Le 22 mars prochain, je serai réélu maire et Président de Grenoble Alpes Métropole pour la troisième fois grâce à ma ténacité, et ma constante fidélité à nos valeurs.
D’ici là je vous invite à GARDER VOS PORTABLES A LA MAIN en toutes circonstances dans la rue, les transports publics, chez les commerçants, en signe de soutien et de reconnaissance.
De cette façon, nous montrerons que nous sommes nombreux à vouloir le changement, en dépit d'affaires de corruption discutables et oubliées qui me valurent jadis quelques ennuis judiciaires.
Au fil des sondages du DL de jours en jours plus favorables à ma candidature j'entame une remontada qui conduira à la victoire. Comparé à tous les autres candidat.e.s soyons clairs : je suis le seul vrai professionnel.
A peine nées deux listes concurrentes ont déjà été absorbées par la mienne sans opposer la moindre résistance, celà montre que nous sommes irrésistiblement sur la voie du succès.
Ma pratique intense du cumul des mandats m'a permis de développer une palette de compétences unique, j’asseois ainsi mon leadership naturel sur une EXPERIENCE politique qui fait défaut à tous mes concurrents.
C’est ainsi que par le passé j’ai pratiquement arrêté un nuage radioactif à nos frontières, détourné du pognon, refait entièrement la robinetterie en mairie, conseillé Nicola Sarkozy, créé un quartier d’affaires, surendetté la ville, etc...
Ma mission première consiste aujourd'hui à SAUVER GRENOBLE, (comme c’est écrit sur mes affiches) des écologauchistes. Pour l'accomplir je n'hésiterai pas à m'entendre avec tous les autres candidats droitards patriotes..
Dans les premiers mois de mon ultime mandat, je créerai une VERITABLE POLICE MUNICIPALE suréquipée pratiquant la conduite sportive de haut niveau. La peur va vite changer de camp et croyez-moi, les délinquants vont faire dans leur froc.
J’effacerai jusqu’aux traces de pneus des cyclistes bouffeurs de graines de chia des Piolle/Ruffin.
Un rien d’ambition et un culot énorme sont la formule de la victoire.
Forts de ces convictions, mon équipe et moi-même sommes prêts aujourd’hui à tourner résolûment Grenoble vers l'avenir.
Votre dévoué : Alain

Pour la première fois sous la Ve République, un ministre est passé en trois mois du gouvernement à la prison. A l’automne 1994, la chute brutale d’Alain Carignon, maire de Grenoble, président du conseil général de l’Isère, ancien ministre de l’Environnement puis de la Communication, a sonné comme un avertissement supplémentaire pour une classe politique désespérément myope ; mais tout n’a pas été dit, loin s’en faut, sur la logique et les mécanismes qui expliquent cette ascension et cette chute exemplaire.
D’où l’intérêt de cet ouvrage qui, grâce à une enquête approfondie nourrie aux meilleures sources, révèle les arcanes du « système Carignon » . Un système construit autour de la volonté et de l’ambition d’un homme, incarnation d’une nouvelle génération politique forgée par le marketing et qui a remplacé la confrontation d’idées par une stratégie de communication tous azimuts. Un système qui a su tirer sa force des faiblesses de la décentralisation, par laquelle l’Etat a relâché ses contrôles sans permettre l’affirmation de contrepouvoirs locaux. Grenoble-Paris, Paris-Grenoble : l’ascension d’un homme, la chute d’un système.
Télécharger gratuitement «Le Système Carignon»:
«Le Système Carignon»
Raymond Avrillier et Philippe Descamps
Ed. La Découverte - Enquêtes
598 pages 
à propos de la définition du mot “partisan.e”On a découvert qu'une boîte de com s' intitulait " Partisane " (en .fr) avec en sous-titre : " La communication engagée à vos côtés. "
Sur leur page d'accueil ils ont ajouté une occurence corporate à la définition de ce mot, histoire de bien le vider de son sens : « partisane : Par extension, personne qui s’engage pleinement dans la communication de son client pour le rendre plus visible, plus percutant, plus performant ».
Ces marketeux prosternés devant le CLIENT vident les mots de leur sens à seule fin de montrer combien ils sont rompus à l'art du mensonge et fiers d'exercer leur sale métier.
L' imposture publicitaire , c'est Cornelius Castoriadis qui en parle le mieux :
« Ne pas se dresser contre l’imposture, ne pas la dénoncer, c’est se rendre coresponsable de son éventuelle victoire. Plus insidieuse, l’imposture publicitaire n’est pas, à la longue, moins dangereuse que l’imposture totalitaire. Par des moyens différents, l’une et l’autre détruisent l’existence d’un espace public de pensée, de confrontation, de critique réciproque. La distance entre les deux, du reste, n’est pas si grande, et les procédés utilisés sont souvent les mêmes. »
LP
Crédit : History Defined Colorisation by Julius Colorization.

Le 27 février dernier, le tribunal administratif de Toulouse jugeait l'autorisation environnementale de l'A69 illégale. Il estimait les dommages irréversibles que cette autoroute allait entraîner beaucoup trop importants au vu des "bénéfices très limités qu'aurait ce projet pour ce territoire et ses habitant.es". Depuis lors, les machines se sont enfin tues ! La destruction des terres a cessé in extremis avant que celles-ci ne soient bitumées.
Après plus de 3 ans d'accélération de la lutte contre l'autoroute A69, s'est ainsi ouverte la possibilité de remporter ce combat emblématique dans les luttes contre les grands projets écocidaires et anachroniques au profits d'intérêts privés.
Si c'est une décision juridique qui a enfin offert cette issue, il est impossible de la décorréler des innombrables actions de terrain ayant amené des milliers de personnes - riverain.es, paysan.nes, écureuil.les, juristes, zadistes, parents d'élèves, artistes, retraité.es - à résister pied à pied sur le sol tarnais.
Durant ces 3 dernières années, tous les moyens nécessaires ont été mis en place contre cette langue de bitume de 400 ha: actions juridiques, blocages, occupations, désarmement, sensibilisation, visibilisation de la lutte. Mais une stratégie a payé: celle de la pluralité, de la composition, de la complémentarité des modes d'intervention.
Nous voulons aujourd'hui célébrer cette résistance porteuse d'espoir dans une époque de ravage écologique et social. Nous voulons nous retrouver avec celles-ceux qui se sont mobilisé.s localement, celles et ceux qui sont venu.es des 4 coins de la France et remercier l'élan qui nous a réuni.es et a fini par porter ses fruits.
A l'heure où les pro-autoroutes - élus véreux, entrepreneurs mafieux - tentent par tous les moyens de piétiner la décision de justice, nous voulons aussi nous rassembler pour leur signifier haut et fort que cette décision était la bonne. Les manœuvres pour imposer sa loi quand la population et les juges font barrage est caractéristique d'une contraction autoritaire du pouvoir. Il s'agit donc d'affirmer que nous ne les laisserons pas passer en force et recommencer. En annonçant dès maintenant cette date, nous nous tenons prêt.es à réagir si l'Etat obtient "sursis à exécution" et que les travaux reprennent d'ici là et sans attendre les appels. Nous ne les laisserons pas poursuivre jusqu'au bout leur politique de la destruction accomplie et arguer qu'un chantier ne peut plus être arrêté puisqu'il est déjà trop avancé.
L'heure n'est plus au bitume, mais à penser la renaturation des dizaines de kilomètres de prairies fertiles, collines et forêts arasées. Il n'y a plus lieu de remettre en route les tractopelles, mais bien de renoncer enfin aussi aux autres chantiers - méga-bassines, LGV Bordeaux - Toulouse, Lyon - Turin, Canal Seine Nord Europe, A412, A133-134, et bien d'autres - qui intoxiquent nos territoires, accaparent ce qu'il nous reste de terres et d'eau pour les rentes d'une minorité.
Nous organisons donc une grande fête et rassemblement d'enterrement de l'A69 les 4, 5 et 6 juillet aux abords du tracé de l'autoroute.
Un moment de convergence aura lieu le samedi à 14h
Source : ICI Isère

Une centaine de salariés présents en assemblée générale mercredi 7 mai sur le piquet de grève installé devant l'entrée du site chimique Arkéma de Jarrie ont décidé de lancer une grève illimitée, dans tous les secteurs de l'entreprise.
L'entreprise propose 12 mois de reclassement, plutôt que les 9 prévus par la loi, ou un maintien de salaire pendant 2 ans pour les licenciés qui chercheraient un CDI dans un autre groupe, mais la direction refuse pour l'heure de verser l'indemnité supra-légale.
En Isère, 154 postes sont supprimés, aussi les négociations entre les représentants syndicaux et la direction sont suivis de très près par les salariés.