21.05.2026 à 17:00
Observatoire du WokismeObservatoire du Wokisme
21.05.2026 à 17:00
L’Alberta, au Canada, a récemment adopté la loi 25, intitulée An Act to Remove Politics and Ideology from Classrooms and Amend the Education Act, 2026, qui limite notamment les drapeaux autorisés dans les écoles aux seuls drapeaux du Canada et de l’Alberta.
Le loi 25 a été présentée par le ministre de l’Éducation, Demetrios Nicolaides, le 31 mars 2026, dans le cadre d’un ensemble de réformes visant officiellement à « retirer la politique et l’idéologie des salles de classe ». Le projet a été adopté et a reçu la sanction royale en mai 2026, avec une mise en œuvre principale prévue à partir du 1er septembre 2026.
Le texte prévoit que les écoles ne pourront afficher aucun drapeau autre que ceux du Canada et de l’Alberta. Cette règle s’appliquera à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments scolaires. Le gouvernement indique que des exemptions pourront être prévues par règlement pour des drapeaux liés au patrimoine, à l’histoire de l’Alberta ou à la culture de l’école, ainsi que pour des drapeaux affichés temporairement lors d’activités ou de cérémonies.
La loi est présentée comme un texte visant à garantir la neutralité, l’impartialité et l’absence de biais personnel dans l’enseignement et la vie scolaire. Elle prévoit également que les écoles et leurs employés ne doivent pas faire de déclarations sur des « questions politiques, sociales ou idéologiques » sortant du cadre de leurs responsabilités éducatives, et interdit aussi l’affichage de « symboles politiques ou idéologiques ».
Le projet de loi comprend également la mise en place d’une diffusion hebdomadaire de l’hymne national dans les écoles, en plus d’une modernisation du système d’évaluation dans la province.
Le gouvernement de Danielle Smith présente la Bill 25 comme un moyen de « garder les salles de classe libres de politique et d’idéologie », de renforcer la sécurité et le respect à l’école, et de recentrer les établissements sur les « apprentissages de base ». Le ministre Nicolaides insiste sur l’idée que les drapeaux nationaux « représentent tous les Albertains et Canadiens » et affirme que les élèves pourront toujours s’exprimer, mais dans un cadre qui se veut neutre et dépourvu de symboles politiques.
19.05.2026 à 17:30
Des écoles primaires du Royaume-Uni ont mis en place des cours sur le privilège blanc
Des médias britanniques, le Daily Express et The Telegraph, ont révélé le 17 mai qu’un groupement d’écoles de la ville de Sheffield, au Royaume-Uni, avait mis en place des cours spécifiques destinés à des élèves de 7 à 11 ans, expliquant que « les personnes blanches sont susceptibles d’être privilégiées par la couleur de leur peau » et qu’elles ont la responsabilité de remettre en question le racisme.
Ces mêmes cours et documents enseignent également que les personnes noires ne peuvent pas être racistes envers les blancs en raison des « rapports de pouvoir structurels » de la société.
On peut remarquer que ce phénomène dépasse le simple cadre de ces écoles. Des enquêtes menées par des associations comme Don’t Divide Us, qui milite pour un antiracisme apolitique, indiquent que jusqu’à 59 % des élèves britanniques auraient été exposés à des concepts dérivés de la théorie critique de la race, comme le privilège blanc, les biais inconscients ou encore le racisme systémique.
On retrouve également des formations et supports fournis par le service « The Key » (qui vend des ressources à plus de 13 000 écoles) recommandant des leçons sur le racisme inspirées de la théorie critique de la race, avec des références au « white privilege », à la brutalité policière américaine et à des recherches sur les biais raciaux chez les jeunes enfants.
Le ministère de l’Éducation (Department for Education, DfE) avait pourtant publié en 2022 des directives sur l’impartialité politique à l’école, rappelant que, lorsqu’on traite du racisme, il faut présenter des faits et la loi, tout en évitant de promouvoir des positions partisanes ou militantes, citant notamment comme exemple les revendications liées au mouvement Black Lives Matter.
Ces directives permettent toutefois l’utilisation de termes comme le « privilège blanc », mais uniquement en précisant qu’il s’agit de concepts contestés et en exposant plusieurs points de vue, sans les présenter comme des vérités établies.
Une commission parlementaire sur l’éducation a par ailleurs critiqué l’usage du terme « privilège blanc », estimant qu’il peut masquer les difficultés rencontrées par les enfants blancs issus de milieux populaires, et a recommandé de mieux encadrer ce type de discours dans l’éducation.
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16.05.2026 à 15:11
Le New York Times visé par une plainte pour discrimination envers un employé blanc
Le New York Times est visé par une plainte pour discrimination déposée début mai 2026 par l’agence fédérale américaine pour l’égalité au travail, l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), qui accuse le journal d’avoir écarté un homme blanc d’une promotion afin de respecter ses objectifs de diversité.
Le 5 mai 2026, l’EEOC a engagé un procès civil fédéral contre le New York Times Company devant un tribunal fédéral de New York (Southern District of New York). L’agence agit au nom d’un éditeur blanc, salarié du journal depuis 2014, qui affirme avoir été illégalement écarté en 2025 d’un poste de rédacteur en chef adjoint de la branche immobilière.
Selon la plainte, le New York Times aurait pris sa décision de promotion en tenant compte de la race et du sexe des candidats dans le but d’augmenter la présence de femmes et de personnes non blanches dans les postes de direction.
L’EEOC affirme notamment que le plaignant, un homme blanc expérimenté dans le journalisme immobilier, n’a même pas été admis à l’ultime tour d’entretiens, alors que tous les finalistes n’étaient pas des hommes blancs et que la personne retenue aurait eu très peu, voire aucune expérience dans le domaine immobilier.
L’agence parle de « pratiques d’emploi illégales » et de discrimination fondée sur la race et le sexe, ce qui, si cela était avéré, violerait le Title VII du Civil Rights Act de 1964, qui interdit d’avantager ou de désavantager une personne en raison de sa race ou de son sexe.
Pour soutenir ses accusations, l’Equal Employment Opportunity Commission cite les documents internes et publics liés à la politique DEI (Diversity, Equity and Inclusion) du New York Times, et plus particulièrement son plan de 2021 intitulé « A Call to Action », visant à augmenter de 50 % le nombre de dirigeants noirs et latinos d’ici 2025, un objectif qui aurait été atteint dès 2022. L’agence évoque également plusieurs rapports et études internes réalisés par l’entreprise afin d’établir des statistiques ethniques et de sexe parmi ses employés et cadres.
La porte-parole du New York Times, Danielle Rhoades Ha, a déclaré que, selon eux, le recours de l’ EEOC est « politiquement motivé », influencé par la ligne de l’administration de Donald Trump, qui cherche à attaquer les programmes de diversité dans les entreprises.
La plainte demande notamment au tribunal d’interdire au New York Times de prendre des décisions d’emploi fondées sur la race ou le sexe, ainsi que l’octroi de dommages et intérêts et d’un rattrapage salarial pour l’employé s’estimant discriminé.
Crédit image : By Ajay Suresh from New York, NY, USA – New York Times Building – Bottom Portion, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80146836