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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.02.2026 à 20:39

Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance

FRANCE24
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Les enjeux sont de taille pour le groupe pétrolier au regard des demandes des plaignants dans cette procédure inédite: la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% de celle du gaz à la même date. Dans cette affaire, TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe pétrolier, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives c'est-à-dire la déclaration dans la comptabilité extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats jeudi. "On prend des engagements sur le sujet", mais "auprès de nos (...) investisseurs", a reconnu à la barre le directeur développement durable du groupe Aurélien Hamelle, disant que le non respect de ces engagements entraîne des "conséquences" mais que celles-ci ne sont "pas juridiques". Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la loi sur le devoir de vigilance, lorsqu'elle évoque la "prévention" des "risques environnementaux", inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, ont ainsi justifié jeudi leurs avocats à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question de droit était au cœur des plaidoiries jeudi et vendredi, avec l'intervention, fait rare pour un procès civil, du Parquet de Paris. Si le procureur a reconnu jeudi que la "formulation employée par le législateur ne détermine pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'est pas envisageable," a-t-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Plus particulièrement, les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 342 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an. Vendredi, le tribunal entendait des scientifiques et des économistes du climat, à la demande des deux parties. Notamment la climatologue du Giec Valérie Masson-Delmotte, qui a affirmé que si "le Giec ne donnait pas de feuille de route", "il y a le principe de responsabilité: plus un acteur émet et plus il a des ressources élevées, plus ses ambitions doivent être élevées", y compris sur les émissions indirectes. Pour TotalEnergies, les mesures d'injonction demandées par les plaignants sont à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", ont affirmé jeudi les avocats du groupe. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", a estimé vendredi l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" Pour les plaignants, "dire que ces demandes sont folles, c'est nier le travail des scientifiques". Les ONG ont également basé leur action sur le fondement d'un autre texte, la prévention du préjudice écologique introduit dans le Code civil en 2016. Là aussi, l'action est inédite. Paul Mougeolle, de Notre Affaire à Tous, qui voit dans l'action un "contentieux climatique emblématique", a appelé à la barre les juges à prendre une décision "courageuse", qui "aura un effet d'entraînement". Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La Cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir validé par le tribunal. Les procès contre de grandes entreprises polluantes se multiplient à mesure que la planète se réchauffe. La justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.

20.02.2026 à 20:35

Arrestation d'Andrew, Conseil de la paix, Macron en Inde

Achren VERDIAN
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Trois grandes actualités au sommaire cette semaine : l'arrestation d'Andrew Mountbatten Windsor au Royaume-Uni, en lien avec l'affaire Epstein ; la première réunion à Washington du "Conseil de la Paix" de Donald Trump pour Gaza, et la visite d'Emmanuel Macron en Inde, qui marque un rapprochement stratégique entre les deux pays, sur l'IA et la défense notamment.
Texte intégral (746 mots)
Trois grandes actualités au sommaire cette semaine : l'arrestation d'Andrew Mountbatten Windsor au Royaume-Uni, en lien avec l'affaire Epstein ; la première réunion à Washington du "Conseil de la Paix" de Donald Trump pour Gaza, et la visite d'Emmanuel Macron en Inde, qui marque un rapprochement stratégique entre les deux pays, sur l'IA et la défense notamment.

20.02.2026 à 20:25

Foyers fortunés ne payant pas d'impôt sur le revenu: le gouvernement doit travailler sur l'optimisation fiscale, selon Lescure

FRANCE24
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Plus de 13.000 foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) paient un impôt sur le revenu "nul ou négatif", d'après une note émanant du Sénat et dévoilée quelques semaines après une controverse entre l'ancien ministre de l'Economie Eric Lombard et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. "J'avais démenti l'existence d'une note. Il (y avait) soi-disant une note qui existait dans la nature, qui décrivait tout ça. J'avais dit +de note, on n'en a pas+. Et d'ailleurs, à cette occasion-là, on avait justement demandé à ce que les services nous fassent une note", a indiqué le ministre au micro de RTL. "Cette note, elle existe, elle a été transmise au sénateur et parmi ces 13.000, il y a à la fois des choses qui s'expliquent et des choses qui ne s'expliquent pas", selon M. Lescure. C'est compréhensible selon lui que "des Français qui résident à l'étranger", et y payent l'impôt détiennent "un appartement en France pour lequel ils payent l'impôt sur la fortune immobilière. Ça arrive". Tout comme "des gens qui meurent dans l'année et qui ne payent pas d'impôt sur le revenu, mais qui, pour autant, détenaient un bien". Ensuite, "il y a ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale sur laquelle il faut qu'on travaille", a souligné le ministre rappelant que "le gouvernement avait proposé dans le projet de budget des instruments, notamment une taxation sur les holdings. On n'a pas réussi à la faire adopter par le Parlement". "On a des bizarreries fiscales qu'il faut qu'on supprime et de l'optimisation qu'il faut qu'on arrête, tout simplement", a-t-il asséné. Et puis, "il faut aussi qu'on comprenne que la fiscalité, parfois, c'est compliqué et que vous pouvez être riche et ne pas gagner d'argent. Ça arrive", selon le ministre qui donne l'exemple de personnes "qui ont un appartement à Paris qu'ils détiennent depuis 20-30 ans, qui vaut sans doute plus d'un million d'euros et qui sont des petits retraités et qui ne payent pas d'impôt".
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Plus de 13.000 foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) paient un impôt sur le revenu "nul ou négatif", d'après une note émanant du Sénat et dévoilée quelques semaines après une controverse entre l'ancien ministre de l'Economie Eric Lombard et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. "J'avais démenti l'existence d'une note. Il (y avait) soi-disant une note qui existait dans la nature, qui décrivait tout ça. J'avais dit +de note, on n'en a pas+. Et d'ailleurs, à cette occasion-là, on avait justement demandé à ce que les services nous fassent une note", a indiqué le ministre au micro de RTL. "Cette note, elle existe, elle a été transmise au sénateur et parmi ces 13.000, il y a à la fois des choses qui s'expliquent et des choses qui ne s'expliquent pas", selon M. Lescure. C'est compréhensible selon lui que "des Français qui résident à l'étranger", et y payent l'impôt détiennent "un appartement en France pour lequel ils payent l'impôt sur la fortune immobilière. Ça arrive". Tout comme "des gens qui meurent dans l'année et qui ne payent pas d'impôt sur le revenu, mais qui, pour autant, détenaient un bien". Ensuite, "il y a ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale sur laquelle il faut qu'on travaille", a souligné le ministre rappelant que "le gouvernement avait proposé dans le projet de budget des instruments, notamment une taxation sur les holdings. On n'a pas réussi à la faire adopter par le Parlement". "On a des bizarreries fiscales qu'il faut qu'on supprime et de l'optimisation qu'il faut qu'on arrête, tout simplement", a-t-il asséné. Et puis, "il faut aussi qu'on comprenne que la fiscalité, parfois, c'est compliqué et que vous pouvez être riche et ne pas gagner d'argent. Ça arrive", selon le ministre qui donne l'exemple de personnes "qui ont un appartement à Paris qu'ils détiennent depuis 20-30 ans, qui vaut sans doute plus d'un million d'euros et qui sont des petits retraités et qui ne payent pas d'impôt".
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