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VRAAC

Le nouveau média culturel grenoblois

Publié le 27.04.2026 à 17:54

Plus loin

Pas besoin de voiture : quatre balades accessibles en bus

/ Par Jérémy Tronc

De Domène à Beauregard

Sur les contreforts de Belledonne, cette courte randonnée relie le bas de la vallée à des ambiances plus ouvertes au-dessus de Domène. Le chemin traverse d’abord des secteurs proches des habitations avant de gagner les bois, puis des lisières et des prés en surplomb. Le passage après Beauregard, en amont de la route de Revel, offre des vues sur le Grésivaudan entre forêt et espaces dégagés. Plus loin, la Tour Ronde domine la vallée : ce vestige médiéval, lié à l’ancienne maison forte d’Arces, rappelle l’histoire du site. On trouve également à Saint-Ismier une tour d’Arces, carrée celle-ci. C’est cette même famille qui s’installa par la suite à Domène.

Départ / arrivée : Matussière
Points de passage : Balisage jaune. Pierre Malore > Grands Bois > Beauregard > Tour Ronde
Accès TC : ligne 15 Proximo, arrêt Domène Mairie
D+ : 250 m / 4,1 km

De Vaulnaveys à Chachatier

Cet itinéraire en boucle au départ de Vaulnaveys-le-Bas montre l’évolution paysagère du sud de Belledonne. Le sentier s’enfonce dans un couvert forestier désormais omniprésent, là où dominaient les champs de seigle, de froment ou de pommes de terre. Autour de Chachatier, on découvre de vieilles ruines et des chemins creux bordés de murets, témoins d’une activité agricole révolue. Le parcours révèle également un passé industriel méconnu avec les vestiges d’anciennes mines de fer. Une immersion paisible dans une montagne autrefois cultivée et désormais recolonisée par des néo-ruraux.

Départ / arrivée : Vaulnaveys-le-Bas
Points de passage : Les Girouds > Le Plâtre > Courbière > Chachatier > Les Alloux > Les Meynards
Accès TC : ligne 23 Proximo, arrêt Le Village
D+ : 450 m / 8 km

Tour de l’Aiguille de Quaix-en-Chartreuse

Cette boucle autour de l’Aiguille explore une autre facette des forêts de Chartreuse. L’itinéraire évolue majoritairement en sous-bois, dans une ambiance marquée par une végétation de type méditerranéen liée à l’exposition au sud. La montée mène jusqu’à la crête de l’Aiguille puis à son pied, où un belvédère offre un point de vue ouvert sur la vallée. Certains randonneurs téméraires grimpent au sommet du rocher mais du matériel d’escalade est fortement recommandé. Entre passages forestiers, clairières et points de vue, cette randonnée met en évidence la diversité des paysages sur un même versant. Pour éviter une montée trop raide, nous vous recommandons de réaliser la randonnée dans le sens horaire en suivant les principaux points de passage indiqués ci-dessous. À la fin de votre descente, vous passez à côté du lieu-dit le Mas de Leuilly (l’eurilly = l’aiguille), un ancien café-auberge.

Départ / arrivée : Quaix-en-Chartreuse
Points de passage : La Jars > Les Touches > Trépalou > Bois Ronzier > Aiguille de Quaix > Mas de Leuilly > Les Touches
Accès TC : ligne 61 Flexo, arrêt Village
D+ :
570 m / 8 km

La Pierre du soleil

Entre le Vercors et le Taillefer, ce parcours alterne entre passages forestiers, points de vue, cascade et patrimoine bâti remarquable, incluant une tour médiévale et une église romane. Le site de la Pierre du soleil, agrémenté d’une table d’orientation, offre un panorama dégagé sur les massifs environnants. L’itinéraire permet également d’observer les ouvrages d’art du chemin de fer de La Mure, prouesse technique dominant les eaux du Drac. Celui-ci nécessita la création de 142 ouvrages d’art dont 18 tunnels. Cette voie qui servait principalement au transport du charbon fut inaugurée en 1888. Elle accueille désormais, sur une petite portion désaffectée de 14 km, le Vélorail des Alpes.

Départ / arrivée : Saint-Georges-de-Commiers
Points de passage : La Gardette > Les Chauvets > table de la Pierre du Soleil > Les Chabouds > La Draye > Table de lecture de La Draye > Le Grillon
Accès TC : ligne Cars Région T92, arrêt Les Guiberts
D+ : 300 m / 5,8 km

Pour suivre les itinéraires indiqués avec leurs principaux points de passage, munissez-vous de la carte IGN correspondant au secteur de randonnée.

Photo © Jérémy Tronc

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Publié le 27.04.2026 à 16:28

Photographie

Monts et (autres) merveilles au Musée de Grenoble avec Bernard Descamps et Charlotte Perriand

/ Par Benjamin Bardinet

On a beau être parfois un peu sur nos gardes face à ce qu’on peut rapidement qualifier de « photographies de voyages », il est difficile de ne pas être subjugué par celles dont Bernard Descamps a fait don au Musée de Grenoble. Ici, chaque image semble résulter de la rencontre furtive de la lumière, du sujet et de l’œil du photographe ; et surtout, aucune d’entre elles ne sombre dans le cliché attendu ou le stéréotype éculé. Ainsi, bercé par de somptueuses photographies en noir et blanc, le visiteur avance dans l’exposition ponctuellement arrêté par une image saisissante : à Madagascar, voiles et mâts de bateaux de pêche opèrent de surprenantes découpes, au Mali un berger peul dont les tissus sont emportés par les vents déborde du cadre de l’image, plus loin (au Mali toujours), empli de nuages cotonneux, un ciel crépusculaire se reflète dans un fleuve qui apparaît comme une bande sur laquelle se découpent en ombres chinoises les silhouettes d’un troupeau de bovins venus se désaltérer… Et ainsi de suite en Inde, dans un jardin zen au Japon, dans les ciels constellés d’oiseaux ou dans les forêts européennes. Car si ici exotisme il y a, c’est surtout dans l’œil du photographe.

Perriand sur la falaise

Escalade nerveuse, marche dynamique et repos au bord d’un lac d’altitude… avec cette introduction regroupant une série de portraits en action de Charlotte Perriand, la seconde exposition permet d’emblée de se faire une idée du fort tempérament de cette figure singulière de la modernité, créatrice touche-à-tout, architecte, designeuse et photographe donc… Née à Paris en 1903 et issue d’une famille savoyarde, Charlotte Perriand n’a jamais cessé d’entretenir un lien fort avec l’environnement montagnard. Elle y puise visiblement une part de son énergie hors du commun et y trouve de nombreuses inspirations formelles. C’est d’ailleurs un peu l’enjeu de cette exposition qui fait dialoguer ses photographies de montagne (donation faite par les archives Charlotte Perriand au Musée de Grenoble) et des pièces de mobilier qu’elle a créées, souvent pour des habitats montagnards.

Ce qui frappe dans ses images, c’est que tout semble matière, texture et tensions (que le grain dû au choix du tirage en grand format ne fait qu’amplifier). Les roches semblent percer les glaces, les glaciers sont lacérés de craquelures et de fissures, tandis que la neige, jamais immaculée (on n’est pas chez les Tairraz), ne semble être que matière et densité.

Une densité que l’on retrouve dans les créations de Charlotte Perriand qui ponctuent le parcours, et tout particulièrement dans ses pièces de petit mobilier qui concilient sobriété et rusticité. Rusticité qui fait écho aux quelques photographies qu’elle prend des habitats vernaculaires et des mobiliers de fortune conçus avec les matériaux et les outils que les bergers trouvent à portée de main. Car Charlotte Perriand a cette particularité d’incarner une modernité qui ne se détourne pas d’un attachement sensible aux territoires – ce dont témoigne avec brio l’exposition.

Photo © Bernard Descamps

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Publié le 27.04.2026 à 16:19

Projection

Thelma et Louise

Écrit par Callie Khouri, réalisé par Ridley Scott, interprété par Geena Davis et Susan Sarandon, Thelma et Louise est ce qu’on appelle un film culte, dont la postérité trouve un écho particulier à notre époque post #MeToo. Une projection proposée par les Arts du récit qui ouvriront justement leur festival avec une relecture théâtrale du film : Thelma, Louise et nous

Photo ©Park Circus France

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Publié le 27.04.2026 à 15:57

Théâtre

"I'm Fine", un spectacle d'ici (la France) et d'ailleurs (la Russie)

Depuis 2022, l’artiste russe Tatiana Frolova est exilée en France avec sa compagnie KnAM, créée il y a trente ans à Komsomolsk-sur-l’Amour, à l’est de son pays natal. Après l’invasion de l’Ukraine, elle a jugé qu’elle et son équipe devaient partir pour continuer à créer et se battre contre le pouvoir incarné par Poutine. L’année suivante, elle dévoile alors en France le spectacle Nous ne sommes plus, centré sur ce départ obligé et douloureux. Aujourd’hui, elle va mieux – du moins l’assure-t-elle. D’où le titre de son nouveau spectacle, I’m fine, créé l’an dernier à Lyon.

Il s’agit toujours de théâtre documentaire. Et toujours de cette Russie qui la hante, qu’elle aime autant qu’elle déteste ce qu’elle est devenue ; ce pays qui emprisonne celles et ceux qui osent s’opposer. Sur scène, ses six interprètes, eux aussi réfugiés politiques, incarnent son geste par fragments, dans différents tableaux mêlant présent et passé, français et russe, témoignages personnels et visages des victimes du régime… Si la trame est inégale, des moments forts jouxtant d’autres plus anecdotiques ou abscons, la démarche artistique de Tatiana Frolova, réalisée avec peu de moyens, a surtout une portée politique immense, ce qui transparaît dans les applaudissements nourris du public à l’issue de la représentation. Tout n’est pas perdu. / AM

Photo © Julie Cherki

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Publié le 27.04.2026 à 15:43

Pop

Loren 6 x Conservatoire de Grenoble

Il est plaisant de suivre le parcours de Loren 6, artiste du cru grenoblois dont la musique évolue très rapidement : partie sur des bases rap éthéré, elle s’envole désormais vers des cieux beaucoup plus pop. Et ce samedi, on découvrira un autre aspect de son travail : une collaboration avec des élèves du Conservatoire de Grenoble. Bref, une artiste en mouvement ! 

Photo ©akissi.jpeg

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Publié le 27.04.2026 à 15:16

autre type d'expo

Une intrigante œuvre à quatre mains à découvrir à la Grange Dîmière

Pour sa saison estivale, la Grange Dîmière présente une collaboration inédite entre une céramiste dont les créations aux formes organiques donnent l’impression d’être en mutation constante (Dominique Stutz) et une artiste plasticienne habituée des interventions dans les lieux chargés d’histoire (Lucile Travert). Intitulée Aquam Requiem, l’installation inspirée par les légendes et les mystères du lac de Paladru s’annonce immersive, sonore et lumineuse. Le tout dans le site remarquable de la Grande Dîmière qui, à lui seul, vaut le déplacement. / BB

Photo © Nicolas Brèche

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Publié le 27.04.2026 à 14:50

Rap

Not by standards

Une nuit à danser sur Outkast, N.E.R.D, Kanye West, Kid Cudi – autant d’artistes qui ont dévié des sentiers battus du hip-hop pour l’emmener ailleurs – telle est la proposition de la Fièvre pour cette soirée Not by standards orchestrée par les DJ Bonka (notre photo), JuicyGaets, DJ Bahnaal et le batteur Noetinga. Original !

Photo ©DR

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Publié le 27.04.2026 à 14:27

Rock

Julie Bally

Dieu que Julie Bally manque à notre scène locale ! Depuis quelques années, ses concerts se font rares, et d’autant plus précieux qu’ils recèlent toujours quelques moments de grâce tout à fait renversants. Alors ne manquez pas son grunge flamboyant à Échirolles ce jeudi soir. 

Photo ©Thibault Lefébure

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