03.09.2026 à 17:45
Le Parlement cantonal de Zurich vote en faveur de l’interdiction du voile à l’école primaire
Observatoire du WokismeObservatoire du Wokisme
03.09.2026 à 17:45
Le Parlement cantonal de Zurich vote en faveur de l’interdiction du voile à l’école primaire
Le Parlement du canton de Zurich a adopté, le lundi 31 août 2026, une motion de l’UDC/SVP demandant l’interdiction du voile dans les écoles publiques et les jardins d’enfants. Le vote a été très serré, la motion étant adoptée à une faible majorité, avec 87 voix pour, 82 contre et 6 abstentions.
La motion demande d’interdire, dans toutes les écoles et structures préscolaires publiques du canton, le port de vêtements couvrant la tête des femmes et des filles pour des raisons religieuses ou idéologiques. La mesure concernerait à la fois les élèves, les enseignantes et, plus largement, le personnel des écoles primaires et maternelles publiques.
Le gouvernement cantonal (Regierungsrat) doit maintenant élaborer un projet de loi conforme à la Constitution fédérale et au droit cantonal. Il dispose d’un délai de deux ans pour présenter un projet législatif et un rapport au Parlement.
Les partisans de l’interdiction, principalement issus des partis de droite et du centre droit, ainsi que des milieux évangéliques, ont avancé plusieurs arguments en faveur de leur proposition : le voile serait un symbole d’inégalité entre les sexes et de pression exercée sur les filles ; il serait contraire aux valeurs démocratiques et à la neutralité religieuse de l’école publique. La lutte contre l’« islam politique » a également été évoquée au cours des débats.
Plus globalement, en octobre 2025, le gouvernement fédéral avait rejeté une interdiction nationale du voile pour les élèves, laissant ainsi la porte ouverte à des solutions cantonales. Le canton d’Argovie avait été le premier à voter, fin août 2026, en faveur d’une interdiction pour les élèves de moins de 16 ans, avant que Zurich ne s’engage à son tour dans cette voie.
02.09.2026 à 17:52
Le gouvernement autrichien annonce sa volonté d’interdire l’islam politique
Le 30 août 2026, Christian Stocker a déclaré, dans un entretien, vouloir faire adopter une loi constitutionnelle contre l’islam politique, qu’il qualifie d’incompatible avec la démocratie et les valeurs occidentales.
Cette proposition a été prise en charge par la ministre de l’Intégration et de l’Europe, Claudia Bauer (ÖVP), chargée de préparer un texte et d’en transmettre une première ébauche aux partenaires de la coalition gouvernementale, composée de l’ÖVP, des sociaux-démocrates et de NEOS, parti libéral. Bauer a confirmé sur les réseaux sociaux qu’un texte était en préparation et serait bientôt présenté.
Cette proposition vise l’islam politique, défini comme une idéologie suprémaciste cherchant à transformer la société, la culture, l’État et les politiques publiques selon des normes islamiques et contraires à l’État de droit, à la démocratie et aux droits humains, en se fondant sur une interprétation politique des textes du Coran.
La proposition conduirait à l’interdiction des activités de soutien à l’islam politique et à ses objectifs, à la possibilité de dissoudre des mosquées et les organisations appartenant à l’islam politique, à la confiscation de leurs biens ainsi qu’à de nouvelles peines pouvant aller jusqu’à la déchéance de nationalité pour certains membres ou soutiens. Pour être validée, la loi devra obtenir une majorité des deux tiers au Parlement.
Cette initiative n’est pas la première et fait suite à une proposition du Parti de la liberté (FPÖ) présentée en mars 2026, qui prévoyait déjà l’interdiction de toute activité en faveur de l’islam politique ainsi que la dissolution des mosquées et organisations concernées, mais qui avait été rejetée. Le FPÖ a d’ailleurs critiqué l’annonce de Stocker en rappelant que l’ÖVP avait rejeté des motions similaires par le passé, dont une en février 2025, après un attentat au couteau à Villach.
L’Autriche a récemment durci plusieurs règles concernant les symboles religieux islamiques à l’école, face à l’augmentation du nombre de pratiquants et au risque d’instrumentalisation par des mouvements radicaux. Une interdiction du foulard islamique à l’école pour les filles de moins de 14 ans a notamment été adoptée en décembre 2025 et doit entrer en vigueur à cette rentrée scolaire.
Plusieurs communautés musulmanes ont déjà annoncé leur intention de contester ou de braver cette interdiction. Une situation à suivre de près à l’approche d’une rentrée qui s’annonce sous tension, face à des communautés déjà récalcitrantes à l’application de ces nouvelles règles
31.08.2026 à 13:00
Les dépenses directes du Home Office au Royaume-Uni, ministère chargé de la gestion de l’immigration et de l’asile, consacrées au « soutien aux demandeurs d’asile » sont estimées à environ 5 milliards de livres sterling en 2024-2025.
Selon l’organisme gouvernemental chargé de l’audit financier, le National Audit Office (NAO), ainsi que le Home Office, ce dernier a dépensé environ 4 milliards de livres sterling en 2024-2025 pour l’hébergement des demandeurs d’asile, les allocations financières qui leur sont versées, ainsi que les subventions accordées aux collectivités locales pour certains services liés à l’asile.
Ce chiffre est en légère baisse par rapport à 2023-2024, période durant laquelle les dépenses consacrées à ce même poste s’élevaient à environ 4,7 milliards de livres.
Le NAO estime que, si l’on ajoute notamment les dépenses du Ministry of Justice liées aux tribunaux traitant les dossiers d’asile, le coût total du système d’asile pour l’État atteint environ 4,9 milliards de livres en 2024-2025.
Selon certaines estimations de la répartition des dépenses, environ 2,1 milliards de livres auraient été consacrés aux hôtels accueillant des demandeurs d’asile. Certains sont des établissements classés trois ou quatre étoiles, une situation régulièrement dénoncée lors de manifestations contre l’immigration aux Royaume-Uni. Fin décembre 2025, 30 657 personnes étaient logées dans environ 200 hôtels utilisés pour l’asile, avec un coût moyen par personne estimé par le gouvernement à environ 53 000 livres par an.
Les autres formes d’hébergement et de soutien représenteraient environ 1,9 milliard de livres. Elles comprennent notamment les logements non hôteliers, tels que des appartements et des maisons, les centres d’hébergement dédiés, ainsi que certains anciens sites militaires et autres dispositifs d’accueil.
En plus du logement, les demandeurs d’asile peuvent bénéficier d’allocations financières destinées à leur subsistance. Elles s’élèvent à 9,95 livres par semaine pour les personnes hébergées dans des établissements fournissant les repas et à 49,18 livres par semaine pour celles devant acheter elles-mêmes leur nourriture. Ces aides concernent plus de 100 000 bénéficiaires.
Le reste des dépenses comprend des subventions accordées aux collectivités locales afin de contribuer à certains coûts liés à l’accueil des demandeurs d’asile, comme les services sociaux ou l’interprétariat.
Un article du Daily Express estime ainsi à environ 744 millions de livres sterling les dépenses des collectivités locales britanniques en matière de services sociaux consacrés aux demandeurs d’asile pour l’année 2024-2025, reprenant les estimations d’une analyse de la TaxPayers’ Alliance.