27.03.2026 à 09:33
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Sénégal. Une loi contre les queers, cache-sexe des échecs du régime
27.03.2026 à 09:33
Le Crafs, première plateforme pour les victimes droguées à leur insu
Cela peut être « une femme neutralisée chimiquement par un concurrent avant un entretien d'embauche », « un joueur de tennis empoisonné par le père de son adversaire », « des personnes âgées soumises à des substances pour leur extorquer un héritage »... ou Louise, 19 ans, droguée dans une boîte de nuit parisienne. *Marcelle* détaille sa prise en charge par le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (Crafs), fondé en 2024 par la docteure Leila Chaouachi.
Intégré (…)
Cela peut être « une femme neutralisée chimiquement par un concurrent avant un entretien d'embauche », « un joueur de tennis empoisonné par le père de son adversaire », « des personnes âgées soumises à des substances pour leur extorquer un héritage »... ou Louise, 19 ans, droguée dans une boîte de nuit parisienne. Marcelle détaille sa prise en charge par le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (Crafs), fondé en 2024 par la docteure Leila Chaouachi.
Intégré au Centre d'Addictovigilance de Paris, le Crafs propose « un soutien immédiat par téléphone avec des pharmacologues experts en santé publique, spécialisés en risques criminels des substances, et formés aux violences sexistes et sexuelles. Louise s'est tout de suite sentie prise en considération, crue et soutenue », raconte le média. Le centre propose également « un accompagnement sur mesure, sans parcours imposé » vers un psychologue, un dépôt de plainte ou encore un avocat. Un suivi est aussi assuré pour éviter leur isolement dans ces démarches.
Le Crafs vise ainsi à répondre à une urgence : on dénombre « 1056 victimes d'agressions facilitées par substances (AFS) en 2023 – un record depuis la libération de la parole », précise Marcelle. « Majoritairement sexuelles (63%), [...] ces violences peuvent provoquer des traumatismes profonds (dépression, automutilation, risques suicidaires). D'où la nécessité d'une prise en charge globale et immédiate. » Et ce, sans jugement : Louise s'en veut d'avoir « joué à la conne » en acceptant un verre d'inconnus, mais la docteure du Crafs rappelle la responsabilité des agresseurs. « On a le droit de faire la fête et de lâcher-prise ! »