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21.04.2026 à 16:41

Les performances des élèves en sciences au collège toujours en baisse, selon une étude

FRANCE24
En 2024, le score moyen atteint 232 points, soit six points de moins qu'en 2018, qui enregistrait déjà une chute de douze points par rapport à 2013, alors qu'entre 2007 et 2013, les résultats étaient demeurés stables à 250 points, indique la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), rattachée au ministère. Cette étude, appelée Cedre (cycle des évaluations disciplinaire réalisées sur échantillon), est conduite tous les cinq ou six ans. L'édition 2024 a été menée auprès de 10.000 élèves de 3e issus de 375 collèges. Pour la première fois, les trois disciplines scientifiques – physique‑chimie, sciences de la vie et de la Terre et technologie – ont été évaluées simultanément. Comme en 2018, la baisse du score moyen s'accompagne d'un déplacement des élèves des groupes les plus performants vers les niveaux les plus faibles. Depuis 2013, la part d'élèves dans les niveaux de maîtrise les plus faibles progresse nettement, atteignant 25% en 2024, contre 22% en 2018 et 15% en 2013. À l'inverse, la proportion d'élèves les plus performants est stable à un niveau bas (4% en 2024 et 5% en 2018), après une baisse marquée de 4 points entre 2013 et 2018. Comme en 2018, les garçons et les filles ont des résultats comparables, même si ces dernières sont moins nombreuses à estimer avoir un bon niveau en sciences (58% contre 65% des garçons). Les écarts de performance demeurent fortement corrélés au contexte social: en 2024, le score des élèves scolarisés dans le quart des établissements les plus favorisés est stable par rapport à 2018 (247 contre 250 en 2018) alors qu'il accuse une baisse de 7 à 8 points dans les autres collèges. Malgré cette baisse des acquis, la grande majorité des élèves reconnaît l’importance des sciences et de la technologie, notamment pour améliorer la vie quotidienne (79 %), comprendre et agir sur le monde (83 %) ou encore résoudre des problèmes de santé (82 %) et d'environnement (83 %). La Depp s'est aussi penchée sur l'élémentaire et note qu'en fin d'école primaire, le niveau des acquis des élèves en sciences est stable depuis 2007.

21.04.2026 à 16:37

Pourquoi l'envoi de migrants latino-américains en RD Congo par Washington fait polémique

Barbara GABEL
En République démocratique du Congo, l’arrivée de migrants latino-américains expulsés des États-Unis a ouvert, la semaine dernière, une séquence polémique. Entre flou juridique, enjeux géopolitiques et critiques de la société civile, l'accord signé entre Washington et Kinshasa interroge. France 24 fait le point sur ce que l’on sait.

Lire plus (350 mots)
En République démocratique du Congo, l’arrivée de migrants latino-américains expulsés des États-Unis a ouvert, la semaine dernière, une séquence polémique. Entre flou juridique, enjeux géopolitiques et critiques de la société civile, l'accord signé entre Washington et Kinshasa interroge. France 24 fait le point sur ce que l’on sait.

21.04.2026 à 16:23

A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre

FRANCE24
Peu d'habitants sont revenus dans cette grande ville du sud du Liban, meurtrie par les frappes israéliennes pendant la guerre de plus de six semaines avec le mouvement pro-iranien Hezbollah. Zeinab Farran, elle, est rentrée avec sa famille dès l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi, pour découvrir sa maison soufflée par une frappe qui a dévasté le quartier. "Il ne reste plus rien, ni portes, ni fenêtres, ni meubles", se lamente cette femme de 51 ans, dans les décombres de son salon et de sa cuisine calcinée. L'une de ses filles retire des produits ménagers encore intacts des débris. La famille avait fui le 3 mars, dès le début de la guerre, vers le village de Kfar Hatta, plus au nord. Mais la mort les a rattrapés: la belle-fille de Mme Farran a été tuée le 5 avril avec ses propres parents et sa fille de cinq ans, dans une frappe israélienne. Zeinab Farran dort provisoirement chez son fils, désormais veuf, tout près de sa maison devenue inhabitable. Lui était resté, pour son travail avec la compagnie d'électricité. "On attend de voir si la trêve va être renouvelée", dit-elle. "Sinon, on verra où aller. On a gardé nos vêtements dans la voiture". Les frappes israéliennes et les combats ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, d'après un bilan officiel. Réserves de vivres et mazout Dans la ville entourée de champs parsemés de boutons d'or, les immeubles effondrés et les commerces éventrés se succèdent. Parmi les habitants interrogés, rares sont ceux qui espèrent une prolongation de la trêve, qui expire dimanche soir. Sur les quelque 90.000 habitants que comptait Nabatiyé à l'origine, "il ne restait que quelque 200 familles vers la fin de la guerre", dit à l'AFP le maire, Abbas Fakhreddine. Environ 40% des habitants sont revenus à la faveur de l'accalmie mais juste pour inspecter leurs maisons avant de repartir, car "ils sont inquiets pour l'avenir". Les autorités locales elles-mêmes se préparent. "Nous stockons des vivres et du mazout pour les générateurs, au cas où la guerre recommencerait", ajoute le maire de cette ville, occupée par Israël pendant trois ans après l'invasion du Liban en 1982. Il reçoit l'AFP dans un local provisoire, le siège de la municipalité ayant été détruit en octobre 2024, dans une frappe israélienne qui a tué son prédécesseur et 13 autres personnes, lors du conflit précédent entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Selon lui, 65 frappes ont visé Nabatiyé depuis début mars, faisant "une centaine de martyrs". Dans le quartier dit des "Religieuses", qui abrite une école des soeurs antonines, sept personnes, dont six membres d'une même famille, sont mortes ensevelies sous les décombres d'un petit immeuble. Un tablier bleu d'écolier est toujours visible dans les ruines. Seul dans sa rôtisserie Un obus a aussi transpercé le toit du théâtre de la maternelle. "La frappe s'est produite il y a deux semaines", dit à l'AFP soeur Maria Wehbé, l'économe, qui rappelle que "l'école avait déjà été endommagée" en 2024. L'établissement accueille environ 1.200 élèves, dans cette région à majorité musulmane chiite. Dans les rues, des portrait de nouveaux "martyrs" du Hezbollah ornent les murs, aux côtés de fresques murales géantes des dirigeants historiques de la formation, assassinés par Israël. La ville porte encore les stigmates des bombardements du conflit précédent entre le mouvement chiite libanais et Israël. Les souks - coeur historique de Nabatiyé - qui attiraient les commerçants de la Palestine voisine avant la création de l'Etat d'Israël, avaient alors été entièrement détruits. Aujourd'hui, seuls des commerces d'alimentation sont ouverts, comme cette rôtisserie à la devanture brisée, dont le patron travaille seul, ses cinq employés n'étant pas revenus. Abou Habib a tenu à rester ouvert même quand les bombes israéliennes pleuvaient. "Les gens attendaient l'arrêt des frappes pour venir acheter les provisions", raconte cet homme de 65 ans, qui est lui "convaincu que la trêve va être renouvelée, car les deux parties ne veulent plus de combats".

Texte intégral (732 mots)
Peu d'habitants sont revenus dans cette grande ville du sud du Liban, meurtrie par les frappes israéliennes pendant la guerre de plus de six semaines avec le mouvement pro-iranien Hezbollah. Zeinab Farran, elle, est rentrée avec sa famille dès l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi, pour découvrir sa maison soufflée par une frappe qui a dévasté le quartier. "Il ne reste plus rien, ni portes, ni fenêtres, ni meubles", se lamente cette femme de 51 ans, dans les décombres de son salon et de sa cuisine calcinée. L'une de ses filles retire des produits ménagers encore intacts des débris. La famille avait fui le 3 mars, dès le début de la guerre, vers le village de Kfar Hatta, plus au nord. Mais la mort les a rattrapés: la belle-fille de Mme Farran a été tuée le 5 avril avec ses propres parents et sa fille de cinq ans, dans une frappe israélienne. Zeinab Farran dort provisoirement chez son fils, désormais veuf, tout près de sa maison devenue inhabitable. Lui était resté, pour son travail avec la compagnie d'électricité. "On attend de voir si la trêve va être renouvelée", dit-elle. "Sinon, on verra où aller. On a gardé nos vêtements dans la voiture". Les frappes israéliennes et les combats ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, d'après un bilan officiel. Réserves de vivres et mazout Dans la ville entourée de champs parsemés de boutons d'or, les immeubles effondrés et les commerces éventrés se succèdent. Parmi les habitants interrogés, rares sont ceux qui espèrent une prolongation de la trêve, qui expire dimanche soir. Sur les quelque 90.000 habitants que comptait Nabatiyé à l'origine, "il ne restait que quelque 200 familles vers la fin de la guerre", dit à l'AFP le maire, Abbas Fakhreddine. Environ 40% des habitants sont revenus à la faveur de l'accalmie mais juste pour inspecter leurs maisons avant de repartir, car "ils sont inquiets pour l'avenir". Les autorités locales elles-mêmes se préparent. "Nous stockons des vivres et du mazout pour les générateurs, au cas où la guerre recommencerait", ajoute le maire de cette ville, occupée par Israël pendant trois ans après l'invasion du Liban en 1982. Il reçoit l'AFP dans un local provisoire, le siège de la municipalité ayant été détruit en octobre 2024, dans une frappe israélienne qui a tué son prédécesseur et 13 autres personnes, lors du conflit précédent entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Selon lui, 65 frappes ont visé Nabatiyé depuis début mars, faisant "une centaine de martyrs". Dans le quartier dit des "Religieuses", qui abrite une école des soeurs antonines, sept personnes, dont six membres d'une même famille, sont mortes ensevelies sous les décombres d'un petit immeuble. Un tablier bleu d'écolier est toujours visible dans les ruines. Seul dans sa rôtisserie Un obus a aussi transpercé le toit du théâtre de la maternelle. "La frappe s'est produite il y a deux semaines", dit à l'AFP soeur Maria Wehbé, l'économe, qui rappelle que "l'école avait déjà été endommagée" en 2024. L'établissement accueille environ 1.200 élèves, dans cette région à majorité musulmane chiite. Dans les rues, des portrait de nouveaux "martyrs" du Hezbollah ornent les murs, aux côtés de fresques murales géantes des dirigeants historiques de la formation, assassinés par Israël. La ville porte encore les stigmates des bombardements du conflit précédent entre le mouvement chiite libanais et Israël. Les souks - coeur historique de Nabatiyé - qui attiraient les commerçants de la Palestine voisine avant la création de l'Etat d'Israël, avaient alors été entièrement détruits. Aujourd'hui, seuls des commerces d'alimentation sont ouverts, comme cette rôtisserie à la devanture brisée, dont le patron travaille seul, ses cinq employés n'étant pas revenus. Abou Habib a tenu à rester ouvert même quand les bombes israéliennes pleuvaient. "Les gens attendaient l'arrêt des frappes pour venir acheter les provisions", raconte cet homme de 65 ans, qui est lui "convaincu que la trêve va être renouvelée, car les deux parties ne veulent plus de combats".

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