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21.04.2026 à 12:09

A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout

FRANCE24
"Je suis sortie sans me stresser, je me suis baladée, je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là", raconte la jeune femme, rencontrée par l'AFP dans une rue de la capitale, tête nue et piercing au nez malgré les strictes règles vestimentaires de la République islamique. Babak Samiei, ingénieur de 49 ans, a lui aussi essayé de "renouer le plus possible" avec ses habitudes. Il a repris le sport et le yoga après "n'avoir rien fait pendant les 40 jours de la guerre". Et essaie de ne pas trop penser à l'après. Il y aura des négociations mais "je pense qu'au final, aucun accord ne sera conclu et la guerre recommencera probablement", prédit-il. Donald Trump a annoncé de nouveaux pourparlers de paix à Islamabad, alors que le cessez-le-feu expire "mercredi soir, heure de Washington", menaçant faute d'accord de noyer l'Iran sous les bombes. Téhéran n'a toutefois pas encore envoyé de délégation et dit refuser de négocier sous la menace. Les Etats-Unis et Israël, lançant une opération coordonnée le 28 février, ont pilonné sans relâche l'Iran jusqu'à la trêve du 8 avril, des frappes qui ont tué de nombreux dirigeants iraniens et fait des milliers de morts. Rassemblements et checkpoints Dans les quartiers cossus de Téhéran, largement fuis pendant les hostilités par leurs habitants, partis trouver refuge au bord de la mer Caspienne, les terrasses sont pleines. La clientèle est jeune et branchée. Cheveux bouclés, teints ou décolorés s'affichent sans complexe. Non loin de là, des musiciennes de rue jouent des percussions, tandis que les passants vaquent à leurs occupations quotidiennes. Certains sirotent leur matcha latte dans les cafés, d'autres font leurs courses au marché. Le nord de Téhéran et ses petites ruelles ombragées - au style de vie plus occidentalisé - ont des allures d'oasis de calme qui contraste avec l'agitation du reste de la capitale de plus de 10 millions d'habitants. Dans le centre, les bâtiments en ruines rappellent le lourd tribut de la guerre. Chaque soir, des partisans du pouvoir continuent à se réunir sur les grandes places, drapeaux en main. Le tchador est là omniprésent parmi les participantes. De nombreux Iraniens s'inquiètent aussi du marasme économique aggravé par la guerre et les restrictions de communication imposées par les autorités. Laleh, professeure d'anglais de 27 ans qui vit à Ispahan, dans le centre de l'Iran, attend désespérément le rétablissement d'internet pour pouvoir reprendre son activité de cours en ligne. "Le nombre de licenciements dans les grandes et petites entreprises est très élevé et l'inflation est terrible", décrit-elle, sous couvert d'anonymat, à une équipe de l'AFP basée à Paris. "Beaucoup ont commencé à travailler pour Snapp! (service de réservation de taxi en ligne similaire à la plateforme Uber), et la ville est pleine de vendeurs de rue". "Internet est coupé, tout le monde perd son emploi", renchérit à Téhéran Farah Saghi, auto-entrepreneuse de 60 ans, espérant la tenue des négociations de paix pour "qu'on soit fixé sur notre sort et décide de la marche à suivre". "Nous avons le droit inaliénable de mener une vie où règne la liberté", lance-t-elle.

21.04.2026 à 12:05

Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"

FRANCE24
Dans un rapport publié en mars, l'agence sanitaire Anses confirme que l'alimentation est en France la première source d'exposition au cadmium, métal toxique pour la reproduction et cancérogène en cas d'exposition prolongée. L'agence préconise de diminuer la teneur en cadmium des engrais minéraux phosphatés et d'agir pour "réduire durablement la contamination des sols". Si la teneur est liée à la nature même des sols - elle est plus forte sur les roches calcaires comme en Champagne, en Charente ou dans le Jura -, "aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés", souligne Thibault Sterckeman, chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Mais, ajoute-t-il, "ces flux entrants - entre 0,5 et 1 gramme par hectare par an - ne représentent que 0,1% du stock total de cadmium dans le sol". "Car l'essentiel du cadmium présent est ancien: essentiellement dû à la nature du sol, à une pollution atmosphérique liée à l'activité industrielle (mines, fonderies etc.), par exemple autour du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, et aux engrais phosphatés apportés au 20e siècle", ajoute-t-il. Même si l'apport lié aux engrais phosphatés est "assez faible", "si cette contribution reste constante, elle correspondra dans 100 ans à environ 10% du stock actuel dans les sols", ce qui explique la volonté de limiter cette pollution, explique-t-il. "Stade expérimental" Mais est-il possible de dépolluer un sol ? "On a beaucoup de technologies pour dépolluer les sols" des métaux lourds, dont le cadmium, affirme à l'AFP Rémi Muth, directeur technique de la branche dépollution de Séché Environnement, entreprise spécialisée dans la gestion des déchets. Mais, ajoute-t-il, elles ne sont pas adaptées aux sols agricoles. Notamment parce que ces travaux mobilisent "souvent des moyens lourds", avec des durées de traitement "assez peu compatibles avec une exploitation agricole", qui verrait ses surfaces cultivables réduites. Mais aussi parce que le traitement lui-même peut fragiliser ou tuer la matière organique du sol. Quant à la dépollution grâce aux plantes, elle est "encore au stade expérimental", observe Thibault Sterckeman, qui conclut: "la décontamination des sols agricoles en France n'est pas pour demain". Une étude de 2013 de l'agence de l'environnement Ademe et de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) étudiait déjà les "phytotechnologies appliquées aux sites et sols pollués". Selon ce rapport, les espèces à utiliser peuvent être des plantes "hyperaccumulatrices" de polluants, qui stockent beaucoup dans leur partie aérienne - mais ces plantes sont "peu fréquentes dans le règne végétal" et "à croissance lente". Ou bien des plantes "accumulatrices" à "forte biomasse", qui compensent une concentration moyenne par une croissance rapide. L'étude souligne qu'il faudrait privilégier des espèces locales "à cycle court ou pérenne" pour permettre plusieurs récoltes des parties aériennes enrichies en polluants dans l'année; mais aussi des plantes "non attractives", qui ne soient pas mangées par des herbivores comme les bovins qui risqueraient de faire revenir la pollution dans la chaîne alimentaire. Accumuler moins Plusieurs recherches évoquent une plante crucifère sauvage (Noccaea caerulescens) qui a une forte capacité d'accumulation du cadmium. Mais, relève Thibault Sterkeman, elle "ne permettrait pas de dépolluer assez vite car elle produit peu de matière sèche". Par ailleurs, souligne le chercheur, "on ne dispose pas des moyens pour traiter une énorme quantité de matière sèche contaminée". Limiter l'usage des engrais de synthèse, déjà réduit de 70% depuis les années 1980, reste une des principales préconisations de l'Inrae, qui invite à introduire à la place dans les rotations de cultures des plantes fixatrices d'azote ou de phosphore (légumineuses, lupin blanc, sarrasin...). En parallèle, la meilleure solution pour réduire l'exposition au cadmium consiste à développer des variétés de plantes qui l'accumulent moins, souligne l'Inrae. L'institut évoque des pistes prometteuses, notamment pour le blé dur avec l'identification par des chercheurs canadiens d'un gène qui "favorise la rétention du cadmium dans les racines", donnant in fine des graines contenant "2 à 3 fois moins" de cadmium qu'une autre variété.

Texte intégral (709 mots)
Le chef de la mission #Artemis II, l’astronaute Reid #Wiseman, a publié une vidéo d’un spectaculaire coucher de #Terre capturé lors de sa mission autour de la Lune. Une image “ni recadrée ni coupée”, a-t-il précisé. 🌑🌕

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