24.11.2025 à 00:00
Nationalistes européens : l’atlantisme du pire
Dans une lettre ouverte à Henri de Kérillis, le seul député conservateur à avoir voté contre les accords de Munich en 1938, François Mauriac écrivait : « Le jour où l’on écrira l’histoire du nationalisme, il sera curieux d’étudier cette évolution étrange qui aboutit [chez les nationalistes français] à une haine inconsciente de la France… 1 ». Mauriac s’étonne ici de la passion manifestée par l’extrême droite française des années 1930 pour l’apaisement avec l’Allemagne nazie. L’écrivain repère dans
