09.02.2026 à 13:34
Manon Mazuir

"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL. "Du 8 février au 30 avril, […]
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"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL.
"Du 8 février au 30 avril, les armées françaises vont conduire une série d’opérations visant à tester leur préparation en cas de conflit" [TF1 Info]. "Un exercice grandeur nature qui mobilise 12 500 militaires français, ainsi que 25 navires dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères et 1 200 drones de tous types. Des moyens cyber et spatiaux seront également impliqués dans l’exercice", précise RMC. "Tous les domaines de l'armée seront mis à contribution : Terre, Air, Marine, espace, cyberespace et électromagnétique. Des opérations amphibies et aéroportées seront menées, ainsi que des combats aériens", complète RTL.
Selon L'Union, "l’exercice Orion 2026 sera organisé dans 15 départements, du Grand Est au littoral atlantique en passant par la Guyane". Tout au long de l’exercice, "12 ministères seront mobilisés pour tester la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires face aux 'rétroactions', les actions hybrides de l’adversaire sur le territoire national, d'après RMC.
"Des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens mais aussi américains, canadiens ou émiratis, doivent y participer", précise TF1 Info. "L'objectif de cet exercice militaire, le plus grand en France depuis la guerre froide, est de tester l'armée française et ses partenaires, tester le commandement, les missions, les hommes et le matériel" [RTL]. "Particulièrement exigeant", il doit permettre "de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et à mener une coalition internationale"
, selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, chargé de son organisation, cité par TF1 Info.
"Le scénario imaginé par les planificateurs militaires français met en scène Arnland, un pays fictif représentant la France, menacé par son voisin Mercure, une puissance expansionniste située à l’Est cherchant à annexer une partie de son territoire" [La Nouvelle Tribune].
"Voilà le scénario, fictif, que des milliers de soldats vont suivre" [La Tribune]. Une intrigue fictive"mais crédible" [RMC]. "'Orion 2026 s'inspire directement d'un scénario élaboré par l'Otan, il intègre les évolutions récentes du champ de bataille et les nouvelles méthodes de combat', a plaidé le vice-amiral de Véricourt" [TF1 info].
"Après une première en 2023, cette édition se distingue selon [le vice-amiral] par 'un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité'
". "Les armées entendent [par exemple] tester des innovations dans les domaines des drones, du brouillage satellite, ou de la guerre électronique", poursuit TF1 Info.
"L'exercice débutera par une simulation de débarquement amphibie et aérien en Bretagne : environ 700 soldats et une centaine de véhicules seront déployés dans les alentours de Quiberon, dans le Morbihan, les 20 et 21 février", détaille Euronews.
Selon TF1 Info, "cette phase durera jusqu’au 1er mars". Ensuite, "du 7 au 30 avril", l’exercice basculera dans les camps de Champagne au sein "d’une opération intégrée à la chaîne de commandement otanienne" destinée à "illustrer la capacité des armées européennes à s’insérer pleinement" dans les structures de l’Alliance, explique le vice-amiral de Véricourt.
Cette manœuvre militaire intervient à un moment où "les relations entre Paris et Moscou se sont considérablement détériorées" depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, rappelle La Nouvelle Tribune. La France a "multiplié les sanctions économiques contre la Russie et livré du matériel militaire à Kiev, provoquant des menaces répétées du Kremlin. Emmanuel Macron a même évoqué la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, une déclaration qui a suscité de vives réactions à Moscou", précise le média.
"Pour le ministère des Armées, cet exercice d'ampleur revêt une importance toute particulière 'dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité'" [Euronews]. L'objectif de cet exercice militaire, "le plus important depuis la guerre froide" comme le souligne plusieurs médias dont La Dépêche, est de "se préparer à une guerre de haute intensité dans un contexte de menace et de guerre en Europe, avec l'invasion russe de l'Ukraine qui dure depuis bientôt quatre ans", explicite RTL.
Orion 26 vise à "éprouver les commandements tout comme les unités de terrain et à s'assurer que les chaînes de transmission et de logistique fonctionnent, de même que l'interopérabilité avec les forces armées des alliés de l'Otan", d'après Euronews.
Car pour Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, qui "met en garde contre une éventuelle attaque de Moscou contre l'Alliance dans les cinq prochaines années", "il ne fait aucun doute : 'nous sommes la prochaine cible de la Russie'" [Euronews].
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06.02.2026 à 12:43
Léa Deseille

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde]. "[L'actuel […]
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"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde].
"[L'actuel chef du gouvernement] est accusé d'avoir manqué de discernement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l'amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue", complète le journal du soir. Dans les documents publiés par la justice américaine, le nom de Peter Mandelson, ex-membre de la Chambre des Lords et commissaire européen au Commerce, apparaît "plus de 5 600 fois" [France 24].
Ses liens d'amitié avec le pédocriminel "avaient déjà été établis en septembre dernier, lui valant d'être limogé de son poste d'ambassadeur" [France 24]. "Cette fois, c'est la transmission d'informations financières sensibles qui préoccupe la classe politique britannique", poursuit la chaîne de télévision internationale.
"Surnommé le 'Prince des Ténèbres' pour son habilité à manœuvrer en coulisses" [El País] Peter Mandelson "aurait partagé des informations sensibles avec Epstein alors qu'il était ministre des Affaires économiques en 2009", avance The Guardian. "Il est accusé d'avoir divulgué des courriels gouvernementaux et des informations confidentielles sur les marchés après la crise financière, notamment en informant Epstein que le gouvernement britannique allait bientôt intervenir pour soutenir l'euro en difficulté", poursuit le quotidien. La police londonienne a ouvert une enquête à son sujet et "Lord Mandelson sera interrogé dans les prochains jours", d'après The Times.
"Autre révélation du dossier Epstein concernant Peter Mandelson : l'ancien ministre et ambassadeur britannique aurait reçu des virements pour un total de 75 000 dollars de la part du pédocriminel américain en 2003-2004", ajoute France 24. "L'Union européenne enquête également sur d'éventuels actes répréhensibles commis par Mandelson lorsqu'il était commissaire au commerce entre 2004 et 2008", relate The Washington Post.
Désormais, c'est sur le Premier ministre britannique que retombe ce scandale. "[Keir] Starmer a voulu calmer la colère de son parti en accusant publiquement le vétéran de la politique travailliste d'avoir 'trahi son pays' et de lui avoir 'menti', mais à ce moment-là, l'attention du scandale s'était déjà portée sur le Premier ministre lui-même", analyse El País. "Une fois le choc des révélations passées, c'est sur Keir Starmer et ses conseillers que la colère est retombée", confirme Libération. Les députés lui reprochent d'avoir nommé le "Prince des Ténèbres" comme ambassadeur alors qu'il avait "connaissance de ses liens avec Epstein", note The Guardian.
Lors d'un discours à Hastings dans le sud de l'Angleterre, jeudi, Keir Stramer s'est "excusé d'avoir [cru] Lord Mandelson [qui a affirmé] qu'il connaissait à peine' le pédophile Jeffrey Epstein avant de le nommer ambassadeur aux États-Unis", a raconté Harriet Harman, ancienne vice-présidente du parti travailliste [The Times]. Le Premier ministre s'est également adressé directement aux victimes du pédophile. "Je suis désolé de ce qui vous a été fait, je suis désolé que tant de personnes en position de pouvoir vous aient laissé tomber. Les victimes d'Epstein ont 'vécu un traumatisme que la plupart d'entre nous peuvent à peine imaginer'" [Die Zeit]. Néanmoins, il a refusé de démissionner. "J'entends poursuivre ce travail important pour notre pays", a-t-il affirmé, selon le quotidien allemand.
"Le parti conservateur d'opposition a déclaré que cette explication n'était pas suffisante et a demandé un vote au Parlement pour exiger la publication des courriels et autres documents relatifs à la nomination de Mandelson", écrit The Washington Post. "Même ses propres députés ont averti que le mandat de Starmer comme Premier ministre était compté", dévoile The Guardian.
Sans doute pour tenter de sortir indemne de ce scandale et "après des heures de débats tendus à la Chambre des communes mercredi en fin de journée, le Premier ministre britannique a fini par céder sous la pression des parlementaires", relaie Le Figaro. "Il a renoncé à contrôler la publication des documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, et a accepté qu'une commission parlementaire puisse consulter l'intégralité des dossiers, sans exception. Une tentative visant à "apaiser la colère croissante" [The Washington Post].
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05.02.2026 à 12:53
Lou Caubet

"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles […]
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"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles conditions l’Ukraine pourrait utiliser les fonds qui lui seront versés progressivement" [Le Monde].
"Initialement, une grande partie des États européens souhaitaient utiliser les actifs russes immobilisés sur le Vieux Continent pour financer l’effort de guerre ukrainien. Mais la Belgique a refusé, obligeant les dirigeants européens à trouver une autre solution", qui a pris la forme de ce prêt [Le Monde]. Celui-ci sera "financé par l'émission d'une dette commune, le budget de l'UE servant de garantie pour les investisseurs" [Euronews].
La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui s'étaient opposées à cette nouvelle contribution, "seront totalement exemptées de toute obligation financière, y compris le paiement des intérêts annuels", poursuit la chaîne d'information. Les Échos précisent que ces derniers "devraient se monter à hauteur de 3 milliards d'euros par an environ". Quant au prêt lui-même, il ne sera remboursé "qu’une fois que la Russie aura versé des réparations de guerre à l’Ukraine".
L'accord trouvé hier "prévoit que deux tiers de l’argent serve à des achats de matériel militaire, tandis que les 30 milliards restants seront dédiés au soutien des finances publiques ukrainiennes via une aide 'macro-économique'" [RTL info].
Sur le volet défense, "le texte initial imposait que 65 % de la valeur des équipements financés proviennent de l’Union européenne, de l’Ukraine ou de la Norvège — une exigence qui avait suscité de fortes tensions entre les capitales", rappelle Euractiv.
"La France, fervente partisane de la politique du 'Made in Europe', s'est efforcée de limiter autant que possible les achats en dehors du continent", pointe Euronews. Tandis qu'"au nom du pragmatisme et de l’urgence, l’Allemagne et les Pays-Bas défendaient au contraire l’idée d’acheter les équipements nécessaires là où ils étaient disponibles, aux États-Unis si besoin" [Le Monde].
"Pour sortir de l’impasse, les États membres ont affiné les règles permettant à Kiev d’acheter des équipements produits en dehors de l’UE, tout en préservant l’objectif de soutien à l’industrie européenne de défense" [Euractiv].
Ainsi, "des exceptions sont prévues pour certains pays, s’ils ont signé un partenariat de défense et de sécurité avec l’UE et s’ils sont déjà de gros contributeurs d’aide militaire à l’Ukraine" [Ouest France].
Et c'est notamment le cas du Royaume-Uni : "les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord pour que certains pays tiers, comme [celui-ci], puissent les rejoindre dans la fourniture de systèmes d’armement à l’Ukraine", poursuit le quotidien régional. "En clair, cette disposition ouvre la porte à des achats d'équipements made in UK, du moment que le Royaume-Uni contribue au paiement des intérêts de l'emprunt", soulignent Les Échos.
"Des dérogations seront [aussi] possibles si le matériel nécessaire n’est pas disponible à temps […] et qu’il doit être acheté auprès de sociétés étrangères, notamment américaines ou britanniques" précise RTL info. Le Monde note également que "la France n’a pas fermé la porte [à cette proposition], mais a imposé l’idée d’un contrôle des demandes ukrainiennes, par un comité d’experts qui dépendra du Conseil, et non de la Commission, suspectée d’être trop conciliante vis-à-vis de Washington".
"Le Conseil doit désormais parvenir à un accord avec le Parlement sur les textes juridiques", notamment la réglementation juridique du prêt, l'amendement de la Facilité pour l’Ukraine et la modification du budget pluriannuel de l'UE [RTL info]. Une approbation qui, "selon les diplomates, devrait être faite rapidement afin de permettre à la Commission de commencer à emprunter sur les marchés et d'effectuer un premier versement à l'Ukraine début avril" [Reuters].
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