Le début de l’année 2026 a été marqué par une poussée d’agressivité dans la politique étrangère des États-Unis, entre l’opération de kidnapping de Nicolás Maduro au Venezuela et les menaces sur le Groenland. Mais notre lecture de ces événements reste comme prisonnière de leur caractère invraisemblable, y compris lorsqu’ils se produisent vraiment, et quand bien même ils étaient en réalité prévisibles, voire annoncés, si l’on se réfère notamment au document de Stratégie de sécurité nationale publié
Les pourparlers sous tension entre la diplomatie américaine et le régime iranien accoucheront-ils d’un accord ou d’une nouvelle guerre1? Dans le premier cas, l’arrangement se limitera-t-il, comme beaucoup le pensent, aux enjeux sécuritaires (le nucléaire et l’arsenal balistique) ou intègrera-t-il également des mesures humanitaires (la protection des opposants) ; dans le second cas, une opération militaire lancée par Trump aurait-elle pour objectif de faire plier le régime ou de le faire imploser
Dans une tribune parue en juillet 2021 dans Le Monde, nous écrivions : « pour être sûr que la troisième guerre mondiale n’aura pas lieu, il faut voir qu’elle est en train de commencer – et savoir s’y préparer 1 ». Sept mois plus tard, la Russie envahissait l’Ukraine et cela semblait nous prendre au dépourvu. Presque cinq ans après, nous nous demandons encore comment réagir, alors que le grand allié sur lequel nous comptions paraît non fiable, si ce n’est hostile. Un triple paradoxe Le premier paradoxe