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le 26.03.2019 à 22:06

Gratuité des bibliothèques de Grenoble : les oppositions dénoncent un coup de com’ électoraliste

Hero Festival à Alpexpo Grenoble les 6 et 7 avril 2019 avec Chantal Goya, Siphano, expo Star Wars... et plus de 80 invités

FOCUS – C’est désormais voté : la gratuité de l’accès aux bibliothèques de Grenoble et la fin des pénalités de retard démarrera en juillet. Seront également lancées des études pour engager des travaux dans certaines bibliothèques de proximité et pour l’implantation d’une nouvelles bibliothèque “tête de réseau”. Des annonces qui ne sont pas crédibles, à un an des élections municipales, dénoncent les oppositions, rappelant que la majorité aux commandes a fermé, en 2016, deux bibliothèques de quartier pour raison économique.

Plan lecture 2025 à Grenoble, les entrées de bibliothèques pourraient être repensées © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Plan lecture 2025 à Grenoble : les entrées de bibliothèques pourraient être repensées. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La gratuité de l’accès aux bibliothèques pour tous entrera bien en vigueur début juillet. Cette nouveauté est l’une des quatre orientations du « plan lecture 2018-2025 » votées ce lundi 25 mars lors du conseil municipal de la Ville de Grenoble.

Les trois autres orientations n’ont, pour l’heure, aucune conséquence sur le fonctionnement du réseau des bibliothèques.

Il s’agit en effet d’engager un diagnostic pour ajuster ou élargir leurs heures d’ouverture, de mener des études en vue d’investir dans le réaménagement des locaux des bibliothèques de proximité et d’établir des scenarii pour la création d’une bibliothèque « tête de réseau ». Autant d’intentions qui trahissent, aux yeux des oppositions, la volonté pour la majorité de se racheter une conduite à quelques mois des prochaines élections…

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le 26.03.2019 à 18:43

Le Grésivaudan lance un service de déchetterie mobile pour les communes de montagne

Hero Festival à Alpexpo Grenoble les 6 et 7 avril 2019 avec Chantal Goya, Siphano, expo Star Wars... et plus de 80 invités

FIL INFO – La communauté de communes du Grésivaudan met en place un service de déchetterie mobile pour les habitants des communes de montagne. De mars à novembre 2019, celle-ci assurera des permanences, avec des fréquences diverses, à Chamrousse, Les Adrets, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Mury-Monteymond et Le Plateau des Petites Roches.

Valoriser le tri avec un service de proximité pour les habitants des communes de montagne, tel est l’objectif de la communauté de communes du Grésivaudan qui met en place une déchetterie mobile. De mars à novembre 2019, cette dernière tiendra des permanences à Chamrousse, Les Adrets, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Mury-Monteymond et Le Plateau des Petites Roches*.

Visuel de la déchetterie mobile du Grésivaudan © Grésivaudan

Visuel de la déchetterie mobile du Grésivaudan. © Grésivaudan

Il convient toutefois de bien consulter le calendrier. Cette déchetterie d’un genre nouveau assure, en effet, une permanence par semaine à Chamrousse et Les Adrets, une fois par mois pour Saint-Jean le Vieux et Le Plateau des Petites Roches… et une fois par trimestre seulement à Saint-Mury Monteymond. Ceci avec des horaires d’ouverture de 9 heures à midi, et de 13 à 15 heures. Attention, les usagers devront en outre détenir une carte d’accès à la déchetterie en bonne et due forme.

Tri et récupération

Techniquement, la déchetterie mobile consiste en une benne de 30 m3 et en cinq caissons de 6 m3 chacun, acheminés par un camion dont la remorque fait office de quai de déchargement. Un système qui permet aux véhicules de 3,5 tonnes d’accéder au service, même si le dépôt des déchets est limité à 2 m3 par usager et par permanence. Le service pourra, par ailleurs, être annulé en cas d’intempérie.

Les permanences de la déchetterie mobile.

Les permanences de la déchetterie mobile.

Quels types de déchets peut-on y déposer ? Les déchets ménagers toxiques, les cartons, les bois, les ferrailles, les petits encombrants, les déchets d’équipements électriques et électroniques ainsi que les pneus, détaille le Grésivaudan. En revanche, tout ce qui relève des déchets agricoles ou professionnels, ainsi que les déchets verts, les gravats et les ordures ménagères ne pourront pas accéder à la benne ou aux caissons.

À noter : l’association R de Récup sera présente durant les permanences des Adrets et du Plateau des Petites Roches, afin de récupérer les éléments pouvant être revalorisés par la ressourceries de Pontcharra. Dans sa ligne de mire : les meubles, bibelots, vaisselle, vélos, appareils électriques et électroménagers, revues et livres, disques, outillage de jardin ou de bricolage, matériels de puériculture, jouets et vêtements.

FM

* Depuis le 1er janvier 2019, Le Plateau des Petites Roches regroupent les villages de Saint-Hilaire-du-Touvet, Saint-Bernard-du-Touvet et Saint-Pancrasse.

le 26.03.2019 à 17:57

Première pierre de l’école élémentaire dans le quartier Hoche de Grenoble : ouverture prévue en septembre 2020

Hero Festival à Alpexpo Grenoble les 6 et 7 avril 2019 avec Chantal Goya, Siphano, expo Star Wars... et plus de 80 invités

FIL INFO – Dans le cadre du plan école, la Ville de Grenoble réalise la construction d’une nouvelle école élémentaire pour dix classes dans le quartier hoche. La première pierre du futur établissement a été posée, jeudi 21 mars 2019, en présence du maire Eric Piolle et du président du Département Jean-Pierre Barbier. Ouverture prévue pour la rentrée 2020.

Pose de la première pierre de la future école Hoche, le 21 mars 2019 © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Pose de la première pierre de la future école Hoche, le 21 mars 2019. © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Ça y est, la première pierre de l’école élémentaire du quartier Hoche de Grenoble a été posée, jeudi 21 mars 2019, en présence du maire de Grenoble Eric Piolle et du président du Département de l’Isère Jean-Pierre Barbier. Elle devrait ouvrir ses portes pour la rentrée 2020.

Le futur établissement scolaire abritera dix classes, dont deux utilisables par la maternelle Jules-Verne.

La Ville réalise cette construction dans le cadre du plan école. « L’éducation est la priorité de la municipalité », a rappelé à cette occasion le maire de Grenoble. Dès le lancement de ce plan, la Ville a notamment débuté les constructions de cinq nouvelles écoles, dont celle-ci, et en a agrandi trois autres.

« Donner des conditions d’apprentissage et d’éducation adaptées »

« Notre réseau accueille, depuis dix ans, 25 % d’enfants en plus. Ces enfants sont évidemment une chance, mais il faut leur donner des conditions d’apprentissage et d’éducation adaptées », prévient le maire. « On dit qu’il faut un village pour éduquer un enfant… Il faut aussi des conditions de travail propices et des équipements ». Ce qui justifie, selon lui, la construction d’une nouvelle école dans le quartier Hoche.

Chantier de la future école Hoche, le 21 mars 2019 © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Chantier de la future école au 15, rue Hoche, le 21 mars 2019. © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Un avis partagé par Frédérique Tognarelli, inspectrice adjointe. « La réussite des élèves dépend de l’engagement des enseignants et de l’Éducation nationale. Elle dépend aussi fortement de la qualité de l’accueil qui leur est offert dans les écoles », a-t-elle ainsi souligné, avant de citer Victor Hugo. « Celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison. »

« Un bâtiment positif dans toutes ses dimensions »

L’école en voie de construction comprendra un restaurant scolaire, une bibliothèque et une salle plurivalente utilisable par les associations du quartier. La surface totale du bâtiment sera de 2 059 m2, celle des espaces extérieurs de 1 430 m2. « Un bâtiment qui se veut positif dans toutes ses dimensions », vante Eric Piolle : en matière d’énergie, de matériaux de construction, d’aménagement, de qualité de l’air intérieur… « Tout cela se fait au service des enfants mais aussi au service des enseignants, évidemment. »

Future école Hoche © DR -Ville de Grenoble

Future école Hoche © DR -Ville de Grenoble

Le coût de la nouvelle école ? Environ 7,5 millions d’euros. « Nous avons le soutien du Département de l’Isère », a rappelé le maire.

L’occasion pour Jean-Pierre Barbier, président du Département, de rappeler le rôle significatif de ce dernier dans les investissements locaux. « Depuis maintenant quatre ans, c’est deux cents projets au niveau départemental que nous avons accompagnés pour un montant de 16 millions d’euros. Cinq projets sont menés sur Grenoble, quatre sont financés à hauteur de 3,5 millions d’euros. C’est un bon coup de pouce qu’on donne aux collectivités. Le Département est le premier partenaire des communes pour leurs investissements. Nous souhaitons bien le rester », a-t-il assuré.

CT

le 26.03.2019 à 15:17

Amendement bio “réécrit ” : une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lyon pour faux en écriture publique

Hero Festival à Alpexpo Grenoble les 6 et 7 avril 2019 avec Chantal Goya, Siphano, expo Star Wars... et plus de 80 invités

FIL INFO – D’après des révélations de Médiapart, le parquet de Lyon aurait ouvert une enquête préliminaire pour faux en écriture publique à la Région Auvergne Rhône-Alpes. Un amendement sur le bio, voté en septembre 2017, avait en effet été adopté avant d’être corrigé après coup.

L'hôtel de Région à Lyon © Michel Pérès Région Auvergne Rhône-Alpes

L’hôtel de Région à Lyon © Michel Pérès Région Auvergne Rhône-Alpes

D’après les informations de Médiapart, le parquet de Lyon aurait ouvert une enquête préliminaire pour faux en écriture publique à la Région Auvergne Rhône-Alpes.

En question, un amendement sur le bio, porté par les élus du groupe Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire (RCES), et qui avait été adopté à la quasi-unanimité par l’exécutif régional le 29 septembre 2017. Un amendement qui visait à mettre en place, dans le cadre du plan Marshall pour les lycées, une « gestion régionale, bio, locale et de saison de la restauration dans les lycées », et qui avait été réécrit après coup.

« Ce changement limite la portée de l’amendement »

« Quelques semaines plus tard, nous nous sommes rendu compte que le texte envoyé par la Région à la préfecture pour validation finale a été changé », soulignaient les élus écologistes et citoyens en mars 2018. « On trouve désormais la phrase suivante : “approvisionnement régional bio dans la mesure du possible, local et de saison de la restauration des lycées”. »

© Thierry Chenu

© Thierry Chenu

« L’exécutif aurait pu sous-amender le texte en séance. Il ne l’a pas fait. Non seulement, ce changement limite la portée de l’amendement mais, juridiquement, cela peut être qualifié de faux en écriture publique. »

« Le fait que le président de Région soit une personne dépositaire de l’autorité publique est une circonstance aggravante. »

Simple « erreur de plume », comme le plaidaient les services de la Région ? En attendant, l’affaire, qui avait déjà été révélée par Médiapart il y a un an, prend désormais une tournure judiciaire. D’après le journal, plusieurs auditions, d’agents comme d’élus, ont déjà eu lieu à la direction interrégionale de la police judiciaire.

PC

le 26.03.2019 à 13:06

Le Planning familial de l’Isère lance une campagne de prévention dédiée aux femmes lesbiennes

Hero Festival à Alpexpo Grenoble les 6 et 7 avril 2019 avec Chantal Goya, Siphano, expo Star Wars... et plus de 80 invités

FIL INFO – Le Planning familial de l’Isère et SOS homophobie Dauphiné Alpes Nord lancent une campagne de prévention et de promotion de la « santé affective et sexuelle des femmes lesbiennes ». Objectif ? Lutter contre les stéréotypes sur les questions de santé ou de violences conjugales, et dénoncer la lesbophobie.

Campagne du Planning familial de l'Isère. © Planning Familial

Campagne du Planning familial de l’Isère. © Planning Familial

La santé affective et sexuelle, « un truc d’hétéro » ? C’est l’idée reçue que le Planning familial de l’Isère veut battre en brèche.

En partenariat avec SOS homophobie Dauphiné Alpes Nord, l’association lance ainsi une campagne visuelle « de prévention et de promotion de la santé affective et sexuelle des femmes lesbiennes et FSF ». Le sigle FSF désignant les femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes.

« La santé lesbienne n’est pas perçue comme une priorité de santé publique par les associations et les institutions », déplore le Planning familial.

En se concentrant sur les hétérosexuels ou les gays, les campagnes de prévention créeraient un « sentiment d’immunité » des lesbiennes vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles (IST). Or, une enquête de 2008 a révélé que quatre fois plus de femmes lesbiennes (12 %) avaient contracté une IST durant les cinq années précédant l’étude que de femmes hétérosexuelles.

Santé, violences… et lesbophobie

Au-delà du message de prévention, la campagne veut également inviter les femmes lesbiennes ou FSF à effectuer des visites gynécologiques régulières. Celles-ci ont en effet tendance à moins consulter, alors que ces visites permettent de déceler des IST mais aussi certains cancers. En parallèle, la campagne entend également inviter les professionnels de santé à mieux prendre en compte les spécificités des femmes lesbiennes dans leur démarche de soin.

Campagne du Planning familial de l'Isère. © Planning Familial

Campagne du Planning familial de l’Isère. © Planning Familial

Autre thématique forte : la violence conjugale entre femmes. « Penser les femmes capables de violence est contraire au stéréotype de genre qui veut que les femmes soient naturellement douces », décrit le Planning familial. Peu de dispositifs existent d’ailleurs pour lutter contre les violences physiques ou psychologiques au sein d’un couple de femmes. La campagne vise donc à sensibiliser à cette question et à « libérer la parole ».

Dernier élément : la lesbophobie. Pour le Planning familial, le « renforcement de la répression concernant les insultes, violences et discriminations lesbophobes » doit aller de pair avec des droits égaux, qu’il s’agisse de mariage, d’adoption ou de PMA.

« Les différences de statut […] entérinent implicitement l’idée d’une infériorité intrinsèque de l’homosexualité », estime ainsi l’association. Qui ajoute qu’elles participent à une mésestime de soi des femmes lesbiennes ou FSF.

Des visuels à destination des acteurs de soins

Autant de messages illustrés à travers des supports visuels signés Marion Dubois, illustratrice et graphiste spécialisée dans les outils pédagogiques ainsi que dans l’illustration médicale.

Campagne du Planning familial de l'Isère. © Planning Familial

Campagne du Planning familial de l’Isère. © Planning Familial

Des visuels relayés par la Ville de Grenoble, notamment dans le cadre de la Quinzaine de lutte contre le racisme et les discriminations. Mais les supports papiers ou numériques réalisés dans le cadre de cette campagne seront aussi communiqués tout au long de l’année « aux acteurs de prévention et de soins du secteur privé et public recensés sur le bassin grenoblois », indique enfin le Planning familial.

Pour ce qui est des coûts, la Ville de Grenoble a pris financièrement en charge la rémunération de la graphiste, ainsi que l’impression des visuels. La campagne bénéficie également du soutien du fonds de dotation la LIG (Lesbiennes d’intérêt général).

FM