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21.04.2026 à 12:01

Prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros: Kallas s'attend à des "décisions positives"

FRANCE24
"L'Ukraine a vraiment besoin de ce prêt (...), c'est extrêmement important", a-t-elle déclaré depuis le Luxembourg à la veille d'une réunion des ambassadeurs des 27 qui doivent se prononcer sur ce sujet. L'approbation de ce prêt "ne peut pas attendre un changement de gouvernement, elle est nécessaire le plus rapidement possible", a déclaré de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE. Dimanche, le Premier ministre hongrois sortant Viktor Orban a confirmé sur X qu'il n'accepterait de lever son veto qu'à la condition que son pays puisse à nouveau recevoir du pétrole russe, via un oléoduc qui traverse l'Ukraine, endommagé en janvier par des frappes russes. Budapest a laissé entendre que cet oléoduc pourrait être réactivé mardi en milieu de journée par l'Ukraine, ce qui permettrait la levée de ce veto hongrois, mais Kiev n'a toujours pas confirmé. Une fois le veto hongrois levé, Bruxelles devrait être en mesure de verser de premières "tranches" d'aide à Kiev "dès fin mai, ou début juin", a déclaré le commissaire européen Valdis Dombrovskis lors d'un entretien. "Les autorités ukrainiennes nous ont confirmé qu'elles étaient en mesure d'attendre" jusqu'à cette date, a-t-il précisé. Le prêt consenti par l'UE doit permettre à l'Ukraine de financer sa défense contre l'invasion russe et d'assurer les dépenses de l'Etat pendant la période 2026-2027. L'UE a prévu de verser 45 milliards d'euros dès cette année, et la même somme en 2027.

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Plus de trois ans après la mort de la professeure Agnès Lassalle, tuée par un élève en plein cours, le procès de l'adolescent accusé s'ouvre. Reportage France 2.

21.04.2026 à 11:57

Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre

FRANCE24
Inséparable au travail comme dans la vie, le duo s'active dans une salle d'opération étriquée, prodiguant des soins au militaire blessé, selon une routine bien rodée après des années de pratique commune depuis le début de l'invasion russe. "On connaît nos forces et aussi... nos imperfections", confie à l'AFP Anastassia, 27 ans, à l'intérieur de leur poste médical avancé au sein de la 56e brigade, près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine. "On travaille ensemble depuis si longtemps qu'on n'a presque plus besoin de parler, un simple regard suffit", renchérit Mykola, de quatre ans son aîné. Le combat contre l'assaillant russe imprègne tous les aspects de la vie en Ukraine, si bien que des membres d'une même famille et des personnes en couple servent souvent côte à côte. Un peu de réconfort au milieu des douleurs et de l'épuisement. Tous deux richement tatoués aux bras, Anastassia Podobaïlo et Mykola Iassinenko se sont rencontrés en 2021, juste avant le début de la guerre. Lui, originaire de la ville portuaire de Marioupol aujourd'hui occupée par les Russes, a été affecté à la base où elle, native de Kharkiv, dans le nord-est, exerçait. "On a compris dès le départ qui on était l'un et l'autre. C'est difficile de porter un masque à la guerre", raconte Mykola en évoquant les débuts de leur romance. Apaiser les blessés Dans un environnement professionnel de haute intensité, leurs personnalités se complètent. Barbu à la crinière brune tirée en queue de cheval, Mykola est d'un naturel réservé. Fluette, le visage pâle encadré par des cheveux auburn, Anastassia se charge en général d'apaiser les blessés, parfois agressifs du fait de la douleur. Au point de stabilisation, où les blessés les plus graves sont d'abord pris en charge, le couple dort dans des lits superposés, dans une pièce attenante à la salle d'opération. En haut, la couchette d'Anastassia est recouverte de peluches et décorée de posters de capybaras, son animal préféré et son nom de guerre. Mykola dort en dessous. Tous deux passent plusieurs journées à leur poste avant de pouvoir faire une pause, dans le cadre de rotations, pendant quelques jours. Mais même là, ils se tiennent prêts à intervenir si quelqu'un à proximité venait à être blessé dans une attaque. "Je garde en permanence un oeil sur la voiture, les sacs, où que je sois. (...) C'est devenu une sorte d'obsession", dit Mykola. L'automne dernier, ils ont tout de même pu vraiment souffler. Avec une quarantaine d'autres soignants, ils ont participé à une retraite de dix jours dans les Carpates occidentales ukrainiennes, où l'AFP les a rencontrés pour la première fois. L'idée était d'aider ces soignants à gérer l'immense fardeau psychologique lié à leur travail. Garder la douleur en soi "J'ai eu des soldats dont les derniers mots étaient pour dire qu'ils voulaient un autre enfant, qu'ils aimaient leur épouse", avait alors confié Anastassia. Elle déclarait aussi porter le deuil de personnes de sa connaissance, tuées sur le front. "On garde la douleur en soi, on vit avec", expliquait-elle. Il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre des soignants tués en Ukraine. Un après-midi pendant la retraite, Anastassia et Mykola avaient rejoint un groupe pour un concert. Les grandes baies vitrées de l'auditorium donnaient sur des montagnes plongées dans le brouillard. "Ici, on se sent libre et à l'aise parce que tout le monde est comme nous", disait-elle alors. "On se rend compte qu'il y a des gens aussi cabossés que nous", ajoutait-il. L'armée russe a ravagé la ville natale d'Anastassia, occupé celle de Mykola et s'est emparée d'autres endroits marquants de leur idylle. Karlivka, ce petit village de l'est où ils ont commencé à flirter, est sous contrôle russe depuis près de deux ans. La localité où Anastassia a refusé la demande en mariage de Mykola - avant de se raviser et de lui demander à son tour sa main dans un discours si maladroit qu'il les fait encore rire - est aussi tombée. "Si un jour on a des enfants, je pourrai leur montrer des cartes, la ville où on s'est rencontré, celle où on s'est mis en couple, celle où on s'est tous les deux demandé en mariage", dit Anastassia. "Mais je ne pourrai pas les y emmener", regrette-t-elle.

Texte intégral (756 mots)
Inséparable au travail comme dans la vie, le duo s'active dans une salle d'opération étriquée, prodiguant des soins au militaire blessé, selon une routine bien rodée après des années de pratique commune depuis le début de l'invasion russe. "On connaît nos forces et aussi... nos imperfections", confie à l'AFP Anastassia, 27 ans, à l'intérieur de leur poste médical avancé au sein de la 56e brigade, près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine. "On travaille ensemble depuis si longtemps qu'on n'a presque plus besoin de parler, un simple regard suffit", renchérit Mykola, de quatre ans son aîné. Le combat contre l'assaillant russe imprègne tous les aspects de la vie en Ukraine, si bien que des membres d'une même famille et des personnes en couple servent souvent côte à côte. Un peu de réconfort au milieu des douleurs et de l'épuisement. Tous deux richement tatoués aux bras, Anastassia Podobaïlo et Mykola Iassinenko se sont rencontrés en 2021, juste avant le début de la guerre. Lui, originaire de la ville portuaire de Marioupol aujourd'hui occupée par les Russes, a été affecté à la base où elle, native de Kharkiv, dans le nord-est, exerçait. "On a compris dès le départ qui on était l'un et l'autre. C'est difficile de porter un masque à la guerre", raconte Mykola en évoquant les débuts de leur romance. Apaiser les blessés Dans un environnement professionnel de haute intensité, leurs personnalités se complètent. Barbu à la crinière brune tirée en queue de cheval, Mykola est d'un naturel réservé. Fluette, le visage pâle encadré par des cheveux auburn, Anastassia se charge en général d'apaiser les blessés, parfois agressifs du fait de la douleur. Au point de stabilisation, où les blessés les plus graves sont d'abord pris en charge, le couple dort dans des lits superposés, dans une pièce attenante à la salle d'opération. En haut, la couchette d'Anastassia est recouverte de peluches et décorée de posters de capybaras, son animal préféré et son nom de guerre. Mykola dort en dessous. Tous deux passent plusieurs journées à leur poste avant de pouvoir faire une pause, dans le cadre de rotations, pendant quelques jours. Mais même là, ils se tiennent prêts à intervenir si quelqu'un à proximité venait à être blessé dans une attaque. "Je garde en permanence un oeil sur la voiture, les sacs, où que je sois. (...) C'est devenu une sorte d'obsession", dit Mykola. L'automne dernier, ils ont tout de même pu vraiment souffler. Avec une quarantaine d'autres soignants, ils ont participé à une retraite de dix jours dans les Carpates occidentales ukrainiennes, où l'AFP les a rencontrés pour la première fois. L'idée était d'aider ces soignants à gérer l'immense fardeau psychologique lié à leur travail. Garder la douleur en soi "J'ai eu des soldats dont les derniers mots étaient pour dire qu'ils voulaient un autre enfant, qu'ils aimaient leur épouse", avait alors confié Anastassia. Elle déclarait aussi porter le deuil de personnes de sa connaissance, tuées sur le front. "On garde la douleur en soi, on vit avec", expliquait-elle. Il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre des soignants tués en Ukraine. Un après-midi pendant la retraite, Anastassia et Mykola avaient rejoint un groupe pour un concert. Les grandes baies vitrées de l'auditorium donnaient sur des montagnes plongées dans le brouillard. "Ici, on se sent libre et à l'aise parce que tout le monde est comme nous", disait-elle alors. "On se rend compte qu'il y a des gens aussi cabossés que nous", ajoutait-il. L'armée russe a ravagé la ville natale d'Anastassia, occupé celle de Mykola et s'est emparée d'autres endroits marquants de leur idylle. Karlivka, ce petit village de l'est où ils ont commencé à flirter, est sous contrôle russe depuis près de deux ans. La localité où Anastassia a refusé la demande en mariage de Mykola - avant de se raviser et de lui demander à son tour sa main dans un discours si maladroit qu'il les fait encore rire - est aussi tombée. "Si un jour on a des enfants, je pourrai leur montrer des cartes, la ville où on s'est rencontré, celle où on s'est mis en couple, celle où on s'est tous les deux demandé en mariage", dit Anastassia. "Mais je ne pourrai pas les y emmener", regrette-t-elle.

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