04 76 50 38 38

Rassemblement Citoyens Ecologistes et Solidaires
ADES

Tricastin : et si tout le monde revenait à la raison ?

Décidément, la centrale du nucléaire du Tricastin dans la Drôme alimente bien des fantasmes.

Le réacteur n°1 de la centrale va atteindre la date anniversaire symbolique des 40 ans. C’est normalement l’âge de fin de vie des centrales nucléaires françaises. Elles avaient même été initialement construites pour 30 ans et avaient déjà été prolongées en 2003. Pourtant, en dépit de tout bon sens et de toute responsabilité, EDF a entamé sa visite décennale et affiche clairement son objectif : poursuivre l’exploitation pendant encore 10 ans.

Dans le même temps, des élus (Alice Thourot, Célia de Lavergne, Marie-Pierre Mouton, Alain Gallu et Jean-Michel Catelinois) qui n’ont vraisemblablement pas connaissance du fiasco du chantier de l’EPR de Flamanville, ont été reçus au ministère et demandent la création d’un EPR sur le site du Tricastin.

Les élus régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire sont stupéfaits devant tant  d’inconscience. Ils le disent clairement depuis des années mais clament d’autant plus fort aujourd’hui la nécessité de sortir du nucléaire.

Florence Cerbaï, élue RCES ardéchoise, voisine de la centrale du Tricastin réagit : « Cette idée de construire un nouvel EPR est complètement absurde et ne répond pas à un besoin. La centrale nucléaire du Tricastin a été initialement construite pour alimenter l’usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse I. Cette usine est fermée depuis 2012 et sa remplaçante, Georges Besse II consomme 32 fois moins d’électricité. EDF réinjecte ainsi de l’électricité dans le réseau, mais cette énergie, nous nous en passions très bien avant 2012 ! Alors que la loi prévoit de réduire la consommation énergétique de 50% d’ici 2050 et la part du nucléaire dans notre production d’énergie, il n’y a aucune logique à construire un nouvel EPR au Tricastin. Il n’est pas sérieux de prolonger encore notre dépendance à l’énergie nucléaire, une énergie du passé, qui produit une électricité désormais plus chère que les renouvelables et des déchets dont nous ne savons que faire. La seule perspective sérieuse est de fermer Tricastin en commençant par le réacteur 1 qui passe actuellement avec l’Autorité de Sureté du Nucléaire (ASN) sa 4e visite décennale, une visite qui pourrait acter sa fermeture, si l’ASN accepte de prendre ses responsabilités ! »

Corinne Morel Darleux, élue RCES de la Drôme complète : « Prolonger la centrale du Tricastin pour 10 ans, ce n’est pas sérieux. Le site se trouve sur une zone sismique. Doit-on encore rappeler les dégâts irréversibles de Fukushima au Japon ? On nous dit que la cuve du réacteur n°1 comporte 20 fissures. Or la centrale ne se situe pas dans un No man’s land. L’étude de Biosphère nous l’a encore récemment rappelé, si un accident grave survenait, des millions de personnes seraient touchées. »

Let's block ads! (Why?)


Risque d’accident à la centrale du Bugey, des millions de français concernés

L’institut biosphère de Genève a publié une étude dont le but est de modéliser la trajectoire et la dispersion des retombées radioactives en cas d’accident majeur dans les centrales nucléaires suisses et à la centrale du Bugey dans l’Ain. Sur la base de ces informations et de 365 scénarios de météo quotidienne, elle quantifie le nombre de personnes à évacuer et tente d’estimer les conséquences sanitaires à prévoir.

Les résultats sont édifiants. Les élus régionaux du rassemblement citoyen, écologiste et solidaire ne sont pas surpris mais ressentent l’impérieuse nécessité de faire connaitre les résultats de cette étude au plus grand nombre.

En effet, parmi les 5 centrales étudiées, le chiffre le plus élevé de personnes potentiellement impactées par une contamination d’ampleur est celui de la centrale du Bugey, la deuxième plus ancienne centrale de France. Si un incident survenait, jusqu’à 5 millions de français* seraient exposés aux radiations tandis que 20 000 km2* de zones agricoles seraient contaminées.

Cette étude ne peut être ignorée. Il en va de la sécurité des habitants de notre région.

Fabienne Grebert, élue RCES et membre de la commission environnement réagit : « Le silence autour des risques nucléaires en France relève presque de la fake news. Cette étude de biosphère doit être connue de tous et particulièrement des décideurs publics. On ne peut pas faire des lois nationales ou délibérations régionales en faveur de transition énergétique et ignorer totalement le risque que le nucléaire fait peser sur les populations. La ville de Genève ne s’y est pas trompée et a porté plainte contre la centrale du Bugey pour mise en danger de la vie d’autrui. Quand allons-nous ouvrir les yeux de l’autre côté de la frontière ? »

Corinne Morel Darleux, porteuse d’un vœu pour la fermeture du Bugey au conseil régional en 2017, complète : « Ne nous leurrons pas. Le réchauffement climatique rend le nucléaire, qui dépend du bon refroidissement des centrales, encore plus risqué. Le combat anti-nucléaire est plus que jamais d’actualité. J’entends bien que nous n’avons pas tous les mêmes approches énergétiques, mais les chiffres sont là. Nul ne peut encore ignorer que le Bugey pose une question de sécurité publique. La centrale se situe à 30 km de la plus grosse agglomération de notre région. Il est temps de prendre nos responsabilités et de la fermer. »
*les chiffres consolidés sortiront début juin

Let's block ads! (Why?)


Journée mondiale de la biodiversité : un espoir pour les Chambaran ?

Grâce à la ténacité des associations, la saga juridique autour du projet de Center Parcs à Roybon continue. Les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire saluent et remercient ces associations pour l’énergie qu’elles mettent dans cette bataille au service de la zone des Chambaran mais aussi de manière générale au service du droit à l’environnement.

Hier, la cour d’appel administrative de Lyon a rendu son jugement et a demandé à ce qu’il soit procédé à une expertise afin de « caractériser puis redéfinir la superficie des zones humides en vue de la révision des mesures compensatoires ». Elle a ainsi rejeté les arguments du promoteur Pierre&Vacances.

Le groupe des élu-es RCES considèrent cette décision comme un succès encourageant pour la suite. Ils ont toujours combattu ce projet de Center Parcs en pleine zone humide et ont interpellé encore récemment à ce sujet le ministre François De Rugy… sans même recevoir un accusé de réception.

Myriam Laïdouni Denis, élue RCES de la Bièvre et présente aux côtés des associations lors de l’audience au tribunal réagit : « Cette décision représente une avancée pour la sauvegarde de nos ressources vitales dont l’eau. En effet, cette expertise indépendante sera réalisée par un collège d’experts (hydrogéologue, géomètre et botaniste) et devra prendre en compte les nouvelles dispositions juridiques de 2016 (loi biodiversité et schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) qui abordent l’évaluation de la dégradation de l’environnement sous un angle systémique. Ainsi, l’expertise concernera également les zones humides impactées indirectement par le projet. Chaque zone humide détruite sur notre planète, est une atteinte de plus au pronostic vital de notre humanité, en cette journée mondiale de la biodiversité, cette décision est l’occasion de rappeler qu’à Roybon ou ailleurs, la protection des zones humides est l’affaire de tous et toutes. »

Let's block ads! (Why?)