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TG+ (ex-TéléGrenoble)


TéléGrenoble (TG+) a été placée en redressement judiciaire lundi 18 mai 2026 par le tribunal de commerce de Grenoble. à suivre...

Publié le 26.07.2026 à 12:00

La rédaction TG+

Aux portes de la Chartreuse, la base de loisirs Rivièr’Alp, implantée sur une ancienne friche industrielle s’est imposée en quelques années comme l’un des sites de baignade les plus fréquentés du département.

Difficile d’imaginer qu’à l’emplacement de Rivièr’Alp se trouvait autrefois une ancienne corderie. Dix ans après son ouverture, la transformation du site est devenue un exemple de reconversion réussie. Porté par un syndicat intercommunal regroupant plusieurs collectivités locales, le projet a vu le jour en 2015 après plusieurs années de préparation.

À l’époque, le pari, qui nécessitait un investissement de 5 millions d’euros, pouvait sembler risqué : créer, dans un secteur rural éloigné des grands centres urbains, l’une des premières piscines écologiques de France.

Une fréquentation bien au-delà des prévisions

Les résultats ont rapidement dépassé les attentes. Alors que les porteurs du projet tablaient sur environ 11 000 baigneurs par an, la première saison a enregistré près de 19 000 entrées. Depuis, la fréquentation n’a cessé de progresser avec près de 30 000 personnes l’été dernier.

L’une des particularités de Rivièr’Alp réside dans son système de traitement de l’eau. Sur une surface de baignade de 2 600 m², l’eau est filtrée sans recours au chlore grâce à un procédé biologique basé sur des bassins de régénération plantés de végétaux aquatiques, notamment des roseaux.

piscine rivier'alp entre-deux-guiers

Une eau filtrée naturellement

La qualité de l’eau fait l’objet d’un suivi régulier. Des analyses sont réalisées deux fois par semaine dans un laboratoire dédié afin de garantir des standards supérieurs aux exigences réglementaires. Depuis 2022, l’alimentation du site est assurée par un forage spécifique dans la nappe d’accompagnement du Guiers, permettant d’utiliser une eau naturelle non traitée.

Pour maintenir l’efficacité de ce système écologique, plusieurs règles sont imposées aux usagers. Une douche savonnée est obligatoire avant chaque baignade et les shorts de bain sont interdits. La capacité maximale du site est fixée à 840 personnes par jour. Une jauge atteinte notamment le dimanche 21 juin.

Bien plus qu’une simple zone de baignade

Sur son volet aquatique, la base dispose d’un espace pour les plus jeunes, de bassins de loisirs et d’un bassin de natation de 25 mètres équipé de lignes d’eau et de plongeoirs. Les 6 000 m² de plages aménagées offrent enfin un cadre confortable et sécurisé aux visiteurs venus chercher un peu de fraîcheur au pied du massif de la Chartreuse.

Au-delà de ses bassins, Rivièr’Alp s’étend sur près de sept hectares et propose de nombreuses activités de plein air : aire de jeux pour les enfants, sentiers de promenade, piste cyclable, terrains de pétanque…

👉 Rivièr’Alp à Entre-deux-Guiers

piscine rivier'alp entre-deux-guiers
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Publié le 25.07.2026 à 18:30

Alexandre Martinez

Mis en examen depuis 2024 pour des viols sur mineurs commis pendant plus de cinquante ans, Jacques Leveugle, 79 ans et domicilié à Vizille, fait l’objet d’une enquête hors norme. Cinq mois après un appel à témoins international, le procureur de Grenoble a dressé ce vendredi un nouveau bilan : cinq victimes supplémentaires identifiées.

L’affaire avait été révélée en 2023 par le propre neveu du suspect. En fouillant dans les affaires de son oncle, il avait découvert sur des clés USB des mémoires numériques particulièrement volumineuses, dans lesquelles Jacques Leveugle consignait lui-même, dans le détail, plus d’un demi-siècle d’agissements commis en France comme à l’étranger.

Un appel à témoins qui a permis de faire avancer le dossier

Lancé le 10 février 2026, l’appel à témoins avait été largement relayé, y compris hors des frontières françaises. « J’ai même été amené à donner des interviews à des médias marocains et de Colombie », a rappelé le procureur. Il a permis de recueillir 146 appels ou mails, dont 25 se sont révélés exploitables : cinq nouvelles victimes ont porté plainte, et vingt autres personnes ont témoigné avoir côtoyé Jacques Leveugle sans en être victimes, certaines faisant état de rumeurs précises sur son comportement à l’égard de mineurs durant ses années au Maroc.

appel à témoins - Jacques Leveugle

Un déplacement dans ce pays, où le mis en examen a vécu vingt-trois ans, avait un temps été envisagé pour entendre d’éventuelles victimes locales. Il a finalement été abandonné, les autorités marocaines ayant fait savoir qu’« aucune d’entre elles ne souhaitait s’exprimer et ne souhaitait être entendue », un droit que le procureur a qualifié de « droit le plus strict des victimes ».

Un mode opératoire répété sur plus de cinquante ans

Au total, 79 mineurs susceptibles d’avoir été victimes de Jacques Leveugle ont été identifiés, entre 1971 et 2023. Parmi eux, 55 ont pu être entendus ; les autres n’ont pas souhaité s’exprimer, n’ont pas pu être localisés, ou sont aujourd’hui décédés.

Leurs témoignages concordent, selon le procureur, avec ce que Jacques Leveugle décrivait lui-même dans ses écrits. « Sa respectabilité lui permettait d’obtenir grande confiance de la part des parents », a expliqué Étienne Manteaux : l’homme, cultivé et polyglotte, gagnait d’abord la confiance des familles par une approche pédagogique, avant que cette proximité, entretenue dans l’isolement, ne donne lieu à des attouchements de plus en plus poussés, jusqu’à ce qu’il se détourne systématiquement des jeunes à l’approche de leur majorité.

Une majorité de faits aujourd’hui prescrits

Sur les 55 personnes entendues, 24 ont déposé plainte. Mais en raison de l’ancienneté des faits, « seules deux victimes sont concernées par des faits qui ne sont pas prescrits », a insisté le procureur : l’une pour des violences commises en Allemagne en 1993, l’autre pour des faits commis entre 1996 et 1999, en France et lors de séjours organisés en Espagne.

Une instruction bientôt close, un procès envisagé en 2027

Un dernier interrogatoire de Jacques Leveugle est prévu à la fin de l’été, avant une clôture de l’instruction attendue « au courant de l’automne ». Le parquet requerra alors, pour ces deux victimes, « le renvoi de cet homme devant une cour criminelle », en l’occurrence la Cour criminelle départementale de l’Isère. Le mis en examen étant en détention provisoire, un procès pourrait se tenir dès 2027.

Les victimes dont les faits sont prescrits mais qui ont porté plainte pourront, si elles le souhaitent, être entendues lors du procès en qualité de témoins.

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Publié le 25.07.2026 à 12:00

La rédaction TG+

Face au succès rencontré pendant les vacances d’hiver, le film immersif Les Lapins 3 Oreilles, réalisé par Michel Ocelot, fait son retour à Cosmocité tout au long de l’été. Une nouvelle occasion pour les familles de découvrir cette expérience poétique sous le dôme du planétarium.

Le cinéma d’animation s’invite sous les étoiles. Tout au long de l’été, le centre de sciences de la métropole grenobloise, Cosmocité, reprogramme Les Lapins Trois-Oreilles, premier conte musical immersif imaginé par Michel Ocelot. Conçue spécialement pour les planétariums, cette création originale marque une nouvelle étape dans la carrière du réalisateur de Kirikou et la Sorcière.

Projeté sous un dôme, le film propose une expérience bien différente d’une séance de cinéma classique. Grâce à une projection à 360° associée à un son spatialisé, les spectateurs sont plongés au cœur d’un univers médiéval peuplé de lapins multicolores et mélomanes. Installé sous le dôme, chacun est libre de tourner le regard pour explorer les décors et suivre l’action sous tous les angles.

Destiné au jeune public à partir de 5 ans, le conte raconte l’histoire d’un jeune garçon qui se lance dans une quête pour sauver une princesse. Son aventure le conduit à affronter l’épreuve aussi mystérieuse que facétieuse des « Lapins Trois-Oreilles », dans un récit où la musique occupe une place centrale.

Présenté pour la première fois pendant les vacances d’hiver, le film avait rencontré un vif succès auprès des familles. Face à cet engouement, l’équipe de Cosmocité a choisi de l’inscrire de nouveau à sa programmation estivale afin de permettre à un plus large public de découvrir cette œuvre immersive.

👉 Jusqu’au 28 août à Cosmocité (85 cours Saint-André au Pont-de-Claix)

Film Michel Ocelot Lapins 3 Oreilles / cosmocite


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Publié le 24.07.2026 à 18:30

Thibault Leduc

Lors d’un point presse ce vendredi 24 juillet, Laurence Ruffin a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte après l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret Frappé par des militants insoumis et propalestiniens. Le conseiller municipal Allan Brunon est dans le viseur de la municipalité.

Certains diront que c’est le battage médiatique qui l’a poussée à muscler son jeu. La Ville de Grenoble a, en tout cas, pris le temps de recueillir les témoignages et de regarder les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux pour bien estimer la gravité des faits. « Et ils sont beaucoup plus graves que nous le pensions » avoue Laurence Ruffin en ouverture de la conférence de presse. « Une ligne rouge a été franchie, c’est inacceptable. »

Après une première plainte en début de semaine, la maire de Grenoble va en déposer une nouvelle pour spécifier les faits : violence en réunion, agressions sur des agents de la ville et mise en danger d’autrui. « Des câbles électriques ont été sectionnés ce qui aurait pu engendrer des électrocutions ou un incendie » explique l’avocat Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l’Homme.

« Il apparaît à l’évidence que des projectiles ont été lancés sur l’artiste et sur un élu » poursuit le juriste. « Le simple fait de crier sur des personnes peut être consécutif d’une violence au sens du code pénal. Il y a en plus une circonstance aggravante avec l’utilisation de geste injurieux – des doigts d’honneur – à caractère sexiste envers une femme grosse, lesbienne et juive qui a déjà été la cible de l’extrême droite. »

conférence de presse ruffin avocat ariel alimi / affaire barbara butch
L’avocat Arié Alimi est intervenu en visioconférence

LFI conserve ses prérogatives à la mairie

Même si l’organisateur de cette manifestation est clairement identifié puisqu’il a revendiqué l’action, Allan Brunon n’est pas directement visé par cette plainte contre X. « Son nom est néanmoins évoqué » précise l’avocat. Mais pour autant, la maire de Grenoble, n’a pas annoncé de sanction politique contre le conseiller municipal insoumis. Celui-ci siège dans l’opposition mais il a été élu sur la liste de Laurence Ruffin après une fusion technique qui n’en finit pas d’avoir des répercussions négatives pour la majorité écologiste.

Les élus de la majorité ont confié à Allan Brunon, un poste stratégique, la présidence de la commission des finances. Laurence Ruffin, prudente, ne compte pas l’en dessaisir. « Cela fait partie des usages républicains de flécher ce poste vers un représentant de l’opposition » rappelle-t-elle. Mais ce n’est pas une obligation. Lors du précédent mandat, c’est un membre de la majorité d’Eric Piolle qui en était le président.

Allan Brunon porte plainte à son tour

Laurence Ruffin espère peut-être que la justice fera le travail à sa place. En attendant, Allan Brunon a allumé un contre-feu en annonçant, par la voix de son avocat, saisir, lui aussi, l’autorité judiciaire estimant « être la cible d’une virulente campagne de cyberharcèlement, accompagnée de nombreuses injures, notamment à caractère raciste. » Il évoque également des menaces à des membres de sa famille sur leurs numéros personnels.

L’élu insoumis avait annoncé qu’il ferait tout pour empêcher la tenue du concert de Barbara Butch. Il a réussi son coup mais il est peut-être allé trop loin. Car s’il est sanctionné dans ce dossier, il risque une peine de prison et d’inéligibilité qui pourrait stopper son ascension politique. Pourra-t-il compter sur le soutien inconditionnel du « grand manitou » de La France Insoumise ? Les réseaux sociaux de Jean-Luc Mélenchon sont, pour l’instant, restés étonnamment muets sur cette affaire…

Barbara Butch sur la scène du Cabaret Frappé quelques instants avant l’interruption de son concert

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Publié le 24.07.2026 à 12:00

Thibault Leduc

Seize athlètes venus de toute la France se retrouveront de samedi à Chamrousse pour la dernière manche qualificative des Championnats de France de bûcheronnage sportif, une discipline encore méconnue, mêlant traditions forestières et performances de haut niveau.

Après une première étape en Bretagne au mois de mai, cette manche alpine constitue la dernière opportunité de qualification pour la finale nationale, programmée les 22 et 23 août à Sainte-Croix-aux-Mines, en Alsace. À l’issue de la journée, seuls les six meilleurs décrocheront leur place pour les Championnats de France organisée par Stihl Timbersports.

Les athlètes s’affronteront dans six disciplines emblématiques du circuit, alternant épreuves à la hache, à la scie et à la tronçonneuse : Springboard, Stock Saw, Standing Block Chop, Single Buck, Underhand Chop et Hot Saw. Des épreuves particulièrement exigeantes qui mettent à l’épreuve puissance, précision, rapidité et maîtrise technique.

Le plateau réunira plusieurs références françaises de la discipline, à commencer par Alexandre Meurisse, récent détenteur du record de France du format Trophée et Loïc Voinson, l’un des compétiteurs les plus réguliers du circuit national. Pour l’Isère, l’Association des Bûcherons des Vallées de l’Oisans (ABVO) alignera notamment Christophe Trincaz et Alain Guimet, bien décidés à profiter de l’avantage du terrain pour décrocher leur qualification.

La compétition sera accessible gratuitement tout au long de la journée du samedi. Les animations se poursuivront le dimanche 26 juillet avec une rencontre amicale organisée par l’ABVO et le club local des Castors du Dimanche. Une quinzaine de jeunes compétiteurs, ainsi que plusieurs athlètes féminines venus de toute la France, participeront à cette journée placée sous le signe de la découverte et du partage.

👉 Entrée gratuite samedi 25 et dimanche 26 juillet à partir de 14 heures sur le site de Bachabouloud à Chamrousse.

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Publié le 24.07.2026 à 07:30

Thibault Leduc

L’Alpe d’Huez accueille vendredi et samedi deux arrivées du Tour de France. Une double récompense pour la station iséroise qui a débuté son histoire d’amour avec la Grande Boucle en 1952. Retour sur la plus marquante des 32 arrivées, il y a tout juste 40 ans.

Le 21 juillet 1986 reste gravé dans la mémoire des passionnés de cyclisme. Ce jour-là, au sommet de l’Alpe d’Huez, Bernard Hinault et Greg LeMond franchissent ensemble la ligne d’arrivée de la 18ᵉ étape, bras dessus bras dessous. Une scène devenue l’une des images les plus célèbres de l’histoire du cyclisme. Pourtant, derrière cette arrivée fraternelle se cache un Tour de France sous haute tension.

Coéquipiers au sein de l’équipe La Vie Claire dirigée par Bernard Tapie, Bernard Hinault, quintuple vainqueur de l’épreuve, avait promis un an plus tôt d’aider Greg LeMond à remporter son premier Tour, en remerciement du soutien que l’Américain lui avait apporté en 1985. Mais sur les routes de France, « le Blaireau » reste fidèle à sa réputation de compétiteur insatiable. Multipliant les attaques, il oblige son jeune équipier à défendre son maillot jaune presque chaque jour.

Une étape d’anthologie

L’étape entre Briançon et l’Alpe d’Huez est l’une des plus redoutables de cette édition. Au programme : le col du Galibier, la Croix-de-Fer puis les 21 virages mythiques de l’Alpe. Un parcours similaire à celui qui sera proposé samedi. Dès les grandes difficultés alpines, Hinault et LeMond distancient tous leurs adversaires. Les deux hommes s’envolent et comptent plus de cinq minutes d’avance sur leurs poursuivants avant même l’ascension finale.

Dans les derniers hectomètres, alors que Bernard Hinault mène toujours, Greg LeMond renonce à le dépasser. L’Américain vient se porter à sa hauteur, passe son bras autour des épaules de son coéquipier, puis les deux champions lèvent les bras avant de franchir la ligne main dans la main. Hinault remporte l’étape avec quelques centimètres d’avance, tandis que LeMond conforte son maillot jaune.

Hinault et LeMond à l'Alpe d'Huez Tour de France

Une image plus forte que les polémiques

Cette arrivée symbolise à la fois la force et l’ambiguïté de leur relation. Si l’image donne l’impression d’une parfaite réconciliation, les tensions entre les deux hommes ne disparaîtront jamais totalement. Des années plus tard, Greg LeMond expliquera qu’il lui avait volontairement laissé la victoire d’étape, en reconnaissance de la promesse tenue par Hinault de l’accompagner vers son premier sacre sur le Tour. D’autres y verront surtout un geste destiné à offrir au public une scène appelée à entrer dans la légende.

Quelques jours plus tard, Greg LeMond remportera le Tour de France, devenant le premier Américain à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve. Bernard Hinault, lui, terminera deuxième pour son dernier Tour avant de prendre sa retraite sportive. Il reste aujourd’hui le dernier Français à avoir ramené le maillot jaune à Paris. Paul Seixas sera-t-il son successeur comme beaucoup d’observateurs le prédisent ? Les deux arrivées à l’Alpe d’Huez vont permettre de jauger le potentiel du jeune prodige français.

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Publié le 23.07.2026 à 19:00

Lucile Dailly

Le dossier franchit une étape décisive. La Région Auvergne-Rhône-Alpes s’engage à financer 3 millions d’euros, soit un tiers du futur centre de performance et académie du rugby du FC Grenoble. Un investissement qui boucle le plan de financement du projet de 9 millions d’euros, porté par l’Association du FC Grenoble Rugby, et ouvre la voie au lancement des travaux.

Les plans sont prêts, les entreprises retenues. Seul le schéma de financements gardait encore des pointillés. En annonçant ce mercredi matin une participation à hauteur de 3 millions d’euros, le Président de la Région Fabrice Pannekoucke ouvre la voie aux engins de chantier : le projet peut entrer dans sa phase opérationnelle. « Patrick (Goffi) a su venir me chercher… et j’ai compris que sa patience avait des limites ! », glisse-t-il avec humour au terme d’une visite des installations de Lesdiguières.

Le bail emphytéotique administratif avec la Ville de Grenoble peut désormais être signé, permettant le démarrage des travaux, attendus depuis plusieurs années. « Aujourd’hui, c’est le cut-off », résume le président du FC Grenoble Rugby. « Mais nous étions prêts depuis longtemps. »

Le président d ela région Auvergne Rhône Alpes Fabrice PAnnekoucke fait un discours sur la pelouse du stade Lesdiguières devant les joueurs du FCG Rugby au premier plan

Un projet qui dépasse largement l’équipe professionnelle

Le futur équipement ne se résume pas à un centre d’entraînement pour les joueurs professionnels. C’est même tout l’inverse. Pensé et porté par l’Association du FC Grenoble Rugby, le projet rassemble l’ensemble des composantes du club : l’équipe première, le centre de formation, les 500 enfants de l’école de rugby, les féminines des Amazones, mais aussi le quad rugby, pratiqué par les sportifs en situation de handicap.

« Je parle bien de tout le club », insiste Patrick Goffi. Cette dimension collective donne tout son sens au projet. À Lesdiguières, le futur centre de performance devient aussi une académie du rugby, capable d’accompagner chaque génération de joueurs et de joueuses dans un même lieu. « Du baby rugby jusqu’aux joueurs en situation de handicap, en passant par la place des femmes dans le sport et leur accompagnement spécifique… oui, ce projet englobe toutes les pratiques, toutes les composantes du club », résume Fabrice Pannekoucke.

Moderniser Lesdiguières sans tourner le dos à son histoire

Les anciens de la main courante l’affirmeront sans détour : chaque centimètre de bitume autour du pré vert porte une histoire. Pour le président de la Région, Lesdiguières : « C’est du Patrimoine ! Un pan de la culture du rugby, un pan de l’histoire des Grenoblois ».

Les infrastructures, vieillissantes, ne répondent plus aux exigences actuelles du haut niveau. Le futur centre de performance doit permettre au club de franchir un cap tout en restant ancré sur son site historique. « Notre société a besoin de rugby, et de ses valeurs. Ces 3 millions sont destinés à faire du lien sur ce territoire », affirme Fabrice Pannekoucke, qui voit dans ce projet bien davantage qu’une opération immobilière. Précisant que l’effort, le collectif, la transmission ou encore l’inclusion irriguent l’ensemble du programme.

Le président de la région auvergne rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke avec les élus,le prédient et les joueurs du FCG, ils prennent la pose sur la pelouse et devant les tribunes du stade Lesdiguières

Les entreprises sont déjà dans les starting-blocks

Le calendrier peut donc s’accélérer. Aussitôt les derniers actes administratifs signés, les entreprises pourront entrer en action. La difficulté sera moins technique que logistique : les travaux devront cohabiter avec la vie quotidienne du club, les entraînements des professionnels comme ceux de tou(te)s les licencié(e)s.

Le programme prévoit la création d’un centre de performance, de nouveaux vestiaires, d’espaces médicaux, d’une salle de musculation, d’un réfectoire, de bureaux, d’un terrain synthétique couvert ainsi que la rénovation d’une partie des installations existantes. « Tout le monde est dans les starting-blocks », assure Patrick Goffi. »Et on a hâte ! » L’objectif est désormais de livrer l’équipement au printemps prochain. « J’avais dit qu’on fêterait Noël dedans… ce sera peut-être plutôt Pâques », sourit-il.

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Publié le 23.07.2026 à 16:03

Alexandre Martinez

Ce mercredi 22 juillet, plusieurs milliers de spectateurs ont envahi le centre-ville de Voiron pour l’arrivée de la 17ᵉ étape du Tour de France. Entre pancartes, cadeaux de la caravane publicitaire et ambiance familiale, la ville iséroise a vécu l’un des grands rendez-vous de son année.

Plusieurs heures avant l’arrivée des coureurs, Voiron avait déjà revêtu ses habits de fête : fanions et vélos colorés dans les rues, foule massée le long des barrières, familles installées avec chaises pliables et parasols. Beaucoup étaient équipés de pancartes et de mégaphones pour encourager leurs champions, ou de paniers faits maison pour récupérer les objets distribués par la caravane publicitaire.

Tour de France 2026 Voiron

Parmi eux, une famille venue de Paris, hébergée chez des cousins isérois : « on est venus pour le Tour de France chez nos cousins, nous on vient de Paris, ils viennent d’ici, et après on part à l’Alpe d’Huez. » L’une des membres du groupe, habitant à Saint-Étienne-de-Crossey, tout près de Voiron, confie sa fierté d’accueillir la course dans sa commune : « il y a l’ambiance, et puis de voir toutes les personnes connues du Tour sur place, c’est marrant. »

Venus à vélo depuis Grenoble, Siméon, Alexis et Thibault ont eux aussi profité de la caravane publicitaire, avec une préférence assumée pour les traditionnels Bob Cochon : « on a récupéré plein de cadeaux, on est trop contents. » Pour Siméon, découvrir une arrivée d’étape restait toutefois une première, après avoir déjà suivi le Tour à plusieurs reprises. Un peu plus loin, installés au plus près de la ligne, un autre groupe de spectateurs résumait l’intensité du moment : « ça va vite, quand ça passe devant nous comme ça, c’est incroyable. »

Tour de France 2026 Voiron

Les habitués des pancartes

Certains spectateurs suivent le Tour depuis des années, pancartes en main. C’est le cas de Coun, venu spécialement de Nice avec ses amis : « depuis vingt ans, je fais le tour avec des pancartes. Et là, ça revient à la mode. » Une tradition qu’il perpétue chaque édition avec un message différent, cette année dédié à l’animateur de France Télévisions Laurent Luyat.

Tour de France 2026 Voiron

Paul Seixas, révélation de cette édition 2026, a d’ailleurs fait figure d’idole aux yeux de nombreux jeunes spectateurs présents à Voiron.

Tour de France 2026 Voiron

Philipsen s’impose au sprint

Sur la route, la 17e étape a relié Chambéry à Voiron sur 174,7 kilomètres, en 3h41’13 ». Emmené par son coéquipier Mathieu van der Poel, Jasper Philipsen s’est imposé au sprint devant le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij. Une victoire qui relance sa course au maillot vert, saluée dans la foule : « Philipsen, favori pour aujourd’hui, et c’est respecté. »

Cap sur Orcières-Merlette dès jeudi

Voiron n’en a pas fini avec le Tour de France : la ville a également accueilli, ce jeudi 23 juillet, le départ de la 18e étape en direction d’Orcières-Merlette, une étape de montagne à travers l’Isère et les Hautes-Alpes. De quoi prolonger, le temps d’une journée supplémentaire, l’effervescence née autour de la Grande Boucle dans le pays voironnais.

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Publié le 23.07.2026 à 11:33

Thibault Leduc

Cinq jours après l’interruption de son concert du Cabaret Frappé par des militants propalestiniens et des élus grenoblois, qui lui reprochait son soutien à une proposition de loi contre l’antisémitisme, l’artiste Barbara Butch a annoncé qu’elle allait attaquer directement La France Insoumise.

Sur France Info ce jeudi, Barbara Butch a expliqué sa décision : « C’est important de porter plainte pour laisser la justice voir qui est responsable et rétablir la vérité. » L’artiste de 45 ans, jusqu’alors peu connue du grand public, est revenue également sur les vingt minutes qu’elle a passé sur scène, le samedi 18 juillet dans le Jardin de ville de Grenoble : « C’était d’une violence inouïe. J’ai eu extrêmement peur, à tel point que je n’a pas pu bouger pendant des jours. »

Barbara Butch a décidé de sortir du silence et de contre-attaquer. Elle va déposer plusieurs plaintes notamment contre le mouvement de La France Insoumise et certains de ses représentants locaux. Contrairement à la Ville de Grenoble qui a porté plainte contre X, l’artiste devrait viser directement Allan Brunon, le chef de file de LFI au conseil municipal de Grenoble qui a organisé et revendiqué l’action militante pour bordéliser le concert. Elle estime que « l’antisionisme invoqué n’a été que le vêtement de l’antisémitisme« .

Le parquet de Grenoble a également ouvert une enquête préliminaire pour « entrave concertée aux libertés« , un délit qui est passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 431-1 du code pénal). Une sanction qui peut s’accompagner de 5 ans d’inéligibilité… Une menace non négligeable pour la suite de la carrière politique d’Allan Brunon. A 27 ans, le jeune élu insoumis semble promis à un bel avenir. Missionner par Jean-Luc Mélenchon pour collecter des parrainages auprès des maires isérois, il pourrait être candidat, à Grenoble, aux élections législatives qui suivront la Présidentielle au printemps prochain.

Malgré d’autres appels au boycott, Barbara Butch a annoncé qu’elle allait continuer à se produire sur les festivals cet été. Nathalie Béranger, la présidente d’Alpexpo également conseillère régionale LR, l’a d’ailleurs invitée à venir terminer son concert grenoblois sur la scène du Summum : « Je souhaite ainsi que notre ville puisse vous offrir une autre image d’elle-même : celle d’une ville qui refuse l’intimidation et qui demeure profondément attachée à la liberté artistique. »

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Publié le 23.07.2026 à 07:30

Thibault Leduc

Le Centre de Recherche en Santé Intégrée (CReSI) vient d’ouvrir ses portes à côté du CHU de Grenoble. Ce nouvel équipement de 4 800 m², qui a coûté près de 20 millions d’euros, ambitionne de faire du territoire une référence en recherche et innovation en santé.

Le paysage scientifique grenoblois s’enrichit d’un nouvel équipement d’envergure. Inauguré en juillet, le CReSI a pour vocation de renforcer les capacités de recherche du territoire en réunissant, dans un même lieu, chercheurs, cliniciens, ingénieurs et acteurs de l’innovation.

Implanté sur l’ancien site du Centre de recherche des armées à La Tronche, le bâtiment représente un investissement public de 19,6 millions d’euros. Son financement est assuré par l’État (8,6 millions d’euros), Grenoble Alpes Métropole (6 millions d’euros) et la Région Auvergne-Rhône-Alpes (5 millions d’euros). Le projet s’inscrit dans le cadre du 14ᵉ Contrat de plan État-Région et du plan France Relance.

Avec ses 4 800 m² d’espaces modulables, le CReSI accueille désormais plusieurs équipes de recherche auparavant réparties sur différents sites avec l’objectif de favoriser les échanges et les collaborations interdisciplinaires. Le centre rassemble également plusieurs plateformes technologiques de pointe dédiées à des domaines variés : analyse du mouvement, santé et autonomie à domicile, évaluation des dispositifs médicaux, pharmacologie, chirurgie assistée par ordinateur, robotique médicale ou encore recherche sur le sommeil.

Les travaux conduits au sein du CReSI s’organisent autour de trois grands axes : les technologies pour la santé, les maladies chroniques, ainsi que le vieillissement et l’autonomie. L’ambition est de rapprocher la recherche fondamentale, la recherche clinique et les sciences de l’ingénieur afin d’accélérer le développement de nouvelles solutions pour la prévention, le diagnostic, la rééducation et le bien-être des patients.

En réunissant laboratoires, établissements de santé, entreprises et partenaires de l’innovation sur un même site, le CReSI entend faire de Grenoble un pôle de référence, à l’échelle nationale et européenne, dans le domaine de la recherche en santé. Un nouvel atout pour un territoire déjà reconnu pour l’excellence de son écosystème scientifique et technologique.

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