21.04.2026 à 12:54
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20.04.2026 à 13:15
Après avoir fait entrer l'État au capital du projet, Emmanuel Macron visitera mercredi 22 avril le chantier de la mine de lithium d'Échassières, dans l'Allier, attendue pour 2030. Mais l'extraction de ce métal, essentiel pour fabriquer notamment des batteries électriques, fait face à une forte contestation locale, raconte la revue *Silence*.
Dans un entretien, Alizée, membre de l'association « Stop Mines 03 » revient ainsi sur l'état du chantier et les raisons de la colère citoyenne : « On (…)
Après avoir fait entrer l'État au capital du projet, Emmanuel Macron visitera mercredi 22 avril le chantier de la mine de lithium d'Échassières, dans l'Allier, attendue pour 2030. Mais l'extraction de ce métal, essentiel pour fabriquer notamment des batteries électriques, fait face à une forte contestation locale, raconte la revue Silence.
Dans un entretien, Alizée, membre de l'association « Stop Mines 03 » revient ainsi sur l'état du chantier et les raisons de la colère citoyenne : « On est sur des échelles colossales : la compagnie Imerys [...] projette de sortir de terre en moins d'un an la même quantité de roche que celle extraite pendant 70 ans par la mine de tungstène qui a fermé ses portes dans les années 1960. Et cela, pendant 50 ans ! » Elle dénonce l'extraction à la surface d'un granit contenant « en moyenne moins de 1 % de lithium » et « 99 % » de déchets rocheux, riches en plomb, en arsenic et en « matière radioactive ».
Questionnée par Silence sur le bilan de cette lutte anti-mine après quatre ans, Alizée se réjouit d'avoir « diffusé un vent d'incertitude par rapport au discours officiel ». Et ce, malgré le manque « de culture contestataire très forte » localement. « On est sur un territoire rural et qui se dépeuple, avec peu d'attractivité et un passé minier qui vient, malgré ses travers, souffler un vent de nostalgie pour beaucoup de familles. On doit aussi le prendre en compte dans la lutte. »
20.04.2026 à 09:17