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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

15.08.2026 à 19:06

Tendre vers le zéro déchet

Jean-Yves Desgagnés

À l'automne 2025, les citoyen·nes de la Ville de Québec seront appelé·es aux urnes afin d'élire leur nouveau Conseil municipal. Depuis trop d'années, la gestion des matières résiduelles a été souvent un enjeu ignoré lors des élections.

Pourtant, en 2025, pour gérer ces matières, cela coûtera 122 millions $, soit l'équivalent de 6 % du budget de la Ville de Québec. Ce poste budgétaire fait partie des 5 postes budgétaires les plus coûteux de la Ville. Pour les citoyen·nes, cela équivaut à un coût annuel de 193 $ par logement [1].

En plus d'avoir un coût financier important pour les citoyen·nes, l'approche choisie par la ville, soit de privilégier l'incinération comme principal mode d'élimination, a plusieurs impacts négatifs sur le plan climatique, de la qualité de l'air et pour la santé des citoyen·nes. Concernant l'impact climatique, l'incinérateur est un important émetteur de gaz à effet de serre. En 2022, celui-ci a émis 100 207 tonnes de CO2 [2], et cela n'inclut pas les émissions de GES générées par les 40 000 camions [3] nécessaires au transport des matières vers l'incinérateur. Sur le plan de la qualité de l'air, l'incinérateur a rejeté, en 2022, 460 tonnes de polluants atmosphériques [4]. Une soupe chimique contenant plusieurs polluants reconnus comme étant nocifs pour la santé et l'espérance de vie. À Québec, cette pollution touche principalement l'arrondissement La-Cité-Limoilou, un quartier résidentiel d'environ 116 000 citoyen·nes, où l'on retrouve des écoles primaire et secondaire, un cégep, des hôpitaux et un CHSLD. C'est pourtant un quartier où il existe d'importantes inégalités sociales de santé : une espérance de vie plus courte, un taux de mortalité prématurée plus élevé, etc. De manière générale, rappelons que les niveaux de pollution atmosphérique en zone urbaine sont aussi généralement plus élevés dans beaucoup de villes à revenu faible ou intermédiaire et dans les quartiers pauvres des villes à revenu élevé.

L'impact négatif de l'incinérateur a ainsi amené la Direction de la santé publique (DSP) de la Capitale-Nationale à recommander, à la suite de l'étude Mon environnement, ma santé « la réduction des émissions polluantes des secteurs industriels, commerciaux et institutionnels, notamment en accélérant la transition vers des énergies propres et en réduisant à la source la production de matières résiduelles à incinérer [5] ».

Afin de concrétiser cette recommandation de la DSP de la Capitale-Nationale, les matières recyclables ne doivent pas être incinérées et encore moins enfouies : entre l'incinération et l'enfouissement, il y a d'autres choix ! Le Mouvement pour une ville Zéro déchet invite les partis politiques à inclure celle-ci dans leur plateforme électorale en vue des élections municipales de 2025 et à s'inspirer des moyens proposés par notre mouvement pour Tendre vers le zéro déchet, notamment : 1) investir en priorité dans un meilleur tri des matières, notamment par l'implantation d'écocentres de proximité ; 2) adopter des mesures règlementaires et fiscales pour interdire les plastiques à usage unique et pour forcer les secteurs de la construction et des industries, commerces et institutions, qui produisent 72% des déchets de la ville de Québec, à détourner de l'élimination les matières résiduelles récupérables ; 3) créer un fonds dédié à l'ISÉ (Information, Sensibilisation, Éducation) ; 4) favoriser la promotion et le soutien au compostage individuel et communautaire.

Tendre vers le zéro déchet en matière de gestion des matières résiduelles comme l'ont fait d'autres villes, notamment Montréal, voilà une vision courageuse et nécessaire pour laquelle nous invitons les partis politiques à s'engager lors des élections de l'automne 2025 si on veut à la fois cesser de détruire des ressources, s'attaquer aux changements climatiques, contribuer à la réduction de la pollution atmosphérique causée par l'incinérateur et améliorer la santé de la population de la Ville de Québec.


[1] Ville de Québec. Budget de fonctionnement 2025 de la Ville de Québec. En ligne : www.ville.quebec.qc.ca/apropos/profil-financier/docs/budget2025-Detaille.pdf

[2] ELCCFP (2022). Émissions de gaz à effet de serre des établissements ayant fait une déclaration pour l'année 2022. En ligne : www.environnement.gouv.qc.ca/changements/ges/registre/index.htm

[3] Ville de Québec (2015). Incinérateur de Québec. Présentation dans le cadre de la rencontre publique du 26 février 2015. En ligne : https://static1.squarespace.com/static/57f5a79e6a49633bcbec59be/t/589e1624e6f2e1ce541ae9a6/1486755368019/Presentation_Incinerateur_Rencontrepublique26fevrier2015_v01.pdf

[4] Gouvernement du Canada. Inventaire national des rejets polluants. En ligne : www.canada.ca/fr/services/environnement/pollution-gestion-dechets/inventaire-national-rejets-polluants.html

[5] CIUSSS Capitale-Nationale. (2023). Projet Mon environnement, ma santé : rapports finaux, faits saillants et recommandations rendus publics. En ligne : www.ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca/actualites/mems-2023

Jean-Yves Desgagnés fait partie du Mouvement pour une ville zéro déchet.


Voir en ligne : Revue À bâbord !

15.08.2026 à 18:58

Syrie, mémoire d'un printemps

Nicolas Lacroix

Près de quatorze ans après son commencement, la révolution syrienne a triomphé. La chute du régime de Bachar al-Assad survenue le 8 décembre 2024 marque non seulement le succès de la révolution, mais aussi l'entrée dans une période d'incertitude pour l'ensemble des Syrien·nes, en Syrie et en exil. Rappeler les origines et les espoirs de ce mouvement apparaît dès lors nécessaire.

Au début 2011, en écho aux soulèvements égyptien et tunisien, de premières demandes de réformes économiques, sociales et politiques se font jour en Syrie. Les manifestations et les rassemblements prennent de l'ampleur à compter du mois de mars suite à l'arrestation et à la torture d'un groupe d'adolescents par les services de renseignement dans la ville de Deraa. Commence alors à émerger un mouvement populaire organisé sur une base multiconfessionnelle qui revendique la chute du régime. Si la violence de la répression à laquelle il s'expose fait rapidement basculer la contestation dans un conflit armé et contribue à marginaliser l'opposition civile, celle-ci persiste à se mobiliser. Au plus fort de la révolution, ce sont ainsi près de 800 comités locaux de coordination fonctionnant de manière relativement démocratique qui sont actifs à travers les territoires de l'opposition et qui prennent en charge la vie culturelle, économique, sociale et politique. En outre, la révolution est l'occasion de voir apparaître un ensemble d'organisations (centres de documentation, médias – tels Enab Baladi ou al-Jumhuriya –, associations de femmes, partis politiques, etc.) qui entendent en incarner l'esprit et en rappeler les revendications de dignité, de justice et de liberté.

Comme l'écrivait récemment l'écrivain Robin Yassin-Kassab [1], si la transition politique entend réussir, elle devra s'appuyer sur cette société qui a maintenu vivant l'esprit et la mémoire de la révolution bien plus que sur les seuls hommes en armes désormais au pouvoir.


[1] Robin Yassin-Kassab, « Syria Needs a Strong Society, Not a Strongman », Newlines Magazine, 23 janvier 2025. En ligne : newlinesmag.com/argument/syria-needs-a-strong-society-not-a-strongman

Photo : Quelques centaines de Syrien·nes, d'ami·es et d'allié·es venu·es célébrer la chute du régime Assad. 14 décembre 2024, Place des Arts, Montréal. (Crédit : Nicolas Lacroix)


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15.08.2026 à 18:53

Palestine, Liban, Syrie. Réflexions diasporiques

Youssef al-Bouchi

Nous vivons dans un monde où la crise est proche et immédiate pour certain·es, mais lointaine pour d'autres. Les exilé·es existent quelque part entre les deux, suspendu·es entre le deuil et la culpabilité du survivant. Que signifie habiter ces contradictions et porter l'histoire de la dépossession à une époque où les catastrophes se superposent ?

Texte traduit de l'anglais par Nicolas Lacroix.

Nos pays d'origines semblent pris dans un cycle de crise perpétuel, chaque crise alimentant la suivante. Mais nous ne devons pas nous contenter d'une analyse sommaire, ni reculer devant la complexité. Comme le suggère leur étymologie, les crises représentent un point de bascule. Elles contiennent un potentiel de transformation, et incarnent l'une des contradictions que les corps arabes – le mien, à tout le moins – portent quotidiennement : la peur de ce qui viendra et l'espoir de ce qui pourrait être.

C'est sur cette base que la diaspora a la responsabilité de s'éduquer et d'éduquer les sociétés dans lesquelles elle se (dés)intègre. Une responsabilité déjà alourdie par le fardeau de devoir naviguer dans un labyrinthe aux impasses infinies : obtenir un statut légal, trouver un emploi, se loger et faire communauté malgré l'aliénation chronique du capitalisme tardif.

Être témoins du génocide

Depuis octobre 2023, nous sommes témoins de l'un des génocides les plus brutaux de l'histoire de l'humanité. Des centaines de milliers de personnes à Gaza sont désormais mortes, disparues, démembrées, orphelines. Les maisons, les hôpitaux, les écoles, les universités, les mosquées, les églises, les abris et pratiquement tous les autres lieux constitutifs du dense tissu urbain de Gaza ont été systématiquement bombardés et détruits. Il n'y a pas une seule personne à Gaza qui n'ait été déplacée et dépossédée par le sionisme et ce, dans le contexte d'une histoire qui a débuté non pas le 7 octobre 2023, mais en 1948, année de la création de l'État d'Israël sous la tutelle et la protection des puissances coloniales occidentales.

Le génocide à Gaza n'est que la dernière itération d'une longue histoire de violences coloniales qui ne devrait pas être étrangère à celles et ceux d'entre nous qui habitent l'Île de la Tortue, où les peuples autochtones ont été dépossédés pour faire place aux chemins de fer, aux autoroutes, aux villes et aux terres agricoles qui, ensemble, constituent ce que certains appellent la « civilisation ». Pour celles et ceux d'entre nous qui refusent d'être anesthésié·es et distrait·es par le spectacle de la civilisation, qui refusent le confort de la complicité, nous voyons les parallèles en même temps que nous reconnaissons les différences entre les luttes autochtones partout sur cette planète.

Porter cette vérité à travers les frontières fait de la diaspora non plus un corps en exil, mais un corps en lutte et en solidarité. Nous apprenons à construire des espaces de soin et d'entraide où que nous soyons, à nous trouver les un·es les autres et à dire la vérité, malgré les risques. Nous le faisons car le silence est plus risqué encore – non seulement parce qu'il implique de trahir la Palestine, mais aussi parce qu'il sape chaque effort déployé à l'encontre du fascisme à travers le monde. Lorsque la valeur de notre travail est entachée par le sang, nourrissant la bête insatiable du complexe militaro-industriel, il est de notre devoir de répliquer.

Confronter l'hypocrisie et les contradictions

Lorsque les dirigeants occidentaux et les médias dominants affirment le « droit d'Israël à se défendre », ces mots ricochent sur notre peau comme une énième attaque. Ils s'écrasent sur nos blessures et nous demandent de considérer l'oppresseur dans notre douleur. Et, pratiquement partout en Occident, si on ose rejeter cette violence d'État flagrante et désigner le sionisme pour ce qu'il est – un projet suprémaciste, raciste et colonial – nous sommes accusés de terrorisme ou d'antisémitisme. L'État allemand est allé jusqu'à poser comme critère de citoyenneté le soutien inébranlable à Israël, menaçant même de la révoquer en cas de critiques à son endroit. Cette posture permet aux descendant·es des nazis de se positionner en tant qu'arbitres mondiaux de l'antisémitisme, au point de réprimer les juifs exprimant leur solidarité avec la Palestine. En propageant la notion d'« antisémitisme importé », l'Allemagne se dédouane de sa responsabilité vis-à-vis de la persistance de l'antisémitisme à l'intérieur de ses frontières – un récit qui profite au parti d'extrême droite en pleine ascension, Alternative für Deutschland (AfD). Il n'est donc pas surprenant que les juifs antisionistes s'élèvent contre l'instrumentalisation de leur lutte par Israël pour commettre son génocide.

Le sionisme donne à l'extrême droite l'occasion de tirer parti de la déroute et des contradictions de la démocratie libérale afin de faire avancer son programme de contrôle des corps qui se situent à la croisée des oppressions. Ainsi, intégrer la question de la libération de la Palestine à des luttes politiques sans rapport apparent avec elle en vient à poser un « risque » majeur pour les militant·es, et les force à évoluer en vase clos. Cette division renforce l'idée fausse que des questions telles que le génocide, l'occupation militaire et l'apartheid sont extérieures à des mouvements comme celui pour la justice climatique, alors qu'en réalité, elles sont profondément imbriquées. La diffamation, la censure et le déni des droits de celles et ceux qui osent s'exprimer et agir contre Israël reflètent le sérieux avec lequel les États occidentaux entérinent l'affirmation de Netanyahou selon laquelle Israël se bat en leur nom et mène « une bataille de la civilisation contre la barbarie ». N'était-ce pas aussi une bataille de la civilisation contre la barbarie qui a eu lieu ici, sur l'Île de la Tortue ? Je présume que la civilisation est une bataille sans fin.

Affronter ces récits et ces discours, c'est affronter les structures qui les soutiennent – un système-monde capitaliste où la déshumanisation et la dépossession sont des conditions de possibilité essentielles à son fonctionnement. Un système-monde où les institutions conçues pour défendre la justice sont discréditées et où un journalisme complaisant et en quête de profit se substitue à l'éducation politique. Nous voulons reprendre nos voix et nos histoires à ceux qui parlent en notre nom. Pour ce faire, nous devons faire preuve de prudence dans notre manière de laisser place aux contradictions, puisque la répression, qui n'est pas propre au sionisme, est également pratiquée par certains de ses ennemis auto-proclamés.

Leçons de la Syrie et du Liban

À cet égard, Bachar al-Assad était un tyran brutal. Le règne de plus de cinquante ans du parti Baath en Syrie ne peut en aucun cas être présenté comme une réussite pour le panarabisme, le mouvement de libération de la Palestine, la laïcité ou le socialisme. Est-ce que cela signifie que nous devrions simplement accepter ce qui

lui succédera ? Non. Il nous faut nous souvenir que ceux qui se sont accrochés au pouvoir et qui ont réprimé nos corps – en particulier les corps palestiniens – au nom de la lutte pour la Palestine ne peuvent être associés à une politique d'émancipation . Au contraire, ceux-là sont aussi dangereux que le sionisme et doivent être tenus responsables de leurs actes. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les atrocités commises par le régime d'Assad et ses alliés en Syrie et au Liban [1]], simplement parce que cela convient à un certain type de discours anti-impérialiste. Ce fétichisme de l'« anti-impérialisme » nous déshumanise et nous dépossède de notre autonomie et de tout programme qui pourrait surmonter les oppositions politiques convenues. Nous devons plaider en faveur d'une Syrie gouvernée par son peuple, en particulier par celles et ceux qui se sont organisé·es au sein de sa société civile fragmentée, tout en demandant des comptes à ceux qui obstruent son chemin vers la liberté et la démocratie – à commencer par Israël, qui bombarde des infrastructures vitales et qui multiplie les incursions sur le plateau du Golan.

Le Liban est, lui aussi, depuis longtemps, un lieu de rupture sociale et politique. Depuis la fin de la guerre civile en 1990, les promesses de reconstruction et de réconciliation se sont largement évanouies. Nous avons hérité d'un ordre néolibéral soutenu par un système politique profondément sectaire [2]]. Ce système, conçu pour maintenir au pouvoir les élites libanaises, a incessamment sapé les efforts visant à créer une alternative de gauche qui soit juste et non confessionnelle. Pour les mouvements libanais de gauche, ce paysage politique est truffé d'ennemis – non seulement extérieurs comme les forces sionistes, mais aussi intérieurs comme le Hezbollah et l'État lui-même, qui ont tous deux étouffé les tentatives significatives de réforme et de justice. Les partisans d'un Liban affranchi des divisions confessionnelles et des ingérences étrangères ont été victimes de répression. Des figures comme Samir Kassir (journaliste) et Georges Hawi (homme politique) – qui plaidaient pour un État libanais socialiste et démocratique, libéré de l'emprise syrienne et allié du peuple palestinien – ont ainsi été froidement assassinées.

Aussi, bien après avoir été libéré de l'emprise d'Assad en 2005, la répression a continué de faire partie de la vie quotidienne sous différentes formes au Liban. Nous nous sommes retrouvés aux prises avec une constellation d'ennemis qui, malgré leurs différences, forment l'establishment. C'est pourquoi la seule avenue politique que nous ayons est une politique anti-establishment, et pourquoi le principal slogan lors du soulèvement d'octobre 2019 (Thawra) était « Tous veut dire tous ». Aucune exception ne doit être faite ; tous les membres de l'establishment sont coupables. Des millions de Libanais·es ont envahi les rues, demandant la chute d'un système qui avait favorisé l'enrichissement des élites au détriment du bien-être de la population, la laissant dans la pauvreté et le désespoir. La Thawra a incarné les aspirations d'une génération assoiffée de justice, de réparations et de changements structurels. Cependant, son élan a été écrasé sous le poids de la répression systémique, de l'implosion économique, du désarroi organisationnel et du pouvoir profondément enraciné des élites confessionnelles qui ont instrumentalisé les divisions mêmes que le soulèvement cherchait à transcender. Malgré sa répression, la Thawra atteste du désir d'émancipation du peuple et du rejet de la logique confessionnelle qui domine la politique libanaise depuis trop longtemps.

Ce n'est qu'en se montrant critique de toutes les formes d'oppression, de l'apartheid israélien aussi bien que des tyrannies locales, que nous pourrons promouvoir une politique véritablement ancrée dans l'émancipation, la solidarité et la justice. L'émancipation au Proche-Orient ne peut dépendre d'une indignation sélective ou de loyautés partisanes ; elle doit émerger de la poursuite inflexible de la liberté collective pour tous les peuples opprimés.


[1] [L'armée syrienne a occupé une partie du Liban de 1976 à 2005.

[2] [Le système politique libanais est organisé selon des critères religieux, octroyant des postes et des fonctions sur la base de l'appartenance confessionnelle.

Youssef al-Bouchi est doctorant en géographie à l'Université de la Colombie-Britannique et exilé syro-libanais depuis 2019. Texte traduit de l'anglais par Nicolas Lacroix.

Photo : Wasfi Akab (CC BY-NC-ND 2.0)


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