FRANCE 24


L'armée turque a annoncé avoir mené de nouvelles frappes samedi contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie, alors qu'une offensive terrestre paraît imminente.

Les forces turques ont affirmé avoir frappé "en état de légitime défense" des positions des YPG en riposte à des tirs dans la région syrienne d'Afrine, contrôlée par cette milice kurde considérée par Ankara comme une organisation terroriste.


Emmanuel Macron représente une "chance historique" pour faire progresser le projet européen, et notamment renforcer la zone euro, a indiqué à l'AFP le chef de la diplomatie allemande à l'occasion du 55ème anniversaire du Traité de l'Elysée.

"Nous devons utiliser la chance historique que nous avons à présent avec cet Européen convaincu qu'est Emmanuel Macron", a souligné le social-démocrate Sigmar Gabriel dans une déclaration écrite.

A ses yeux, cela signifie principalement avancer "dans la réforme de l'Union économique et monétaire", au sujet de laquelle le chef de l'Etat français a fait plusieurs propositions concrètes, comme la création d'un budget propre à la zone euro, d'un ministre des Finances et d'un parlement.

Il faut progresser "également lorsqu'il s'agit de rendre l'Europe plus stable et plus juste", a ajouté le ministre allemand des Affaires étrangères.

Les compliments du chef de la diplomatie à l'adresse du chef de l'Etat français sonnent aussi en creux comme une critique de la chancelière Angela Merkel, souvent critiquée par le parti social-démocrate pour la timidité de ses réponses aux propositions d'Emmanuel Macron sur les réformes européennes.

"En matière d'initiatives politiques sur l'Europe, la France mène actuellement 10 à 0, nous ne devrions pas laisser le score en l'état", regrettait ainsi récemment Sigmar Gabriel dans la presse allemande.

Angela Merkel a réaffirmé cette semaine à Berlin son soutien de principe à un budget de la zone euro d'investissement, mais dans une "ampleur limitée" et conditionné à des réformes structurelles à mener par les pays qui en profiteraient. Elle a dans le même temps affiché son scepticisme face au projet de ministre des Finances pour l'Union monétaire.

La France a aussi dans le passé plaidé pour une Europe à plusieurs vitesses si nécessaire, afin de ne pas freiner les pays qui souhaitent aller de l'avant dans les réformes et l'intégration.

Mais sur ce point, le chef de la diplomatie allemande a marqué sa différence. "L'Allemagne et la France doivent ensemble préserver la cohésion de l'UE, au lieu d'aggraver les divisions", a-t-il dit à l'AFP.

"Sinon l'UE finira un jour par ne plus exister que sur le papier", a-t-il prévenu, en soulignant rejeter l'idée d'une Europe de "première et de deuxième classe".


Le réseau social Twitter a fermé plus de 1.000 nouveaux comptes douteux liés à une agence de propagande numérique basée en Russie, soupçonnée d'avoir voulu influencer la campagne électorale américaine de 2016, a-t-il annoncé vendredi.

Twitter a détecté et fermé 1.062 comptes supplémentaires associés à l'Internet Research Agency (IRA), considérée comme une "usine à trolls" liée au Kremlin, a indiqué le groupe sur son blog vendredi, portant le total à 3.814 comptes.

Ces comptes ont publié pendant la campagne 175.993 tweets, a ajouté le réseau social américain.

"Conformément à notre volonté de transparence, nous envoyons des mails à 677.775 personnes aux Etats-Unis, ayant suivi un de ces comptes, ou ayant retweeté ou +aimé+ l'un de leurs messages pendant la période électorale" de 2016, ajoute Twitter, qui fut sommé par des parlementaires américains, comme Facebook et Google, de rendre publiques leurs investigations sur la présence de contenus problématiques liés à la Russie autour de l'élection présidentielle.

Twitter dit aussi avoir identifié 13.512 comptes de plus ayant créé des contenus automatiques, relatifs aux élections et liés à la Russie, portant le total de comptes de ce type à 50.258.

Twitter, Facebook et Google sont sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, accusés d'avoir malgré eux servis de plateforme à une propagande venue de Russie pendant la campagne électorale qui a mené à la victoire du républicain Donald Trump.

Les accusations d'ingérence pleuvent contre le Kremlin depuis plus d'un an, entre hackers, "trolls" et médias sous contrôle. Des allégations niées en bloc par Moscou.


Le président du Venezuela Nicolas Maduro a présenté vendredi un "plan de médecine traditionnelle" destiné à encourager les Vénézuéliens à se soigner avec des plantes et des produits naturels, alors que le pays connaît une grave pénurie de médicaments, estimée à 95% par la corporation médicale.

Ce "Plan médecine 100% naturelle" veut "redonner vie à la santé traditionnelle et coutumière, les recettes de grand-mère", a annoncé Nicolas Maduro au cours d'une conférence de presse dans le palais présidentiel de Miraflores.

"Je suis en train de me soigner d'une terrible grippe qui m'a mis sur les genoux en début d'année grâce à la camomille, de l'aloe vera, du citron et un peu de miel. C'est une recette traditionnelle de ma famille (...). La médecine scientifique et la médecine traditionnelle doivent aller de pair", a ajouté le président.

Depuis l'année dernière, des manifestations pour protester contre la pénurie de médicaments et de produits de première nécessité agitent le pays.

L'ONG Coalition des Organisations pour le droit à la Santé et à la vie (Codevida) a dénoncé un "manque total et prolongé" de médicaments essentiels pour soigner des maladies comme les insuffisances rénales, le cancer ou la sclérose en plaques. La pénurie touche également les antibiotiques ou les médicaments pour la tension artérielle.

En novembre, des malades et leurs familles avaient manifesté devant les ambassades du Canada, du Costa Rica, des Pays-Bas et du Pérou, pour demander à ces pays de faire pression sur Caracas afin de mettre en place un "couloir humanitaire" et de permettre l'entrée de médicaments dans le pays.

Au mois d'octobre, le gouvernement de Maduro avait relancé un plan de distribution gratuite de médicaments à travers une hotline.

Pour bénéficier de ce système, il faut posséder la "Carte de la Patrie", une carte électronique qui permet d'accéder à des programmes d'aides sociales que l'opposition considère comme un "instrument de contrôle social".

Le gouvernement nie l'existence d'une "crise humanitaire", et dénonce les sanctions financières imposées par les Etats-Unis comme ayant nuit aux manoeuvres pour importer des vivres et des médicaments.


Clermont et La Rochelle peuvent valider à domicile samedi et dimanche leur qualification pour les quarts de finale de Coupe d'Europe, que devront aller chercher à l'extérieur le Racing 92 et Toulon, à l'occasion d'une 6e et dernière journée de poules à suspense.

Sur les vingt clubs engagés, un seul a en effet son billet en poche (le Leinster) et quatorze peuvent encore voir le printemps européen! Dont les deux autres clubs français encore engagés, Montpellier et Castres, qui ont eux cependant besoin d'un improbable concours de circonstances.

Les trois places de meilleurs deuxièmes devraient se jouer à 19 points. Les Saracens, doubles tenants du titre, ne peuvent qu'atteindre les 18 unités et sont donc au bord de l'élimination.

+ Clermont et La Rochelle sur la voie royale

Il est temps de conclure: après avoir manqué une première balle de match lors de la précédente journée à l'extérieur, Clermont et La Rochelle en possèdent une deuxième, mais cette fois devant leur bouillant public.

L'ASM (poule 2), vice-championne d'Europe en titre, a simplement besoin de l'emporter face aux Ospreys, qu'elle devance de trois points (18 contre 15). Un succès, qui le fuit depuis quatre rencontres, lui offrirait également un quart de finale à domicile. Mission largement abordable, même si les Gallois se rendront en Auvergne pour gagner et empocher leur qualification.

Clermont passerait aussi en récoltant deux points (nul ou défaite doublement bonifiée), ou en perdant par moins de cinq points sans laisser les Ospreys prendre le point de bonus offensif. Dans les autres cas de figures, il lui faudrait compter sur des résultats favorables dans les autres poules et sortir la calculatrice. Ce qui raviverait du côté de Marcel-Michelin le mauvais souvenir d'il y a deux ans, quand il avait laissé échappé la qualification à domicile par méconnaissance du règlement.

En 2016, La Rochelle (poule 1) ne disputait pas la grande compétition européenne. Et pour cause: les Maritimes (16 pts contre 17 pour l'Ulster) la découvrent cette saison. Un billet pour les quarts de finale dès leur première participation marquerait donc une nouvelle étape dans leur progression. Pour cela, ils ont besoin d'une victoire bonifiée contre des Harlequins déjà éliminés. Un simple succès, qui leur permettrait de comptabiliser 20 points, devrait suffire sauf improbable concours de circonstances.

+ Le Racing et Toulon toutes voiles dehors

Toulon, triple vainqueur de la compétition, n'a pas non plus à s?embarrasser de calculs: une victoire dans la poule 5 et il recevrait en quarts de finale. Mais les Varois se déplacent sur le terrain des Scarlets, une des équipes en vogue du continent, qu'ils devancent d'un point (18 contre 17). Et privés des deux centres Malakai Fekitoa (non qualifié) et Mathieu Bastareaud (suspendu).

Deux points devraient également suffire au RCT pour disputer les quarts de finale pour la septième fois en autant de participations. Voire un seul, mais il lui faudrait alors compter sur des résultats favorables par ailleurs.

Le Racing 92 n'a lui pas son destin en main et semble réduit, dans la poule 4, à viser une place de meilleur deuxième, devancé d'un point et à la différence particulière par le Munster (16 pts contre 15), qui reçoit Castres. Les Franciliens devraient sauf catastrophe obtenir un de ces strapontins en cas de victoire bonifiée à Leicester, toujours difficile à manoeuvrer sur sa pelouse mais déjà éliminé. En cas de simple succès, il leur faudra sans doute bénéficier d'un coup de pouce de Castres ou dans les autres poules.

+ Montpellier et Castres, l'espoir fait vivre

Les deux autres clubs français, Castres et Montpellier, devront eux compter sur un miracle: une victoire assortie du bonus offensif et un improbable concours de circonstances.

Mission quasi impossible pour Castres (12 pts) au Munster, légèrement moins pour Montpellier (poule 3), à domicile face au Leinster, déjà qualifié. Mais les Héraultais ont aussi besoin qu'Exeter, devant d'un point (14 contre 13) et à la différence particulière, ne gagne pas à Glasgow, éliminé. Et de nombreux résultats en leur faveur dans les autres poules. Le MHR de Vern Cotter, avec son effectif cinq étoiles, est donc proche de prendre la porte.


Toronto a battu vendredi pour la première fois depuis plus de deux ans San Antonio (86-83), tandis que Rudy Gobert a fait forte impression lors de son premier match depuis plus d'un mois, pourtant perdu par Utah face aux Knicks (117-115).

Les Raptors ont souffert et tremblé jusqu'au bout, mais ils ont fait céder les Spurs qu'ils n'avaient plus battus depuis décembre 2015.

La franchise canadienne a pris l'ascendant à partir de la 2e période grâce à Kyle Lowry (24 pts) et DeMar DeRozan (21 pts), mais n'a jamais réussi à se donner une confortable avance.

Les Spurs, pourtant privés jusqu'à nouvel ordre de Kawhi Leonard et pour le deuxième match de suite de Manu Ginobili, sont revenus à un point (70-69) à sept minutes de la sirène sous l'impulsion de LaMarcus Aldridge (17 pts, 14 rbds).

Mais Lowry, avec neuf points dans la dernière période, a assuré la victoire des siens, leur 31e de la saison pour 13 défaites, qui consolide leur 2e place de la conférence Est.

"C'était un match compliqué, on a eu du mal à marquer", a résumé Tony Parker (3 pts en 17 min), dont les Spurs restent 3es de la conférence Ouest (30 v-17 d).

A l'Est toujours, Détroit n'arrive pas à enrayer sa chute libre: les Pistons ont perdu leur quatrième match de suite, leur 12e depuis un mois, face à Washington (122-112).

Andre Drummond a pourtant marqué 14 points et capté 21 rebonds, mais ses Pistons se sont effondrés en 3e période en concédant 45 points.

Bradley Beal et Kelly Oubre ont marqué chacun 26 points pour les Wizards qui sont 5es (26 v-20 d), tandis que Détroit est 9e (22 v-22 d).

- 23 points pour Gobert -

Dans la conférence Ouest, Utah a enregistré le retour très attendu de son patron, Gobert, victime d'une entorse du genou gauche le 15 décembre dernier.

Le pivot n'a pas déçu: il a marqué 23 points, capté 14 rebonds et réussi trois contres en 30 minutes de jeu.

"J'avais vraiment hâte de jouer ce match, je me suis plutôt bien senti malgré un coup de fatigue en première période, mais j'aurais préféré qu'on gagne", a admis Gobert.

"Il a eu des très bons moments dans ce match, mais collectivement, on a mal défendu après la pause et cela nous a coûté la victoire", a regretté son entraîneur Quin Snyder.

Les Knicks ont bien mieux terminé la rencontre, notamment grâce à Tim Hardaway junior (31 pts) et Kristaps Porzingis (18 pts) qui ont marqué chacun deux paniers à trois points décisifs dans le money time.

Le rookie français des Knicks Frank Ntilikina n'a eu que cinq minutes de jeu à se mettre sous la dent et a fini la rencontre sans aucune statistique personnelle, si ce n'est deux ballons perdus.

Utah qui a perdu douze de ses 16 derniers matchs, est 10e (18 v-27 d), tout comme les Knicks à l'Est (21 v-25 d).

Les Los Angeles Lakers, pourtant privés de trois titulaires, ont submergé Indiana 99 à 86 grâce aux 33 points de Jordan Clarkson, mais restent coincés à la 13e place (16 v-29 d).

Samedi, la superstar de Cleveland LeBron James peut consolider sa place dans l'histoire de la NBA: s'il marque 25 points contre Oklahoma City, il deviendra seulement le septième joueur, le plus jeune à 33 ans, à atteindre le chiffre symbolique des 30.000 points.

Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de vendredi:

Utah - New York 115 - 117

Detroit - Washington 112 - 122

LA Lakers - Indiana 99 - 86

Brooklyn - Miami 101 - 95

Denver - Phoenix 100 - 108

Memphis - Sacramento 106 - 88

Toronto - San Antonio 86 - 83


Deux boulangers côte à côte, l'un déclaré, l'autre non: les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui ont obtenu l'abandon du projet d'aéroport, souhaitent pouvoir conserver à l'avenir sur le site des activités "dans" et "hors les clous".

Dans une vieille bâtisse en pierre, au lieu-dit "Les Fosses noires", à l'écart de la route principale traversant la zone, coexistent deux "boulangeries indépendantes", seulement séparées d'une porte. Le pain sorti de l'une est commercialisé dans les marchés et Amap (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), celui de l'autre fournil est distribué uniquement dans la ZAD et à prix libre.

Formé au maraîchage, Michaël, 30 ans, s'est tourné vers les céréales dans la ZAD, "du fait des terres disponibles", et a appris les rudiments de la boulange avec l'aide de paysans du canton.

"Squatteur" de la maison avoisinante, il a "fait le choix" il y a deux ans de déclarer son activité professionnelle. "Je ne pensais même pas que c'était possible, c'est saugrenu!", s'amuse le jeune homme, "chez (lui)" sur la ZAD depuis sept ans.

"Je suis inscrit à la MSA (la sécurité sociale agricole, ndlr), je paye mes cotisations", souligne-t-il. "J'aurais pu continuer à cultiver sans le déclarer, avoir une activité un peu informelle, mais c'est bien aussi d'avoir ici des projets plus visibles, plus palpables, une installation officielle, ça fait parler."

"Ici, il y a à la fois des activités dans les règles et hors les clous, et il nous faudra encore les deux pour le futur, c'est quelque chose pour lequel on va se battre", affirme Michaël, espérant que les futures négociations avec l'État sur le devenir des terres de la ZAD vont aboutir "en bonne intelligence" et qu'un cadre sera trouvé pour les projets informels.

- Garder la maîtrise du foncier -

"On souhaite qu'il puisse y avoir des gens qui s'installent dans des formes classiques et des formes un peu hors normes, avec le maintien notamment de la pratique du prix libre", renchérit un trentenaire se faisant appeler "Camille", en train de pétrir de la pâte dans la salle voisine.

"Les gens qui ont lutté ici contre l'aéroport doivent pouvoir choisir les formes de vie qui vont s'y développer. On portera ce message auprès de l'État", insiste ce titulaire d'un CAP boulangerie, qui travaille aux Fosses noires depuis 2013.

Une équipe de six boulangers bénévoles s'y relaie trois fois par semaine pour faire du pain, distribué les lundis et jeudis sur place, et chaque vendredi au "non marché", où la production céréalière, laitière et de légumes, s'y achète à prix libre.

Alors que va bientôt se jouer l'avenir agricole de la ZAD, "Camille" n'imagine pas la disparition de certaines activités. "On ne peut pas résumer cet avenir à un enjeu 100% agricole", souligne-t-il.

Le projet d'aéroport désormais enterré, les opposants entendent bien défendre, lors des futures discussions avec les autorités et les instances agricoles, leur volonté de garder la maîtrise du foncier et des installations sur les quelque 1.650 hectares de l'ex-ZAD.

Elle est portée dans une ligne collective en six points, dont l'un est que les occupants de la ZAD "puissent rester" s'ils le souhaitent, et que soient maintenus des projets agricoles et non agricoles, déclarés et non déclarés.

Le gouvernement a laissé aux occupants illégaux de la ZAD jusqu'au 30 mars, c'est-à-dire à l'expiration de la trêve hivernale, pour régulariser leur situation. "Ce sont des choses très simples: payer le gaz, l'électricité, le fermage le cas échéant... S'inscrire dans un cadre d'État de droit", a précisé la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein.

"Aujourd'hui, tout le monde, même les paysans historiques, est occupant illégal. Mais il y a plein de gens qui payent déjà des factures, cette maison a un contrat EDF", souligne "Camille". "Mais c'est clair qu'on négociera avec l'État".


L'opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, dévastée par un tsunami en 2011, a rendu publiques de nouvelles images de l'intérieur d'un des réacteurs endommagés, montrant des fragments de métal et des débris qui pourraient être du combustible nucléaire fondu.

Tokyo Electric Power (Tepco) a introduit une caméra spéciale à l'intérieur d'un des trois réacteurs endommagés de la centrale, située dans le nord-est du Japon, dans le cadre des travaux entrepris pour son démantèlement, selon un porte-paroke de la compagnie.

Les images, rendues publiques vendredi soir, montrent des débris éparpillés sur le sol de l'unité, dont un morceau de réservoir de combustible ainsi que des fragments ressemblant à des roches qui pourraient contenir du combustible nucléaire fondu.

La localisation des restes de combustible est une étape cruciale du processus de démantèlementde la centrale, lequel prendra encore plusieurs décennies et coûtera près de 160 milliards d'euros.

L'inspection des lieux est rendue difficile par le niveau extrêment élevé de radiations, un obstacle que Tepco essaye de surmonter à l'aide de caméras robotisées. De premières images avaient déjà pu être tournées l'an dernier à l'intérieur d'un autre réacteur endommagé.

"Réussir à prendre les dernières images en date a constitué une nouvelle étape-clé dans le processus de démantèlement", a déclaré le porte-parole de Tepco, ajoutant que la compagnie prévoit de commencer à retirer les débris radioactifs en 2021.

Le 11 mars 2011, un puissant séisme sous-marin avait fait déferler sur toute la côte nord-est du Japon un gigantesque tsunami qui avait fait 18.000 morts ou disparus et provoqué à Fukushima le pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986.


L'Autrichien Dominic Thiem, 5e mondial, s'est montré "trop fort" pour le Français Adrian Mannarino (27e), éliminé en trois sets 6-4, 6-2, 7-5 au troisième tour de l'Open d'Australie, samedi à Melbourne.

"Mon jeu était de tenir jusqu'à ce qu'il craque, mais je n'ai pas assez bien joué pour qu'il craque. J'ai fait un match banal et contre ce genre de joueur je ne peux pas me le permettre", a dit le Val-d'Oisien, âgé de 29 ans.

"Je n'ai pas assez bien servi. J'étais souvent en défense. Il faisait les points et les fautes et je ne guidais jamais l'échange. Après deux sets, j'en ai eu marre d'en prendre plein la tête et je me suis obligé à prendre plus de risques, mais ça m'a conduit à surjouer un peu", a-t-il expliqué.

Thiem affrontera en huitièmes de finale l'Américain Tennys Sandgren (97e).


Le Français Julien Benneteau, 59e mondial, a été éliminé au troisième tour de l'Open d'Australie par l'Italien Fabio Fognini (25e), en cinq sets 3-6, 6-2, 6-1, 4-6, 6-3, samedi à Melbourne.

Le Bressan, âgé de 36 ans, disputait son dernier Open d'Australie. Il avait réussi l'exploit de battre le Belge David Goffin, 7e mondial, au tour précédent.


Les Etats-Unis ont condamné vendredi la détention par les autorités soudanaises de plusieurs journalistes, dont un correspondant de l'Agence France-Presse, arrêtés mercredi alors qu'ils couvraient des manifestations contre la hausse du prix du pain.

Abdelmoneim Abu Idris Ali, 51 ans, qui travaille pour l'AFP à Khartoum depuis près d'une décennie, couvrait une manifestation à Oumdurman, ville voisine de la capitale soudanaise, lorsqu'il a été arrêté en compagnie de deux autres journalistes, dont un travaillant pour l'agence Reuters.

"Nous sommes au courant des détentions", a affirmé à l'AFP la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert. "Nous condamnons le harcèlement, la détention arbitraire et les attaques contre les journalistes au Soudan qui font leur travail et exercent leur droit fondamental à la liberté d'expression", a-t-elle ajouté.

Détenus dans un centre du Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), les trois journalistes font "l'objet d'une enquête", ont affirmé les autorités locales.

"Nous restons profondément inquiets concernant la liberté d'expression, y compris pour les employés de médias, la fermeture de l'espace politique pour tous les Soudanais et l'état général médiocre en ce qui les droits de l'homme au Soudan", a affirmé Mme Nauert.

"Nous continuons de pousser le Soudan à améliorer ses performances dans ces domaines et de s'assurer que les personnes détenues sont traitées de façon humaine et juste, conformément aux lois soudanaises et (...) qu'ils aient accès à un avocat et à leurs familles", a ajouté la représentante du département d'Etat.

Quelque 200 manifestants avaient été dispersés par la police anti-émeutes lors de la manifestation qui a mené à ces arrestations.

Le récent doublement du prix du pain, après la décision du gouvernement de privatiser les importations céréalières, a suscité un vif mécontentement. Des manifestations, réprimées par la police, ont lieu depuis début janvier.

Lors du rassemblement de mercredi, le plus important depuis le début de la crise, des agents du NISS ont également arrêté le secrétaire général du parti communiste soudanais, Mokhtar al-Khatib.


Après quatre jours de blocage dans les prisons françaises, un projet d'accord a été trouvé vendredi, prévoyant notamment la création de 1 100 emplois sur quatre ans. Il a été soumis aux syndicats et à la ministre de la Justice.


Après les époux Jacob, Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, demandera lundi à la cour d'appel de Dijon de l'autoriser à rentrer chez elle dans les Vosges, dont elle est tenue éloignée depuis sa mise en examen.

La demande de levée de son contrôle judiciaire sera examinée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. Le 20 décembre, les magistrats avaient permis aux deux autres suspects de l'affaire, Jacqueline et Marcel Jacob, de se retrouver chez eux dans les Vosges après six mois de séparation dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen à la fin juin. En 1984, alors adolescente, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter.

Trois décennies plus tard, la justice la soupçonne désormais d'avoir participé au rapt mortel de l'enfant, tout comme les époux Jacob, tous deux septuagénaires aujourd'hui et qui auraient été les "corbeaux" de l'affaire. Des soupçons rejetés en bloc par la défense.

D'abord écrouée, Murielle Bolle avait été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider loin de son domicile. Hébergée dans la Nièvre, il lui est interdit de rentrer en contact avec la presse ou les protagonistes du dossier, mais elle peut voir son compagnon et ses enfants. Elle pointe deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre.

"Je ne vois pas ce qui pourrait s'opposer à la levée totale du contrôle judiciaire de ma cliente, qui n'a jamais été ré-entendue depuis six mois et rien n'est rentré dans le dossier la concernant", estime l'un de ses avocats, Me Christophe Ballorin.

Mais le fait que Murielle Bolle n'a toujours pas été ré-entendue par la juge pourrait précisément jouer en sa défaveur: c'est la raison pour laquelle la chambre de l'instruction avait refusé, dans un premier temps, d'autoriser les Jacob à rentrer chez eux - ce qui leur fut accordé après un nouvel interrogatoire.

C'est la position du procureur général Jean-Jacques Bosc, qui s'opposera lundi à tout assouplissement du contrôle judiciaire de la suspecte.

Ses avocats ont déposé par ailleurs une requête visant à faire annuler sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) touchant aux conditions de sa garde à vue en 1984, qui s'était déroulée sans avocat, la loi ne l'imposant pas à l'époque. Cette requête pourrait être examinée "dans les deux mois", d'après Me Ballorin.


Le pape François consacrera samedi sa deuxième journée au Pérou à une région au bord de l'océan Pacifique durement touchée par le phénomène climatique El Niño, après un programme politiquement plus chargé la veille.

Samedi, l'infatigable pape François s'envolera pour Trujillo, à 560 kilomètres au nord de Lima, où il doit célébrer sa première messe en plein air au Pérou.

Il a choisi une plage pouvant accueillir 500.000 fidèles, dans la ville historique de Huanchaco, un paradis des surfeurs où s'alignent aussi les "caballitos de totora", des embarcations traditionnelles de pêcheurs en forme de canoe.

Après la célébration de la messe, le pape argentin se rendra dans le quartier "Buenos Aires", au sud de Trujillo, durement touché par des inondations en avril 2017.

En 2017, les intempéries, inondations et glissements de terrain ont provoqué la mort de 133 personnes au Pérou sur les quatre premiers mois.

Dans cette ville, il présidera aussi une cérémonie mariale, en hommage à la "Vierge à la Porte", sur une place en présence de quelque 35.000 fidèles. Et il s'exprimera aussi devant des prêtres et religieux du nord du pays.

Incursion en plein coeur de l'Amazonie pour aller soutenir les peuples autochtones, puis rencontre avec les autorités politiques du pays à Lima étaient au menu de vendredi.

Mais sa journée était aussi une occasion de parcourir la capitale en "papamobile" et saluer des foules enthousiastes, contrastant avec la distance des Chiliens très focalisés sur les scandales de pédophilie au sein de l'Eglise.

Après cette journée menée tambour battant et un pneu crevé sur la route, François est encore apparu vers neuf heures du soir au balcon de la nonciature qui l'héberge, détendu et souriant, devant des fidèles en pâmoison.

Vendredi, le pape avait appelé à Lima à lutter contre "le virus" de "la corruption", à l'occasion d'un discours prononcé au palais du gouvernement devant les autorités politiques et civiles du pays.

"Que de mal fait à nos peuples latino-américains, et aux démocraties de ce continent béni, ce +virus+ social, un phénomène qui infecte tout, les pauvres et la terre mère étant les plus lésés", avait déploré le pape, qui fustige régulièrement ce mal universel.

Au Pérou, ses paroles s'inscrivent dans le contexte d'une crise politique profonde, depuis la grâce accordée à Noël à l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, condamné à la prison pour corruption et crimes contre l'humanité.

Très critiqué pour cette décision, le chef de l'Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Lors de sa visite en Amazonie le matin, le pape François a appelé à défendre ce poumon vert de la planète, répondant à l'appel au secours de milliers d'indigènes venus à sa rencontre.

"Probablement, les peuples autochtones amazoniens n?ont jamais été autant menacés sur leurs territoires", a estimé François, déplorant "les blessures profondes que portent en eux l'Amazonie et ses peuples".

Arrivé dans la matinée à Puerto Maldonado, ville du sud-est du Pérou entourée de jungle, le pape argentin était attendu avec impatience par plusieurs milliers d'indigènes péruviens, brésiliens et boliviens.

Une rencontre rythmée par des chants et des danses de différentes tribus, portant tenues traditionnelles, couronnes de plumes et colliers de dents d'animaux pour certains.

L'Amazonie abrite 20% de l'eau douce non gelée de la planète, 34% des forêts primaires et 30 à 50% de la faune et de la flore du monde.

Ce poumon vert se répartit sur neuf des douze pays de l'Amérique du Sud, notamment le Brésil (67%), la Bolivie (11%) et le Pérou (13%).

Menacés par l'exploitation des forêts et des ressources naturelles, les indigènes espéraient un message fort du pape François lors de cette rencontre inédite.

"Nous vous demandons de nous défendre", a lancé, à la tribune, une représentante du peuple Harakbut, Yesica Patiachi. "Si on nous enlève nos territoires, nous pouvons disparaître".

Pour symboliser cet appel au secours, la communauté Ese Eja avait préparé comme cadeau pour le pape un arc et une flèche... destinés à les protéger.


L'élection présidentielle au Venezuela, secoué par une violente crise politico-économique, devrait avoir lieu au second semestre 2018, selon un brouillon de l'accord des négociations entre le gouvernement et l'opposition.

"L'élection présidentielle aura lieu au second semestre" de 2018, peut-on lire sur la première page du texte exhibé vendredi soir par Jorge Rodriguez, principal négociateur du gouvernement, face aux caméras à Saint-Domingue, siège des discussions délocalisées entre les deux camps.

"Voici le brouillon de l'accord, et nous sommes en train de travailler dessus de manière intense", a déclaré M. Rodriguez en montrant le document daté du 2 décembre, au lendemain de la reprise jeudi des pourparlers. Il n'a pas donné de précisions sur le contenu du texte.

La présidentielle, à laquelle le chef de l'Etat socialiste Nicolas Maduro a dit qu'il se représenterait, est officiellement prévue pour décembre 2018.

La délégation de la Table de l'unité démocratique (MUD), qui réunit les trois principaux partis de l'opposition vénézuélienne, s'est pour le moment retirée des discussions de Saint-Domingue.

Les adversaires du président Maduro reprochent au gouvernement d'avoir insinué que les négociateurs de la MUD avaient livré aux autorités l'ex-policier rebelle Oscar Perez, abattu lundi dans une opération policière pour le capturer à Caracas.

En conséquence, les négociateurs de la MUD, mécontents également de l'absence des ministres des Affaires étrangères du Chili et du Mexique, qu'ils avaient invités en tant que facilitateurs du dialogue, n'ont pas participé aux derniers pourparlers.

En revanche, les représentants du gouvernement vénézuélien sont venus, eux, à Saint-Domingue et ont eu des discussions avec le ministre dominicain des Affaires étrangères Miguel Vargas, l'ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères du Nicaragua et de Bolivie, qu'ils ont invités pour leur part comme facilitateurs.

M. Vargas a déclaré que "la continuité du dialogue" était assurée et que la date d'une nouvelle réunion était en cours de discussion.

- 'Rien ne nous arrêtera' -

Le président Maduro a évoqué vendredi la possibilité que l'opposition décide de ne plus participer aux pourparlers sur instruction, selon lui, des Etats-Unis. Et il a prévenu que cela n'empêcherait pas le pouvoir de mener à bien ses projets.

"Ils ont reçu hier l'ordre de l'impérialisme et de la droite mondiale de ne pas venir dialoguer", a affirmé M. Maduro au palais présidentiel à Caracas. "Tant pis pour vous, parce que personne ne nous arrêtera", a-t-il déclaré à l'adresse de l'opposition.

Le président s'est dit prêt à signer le "préaccord" proposé par les ministres latino-américains des Affaires étrangères impliqués dans les pourparlers de Saint-Domingue et qui est en cours de discussion.

"Je suis prêt à le signer et à l'appliquer, mais si vous ne voulez pas le signer, je continuerai à avancer et rien ni personne ne nous arrêtera. J'appelle le peuple au combat", a lancé M. Maduro.

Dans ce pays pétrolier en plein naufrage économique, le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013) est arrivé renforcé à cette nouvelle séquence de discussions, après avoir décroché une nouvelle victoire électorale lors du scrutin municipal de décembre, largement boycotté par l'opposition.

Ce succès a conforté Nicolas Maduro dans son souhait de briguer un nouveau mandat en 2018.

La MUD et deux des trois principaux partis qui la composent ont décidé vendredi de se réinscrire auprès des autorités électorales pour pouvoir participer à la présidentielle de 2018.

Cette condition était imposée par l'Assemblée nationale constituante élue en juillet 2017 aux partis qui ont boycotté les élections municipales parce qu'ils estimaient que les conditions d'un scrutin équitable n'étaient pas réunies.

Dotée de pouvoirs très importants et composée uniquement de partisans du président Maduro, l'Assemblée nationale constituante n'est pas considérée comme légitime par la MUD.

Les partis Action démocratique (AD), Primero Justicia (La justice avant tout, PJ) et la MUD elle-même "ont exprimé leur intention de participer" à la présidentielle, a annoncé sur Twitter le député Henry Ramos Allup, secrétaire général d'AD.

En revanche, Voluntad Popular (Volonté populaire), la formation fondée par l'opposant Leopoldo Lopez, a décidé de ne pas participer au processus fixé par le Conseil national électoral (CNE), que l'opposition accuse d'être d'être au service du gouvernement.


Des activistes rohingyas ont attaqué samedi le programme de retour des Rohingyas depuis le Bangladesh vers la Birmanie, estimant qu'il vise à les enfermer dans des camps de réfugiés afin de s'emparer de leurs terres ancestrales.

Le Bangladesh et la Birmanie ont convenu d'un cadre pour le retour en territoire birman d'environ 750.000 réfugiés musulmans rohingyas arrivés au Bangladesh depuis octobre 2016, un processus qui devrait débuter mardi prochain et s'étendre sur les deux prochaines années.

Mais l'accord est condamné par de nombreux réfugiés rohingyas qui disent ne pas vouloir retourner dans l'Etat Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie, après avoir fui les meurtres, les viols et les incendies volontaires de leurs maisons.

Des organisations de défense des droits humains et l'ONU déclarent que tout rapatriement vers la Birmanie doit être volontaire et que la sécurité doit être assurée, dans un Etat où la haine intercommunautaire est encore très forte.

Les inquiétudes portent notamment sur la situation actuelle en Birmanie, où des centaines de villages rohingyas ont été rasés par des soldats et des manifestants bouddhistes, et certains craignent que de nombreux réfugiés rohingyas ne soient durablement parqués dans des camps.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), un groupe rebelle armé, estime que la "proposition de retour malhonnête et déloyale" aboutira à l'enfermement des Rohingyas dans des "camps prétendument temporaires (...) au lieu de leur permettre de se réinstaller sur leurs terres et dans leurs villages ancestraux".

Rappelant les dizaines de milliers de déplacés rohingyas qui dépérissent dans les camps dans la capitale de l'Etat Rakhine, Sittwe, depuis des violences intercommunautaires survenues en 2012, l'ARSA affirme que l'intention réelle de la Birmanie est de distribuer les terres des rohingyas pour les attribuer à des projets industriels et agricoles.

Le but serait, d'après le communiqué publié via le compte Twitter @ARSA_Official, "de garantir une majorité bouddhiste" dans l'Etat Rakhine, ce qui signifierait que les Rohingyas ne pourraient plus s'installer sur leurs propres terres.

Plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire, les Rohingyas sont victimes de nombreuses discriminations.

Ils n'ont pas de papiers d'identité et ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux.

Environ 650.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh voisin depuis fin août. Là, ils ont livré des récits accablants de meurtres et de viols.

Après des mois de dénégations, l'armée birmane a reconnu la semaine dernière que des soldats avaient tué de sang-froid des prisonniers rohingyas.

burs-apj/jta/cro/plh


Pour son premier match depuis plus d'un mois, Rudy Gobert a marqué 23 points et capté 14 rebonds, mais n'a pas pu empêcher Utah de s'incliner à domicile face aux New York Knicks 117 à 115, vendredi.

Le pivot français du Jazz, victime d'une entorse du genou gauche le 15 décembre, a fini meilleur marqueur de son équipe.

Il a redonné espoir à Utah qui, en son absence, n'a gagné que quatre matchs sur quinze et a rétrogradé à la 10e place de la conférence Ouest (18 v-27 d), mais cela n'a pas suffi.

Les Knicks ont bien mieux terminé la rencontre, notamment grâce à Tim Hardaway junior (31 pts) et Kristaps Porzingis (18 pts) qui ont marqué chacun deux paniers à trois points décisifs dans le money time.

Le rookie français des Knicks Frank Ntilikina n'a eu que cinq minutes de jeu à se mettre sous la dent et a fini la rencontre sans aucune statistique personnelle, si ce n'est deux ballons perdus.

Cette victoire fait du bien aux Knicks qui avaient abordé cette rencontre avec seulement trois victoires lors de leurs dix derniers matchs.

Ils sont 10es de la conférence Est (21 v-25 d).


Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont commencé leur année en double par un échec dès le deuxième tour de l'Open d'Australie, samedi à Melbourne.

Les Français ont été battus par une paire peu connue, le Chilien Hans Podlipnik-Castillo et le Bélarusse Andrei Vasilevski, en trois sets 7-6 (7/1), 5-7, 7-6 (8/6).

"C'est une grosse claque. On sort de ce match très frustrés et déçus. On n'a pas réussi à retourner. Ils n'avaient rien à perdre et ils ont joué leur va-tout, alors qu'on n'était pas dans un bon jour", a déclaré Herbert.

Les Français, vainqueurs de deux tournois du Grand Chelem (US Open 2015, Wimbledon 2016), étaient têtes de série N.4.

"Il n'y a qu'un moyen de faire tourner les choses, c'est de retourner à l'entraînement et de travailler plus. On ne s'était pas vus depuis le Masters (en novembre). On n'avait pratiquement pas fait un seul entraînement. On a besoin de se retrouver", a dit Mahut, qui s'est dit disponible pour une sélection pour le premier tour de la Coupe Davis contre les Pays-Bas (3-4 février à Albertville).


A la recherche du temps perdu: arrêté pendant cinq semaines, Jason Lamy-Chappuis se lance samedi et dimanche chez lui à Chaux-Neuve (Doubs) dans la dernière ligne droite de son ultime défi olympique, avec l'étape de Coupe du monde de combiné nordique.

Le champion olympique de Vancouver en 2010 tente cet hiver un retour au plus haut niveau après une pause entre 2015 et 2017 pour se consacrer à sa formation de pilote de ligne.

Dans sa préparation olympique, il a connu un coup d'arrêt début décembre, la faute à une mauvaise réception sur un saut d'entraînement en Finlande. Résultat: une micro-fissure au genou droit et cinq semaines sans Coupe du monde.

"Physiquement, la bonne nouvelle c'est que je n'ai plus aucune douleur", explique à l'AFP le skieur de Bois-d'Amont, à quelques kilomètres de Chaux-Neuve.

Son retour à la compétition, effectué la semaine dernière à Val di Fiemme (Italie), s'est déroulé timidement, une 8e place aux côtés de Maxime Laheurte en sprint par équipes (épreuve non olympique) et une 39e place en individuel.

"En Italie, c'était un peu compliqué. J'avais fait très peu de sauts avant d'arriver là-bas, et je n'ai pas su m'adapter au tremplin, donc j'ai galéré tout le week-end", reconnaît-il. Et d'ajouter: "J'avais encore un peu d'appréhension sur la réception des sauts".

Il espère une "montée en puissance" au cours du mois de janvier qui propose trois étapes de Coupe du monde: Val di Fiemme, Chaux-Neuve, puis Seefeld en Autriche.

"Au niveau de la forme physique en ski de fond, ça ne va pas si mal. Il faut juste que je trouve un peu plus de sensations au tremplin pour être performant", analyse-t-il.

- 'Répétition générale' par équipes -

Samedi et dimanche, il s'élancera d'un tremplin qu'il connaît bien, et avoue avoir retrouvé assez rapidement des sensations au cours des séances d'entraînement cette semaine. "Je vais profiter de ce week-end pour prendre des points de repère sur le tremplin, et rebâtir de la confiance pour la suite".

Aux jeux Olympiques de Pyeongchang (9-25 février) en Corée du Sud, son principal objectif de la saison, il tentera d'aller chercher une dernière médaille olympique, notamment lors de l'épreuve par équipes.

"Je n'ai pas forcément de craintes. D'ici au 22 février (date de l'épreuve par équipes), il y a encore pas mal de temps. J'ai pris mon temps pour revenir et n'avoir aucune douleur. Et physiquement, j'ai travaillé", a-t-il ajouté.

Chaux-Neuve arrive à point nommé pour un dernier test grandeur nature pour l'équipe de France de combiné nordique, troisième à Lillehammer (Norvège) début décembre en Coupe du monde.

"C'est une répétition générale avant Pyeongchang. C'est à la maison en France, on a plus de pression que d'habitude et ça va un peu ressembler à celle que l'on va connaître aux Jeux", fait remarquer Lamy-Chappuis.

"Ce serait bien d'être aux avant-postes, pas forcément par rapport aux autres équipes, mais pour avoir confiance en nous-mêmes en équipes", estime-t-il.

Ils pourront compter sur le soutien des plus de 10.000 spectateurs attendus dans la station du Jura au cours du week-end, pour l'étape française de Coupe du monde de combiné nordique, régulière au calendrier depuis 2009.

Programme:

Samedi: épreuve individuelle: saut (grand tremplin) à 10h30, ski de fond (10 km) à 12h30

Dimanche: épreuve par équipes: saut (grand tremplin) à 12h45, ski de fond (4 x 5 km) à 15h00


Un "projet d'accord" issu de négociations, qui prévoit notamment la création de 1.100 emplois, a été soumis vendredi soir aux syndicats de surveillants de prison et à la ministre de la Justice, qui s'est rendue en Corse après une agression au centre pénitentiaire de Borgo.

Le document, publié sur le site de l'Ufap-Unsa (majoritaire) prévoit notamment la création de 1.100 emplois de surveillants sur quatre ans, "dont une première tranche de 100 emplois dès 2018". Le texte prévoit aussi des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens et un régime de détention défini pour les "détenus terroristes et radicalisés", permettant une "étanchéité totale de la gestion des détenus les plus dangereux".

Le texte, qui a été soumis à la ministre de la Justice Nicole Belloubet ainsi qu'aux deux syndicats ayant participé aux négociations entamées mardi, l'Ufap-Unsa et à la CGT-Pénitentiaire, doit maintenant être examiné par les surveillants.

Une fois qu'elles auront examiné ce "relevé de conclusions", "soit nos bases souhaitent conclure l'accord (...), soit elles nous demandent de ne pas signer et de repartir dans l'action", a expliqué Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.

L'Ufap-Unsa va également consulter ses adhérents avant de décider de la marche à suivre.

Le troisième syndicat principal, FO, n'a pas participé aux négociations avec la Chancellerie.

Les surveillants de prison ont lancé leur mouvement national de blocage des prisons il y a quatre jours, après l'agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Depuis, d'autres agressions ont crispé les négociations avec l'Administration pénitentiaire.

Vendredi, deux gardiens de prison ont été blessés par un détenu signalé pour radicalisation, peut-être aidé par des complices, dans le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse où s'est rendue la garde des Sceaux.

Selon la DAP, 80 établissements sur 188 ont été bloqués vendredi.

Dans la matinée, des incidents avaient eu lieu à Fleury-Mérogis: les forces de l'ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe (plus de 4.300 détenus).

- 'Mesure ultime' -

Le syndicat FO-Pénitentiaire a réagi en appelant "à durcir" les modalités d'action, avec un "dépôt de clés" dans tous les établissements.

Selon l'Administration pénitentiaire, ce "dépôt des clés" n'a été effectif qu'à Borgo vendredi, et c'est la gendarmerie qui a assuré l'ordre et la surveillance dans l'établissement.

"Le dépôt de clés, c'est la mesure ultime", a commenté auprès de l'AFP Yoan Karar, secrétaire général adjoint de FO pénitentiaire: "Quand c'est comme ça, c'est les forces de l'ordre qui prennent le relais".

Les deux gardiens de Borgo, dont l'un a été plus gravement touché, ont été transférés vers l'hôpital de Bastia où la garde des Sceaux, qui a condamné dans un communiqué une agression "grave" et "intolérable", est arrivée dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a déclaré Mme Belloubet après sa visite à l'hôpital.

Elle s'est ensuite rendue à la prison de Borgo où elle s'est entretenue avec les organisations syndicales et le personnel avant d'être huée devant l'établissement par une centaine d'agents qui ont refusé de lui parler.

Notant l'"émotion" et la "colère" des personnels, elle s'est engagée à "apporter des réponses" à tous les points soulevés, notamment en matière de sécurité et de gestion des détenus radicalisés.

- Condamné en appel en 2015 -

La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête ouverte pour tentative d'homicide volontaire, a indiqué la procureure de Bastia Caroline Tharot.

Selon la DAP, les deux surveillants ont été attaqués par des détenus de droit commun. Le rôle d'éventuels complices de l'auteur principal des faits, signalé pour radicalisation islamiste et sur lequel une enquête avait été ouverte par le parquet de Bastia, reste à préciser.

Selon Maxime Coustie, délégué régional UFAP, ce détenu a crié "Allah Akbar" en agressant par derrière un surveillant seul dans son bureau. Dans ce centre pénitentiaire, les détenus peuvent circuler dans la prison grâce à "une gestion en porte ouverte" des cellules.

Selon une source proche de l'enquête, l'agresseur principal, condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, s'est ensuite retranché dans sa cellule avec des complices. L'intervention des gendarmes a finalement permis d'interpeller quatre détenus.


Les peuples autochtones d'Amazonie "n'ont jamais été aussi menacés dans leurs territoires", a déclaré le pape François en visite au Pérou.


Le Paris SG va disputer son premier gros match de l'année 2018 à Lyon, dimanche (21h00) lors de la 22e journée, alors que Bordeaux tentera de se ressaisir à Nantes après une fin de semaine houleuse et le limogeage de son entraîneur Jocelyn Gourvennec.

. Après les sifflets

Le PSG se rend à Lyon, après la surprenante scène de mercredi contre Dijon (8-0) au Parc des Princes. Malgré les quatre buts de Neymar et sa prestation étincelante, des supporters ont sifflé le joueur brésilien, lui reprochant de ne pas avoir laissé à Edinson Cavani un penalty qui aurait pu en faire le meilleur buteur de l'histoire du club. Avec 156 buts toutes compétitions confondues, "Edi" est en effet à égalité, avec la star suédoise Zlatan Ibrahimovic (au PSG de 2012 à 2016).

Pour battre ce fameux record et oublier cette polémique, il ne lui reste plus qu'à marquer à Lyon. Ce déplacement au Parc OL est une bonne manière de monter en puissance et de se jauger, à moins d'un mois du 8e de finale aller de Ligue des champions contre le Real Madrid.

Toujours convalescent après sa blessure à un mollet, Thiago Motta ne sera pas dans le groupe parisien pour cette affiche de la Ligue 1, a annoncé Unai Emery.

Les Lyonnais et leur fer de lance Nabil Fekir ont signé un très bon match à Guingamp mercredi (2-0) et rêveraient d'en faire autant devant leur public. A l'aller, les hommes de Bruno Genesio avaient fait jeu égal avec les Parisiens avant de céder par deux fois dans le dernier quart d'heure. En cas de défaite, les Lyonnais pourraient perdre leur place sur le podium, en fonction des résultats de Marseille et de Monaco.

. Après Gourvennec

De son côté, Bordeaux se rend à Nantes pour tenter de sortir la tête de l'eau après sa défaite (0-2) à domicile face à Caen. Une énième contre-performance qui a coûté sa place au coach Jocelyn Gourvennec et a précipité la résiliation de contrat du capitaine Jérémy Toulalan, à la demande de ce dernier.

Vendredi, le président des Girondins, Stéphane Martin, a expliqué "continuer à réfléchir" pour trouver un successeur à Gourvennec, en espérant une arrivée rapide, "ce week-end ou en début de semaine prochaine".

En attendant, c'est Éric Bedouet, fidèle technicien du club depuis 20 ans, qui assurera l'intérim samedi à Nantes. Et il aura fort à faire pour venir à bout des hommes de Claudio Ranieri, frustrés après leur match nul (1-1) concédé dans les ultimes secondes à Toulouse mercredi.

En cas de défaite, les Canaris pourraient voir Nice revenir au même nombre de points. Les Aiglons reçoivent Saint-Étienne, une tâche qui ne sera pas forcément simple face à une équipe stéphanoise revancharde après sa déroute à Metz (0-3) lors de la précédente journée.

Monaco, qui a perdu sa place sur le podium après un match nul face à Nice (2-2) mardi, aura pour sa part l'opportunité de reprendre son bien dimanche à domicile face à Metz, si Lyon perd contre Paris. Les joueurs de Léonardo Jardim ont besoin d'engranger des points avant deux prochaines journées de championnat délicates, d'abord à Marseille puis à domicile face à Lyon.

Programme de la 22e journée:

vendredi

Caen - Marseille 0 - 2

Samedi

(17h00) Nantes - Bordeaux

(20h00) Amiens - Guingamp

Montpellier - Toulouse

Rennes - Angers

Strasbourg - Dijon

Troyes - Lille

Dimanche

(15h00) Nice - Saint-Etienne

(17h00) Monaco - Metz

(21h00) Lyon - Paris SG


A l'expérience. Les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, triples tenants du titre continental et ultra favoris pour le conserver, ont logiquement dominé le programme court des Championnats d'Europe de patinage artistique, vendredi à Moscou.

Avec un score de 81,29 points, Papadakis et Cizeron ont sans surprise distancé très nettement leurs adversaires les plus proches : les Russes Alexandra Stepanova et Ivan Bukin, deuxièmes, plafonnent à 75,38 points et les Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte, troisièmes, à 74,76 points.

Sans patiner à la perfection, car en plein coeur de leur préparation olympique et pas encore dans leur forme optimale -programmée pour les Jeux de Pyeongchang (Corée du Sud) dans trois semaines (9-25 février)- les danseurs français se sont même approchés de leur record personnel (82,07) établi début décembre en finale du Grand Prix.

Ce qui confirme les progrès effectués sur la danse courte, qui leur avait coûté de précieux points l'hiver dernier dans leur duel avec leurs rivaux canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, au point d'installer dans leur tête l'idée que ce n'était pas fait pour eux. "Psychologiquement, ils ont fini par partir du principe qu'eux, en +short+, ils n'étaient pas bons", résumait leur entraîneur Romain Haguenauer à l'AFP en début de saison.

"Ils ont patiné beaucoup avec la tête", a-t-il apprécié vendredi.

"On est dans une phase de travail. Ils savent qu'ils ne sont pas au top de leur forme. Ce matin, l'entraînement était un peu hésitant partout, énumère-t-il. Mais là, ça a quand même été assez propre, posé, maîtrisé, c'était l'important ici. Ça montre que dans leurs têtes, ils sont solides."

- Et de six pour Fernandez -

"Dans le +kiss and cry+, Guillaume disait: +ça montre vraiment l'expérience qu'on a ensemble, qu'on a vraiment progressé, parce que vu comment je me sens aujourd'hui (vendredi), je pense que j'aurais fini par terre quelques années en arrière+", a encore raconté Haguenauer.

"On a quand même réussi à faire quelque chose de +clean+. C'est un réconfort de voir qu'on a fait du chemin dans tous les domaines. Ça nous donne de la confiance", a estimé Cizeron.

Place samedi à la danse libre, avant de se tourner vers Pyeongchang.

Lui vient d'ajouter un sixième sacre européen à son palmarès. Avec un total de 295,55 points, l'Espagnol Javier Fernandez a devancé les Russes Dmitri Aliev (274,06) et Mikhail Kolyada (258,90).

A 26 ans, il n'est plus devancé au nombre de couronnes européennes que par trois patineurs : le Suédois Ulrich Salchow, sacré neuf fois fin XIXe-début XXe, l'Autrichien Karl Schäfer (huit) et le Russe Evgeni Plushenko, médaillé d'or à sept reprises dans les années 2000, et qui a assisté au succès de l'Espagnol sur la glace moscovite.

Mais seul Schäfer, titré sans discontinuer entre 1929 et 1936, a signé une série plus longue que Fernandez en termes de sacres consécutifs.

L'élève de Brian Orser et partenaire d'entraînement à Toronto (Canada) du Japonais Yuzuru Hanyu, champion olympique en titre, avait pris le large dès le programme court mercredi (103,82). Malgré deux accrocs sur le thème de "Don Quichotte", il a encore accentué son avance vendredi.

Encourageant à trois semaines de l'échéance olympique pour celui qui avait terminé au pied du podium il y a quatre ans à Sotchi (Russie), même si la concurrence sera nettement plus rude en Corée qu'à Moscou.

Kolyada, qu'on annonçait comme le plus sérieux rival de Fernandez, avait déçu lors du programme court (4e). Deux chutes sur deux "quad" vendredi l'ont empêché de dépasser Aliev, médaillé d'argent à 18 ans pour ses premiers Championnats d'Europe, mais pas de monter sur la dernière marche du podium, comme en 2016.


La Corée du Sud a appelé samedi la Corée du Nord à expliquer pourquoi elle a suspendu le projet d'envoyer une délégation préparer les événements culturels qui doivent avoir lieu en marge des jeux Olympiques d'hiver.

"Nous avons envoyé un message par fax au Nord (...) demandant une explication", a déclaré à la presse le ministre sud-coréen de l'Unification, Cho Myung-Gyon.

Pyongyang avait prévu d'envoyer en Corée du Sud ce week-end une délégation de sept personnes dirigée par Hyon Song-Wol, tête d'affiche d'un groupe de pop nord-coréen entièrement féminin. La délégation devait inspecter les lieux prévus pour des événements culturels qui doivent se dérouler à Séoul et à Gangneug, dans le sud, pendant les jeux Olympiques de Pyeongchang.

Hyong Song-Wol, qui a la réputation d'avoir été une petite amie du numéro un nord-coréen Kim Jong-Un, aurait été la première personnalité du Nord à se rendre au Sud depuis quatre ans si la visite avait eu lieu comme prévu samedi.

Mais Pyongyang a annoncé à Séoul qu'il avait suspendu la visite, sans fournir la raison de cette suspension, et on ignorait si la visite était supprimé de manière définitive ou bien reportée.

"Nous avons communiqué au Nord notre position, qui est que toutes les préparatifs pour la visite ont été faits et que le Sud et le Nord seraient en mesure de fixer une nouvelle date", a déclaré le ministre sud-coréen de l'Unification.

La Corée du Nord a accepté la semaine dernière de participer aux jeux de Pyeongchang, qui se tiennent à seulement 80 kilomètres au sud de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Ce développement a constitué un apaisement dans les tensions suscitées depuis des mois par les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.


L'Américain Michael Phelps, meilleur nageur de l'histoire, a révélé avoir souffert durant sa carrière d'épisodes dépressifs sévères, le conduisant même après les JO-2012 de Londres à songer au suicide.

"Après chaque JO, je pense que j'ai connu une période de dépression carabinée", a déclaré cette semaine Phelps lors d'une conférence sur la santé mentale à Chicago (Illinois).

Le sportif le plus titré de l'histoire olympique, qui a mis un terme à sa carrière après les JO-2016 de Rio, a touché le fond après les JO de Londres où il a pourtant remporté quatre titres olympiques et deux médailles d'argent.

"Je ne voulais plus nager, je ne voulais même plus vivre (...) On pense alors au suicide", a expliqué Phelps qui, après les JO-2012, a pris sa retraite, avant de revenir dans les bassins de natation deux ans plus tard.

"Je n'ai jamais été aussi mal, je suis resté enfermé dans ma chambre pendant trois à cinq jours, sans manger, en dormant à peine, sans plus avoir envie de vivre", a déclaré le nageur aux 23 titres olympiques.

Sa première dépression post-olympique, Phelps l'a vécue après les JO-2004 d'Athènes, les deuxièmes de sa carrière, où il a remporté six médailles d'or.

Quatre ans plus tard, après avoir battu le record de son compatriote Mark Spitz en remportant huit titres lors des JO de Pékin, il se réfugiera dans l'alcool et une photo le montrant en train de fumer une pipe de cannabis fera le tour du monde.

"C'était pour essayer de fuir les problèmes que j'avais à régler", a dit Phelps, devenu père en 2016 et marié à une ancienne Miss Californie.


La perspective d'une adhésion à l'Union européenne et le volontarisme de leur gouvernement ont du mal à convaincre de nombreux Macédoniens des bienfaits d'un changement de nom pour leur pays, afin de résoudre leur différend avec la Grèce.

Une manifestation de nationalistes grecs hostiles à tout compromis est prévue dimanche à Thessalonique. Mais les résistances sont aussi fortes dans l'opinion publique macédonienne.

Pourtant, "il n'y a pas de plan B", a répété cette semaine à Skopje le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Né avec l'indépendance en 1991 de cette ex-République yougoslave de 2 millions d'habitants, ce conflit doit être résolu avant d'envisager de rejoindre l'Alliance. C'est également vrai pour l'UE.

Membre de ces deux organisations, Athènes met son veto. Pour les Grecs, la Macédoine est le nom de sa province septentrionale, et en l'usurpant, Skopje dissimulerait des ambitions territoriales.

Autre point de friction, l'héritage historique d'Alexandre Le Grand que les deux camps revendiquent.

L'éviction de la droite nationaliste et l'arrivée au pouvoir au printemps d'une coalition menée par les sociaux-démocrates, a relancé le dialogue. Cette semaine, l'ONU s'est dite "très optimiste", tandis que le Premier ministre Zoran Zaev table sur une solution "d'ici la fin du premier semestre 2018".

En Macédoine, la minorité albanaise (entre 20 et 25% de la population) applaudit. Les Macédoniens, des Slaves, sont plus partagés. "Je suis macédonien! Comment peut-on changer cela?", s'étrangle Done Stojanoski, commerçant retraité de 67 ans. "Et pourquoi pas changer le nom des Américains?", poursuit-il.

Les hypothèses sur un nouveau nom circulent: "Haute-Macédoine", "Macédoine du nord", "Macédoine-Skopje", "Nouvelle Macédoine". "Non, non!", s'indigne Vlatko Andreevski, fermier de 32 ans de Prilep (centre): "Comment pourrais-je me laisser appeler un +Nord-Macédonien?"

- Pragmatisme et prospérité -

Mais dans un pays en butte à un exode massif, où le taux de chômage dépasse les 20% et où le salaire moyen n'excède pas 350 euros, beaucoup sont tentés par le pragmatisme et les promesses de prospérité portées par l'UE.

Accepter un changement de nom, "nous mettrait en haut de la liste pour intégrer à la fois l'Otan et l'UE. Les politiciens doivent régler ça", dit Gani Rahmani, serveur de 49 ans.

Les sondages sur le sujet sont rares. Mais une étude d'opinion de juin 2016 témoigne de cette ambivalence: sept Macédoniens sur dix se disaient favorables à l'adhésion à l'UE (66,7%) ou à l'Otan (70,7%). Mais ils étaient une large majorité (64,8% contre 28,3%) à rejeter tout changement de nom.

Les plus ouverts à des concessions mettent des conditions: Liljana Stoilova, maraîchère de 43 ans accepterait d'être citoyenne de "Macédoine du nord, tant que nous restons des Macédoniens et que notre langue reste le macédonien".

"Nous sommes et nous resterons macédoniens", a promis cette semaine le ministre des Affaires étrangères Nikola Dimitrov.

- Le diable dans les détails -

Si beaucoup regrettent le manque de transparence du gouvernement sur les pourparlers, le politologue Nano Ruzin, ancien ambassadeur de la Macédoine à l'Otan, défend cette discrétion: "Rentrer dans les détails pourrait entraîner de nouveau un échec".

Exemple de ce qui pourrait bloquer: si un nouveau nom devait être accepté par les Macédoniens, sera-t-il à usage international, ou s'imposera-t-il aussi sur leur territoire, par exemple sur leurs documents officiels?

Ce sujet est sans doute plus délicat que l'aéroport Alexandre Le Grand de Skopje. Nano Ruzin est convaincu que celui-ci "va changer de nom".

S'il n'évoque pas la monumentale statue du roi antique sur son cheval cabré, éclairée la nuit de néons sur la place centrale de Skopje, l'universitaire relève sobrement que "certains changements sont nécessaires d'un point de vue esthétique".

Pour Ali Ahmeti, chef historique de l'Union démocratique pour l'intégration (BDI en albanais, UDI en macédonien), il faudra "enlever certains monuments" néo-antiques érigés par l'ancienne majorité.

Favorable au changement de nom, il a aussi ses lignes rouges: "Pour les Albanais, les noms de République slave ou République nationale de Macédoine seraient inacceptables".


Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence est parti vendredi soir pour le Proche-Orient où il doit rencontrer les dirigeants égyptiens, jordaniens et israéliens mais pas les Palestiniens, qui ne décolèrent pas depuis la décision choc de Donald Trump sur Jérusalem.

Mike Pence, accompagné notamment de son épouse Karen, s'est envolé en début de soirée de la base aérienne d'Andrews en banlieue de Washington.

La mini-tournée a été maintenue malgré le risque de "shutdown", une fermeture partielle des administrations fédérales qui devait prendre effet si le Congrès ne parvenait pas à trouver vendredi un accord budgétaire provisoire. "Les rencontres du vice-président avec les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et d'Israël font partie intégrante de la sécurité nationale de l'Amérique", a justifié sa porte-parole Alyssa Farah à l'AFP.

Le voyage, initialement prévu fin décembre, avait été reporté sur fond de vives tensions nées de la décision unilatérale du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

L'annonce du 6 décembre rompt avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus de la communauté internationale. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé général et la colère des Palestiniens, qui entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Même si la décision américaine laisse la porte ouverte à une telle possibilité dans le cadre de négociations israélo-palestiniennes, les dirigeants palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient plus prétendre à un rôle de médiateur dans le processus de paix, que Donald Trump rêvait de relancer mais qui s'avère plus moribond que jamais.

Les relations ont encore été aggravées par la décision des Etats-Unis, cette semaine, de "geler" plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.

Mike Pence ne rencontrera donc pas le président palestinien Mahmoud Abbas, contrairement à ce qui était initialement prévu en décembre.

Donald Trump a aussi annoncé le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis, depuis Tel Aviv où se trouvent généralement les missions diplomatiques étrangères. Mais l'administration avait affirmé qu'un tel déménagement prendrait plusieurs années, le temps de trouver un emplacement adéquat et de construire le bâtiment.

Ces derniers jours, les spéculations sur une accélération du processus se sont toutefois multipliées. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que le transfert interviendrait "d'ici un an". Et plusieurs médias américains ont évoqué la possibilité d'un bâtiment provisoire, ou rapporté que l'ambassade s'installerait fin 2019 dans des locaux du consulat des Etats-Unis à Jérusalem-Ouest.

Un responsable du département d'Etat américain a assuré vendredi que le chef de la diplomatie Rex Tillerson n'avait pas encore pris de décision sur la possibilité "d'avoir une installation provisoire qui respecte toutes les normes de sécurité".

Attendu samedi au Caire, où il doit rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mike Pence doit ensuite se rendre à Amman pour un tête-à-tête avec le roi Abdallah II.

Il doit aller en Israël lundi et mardi pour discuter avec Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin.

Au-delà d'un discours devant la Knesset, il doit également se rendre au Mur des Lamentations et au mémorial de l'Holocauste Yad Vashem.


Les Sénateurs ont échoué à voter la prolongation du financement du gouvernement fédéral. Conséquence : Washington se retrouve à court d'argent, provoquant la fermeture partielle de l'administration fédérale.


L'Américain Christian Coleman a battu le record du monde du 60 m qui datait de 1998, avec un chrono de 6 sec 37/100e, vendredi lors de la réunion en salle de Clemson (Caroline du Sud).

Coleman, 21 ans, a amélioré de 2/100e le précédent chrono de référence de son compatriote Maurice Green (6.39), établi le 3 février 1998 à Madrid et égalé par Green, ancien détenteur du record du monde du 100 m, le 3 mars 2001 à Atlanta (Géorgie).

En finale, Coleman qui participait à sa première compétition de la saison, a devancé son compatriote Tevin Hester (6.57) et le Bahaméen Warren Fraser (6.69).

Il avait déjà frappé les esprits en séries avec son chrono de 6 sec 47/100e qui l'avait propulsé à la première place du bilan de l'hiver.

Coleman a éclaté au plus haut niveau en 2017 en décrochant la médaille d'argent sur 100 m lors des Championnats du monde 2017 de Londres, derrière son compatriote Justin Gatlin et devant le Jamaïcain Usain Bolt.

Il faisait également partie du relais américain, médaillé d'argent des Mondiaux-2017 sur 4x100 m.

Avant vendredi, son record personnel sur 60 m était de 6 sec 45/100e.


Absente pour boycott des JO d'été de 1988 à Séoul, la Corée du Nord disputera les prochains JO d'hiver organisés de nouveau en Corée du Sud et un sommet olympique samedi à Lausanne va préciser les conditions d'une participation plus significative sur le plan diplomatique que sportif.

La présence de la Corée du Nord aux JO d'hiver n'est pas inédite. Pyongyang avait envoyé pour la première fois une délégation aux JO d'Innsbruck en 1964 et a participé à sept des 12 dernières éditions, la dernière fois à Vancouver en 2010. En 2014 à Sotchi, aucun Nord-Coréen ne s'était qualifié.

Mais après une année de fortes tensions dans la péninsule, exacerbées par les multiples tirs de missiles et essais nucléaires menés par le Nord, l'envoi de Nord-Coréens à des JO organisés par le voisin honni marque un moment rare de publicité diplomatique positive pour l'olympisme et un espoir de détente.

"Le CIO montre ainsi qu'il est devenu un acteur géopolitique incontournable, une sorte d'extra-ONU", analyse Eric Monnin, chercheur à l'Université de France-Comté à Besançon et auteur de l'ouvrage "De Chamonix à Pyeongchang: un siècle d'olympisme en hiver".

Pour autant, les décisions de principe et les propositions ont été adoptées entre les deux Corées, au niveau politique et diplomatique, loin de Lausanne.

Il ne reste donc plus au CIO, puissance invitante, qu'à entériner cette participation et à en préciser les contours.

Pour ce faire, le patron du CIO, Thomas Bach a convié trois délégations de Corée du Nord, de Corée du Sud et du Comité d'organisation des JO de Pyeongchang, à un "sommet" qui s'ouvre samedi à 09h30 (08h30 GMT) au siège du CIO à Lausanne.

Nord et Sud seront représentés par le président de leur Comité national olympique respectif et par leur représentant au CIO, respectivement Chang Ung et Ryu Seung-min, ancien champion olympique de tennis de table.

Les deux gouvernements seront aussi représentés par des "officiels de rang ministériel", précise le CIO.

Thomas Bach sera, lui, entouré de deux membres de sa Commission exécutive, le Suisse Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS), et la Suédoise Gunilla Lindberg, qui a présidé la commission d'évaluation puis de coordination des JO de Pyeongchang.

- Hockeyeuses et pom-pom girls -

Pyongyang a proposé d'envoyer une délégation de 550 personnes à Pyeongchang, composée non seulement de sportifs mais également de pom-pom girls ou d'une équipe de taekwondo.

Un seul couple nord-coréen de patinage artistique a réussi à se qualifier pour les Jeux, mais le Nord a laissé passer la date limite du 30 octobre pour les inscrire. Le CIO pourrait cependant entériner leur participation ainsi que celle de patineurs de vitesse et de skieurs.

Les deux Corées se sont également accordées sur le principe d'une équipe de hockey féminine unie.

Saluée comme "une bonne idée sur le plan politique", cette initiative soulève cependant "des questions sur le plan de l'équité sportive", s'est émue jeudi la Fédération suisse de hockey sur glace, dont l'équipe féminine doit rencontrer la Corée en ouverture du tournoi olympique le 10 février.

En bobsleigh, un bob à 4 coréen "uni" pourrait également participer, mais seulement pour ouvrir la piste.

- Défilé commun -

Le CIO doit aussi déterminer les conditions d'hébergement des Nord-Coréens, leur présence au sein du Village Olympique n'étant "pas certaine", selon une source proche du dossier.

Le CIO doit aussi valider la proposition des deux Corées de faire défiler ensemble les sportifs des deux pays, lors des cérémonies d'ouverture et de clôture, sous le drapeau représentant la péninsule réunifiée, comme ils l'avaient déjà fait aux JO-2000 à Sydney, 2004 à Athènes et 2006 à Turin.

Menaçante sur le plan militaire et diplomatique, la Corée du Nord le sera en revanche nettement moins sur le plan sportif. Son bilan, famélique, en sept Jeux d'hiver se limite, en effet, à deux médailles: une d'argent en 1964, une autre de bronze en 1992 à Albertville, à chaque fois en patinage de vitesse.