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08.04.2026 à 11:49

Hongrie : avant des élections législatives très attendues, J.D. Vance vole au secours de Viktor Orbán

Florian Chaaban

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos]. Alors que "Viktor Orbán brigue […]

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Texte intégral (2238 mots)
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos].

Alors que "Viktor Orbán brigue un cinquième mandat consécutif [le sixième au total, ndlr] à la tête du gouvernement hongrois" [Le Parisien], cette visite "est le signal d'une prise de position de plus en plus affichée de l'administration américaine aux côtés des dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques", écrit Libération. Or, "l'effort américain a peu de chances d'aider le Premier ministre hongrois, vu la maigre popularité de l'administration Trump en Europe", nuance L'Express.

Bruxelles dans le viseur

Lors d'une conférence de presse, "le vice-président américain a dénoncé les interférences dans les élections hongroises des 'bureaucrates de Bruxelles' qui auraient, selon lui, cherché à faire monter les prix [avant le scrutin du 12 avril], qualifiant cela de 'pire exemple d'ingérence étrangère'" [Le Figaro].

Selon Politico, J.D. Vance accuse notamment l'UE de "détruire l'économie de la Hongrie" et de saper les "efforts visant à 'réduire l'indépendance énergétique du pays'". En cause d'après lui, une simple affaire personnelle. "[Les dirigeants européens, ndlr] ont fait tout cela parce qu'ils détestent ce type", a-t-il argué sans détour [El País]. "La Commission européenne a réagi en soulignant construire avec les États membres 'une Europe plus forte et plus indépendante'" [Le Monde], se faisant l'écho des propos de l'un de ses porte-parole.

L'Ukraine comme pomme de discorde

Auprès de "son allié le plus fidèle en Europe" [El País], J.D. Vance a par ailleurs décrit "Viktor Orbán comme un 'partenaire important et constructif pour la paix' en Ukraine", observe Le Monde. La guerre en Ukraine justement, point de friction central entre l'UE et la Hongrie de Viktor Orbán.

"Les décisions prises à l'unanimité continuent de lui accorder un droit de veto. C'est le cas pour le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine. [Les dirigeants européens ont approuvé ce prêt] en décembre 2025 [avec certaines concessions faites à la Hongrie, à la République tchèque et la Slovaquie], mais lors du Conseil européen du 19 mars, le Premier ministre hongrois a bloqué le versement de l'aide promise à Kiev", retrace Blick. Et d'ajouter que ce dernier "a conditionné son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba". De son côté, "Bruxelles a retenu des milliards de fonds européens en raison de préoccupations liées à la corruption et à l'État de droit [en Hongrie]" [Euronews].

Outre les dossiers économique et ukrainien, l'UE a fait l'objet d'autres griefs de la part du vice-président américain lors de cette visite. "Il s'en est également pris aux règles numériques de l'Union, notamment à la loi sur les services numériques, qui oblige les plateformes à lutter contre la désinformation et les contenus préjudiciables" [Euronews].

Viktor Orbán en difficulté dans les sondages

Cette rencontre s'inscrit dans un moment charnière. "Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orbán fait face à une opposition renforcée. Le leader du parti Tisza, Péter Magyar, a réussi en moins de deux ans à bâtir une alternative crédible, capable de menacer l'hégémonie du dirigeant hongrois", note la Deutsche Welle.

En l'état, "le Premier ministre [illibéral] est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite" [Le Monde]. "Proche du président russe, Vladimir Poutine, Viktor Orbán bénéficierait, selon les observateurs, de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti du conservateur pro-européen Péter Magyar", relate Le Parisien. Ces derniers jours, le risque de collusion entre Budapest et le Kremlin a pris de l'épaisseur, marqué par la révélation de l'existence d'un enregistrement sonore compromettant pour Budapest.

Un appui russe, et américain donc. "Bien qu'il ait exprimé son soutien à M. Orbán, M. Vance a déclaré que Washington serait prêt à travailler avec le vainqueur de l'élection, quel qu'il soit", note Euronews. Un scénario que les États-Unis de Donald Trump n'envisagent pas. "C'est Viktor qui va gagner, je n'ai aucun doute là-dessus, pas vrai ?", a déclaré J.D. Vance [Le Figaro]. Et le dirigeant hongrois de rétorquer : "c'est le plan".

"Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump s'immisce dans les élections européennes pour soutenir les candidats de droite radicale ou extrême. J.D. Vance avait rencontré en Allemagne la cheffe de l'AfD, Alice Weidel, peu avant les législatives de l'an dernier outre-Rhin", concluent Les Echos.

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07.04.2026 à 13:01

"One Health Summit" : un sommet mondial sur la santé ce mardi à Lyon pour mieux se préparer aux futures crises sanitaires

Manon Mazuir

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info]. Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec […]

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Texte intégral (2079 mots)
"L'approche "One Health", une seule santé, doit aujourd'hui être notre réflexe, notre boussole pour l'élaboration de nos politiques publiques de santé, en incluant systématiquement les enjeux de santé animale et de santé de nos écosystèmes", a déclaré Emmanuel Macron lors de son annonce sur la tenue du sommet qui a lieu du 5 au 7 avril - Capture d'écran One Planet Summit
"L'approche 'One Health', une seule santé, doit aujourd'hui être notre réflexe, notre boussole pour l'élaboration de nos politiques publiques de santé, en incluant systématiquement les enjeux de santé animale et de santé de nos écosystèmes", a déclaré Emmanuel Macron lors de son annonce sur la tenue du sommet organisé du 5 au 7 avril - Crédits : capture d'écran One Planet Summit

"Penser ensemble la préservation de la santé et la protection de la nature", tel est le mot d'ordre d'Emmanuel Macron alors que se tient le sommet "One Health" (une seule santé) à Lyon du 5 au 7 avril, à l'occasion de la présidence française du G7 [TF1 info].

Un rendez-vous qui culmine ce mardi, avec la présence de "représentants d’une cinquantaine de pays […] dont une vingtaine au niveau ministériel (dont 5-6 ministres français) et cinq chefs d’État (Ghana, Botswana, Cambodge, Mongolie et France), détaille Le Progrès. Sont également attendus "des ONG, scientifiques, industriels, représentants de la société civile, de la jeunesse, des collectivités territoriales, des banques de développement, des [organisations de philanthropie], etc".

Le "One Health Summit" est "le 9e [sommet] de la série des 'One Planet Summit' consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique", poursuit le quotidien local. Ces sommets internationaux "ont été lancés en 2017 à Paris, à l’initiative d’Emmanuel Macron, de la Banque mondiale et de l’ONU, après que les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat", explique Le Dauphiné libéré. "Après les forêts tropicales, l’eau, les glaciers et les pôles, c’est le premier consacré à la santé globale", souligne Le Progrès.

"Quatre grandes thématiques seront abordées : les réservoirs zoonotiques et vecteurs [maladies infectieuses transmises aux humains par les animaux], les expositions aux pollutions, les systèmes alimentaires durables et les résistances antimicrobiennes", précise TF1 info.

Une seule santé

"La santé, dans tous ses états : humaine, animale, environnementale, sera au centre du sommet" [Le Progrès]. "Ce principe d’une seule santé - ou de santé globale - reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général (y compris des écosystèmes) est étroitement liée et interdépendante", relève Le Dauphiné libéré.

"La pandémie de Covid nous l'a enseigné : notre santé dépend de la protection du vivant", a lancé Emmanuel Macron dans un communiqué, cité par TF1 info. Les zoonoses et maladies à transmission vectorielle "se sont multipliées ces dernières décennies. Dengue, paludisme, chikungunya… avec le changement climatique, ces infections se répandent sur des territoires de plus en plus vastes", précise le média.

Autre thème au rendez-vous : la résistance aux traitements antibiotiques. "Car à force de les utiliser massivement, parfois à tort, certaines bactéries [y] deviennent insensibles", détaille France Culture. La question de la malnutrition est également au programme : les discussions visent à "promouvoir des pratiques agricoles bénéfiques pour les êtres vivants, le climat et la nature" et à agir "tout au long de la chaîne alimentaire" [TF1 info].

"La pollution figure aussi parmi les préoccupations de ce rendez-vous mondial" [France Culture]. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, "neuf personnes sur dix dans le monde respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants et sept millions de décès prématurés sont attribuables aux effets de la pollution de l'air extérieure et intérieure", précise TF1 info.

"Un sommet d’action"

Ce sommet "sera avant tout un sommet d’action", a promis Emmanuel Macron, cité par Le Dauphiné libéré. Des actions "destinées à renforcer la capacité des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires, note le quotidien régional. Les chefs d'État et de gouvernement pourraient ainsi annoncer des "engagements internationaux qui viseront à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux auxquels sont confrontées les populations du monde entier" [TF1 info], souligne, dans le dossier de presse, le président de la République.

Mais pour un collectif d'ONG et de personnalités, "cette ambition louable se heurte à une réalité alarmante : en France comme en Europe, l’action publique contredit frontalement ces objectifs" [Libération]. "Des coalitions entre la droite et l’extrême droite affaiblissent nos normes sanitaires et environnementales", dénonce leur tribune. "Ces dernières années ont été marquées par des scandales sanitaires, le blocage de mesures favorisant une alimentation plus saine et des reculs environnementaux révélant les failles d’un État qui néglige son rôle de protecteur", ajoutent-t-il.

Dans une autre tribune publiée dans les colonnes du Monde, plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile appellent quant à eux "à des décisions ambitieuses, à la hauteur des enjeux aujourd’hui bien documentés par la science, en particulier concernant les pesticides". "Dans ce domaine, le déni des réalités mises en évidence par la science semble faire office de solution sur le plan politique", signale le collectif. Un exemple parmi d'autres : "en Europe, le paquet législatif 'omnibus' [qui] vise à simplifier les procédures de mise sur le marché des pesticides, sous prétexte de gains économiques pour les entreprises". Et qui pourrait ainsi "supprimer la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne, en accordant des autorisations sans limite de durée à de nombreuses substances" [France Culture].

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03.04.2026 à 12:57

Détroit d'Ormuz : plus de 40 pays exigent sa réouverture "immédiate et inconditionnelle"

Léa Deseille

"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole […]

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Texte intégral (1940 mots)
L'actuelle secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Yvette Cooper, lors d'un sommet à Londres le 19 novembre 2024 - Crédits : ministère de l'Intérieur / Flickr CC BY 2.0
L'actuelle secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Yvette Cooper, lors d'un sommet à Londres le 19 novembre 2024 - Crédits : ministère de l'Intérieur / Flickr CC BY 2.0

"Une sorte de résistance", titre Die Zeit. Jeudi 2 avril, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a convié ses homologues de plus de 40 pays ainsi que des représentants d'organisations internationales comme l’Union européenne à une première discussion exploratoire sur le détroit d'Ormuz. Ce dernier, par où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est actuellement bloqué par l'Iran en raison des frappes israélo-américaines sur le pays.

"Quelque 2 000 navires marchands et près de 20 000 marins restent bloqués par le blocus iranien", détaille El País. "Soulignant l'importance du détroit, [Yvette] Cooper a fait référence aux prévisions de la Banque mondiale selon lesquelles un blocage persistant pourrait plonger 9 millions de personnes dans le monde dans l'insécurité alimentaire", écrit The Guardian.

"Nous avons constaté que l'Iran a détourné une voie maritime internationale pour prendre en otage l'économie mondiale", a déclaré la ministre en ouverture de la réunion [The Telegraph]. Organisés "à distance, sans les États-Unis, sans Israël et bien sûr sans l'Iran", ces échanges ont réuni surtout "des pays qui ne sont pas impliqués dans la guerre mais qui en subissent les effets" [Radio France] comme "la France, l'Allemagne, l'Australie et certains pays du Golfe", note The Guardian.

Une réunion de crise sans conclusion précise

Si le rendez-vous "peut sans conteste être interprété comme une réunion de crise" [Die Zeit], il "a été principalement consacré à l'évaluation de la situation et au resserrement des rangs, plutôt qu'à la prise de décisions opérationnelles. Aucune déclaration commune n'a été publiée", poursuit Euronews.

"Les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer", a déclaré la ministre dans un communiqué [La République des Pyrénées]. Celui-ci précise qu’ils ont commencé à "explorer des mesures politiques et économiques coordonnées, telles que d’éventuelles sanctions contre l’Iran, si le détroit reste bloqué", complète El País.

"Il est urgent de rétablir la liberté de navigation dans le détroit, en toute sécurité et sans frais, dans le respect du droit de la mer", a déclaré de son côté la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avant l'appel. "L'UE soutient tous les efforts diplomatiques déployés à cette fin" [Euronews].

La coalition poursuit ses travaux

Cette réunion s'inscrit dans un contexte tout particulier. Elle se tient "après que le président américain Donald Trump a clairement indiqué que, selon lui, la sécurisation de cette voie maritime n'était pas de la responsabilité des États-Unis", rappelle The Telegraph. Le milliardaire "a également critiqué les alliés européens de l'Amérique pour leur manque de soutien à la guerre et a réitéré ses menaces de retirer les États-Unis de l'Otan", ajoute le quotidien britannique.

Toutefois, "nombre de pays membres de l'initiative lancée mi-mars par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont insisté sur le fait qu'une mission de sécurisation du détroit ne pourrait s'envisager qu'une fois le conflit terminé", retrace La République des Pyrénées. S'exprimant jeudi depuis la Corée du Sud, le président français Emmanuel Macron a notamment jugé "irréaliste" la prise de contrôle militaire du détroit [Reuters].

Les partenaires prévoient de se retrouver prochainement. "Le gouvernement britannique a déjà indiqué qu'après la réunion de jeudi, une autre réunion réunira dans une semaine des représentants militaires des pays participants, afin de commencer à planifier la stratégie de sécurité dans le détroit, une fois que l'Iran aura cessé ses attaques et qu'un cessez-le-feu sera instauré dans la région", explique El Pais. En outre, "le G7 et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe vont organiser une réunion la semaine prochaine pour discuter de la situation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux" [BFMTV].

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