pas le rythme et n’avez pas la capacité de travail nécessaire pour être députée (c’est ce qu’on nous dit à l’assemblée, y compris au sein de votre groupe parlementaire) alors maire de Grenoble, hein et (b) que vous savez que votre circonscription risque de sauter si la réforme constitutionnelle de Macron qui prévoit la baisse du nombre de députés passe : vite, trouver un autre mandat!

Quant à votre loi sur la transformation de la fonction publique, si on on la remet dans le contexte:

grève des urgencesgrève dans l’éducation nationalegrève dans la fonction publique si cette loi passe le sénat sans être profondément amendée

Après 8 mois de gilets jaunes, vous voulez remettre un rond dans la babasse pour septembre, Mme Chalas?

Non parce qu’on vous explique: le « spoil system » à l’américaine ne fonctionne que parce qu’aux USA il y a de puissants contrepouvoirs et institutions de contrôle et parce que la justice y est indépendante et a les moyens de faire son travail.

Pas le cas en France, avec en sus Macron qui fait tout pour que nos institutions de contrôle indépendantes (Cour des comptes, Conseil d’état, Conseil constitutionnel) soient à sa botte.

La loi dont vous fûtes rapporteuse, Mme Chalas, n’aura que des effets pervers, comme toutes les lois votées par votre majorité, parce que dogmatiques, mal écrites, juridiquement et techniquement faibles. Ces effets pervers: arbitraire, clientélisme, favoritisme, trafic d’influence etc. à tous les étages, ce qui résultera immanquablement par une judiciarisation accrue avec la justice qui cassera (comme avec les ordonnances travail) et un service public déficient. Elle ne résoudra rien mais aggravera tout.

On a vu que le 3eme Acte II du quinquennat laissait de marbre 80% des français.

Trêve de bavardage nationaux. Traitons de ce que dit Mme Chalas dans son « interview politique » à propos de Grenoble.

Mme Chalas n’a visiblement pas pensé que si par malheur pour les grenoblois elle venait à être élue maire de Grenoble, elle provoquera automatiquement une législative partielle, que LREM perdra. Foudre de guerre cette marcheuse…

Son programme: du vide. Mobilité (dommage, c’est la Métro), attractivité (dommage, c’est la métro) , sécurité, insertion sociale (dommage, ce sont les conseils départemental et régional), participation citoyenne et rayonnement culturel et sportif. Wow! Si c’est pas visionnaire cet inventaire à la Prévert!

Ne cherchez pas, Mme Chalas ne possède aucune connaissance de la ville, de sa situation et n’a aucune solution à apporter: elle a tout simplement pompé le programme d’Eric Piolle de 2014 (qui lui n’avait pas non plus la première connaissance de la collectivité. On a vu le résultat).

Le système de démocratie participative d’Eric Piolle a déjà été annulé par la justice, et c’est bien le GAM qui a mis en évidence son illégalité et poussé la préfecture à déférer. Il faut se tenir au courant, Mme Chalas.

Quant au décret anti-expulsion, c’est une gesticulation politique par usage du pouvoir réglementaire qui est du même acabit que l’instrumentalisation systématique de la loi par Macron, son gouvernement et sa majorité à des fins de communication. C’est le cas de la loi de transformation de la fonction publique dont vous étiez rapporteuse. C’est le cas de la réforme de la justice des mineurs annoncée avec tambours et trompettes par l’incompétente garde des sceaux. C’est le cas de la loi sur les hydrocarbures dont votre collègue Colas-Roy était le rapporteur. Et tout le reste à l’avenant.

Le fait que son père soit pied-noir (pied-noir n’est pas une origine. Les pieds-noirs sont français) et sa mère d’origine italienne (comme plus de 30% de la population grenobloise) n’est un rien une qualification.

Mme Chalas exhorte Eric Piolle à écouter les fonctionnaires, elle n’a pas tort. Sauf qu’elle n’est pas en position de donner des leçons et d’apporter conseil à qui que ce soit vu son comportement et le souvenir impérissable qu’elle a laissé en tant que DGS de Moirans, ville de moins de 8 000 habitants.

Une sensibilité de gauche, Mme Chalas? Mouhahahahahahahahahaha! Elle est de droite, de cette insupportable droite d’enfants à papa provinciaux. Nous imaginons mal le père Simonet (LR-UDI) nommer une DGS de gauche, lui qui a mis le pieds à l’étrier à Polat et Longo, deux gauchistes patentés, c’est bien connu.

Mettre Grenoble à 1h30 de Paris grâce à une LGV (ligne à grande vitesse)? Outre un vieil argument de droite dont on nous rabat les oreilles depuis 30 ans alors que tout les grenoblois s’en fichent, Mme Chalas veut-elle être maire de Grenoble, Ministre des Transports ou PDG de la SNCF? Parce qu’en tant que maire de Grenoble, le ferroviaire ne rentre absolument pas dans ses compétences. Le maire d’une ville de 165 000 habitants construisant une LGV Grenoble-Paris? Soyons sérieux deux minutes.

Retour à l’école primaire pour Mme Chalas: un train part de Grenoble à 11 heures pour aller à Paris. Sachant que ce train mettra 2 heures pour faire Lyon-Paris, quelle est le temps minimum du voyage Grenoble-Paris? Une LGV qui mettrait Grenoble à 01h30 de Paris est une impossibilité technique.

Une AOT unique couvrant le pays voironnais, la métro et le Grésivaudan? Oh dommage! C’est déjà en cours depuis des années et c’est techniquement très compliqué.

Développer son projet par des « réunions de cooptation » (wtf?), pardonnez nous: ce type méthode mène tout droit dans l’antichambre de la corruption.

En fait nous avons une solution qui pourrait satisfaire tout le monde. Vous voyez, nous sommes bonnes pâtes et totalement désintéressés.

Gérard Simonet ne se représentant pas à Moirans en 2020, Mme Chalas devrait reprendre le relais.

Quand on cherche bien , on finit toujours par trouver une solution.

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Publié le 14.06.2019 à 05:21

[Affaires] Voilà ce qui aurait provoqué le limogeage en janvier 2016 de M. Roustan, dircab du Maire de Grenoble

Tous le monde s’agite comme des morpions dans un hôtel de passe suite à notre billet d’hier dans lequel nous avons mentionné une potentielle autre affaire de faux en écriture publique.

Voilà donc de ce dont à propos duquel de quoi qu’nous causions.

Outre des désaccords politiques sur le fond et des luttes de pouvoirs internes au cabinet du maire et à la municipalité, il nous paraît comme probable que c’est un courrier électronique qui a provoqué le limogeage de M. Roustan en janvier 2016.

Voilà donc le signalement que nous avons envoyé par télécopie en décembre 2015 à M. le procureur de la République Coquillat.Vous constaterez que ce que nous avançons est susceptible de caractériser un faux intellectuel en écriture publique, puisqu’il s’agit d’une délibération, écriture publique, exécutoire et ayant force de droit.

Nous le répétons, M. Roustan nous était plutôt sympathique, il était compétent et faisait lui de la politique. Il aurait mieux fallu virer les tristes sires Lesourt et Lecoeur.Ce qui nous fait penser que ce que nous exposons ci-après fut bien le détonateur, c’est la simultanéité des faits. Nous, les coïncidences, vous savez qu’on y croit pas trop.

Le rapport qu’entretient la municipalité grenobloise à la réalité depuis le début, depuis avril 2014, n’a cessé de nous inquiéter, puisque ce rapport a systématiquement débouché depuis 5 ans sur des altérations frauduleuse de la vérité dans des écritures publiques. La Fête de tuiles et le rachat du siège de la CRCA sont deux exemples de ce que produit le système de pensée et d’action de la municipalité grenobloise. C’est à ce niveau là un problème de structure cognitive.

Ne plus pouvoir croire que ce qui est consigné dans des délibérations et autres documents officiels publics est la vérité et être dans l’obligation d’aller toujours et encore vérifier, c’est grave, surtout quand toujours et encore on découvre des altérations de la vérité.———————-

Objet : Signalement de faits afférents à la délibération 32 – A010 du Conseil Municipal  de la Ville de Grenoble du 21 septembre 2015

Cher Monsieur le Procureur le Procureur de la République,

Nous avons l’honneur de vous signaler, en vertu de l’article 40 du Code de Procédure Pénale, certains aspect de la délibération 32 – A010 du Conseil Municipale qui nous paraissent requérir votre attention.

Le titre de la délibération 32 – A010 est : Approbation du bail à construction au profit de la coopérative d’habitant dénommée « Graine de Bitume ».

Une coopérative est une personne morale, une société inscrite au registre du commerce et des sociétés régie par le chapitre premier du titre III du livre II du code du commerce et titres Ier, II, II ter, III et IV de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération ; etCette personne morale ne possède d’existence que quand l’acte authentique notarié que sont ses statuts est signé par tous les actionnaires et déposé au greffe du tribunal de commerce et que les apports personnels de ces associés, constituant le capital social initial de la coopérative, sont libérés.

Après vérification, aucune Coopérative Graine de Bitume n’est enregistrée au RCS à ce jour.

Au surplus, apparait au nombre des associés futurs de cette coopérative une élue de la majorité municipale. Cette élue a pris part au vote en faveur d’une délibération par laquelle un groupement privé auquel elle appartient obtient un bail à construire de 60 ans sur un terrain appartenant à la Ville de Grenoble. Interrogé par un élu de l’opposition, M. Eric Piolle, Maire de Grenoble, a nié ce fait. Vous pouvez le vérifier en regardant l’enregistrement de ce conseil municipal disponible sur le site internet de la Ville de Grenoble.

Nous savons de source sûre que le directeur de cabinet du Maire de Grenoble, interrogé par des élus, a confirmé par courrier électronique non seulement que la Société Coopérative Graine de Bitume n’existait pas, mais il a également exposé que la liste des associés n’était pas définitivement arrêtée, que les statuts n’ont ni été rédigés ni signés ni déposés, que les parts sociales n’ont pas été libérées et que cela n’interviendrait que courant de l’année 2016.

Enfin, cette délibération accorde un bail à construire perpétuel puisque aucune durée de bail n’y est mentionnée. Or, l’avis demandé aux Domaines ne concernait qu’un bail de 60 ans.

Nous ne pouvons que constater que :   

M. Eric Piolle, Maire de Grenoble, a demandé l’autorisation de signer un bail avec une personne morale fictive, la Coopérative d’Habitants Graine de Bitume, qui n’avait, le 21 septembre 2015, aucune existence et n’en a toujours pasLe Maire, son cabinet, la Première Adjointe, l’Adjoint à l’Urbanisme et le Directeur Général des Services savaient que Graine de Bitume, le 21 septembre 2015, n’était pas une coopérative au sens de la loi, mais une association loi 1901 dont les statuts ont été déposés en préfecture le 25 juin 2014 ; etLe Maire, son cabinet, La Première Adjointe, l’Adjoint à l’Urbanisme et le Directeur Général des Services ont frauduleusement altéré la vérité dans la délibération 32 – A010 pour des raisons qui nous sont inconnues.

Ces faits, qui pourraient caractériser un faux en écriture publique dans le cadre de la mise à disposition d’actifs fonciers municipaux pour un euro symbolique par bail à construire à un groupement privé, sont suffisamment graves pour que nous sollicitons de votre bienveillance l’ouverture d’une enquête, afin que lumière soit faite et responsabilités éventuellement établies.           

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Publié le 13.06.2019 à 18:51

[Hystérie municipale] L’interview de Guy Tuscher dans le dernier Postillon est intéressante

Non pas que nous avons appris à la lecture de cet entretien des choses que nous ne savions pas déjà. Il n’en reste pas moins que c’est une excellente et saine chose qu’un élu s’exprime publiquement sur ce qu’il a vécu.

On apprend que Eric Piolle pleure en réunion de groupe.« La première fois, c’est quand il a viré son directeur de cabinet, Gaël Roustan. Ilrentre dans la salle tout blême, Roustan était présent dans la salle et il dit : « C’estmon ami mais je suis obligé de m’en débarrasser » sans en donner les raisons qui sont toujours restées mystérieuses. »

Disons le sans ambage: des larmes dans un tel cadre relèvent du chantage affectif et de la manipulation. Quand on est maire, on se maîtrise et on ne laisse pas ses « émotions » prendre le dessus sur sa raison.

Les causes de fond du limogeage de M. Roustan sont multiples, mais nous savons en revanche ce qui l’a déclenché: il avait dit dans un e-mail la vérité à propos d’une opération immobilière plus que douteuse (encore un potentiel faux intellectuel en écriture publique, dans une délibération cette fois-ci) que le GAM avait débusqué. Vous imaginez les conséquences judiciaires quand un directeur de cabinet confirme par écrit des faits qui sont susceptibles de mettre en lumière un faux en écriture public, puni de 15 ans de prison et de 125 000 euros d’amende.

3 ans que nous le répétons: ce n’était pas M. Roustan qu’il fallait virer (plutôt sympathique et compétent; il faisait lui de la politique) mais Enzo Lesourt et Erwan Lecoeur.

Quant à Mme Barnola, elle est tout sauf une tueuse. Vous avez pu voir que nous connaissons très bien HP avec l’affaire du « Mécénat de compétence » accordé au syndicaliste qui a négocié le package de départ d’Eric Piolle. Nous savons donc de ce dont nous causons.

« Peu à peu, on a compris que tout avait été pipé par un accord EELV-PG au plus haut niveau avec Mélenchon. Il avait besoin d’apparaître « écolo-compatible » donc il a soutenu à mort ce rassemblement grenoblois très médiatisé. »

Il a fait mieux que ça Mélenchon. En début de mandature, si nos souvenirs sont bons, il a passé un à deux jours toutes les deux semaines à Grenoble pendant une période de plusieurs mois. Pourquoi ? Nous avons bien une idée mais pas de preuve ni de sources indépendantes et concordantes. Donc nous restons cois.

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Publié le 13.06.2019 à 16:41

[Coup de génie] La couv’ du dernier Postillon

Nous en pleurons toujours de rire!

Et à l’intérieur, c’est tout aussi féroce.

Courez tous l’acheter!

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Publié le 12.06.2019 à 19:38

[Municipales] Le neveu d’Annie Deschamps est tellement prévisible

Tif de « Tif et « Tondu », membre d’un équipage aussi connu sous le nom de Gemmassy, appelle à un « arc progressiste » pour contrer « l’axe populiste » Carignon Piolle.

Prenez bien note de la puissance de l’argument: c’est le parti unique voulu par 72 maires et élus de droite et du centre (sur plus de 105 000 élus municipaux de droite et du centre) et par Marlène Schiappa, qui reste plus gironde que M. Chamussy.

M. Chamussy a au moins 2 mandats d’élu municipal à Grenoble au compteur. Au bout de 12 ans, tout ce qu’il trouve à dire est:Alain Carignon  » (…) est resté coincé dans les années 80 et la technique qui consiste à tout promettre et à tout critiquer (…)

Eric Piolle « (…) l’autre est assez caricatural de la communication d’aujourd’hui, de l’immédiateté et du buzz (…) »

Il est vrai que qu’à la contemplation du front et des traits marmoréens de M. Chamussy ainsi qu’à la considération de son bilan tous s’exclament : « nous avons enfin trouvé l’homme moderne. Voyez cette chemise button-down, cette petite veste bleue marine et ces jeans pour faire djeune. Manque plus que les mocassins à glands ou les Sebago avec le penny. Symbole de l’éternelle élégance française qui tout en continuellement se transformant, traverse les âges inchangée (mince, on dirait du Gemmani ce que nous venons d’écrire). On nous l’envie de Saville row à Wall-street en passant pas la Silicon Valley. Vite ! , élisons le avant qu’on nous le pique ! »

On a vu ce que ce type de discours a fait pour Macron: la perte d’une élection.

Au moins deux mandats: votre programme M. Chamussy? Vos propositions? Comment? Ah, votre programme, c’est vous? Ah pardon, nous n’avions pas saisi. Parce qu’au fond, vous n’avez pas grand chosez à dire.

Cher M. Chamussy,

Hors mis vos rodomontades, parfois drôles, au conseil municipal, qu’avez-vous fait? Rien. A part peut-être à Roybon, mais ce n’est pas Grenoble et c’est un sujet sur lequel nous reviendrons en détail avec de nombreux faits le moment venu.

Pourquoi donc élire un clown chef de classe? Nous en avons déjà un gros paquet de l’Élysée à l’assemblée nationale en passant par le gouvernement, et nous connaissons le résultat.

Vous êtes l’épitomé de l’inutile élu local, du rentier de la politique qui y est avant tout pour sa pomme ; pour les habitants et la collectivité si et quand il en reste. Comme la majeure partie du personnel politique local par ailleurs. Sous cette perspective, vous n’êtes pas isolé.

Non mais franchement, la « stratégie de communication » à deux balles qui consiste à se faire passer pour le « troisième homme » afin de se rendre incontournable lors de la constitution de listes parce qu’en fait vous êtes tout seul avec Stéphane Gemmani mais espérez bien figurer en bonne place sur celle de LREM qui n’a même pas encore choisi sa tête de liste (tout cela partira très vite en eau de boudin), c’est aussi ridicule que risible et inefficace. Nous avions parfaitement prévu votre comportement il y a plusieurs mois.

Alors nous allons vous dire ce que nous avons dit à Mme Chalas: retournez dans la collectivité locale ou vous étiez attaché contractuel.

Vous n’avez aucun avenir en politique puisque vous êtes déjà passé.

Vivement que vous ne soyez plus élu, votre argumentation nous dicte.

 CONTINUER
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Publié le 11.06.2019 à 21:55

[Macronistan] Mea Culpa à Zenève ou Mort à Venise?

Liminaire facile, plein de lieux communs, comme le discours d’Emmanuel Macron à l’OIT:

Citons Audiard: « les cons, ça ose tout. c’est à ça qu’on les reconnait ».

Et paraphrasant ce même Audiard dans le même film: c’est curieux ce besoin qu’on les marcheurs de faire des phrases.

Vous aurez donc compris que ce liminaire s’applique à tout le Macronistan, et pas qu’à son seul Zef.

Mea culpa de notre président? Pas un seul instant.

« Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens, en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants « 

Emmanuel Macron, OIT, Genève, le 11 juin 2019.

Traduction pour le vulgus populus: j’ai raison de toute manière (« peut-être parfois » = que nenni! , jamais de la vie + « les bonnes solutions ») et les français sont des bœufs atteints de surdité aiguë (« trop loin de nos concitoyens » – on a pas gueulé assez fort assez près dans leurs oreilles – mais on a bien tapé dans l’œil de certains).

Quant aux « sachants et aux subissants », on vous remet ce que nous affirmions (nous ne fûmes pas les seuls) juste après son élection:

« Quand Emmanuel Macron parle de liberté sans jamais parler d’égalité, il ne propose qu’une seule forme de liberté, qui ne bénéficiera quoiqu’il en dise qu’aux 16% de français titulaires d’un diplôme Bac +5 – et encore pas tous, car il faut le filet de sécurité financier qui fait à la fois qu’on vous autorise à prendre des risques et que vous ayez les moyens de les prendre. La « Liberté »  n’est pas uniforme. Ce qu’entend Emmanuel Macron par liberté c’est  renoncer à encadrer certains aspect de la vie en société, de laisser libre cours aux  instincts de ceux qui en « ont les moyens » parce que réputés comme étant capables d’être socialement plus performants que les autres. »

(NDR: nous nous jetons des roses à nous-mêmes tellement notre analyse s’est avérée juste à l’usage. Si nous le faisons pas, personne ne le fera – on est jamais mieux servi que par soi-même)

Jupiter à la pensée si complexe a mis deux ans à se rendre compte qu’il fallait qu’il dise ce qu’il ne pense pas un seul instant et agisse selon. Il feint de s’être rendu compte qu’on ne gouverne pas pour soi mais à la fois pour et par les autres (faut-il encore que les autres acceptent qu’on le fasse, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui).

Pour ceux que l’exercice amuserait, penchez-vous sur le quinquennat de Sarkozy: nous avons là non seulement la même séquence (à partir de 2010 pour Sarko, mais de manière nettement plus fine même si au moins aussi bruyante – quoi que) dans le story-telling, mais c’est également parfaitement synchrone (preuve s’il en est de l’aliénation de nos chers politiques, qui refont les mêmes erreurs que les autres avant eux. Faut pas oublier non plus que c’est bien Macron qui d’un point de vue économique a flingué les deux premières années d’un Hollande certes peut intéressé par la chose – économique, hein!). Comme quoi le calendrier électoral dicte tout mais n’explique rien et excuse encore moins. Dramatique.

Notez également que Emmanuel Macron parle de « refonte du système néolibéral » mais en aucun cas de changer un système qui ne peut être refondu. C’est là qu’il faudrait la vraie destruction créative de l’auteur de Capitalisme, socialisme et démocratie. C’est maintenant qu’on a besoin de vraie disruption, celle qui seule aujourd’hui vaut, mais ce serait mal, ça embêterait les banquiers et surtout les oligarques qui l’ont fait élire.

Le pompon, ce sont les deux phrases suivantes

1 – « A l’orée d’un temps de guerre »

Hein? De quoi? Quelle guerre?

Celle du Sahel? On y est déjà!

Quelle guerre, contre qui?

La guerre économique? Elle a toujours existé.

La ficelle est une fois de plus grosse comme la ligne d’amarrage d’un super porte-container (ou d’un char Leclerc au Yémen, alternativement d’un caesar tirant à 16 km sur le Yémen dans les frontières saoudiennes) : attention, il y va y avoir la guerre. Rangez-vous tous derrière moi car JE suis la Nation.

C’est qu’il se prendrait pour ce tigre de Georges Clemenceau, le chaton aux yeux bleus pas encore sevré . Bon, faut dire que jouer à De Gaulle ne fonctionne décidément pas.

Lamentable. Pathétique.

Un chef dans des situations graves (ce qui n’est ni le cas de la France, ni de l’Europe), en appelle à la raison, pas à l’émotion.

2 – La seconde phrase

 » Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux. »

Là, nous hurlons: Pharisien!Telévangéliste! Faqih! Escroc!

Vu le dérapage budgétaire amorcé depuis décembre 2018 par ce qui est une relance en panique – certainement pas keynésienne tellement c’est brouillon, gribouille et sans intention stratégique si ce n’est de sauver sa peau en se jetant à l’eau par peur d’être mouillé par la pluie– vu les fessées déculottées que Angela « Droopy » Merkel lui met depuis le début, nous voyons mal comment Emmanuel Macron pourrait aujourd’hui tenir un autre discours, énième expédient de politique intérieure.

En vérité, nous vous le disons, que peut attendre d’un homme qui est lui-même qu’un expédient? Faut être sérieux et réalistes. Et qu’on arrête de nous faire prendre le messie pour une lanterne, comme l’a écrit Prévert.

Deux ans durant Emmanuel Macron, en vrac:

a passé son temps à injurier les français, de l’étranger la plupart du tempsn’a eu pour seul logique et seul argument que l’absurde orthodoxie budgétaire telle qu’imposée arbitrairement dans des traités européens, avec une réelle obsession pour la detteA été aussi ringard, que naïf et incompétent en voulant germaniser la France dans l’espoir de franciser l’Europe.a vainement tenté de détruire le code du travail – heureusement que la justice prud’homale – paritaire, rendez-vous compte! – veillea provoqué un très grave conflit social alors qu’il n’avait aucune raison d’être et l’a fait réprimé avec une violence qu’on n’avait pas connue depuis la guerre d’Algérie, avec plus de 2 500 blessés, des mutilés, en causant une fracture entre la police et les citoyens pas prête à se réduire, le tout en dévoyant la justice pour rétablir l’ordre par la répression judiciaire. 8 mois que ça dure, c’est pas prêt de s’arrêtera supprimé l’ISF et imposé une flat-tax sur les revenus du capital au seul bénéfice des « premiers de cordée » ce qui coûte au bas mot plusieurs dizaines de milliards par an à la Nation – comprendre il a organisé un transfert de ressources financières de l’état vers l’infime minorité des plus richess’est évertué pour de basses raison électoralistes dès sa campagne présidentielle à mettre à mal la laïcité, l’un des fondements de notre société, fondement qu’on devrait rajouter à la devise de la République (Liberté, égalité, fraternité, laïcité)s’est attaqué à près de deux siècles de construction de l’éducation nationale dans le but express de produire des productifs, et que des productifsa réussi en moins d’un an à se mettre à dos à peu près tous nos partenaires européensa mené une politique économique, budgétaire et fiscale court-termiste , incohérente, inefficace et nocive pour le tissu industriel et territorialn’a obtenu aucun résultat en matière d’emplois’est avéré une catastrophe en matière de politique étrangèreS’acharne à privatiser ce qui n’a aucune raison de l’êtrePersiste a croire qu’il a raison alors que les faits depuis 2 ans lui donnent tort l, et « en même temps » continue à jouer cyniquement de la com’, et pire, de l’atomisation de toutN’appréhende pas qu’une opposition politique robuste est saine car (a) ça évite de faire des conneries, (b) l’opposition représente tous ceux qui n’ont pas voté pour lui et (c) l’opposition canalise dans un processus politique non-violent les mécontentement et piren’a pas compris qu’une équipe de campagne n’est pas une équipe de gouvernement, et n’a pas été fichu de bien s’entourer (l’épitomé étant Benalla et sa rime pauvre Schiappa)s’est arrangé pour faire de LA CHAMBRE, la seule qui représente l’ensemble de la Nation une chambre d’enregistrementEtc.

Ce réquisitoire est aussi incomplet que sévère, mais nous le pensons juste.

Emmanuel Macron va donc nous faire le plaisir d’apprendre par cœur ce grand et très efficace chant motivationnel et le chanter tous les jours devant sa glace en se rasant. Il l’imposera également à son gouvernement et à sa majorité à l’assemblée nationale.

 CONTINUER
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