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16.06.2026 à 12:47

60 000 personnes à Genève contre le G7 et son monde !

NPA - L'Anticapitaliste, Solidarités

Le succès de la mobilisation contre le G7 organisée à Genève démontre qu'une opposition déterminée, populaire et internationaliste, existe face aux politiques défendues par les puissances capitalistes occidentales !

Tiré de Inprecor
14 juin 2026

https://inprecor.fr/60-000-personnes-geneve-contre-le-g7-et-son-monde

Par Solidarités, NPA - L'Anticapitaliste

Ces dernières semaines, les autorités genevoises et françaises ont tenté de jouer la carte de la peur pour décourager la population de se joindre à la mobilisation. Le dispositif sécuritaire déployé, les discours alarmistes et les multiples restrictions imposées aux manifestations visaient moins à garantir la sécurité qu'à intimider celles et ceux qui refusent de rester spectateur·icexs des politiques de guerre, d'austérité et de destruction écologique portées par les puissances du G7.

Cette stratégie autoritaire et sécuritaire a échoué : des dizaines milliers de personnes se sont rassemblées à Genève pour affirmer qu'un autre monde est non seulement nécessaire, mais qu'il se construit à travers les luttes sociales, écologistes, féministes, antiracistes et internationalistes. La diversité du cortège et des organisations présentes a démontré la vitalité des résistances face à un ordre impérialiste fondé sur la domination occidentale, la concurrence généralisée, l'exploitation et le pillage des ressources.

Les vrais casseurs : les flics, les entreprises complices et le G7

En fin de manifestation, la police a commencé à gazer à répétition le cortège, coupant celui-ci en plusieurs blocs, sans aucune utilité concrète si ce n'est celle de faire peur aux manifestant·exs. Après de multiples arrêts et reculs provoqués par les gaz lacrymogènes, le cortège est arrivé tant bien que mal à destination. Alors que les autorités avaient validé la présence des manifestant·exs jusqu'à 22:30 dans le parc, la police a multiplié les incursions à grand renfort de lacrymogènes, ne se gênant pas de gazer celles et ceux qui profitaient d'un repas prévu au programme. Face aux menaces de la police, l'organisation à finalement décidé de dissoudre, plus de deux heures en avance, la manifestation. Au moment de quitter les lieux, la police a continué de bloquer les voies d'évacuation et nassé de nombreuses personnes qui cherchaient seulement à quitter les lieux, dont l'intégralité du service d'ordre. Face à ces violences policières, touxtes les manifestant•exs ont été solidaires, en se protégeant les unexs et les autres en ne laissant personne sur le côté.

solidaritéS et le Nouveau Parti Anticapitaliste l'Anticapitaliste saluent le succès de cette mobilisation et remercient la coalition NOG7 et la Grève féministe ainsi que l'ensemble des militant·exs qui l'ont rendue possible. Ce week-end est une première et réjouissante étape dans la reconstruction d'un vaste mouvement social à l'échelle internationale capable d'affronter le pouvoir du capital et ses soutiens fascistes, afin de construire une autre société plus juste pour tou·xtes !

Publié par solidaritéS et le NPA-L'Anticapitaliste le 14 juin 2026

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16.06.2026 à 12:46

Instance illégitime au bilan calamiteux, le G7 est une scorie du passé

Maxime Combes

Le G7 est né du choc pétrolier de 1973. Il a grandi pour « stabiliser » l'économie mondiale et a (mal) vieilli pour essayer d'assurer la domination de ses pays membres. Toujours plus illégitime, au bilan calamiteux, le G7 est une vieillerie diplomatique surannée qu'il faudrait supprimer plutôt que maintenir sous assistance respiratoire.

Tiré du blogue de l'auteur.

Formidable, voilà un G7 ! Sans aucun doute l'instance la plus légitime, la plus pertinente et la plus efficace pour résoudre les grands problèmes mondiaux et remédier aux grands déséquilibres existants. Il n'y a qu'à regarder son bilan depuis plus de 50 pour s'en convaincre :

➡️ le terrorisme international a été éradiqué au sommet de Venise (Italie) de 1980

➡️ la pauvreté a été supprimée à la suite de plusieurs sommets des années 1980 et 1990

➡️ la dette des pays du Sud a disparu suite au sommet de Cologne (Allemagne) en 1999

➡️ le risque nucléaire a été jugulé au sommet de Tokyo (Japon) en 1986, et Moscou (Russie) en 1996

➡️ le réchauffement climatique a été stoppé au sommet de l'Aquila (Italie) de 2009

➡️ les pandémies mondiales ont disparu suite aux engagements des G7 de 2015 à 2019 et ceux qui ont suivi ont permis de préparer nos systèmes de santé aux pandémies suivantes.

➡️ des centaines de milliards de dollars ont été débloqués pour financer des infrastructures durables ces dernière années

Etc

Instance illégitime au bilan calamiteux. le G7 est une scorie du passé qu"il faudrait supprimer.
Maxime Combes

La liste est longue, sans doute infinie, des engagements pris par les pays du G20 depuis plus de 50 ans … et jamais suivis d'effets. Climat, démocratie, paix, développement, intelligence artificielle : les communiqués regorgent de promesses, d'engagements et d'ambitions. Pourtant, derrière cette mise en scène soigneusement orchestrée, une réalité s'impose : le G7 est devenu une instance aussi illégitime qu'inefficace, un vestige d'un ordre mondial révolu dont l'utilité politique est inversement proportionnelle à sa couverture médiatique.

À lui seul, le G7 incarne le décalage grandissant entre les discours des élites dirigeantes et la réalité du monde. Créé dans les années 1970 pour coordonner les politiques économiques des principales puissances industrielles, il prétend aujourd'hui parler au nom de la communauté internationale alors qu'il ne représente plus qu'une minorité de la population mondiale. Les sept pays qui le composent regroupent moins de 10 % des habitants de la planète. Des puissances majeures comme la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Indonésie, l'Afrique du Sud ou le Nigeria en sont exclues. À l'heure où le centre de gravité économique et démographique du monde s'est déplacé, cette prétention à fixer les priorités globales relève d'un anachronisme manifeste.

Cette illégitimité serait déjà problématique si le G7 obtenait des résultats. Mais son bilan est tout aussi accablant.

L'exemple du climat est sans doute le plus révélateur. Depuis le sommet de l'Aquila en 2009, les dirigeants du G7 n'ont cessé de proclamer leur volonté de contenir le réchauffement climatique, d'atteindre la neutralité carbone et de financer la transition écologique. Dix ans plus tard, les émissions mondiales continuent d'augmenter, les financements promis aux pays du Sud demeurent largement insuffisants et les investissements dans les énergies fossiles se poursuivent. Derrière les déclarations de principe, les États membres du G7 restent parmi les principaux responsables historiques de l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Ils continuent de défendre un modèle économique fondé sur l'extraction intensive des ressources naturelles et la recherche permanente de croissance matérielle.

Et que fait E. Macron ? Il déroule le tapis rouge et invite D. Trump, le plus grand fossoyeur des politiques climatiques mondiales, sous les ors de la République pour un dîner à Versailles. D. Trump a fait sortir les Etats-Unis des négociations climatiques internationales, de l'Organisation mondiale de la santé, a humilié l'UE avec un accord commercial totalement déséquilibré et asymétrique … mais la France, ainsi que les autres Etats européens, se prosternent devant le leader de la Première puissance économique mondiale qui organise et/ou soutiens des guerres aux quatre coins de la planète.

La contradiction est devenue caricaturale. Les mêmes gouvernements qui se présentent comme les champions de la lutte contre le changement climatique subventionnent encore massivement les énergies fossiles, négocient de nouveaux accords commerciaux favorisant l'augmentation des échanges carbonés et refusent toute remise en cause sérieuse du modèle économique à l'origine de la catastrophe écologique. Et on ne compte plus le nombre de G7 dont le communiqué final encourage l'exploitation gésièeLe résultat est connu : records de température, sécheresses, inondations, incendies géants et effondrement accéléré de la biodiversité.

Le traitement réservé à l'Amazonie en fournit une illustration emblématique. Lors du sommet de Biarritz en 2019, Emmanuel Macron avait tenté de faire du G7 le sauveur de la forêt amazonienne. Quelques millions de dollars avaient été annoncés en urgence tandis que les caméras du monde entier étaient braquées sur les incendies. L'opération de communication n'a trompé personne. Les montants engagés étaient dérisoires au regard des enjeux, tandis que les mécanismes économiques favorisant la déforestation demeuraient intacts. Sept ans plus tard, l'accord de libre-échange UE-Mercosur, dont toutes les études montrent qu'il va encourager la déforestation, Le G7 prétendait combattre les conséquences d'un système dont il refuse obstinément de traiter les causes.

Sur le plan économique, le bilan n'est guère plus reluisant. Depuis la crise financière de 2008, puis celle du Covid-19, les inégalités n'ont cessé de se creuser au sein même des pays du G7. La concentration des richesses atteint des niveaux records. Les grandes multinationales continuent de peser davantage sur les décisions publiques que de nombreux États. Les engagements répétés en faveur d'une mondialisation plus juste ou d'une fiscalité internationale plus équitable ont produit des résultats limités, souvent symboliques, loin des transformations structurelles annoncées.

Même en matière de démocratie, domaine dans lequel le G7 aime se présenter comme une référence morale, le contraste entre les principes affichés et les pratiques réelles saute aux yeux. Comment prétendre défendre les droits humains tout en continuant à soutenir des régimes autoritaires lorsqu'ils servent des intérêts stratégiques ? Comment invoquer le droit international tout en appliquant des standards variables selon les conflits ou les régions du monde ? Cette sélectivité nourrit partout la défiance et affaiblit la crédibilité des discours occidentaux.

La guerre en Ukraine a offert au G7 un nouveau rôle : celui de coordinateur politique du bloc occidental face à la Russie. Mais même dans ce domaine, son action ne fait que souligner sa nature véritable. Le G7 n'est plus un directoire économique mondial ; il est devenu une enceinte géopolitique défendant les intérêts d'un groupe restreint de puissances confrontées à la montée d'un monde multipolaire.

Au fond, le principal problème du G7 n'est pas seulement son inefficacité. C'est qu'il entretient l'illusion qu'une poignée de dirigeants pourrait régler les défis du XXIe siècle à huis clos, loin des peuples concernés. Or les enjeux contemporains — climat, biodiversité, pauvreté, fiscalité, santé mondiale, régulation du numérique — exigent au contraire des cadres véritablement universels, démocratiques et représentatifs.

Chaque sommet du G7 produit davantage de déclarations que de résultats. Chaque communiqué promet davantage qu'il n'accomplit. Chaque édition confirme un peu plus le déclin politique d'une institution incapable de répondre à l'urgence écologique, sociale et démocratique.

Le monde de 2025 n'est plus celui de 1975. Le G7, lui, semble ne pas l'avoir compris. Vestige d'une époque révolue, il survit par inertie diplomatique et par habitude médiatique. Son bilan calamiteux et son déficit de légitimité devraient conduire à une conclusion simple : loin d'être une solution aux crises contemporaines, le G7 est devenu l'une des manifestations les plus visibles d'un ordre international en fin de course. Une scorie du passé dont le monde aurait tout intérêt à s'émanciper.


Maxime Combes, économiste et auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition (Seuil, 2015) et co-auteur de « Un pognon de dingue mais pour qui ? L'argent magique de la pandémie » (Seuil, 2022).


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16.06.2026 à 12:46

Si la société fait preuve d'une forte tolérance envers la violence, celle-ci finira tôt ou tard par « déborder » à l'extérieur

Yurii Colombo

Le mouvement russe « Résistance féministe contre la guerre » est actif depuis le début du conflit en Ukraine, menant une vaste campagne de contre-information sur la condition des femmes russes sous le régime de Poutine.

Son action se déroule sur Internet, mais aussi à travers des groupes informels de rencontre ainsi que par la diffusion, dans les quartiers des villes, d'un bulletin (distribué de nuit) dans les boîtes aux lettres des immeubles.

En raison de ces activités militantes, le groupe a été qualifié par l'État russe d'« agence étrangère ». Des dizaines de ses militantes ont fait l'objet de poursuites pénales et plus d'une centaine ont été condamnées à de lourdes amendes. « Résistance féministe », présente dans plus de 40 villes de Russie, est aujourd'hui l'organisation d'opposition la plus active du pays.

« Résistance féministe contre la guerre » rédige chaque année, depuis le début de la guerre en Ukraine, des rapports sur la situation des femmes en Russie. Ces rapports sont rédigés à partir d'informations provenant de sources ouvertes (médias, centres de recherche) et de signalements envoyés au groupe, avant d'être transmis à des institutions internationales de défense des droits humains, telles que l'ONU ou l'APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe).

Le rapport 2026 — « Les droits des femmes dans un contexte de répression et de militarisation » — présente un intérêt particulier car il met en lumière la tragique détérioration de la condition des femmes en Russie au cours des quatre dernières années.

L'un des aspects les plus inquiétants est la grave restriction du droit à l'avortement. Une tendance que l'on observe malheureusement aussi en Europe, mais qui, en Russie, est directement liée à la situation de guerre.

Nous apprenons ainsi qu'actuellement, dans 29 régions de la Fédération de Russie, des sanctions sont en vigueur pour « incitation à l'avortement ».

C'est en février 2026 que le nombre de ces régions est passé à 29 (dont les territoires ukrainiens occupés par la Russie), alors qu'il était encore de 23 en 2025. De février 2023 à janvier 2026, le nombre de cliniques privées pratiquant des avortements a en outre diminué d'environ 30% (passant de 2 813 à 1 961). Dans 15 régions de Russie, il n'est désormais plus possible de se faire avorter dans une clinique privée.

En 2025, plusieurs régions de Russie ont instauré des amendes pour les étudiantes enceintes qui décident de ne pas mener leur grossesse à terme. Et en mars 2026, la Douma d'État a proposé d'exclure totalement de la protection sanitaire publique obligatoire les avortements non pratiqués sur indication médicale. Il s'agit là de la plus ignoble des restrictions aux services socio-sanitaires que l'on puisse imaginer.

Selon Natalia, l'une des rédactrices du rapport, « la situation est assez claire : tu as 12 semaines pour faire un choix. Tu dois trouver une clinique — et s'il n'y en a pas dans ta région, tu dois aussi trouver l'argent pour te rendre ailleurs. Attendre en file, écouter les conseils de garder [l'enfant], puis on t'envoie à un endroit, puis à un autre, chez le curé, chez le psychologue, et le temps presse. Tu dois insister 25 fois et dire : oui, j'ai fait ce choix. Ensuite, il y a la soi-disant « semaine de silence » et tu arrives à peine à atteindre la douzième semaine ».

Un rôle fondamental dans cette campagne est joué par l'Église orthodoxe, qui ne cesse de se confondre avec l'État, bien que les statistiques démontrent abondamment que l'interdiction de l'avortement entraîne une augmentation de la mortalité féminine.

En 2024, indique encore le « Rapport », le ministère de la Santé a interdit la vente libre de médicaments à base de mifépristone (c'est-à-dire la soi-disant « pilule du lendemain »).

L'école contribue elle aussi à faire reculer la conscience civique : lors des cours de « Conversations sur les choses importantes » (une matière introduite en 2023 dans les écoles primaires où l'on prône les « valeurs traditionnelles » du putinisme), on promeut constamment l'idée que la maternité est « une mission spéciale de la femme ». Actuellement, ce discours dans les écoles offre aux jeunes filles russes la seule alternative au rôle traditionnel de gardienne du foyer : celui de patriote défendant héroïquement son pays.

Cependant, toutes ces restrictions à l'avortement ne feront qu'augmenter le nombre de lieux où l'avortement illégal est pratiqué (parfois dans des conditions dangereuses) et ne résoudront certainement pas la crise démographique russe, alimentée par la mort massive de jeunes hommes au front, l'alcoolisme et le dysfonctionnement du système de santé dans de nombreuses provinces.

La mobilisation et la mortalité disproportionnées dans les républiques ethniques et les régions reculées (Bouriatie, Touva, Daghestan et Kamtchatka) ont fait que des tâches considérées comme masculines dans les communautés traditionnelles sont retombées sur les épaules des femmes : par exemple, la collecte de bois pour l'hiver et la réparation des habitations. Dans des villages comme Sedanka au Kamtchatka et dans les petites localités de Bouriatie, les femmes sont devenues les seules chefs de famille. Dans les régions aux températures extrêmes, l'absence de main-d'œuvre masculine transforme la vie quotidienne en une lutte pour la survie physique.

Outre la vie domestique, les femmes sont contraintes de prendre en charge la gestion de l'économie traditionnelle (élevage de rennes et pêche), qui constitue la principale source de subsistance et de revenus. En somme, comme dans les sociétés primitives, la femme redevient la cueilleuse-chasseuse des sociétés primitives, mais sans bénéficier des privilèges typiques des sociétés matriarcales.

Dans le pays, par ailleurs, l'influence d'associations informelles réactionnaires (par exemple la « Communauté russe ») se renforce ; celles-ci assument les fonctions de « police morale » en dictant ce qui est conseillé ou déconseillé en matière de sexualité, de contraception et de vie sociale.

Le retour du front de nombreux vétérans d'Ukraine, souvent atteints de troubles psychiques et enclins à la consommation de stupéfiants et d'alcool, a accru la violence sociale et domestique. « Plus d'un millier de femmes – signale encore Natalia – ont été victimes de crimes violents commis par des militaires au cours de l'année écoulée. Souvent, ces derniers ne subissent même pas de sanctions et, au lieu de purger leur peine, retournent au front ».

Les hommes qui reviennent du front souffrent souvent de troubles de stress post-traumatique, ce qui met en danger la sécurité de leurs proches. De plus, la Russie a enrôlé dans la guerre de nombreux condamnés pour des crimes violents. À leur retour de la guerre, ces détenus continuent souvent de persécuter leurs anciennes victimes.

L'organisation féministe a lancé un slogan : « La guerre commence à la maison ». On suppose, à juste titre, que si la société fait preuve d'une forte tolérance envers la violence, celle-ci finira tôt ou tard par « déborder » à l'extérieur. Récemment, une nouvelle alarmante a été diffusée : en 2025, le nombre d'appels reçus par la ligne d'assistance nationale pour les femmes victimes de violence domestique a augmenté de 40%. De plus, on sait que dans 60% des cas, lorsqu'un acte de violence domestique est porté devant les tribunaux, les coupables reçoivent la peine minimale : une amende de cinq mille roubles (environ 50 euros).

Le retour à une discrimination et à une violence plus dures envers les femmes dans un pays qui, en 1918, avait eu la première femme Premier ministre (Alexandra Kollontaï) est lui aussi un signe inquiétant de notre époque.

‍Yurii Colombo
Source : article de Yurii Colombo publié dans Matrioska, mai 2026
https://solidarity-ukraine-belgium.com/post/la-lutte-feministe-aujourdhui-en-russie

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