LePartisan.info À propos Webcams Podcasts Fil web
Médias
flux grenoblois

TG+ (ex-TéléGrenoble)


TéléGrenoble (TG+) a été placée en redressement judiciaire lundi 18 mai 2026 par le tribunal de commerce de Grenoble. à suivre...

Publié le 10.09.2026 à 12:00

Thibault Leduc

C’est l’un des derniers grands rendez-vous trail de l’été en Isère. L’UTV aura lieu samedi 12 septembre à Villard-de-Lans avec pour les plus affamés, 84 km et 4 300 mètres de dénivelé positif à avaler.

Samedi 12 septembre, les sentiers du Vercors vont de nouveau accueillir des centaines de passionnés de course en pleine nature à l’occasion de la 16ᵉ édition de l’Ultra Trail du Vercors. Cette année, le départ et l’arrivée seront concentrés à Villard-de-Lans, sur le site de la Colline des Bains.

84 kilomètres et 4 300 mètres de dénivelé

Épreuve reine de la journée, l’Ultra proposera aux traileurs un parcours de 84 kilomètres pour 4 300 mètres de dénivelé positif. Le départ sera donné dès 5 heures du matin pour les concurrents engagés en solo, avec un temps maximal fixé à 18h30. Les derniers arrivants sont attendus avant minuit.

Les coureurs traverseront quelques-uns des secteurs emblématiques du massif avec des ravitaillements prévus à Saint-Nizier-du-Moucherotte au km 25, Autrans au km 41 et Rencurel au km 65, avant de revenir à Villard-de-Lans. Autant de points stratégiques pour venir les encourager.

Particularité de l’UTV : le tracé évolue chaque année. Une manière pour les organisateurs de faire découvrir de nouveaux sentiers, mais aussi une nécessité liée aux autorisations accordées ponctuellement pour traverser certaines propriétés privées. La trace GPX complète n’est d’ailleurs communiquée qu’environ une semaine avant l’épreuve afin de limiter les reconnaissances sur ces secteurs.

UTV Ultra Trail Vercors 2025 - photo David Boudin
La limite est fixée à 1500 participants pour préserver l’impact écologique (© David Boudin)

Plusieurs formats de course

Pour rendre l’événement accessible à différents profils de traileurs, plusieurs formats seront proposés. L’Ultra de 84 km pourra ainsi également être disputé en relais à quatre. Au programme également, le Trail des 4 Montagnes, avec 48 km et 2 400 mètres de dénivelé positif. Une distance déjà exigeante à ne pas sous-estimer…

Enfin, la relève aura également sa course. Le Trail des Bleus du Vercors, réservé aux catégories cadets et juniors, proposera un parcours d’environ 9 km et 350 mètres de dénivelé, avec un départ à 13 heures depuis Villard-de-Lans.

👉 Plus d’infos

UTV Ultra Trail Vercors 2025 - photo David Boudin
..................................................

Publié le 10.09.2026 à 07:30

La rédaction TG+

La 805ᵉ Foire de Beaucroissant débute vendredi. Une édition marquée par le retour de tous les animaux après les restrictions sanitaires de 2025, mais aussi par la mobilisation du Parti animaliste qui dénonce cette présence.

C’est l’un des symboles de la Foire de Beaucroissant et, cette année, il fera son grand retour. Du vendredi 11 au dimanche 13 septembre 2026, les animaux retrouveront pleinement les allées de la manifestation iséroise. Les organisateurs annoncent environ 700 têtes de bétail et un kilomètre de barres d’attache, au sein d’une foire qui attend jusqu’à 100 000 visiteurs par jour.

Bovins et équidés seront notamment présents lors de la foire au bétail du vendredi. Chiens, volailles et petits animaux seront également exposés durant le week-end. À AgriVillage, le public pourra aussi assister à des présentations d’animaux, des démonstrations de tonte ou encore découvrir les métiers et savoir-faire agricoles.

foire de beaucroissant
Plusieurs centaines de milliers de personnes foulent le champ de foire de Beaucroissant chaque année

Un retour après les restrictions sanitaires de 2025

Ce retour à la normale est particulièrement attendu par le monde de l’élevage. En 2025, le contexte sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse avait conduit les organisateurs à finterdire les équidés afin de limiter les risques de propagation de la maladie.

Pour cette édition 2026, la Foire annonce au contraire que tous les animaux pourront être présents, sans restriction particulière. Le concours charolais témoigne notamment de cette mobilisation retrouvée : 170 animaux avaient été inscrits pour seulement 150 places disponibles, avec des éleveurs venus de plusieurs départements de la région.

Poneys à la foire de beaucroissant

Le Parti animaliste appelle à faire évoluer l’évènement

Mais ce retour des animaux ne réjouit pas tout le monde. Le Parti animaliste de l’Isère annonce une mobilisation dimanche 13 septembre à partir de 14 heures devant la Foire. Dans un communiqué, le mouvement remet en cause la place accordée aux animaux dans cette manifestation séculaire et appelle les organisateurs comme les élus à engager une réflexion sur son évolution.

Pour le Parti animaliste, le caractère historique de la Foire ne peut suffire à justifier le maintien de pratiques qu’il juge aujourd’hui dépassées. Il dénonce notamment le transport des animaux, leur exposition pendant plusieurs heures au milieu d’une foule très importante et leur commercialisation dans le cadre de la manifestation.

vaches à la foire de beaucroissant
La foire aux bestiaux est une tradition ancestrale de la Foire

Les cirques sans animaux, les corridas sans taureaux et les foires agricoles sans bestiaux ?

Le mouvement réclame à terme la fin de la vente d’animaux vivants à la Foire de Beaucroissant, ainsi qu’une réduction progressive des espaces consacrés à leur exposition. Il propose de renforcer en contrepartie la place accordée aux savoir-faire agricoles, à l’artisanat, aux productions locales ou encore aux espaces pédagogiques consacrés à la connaissance et à la protection des animaux.

Le Parti animaliste s’appuie également sur le précédent de 2025 : selon lui, les restrictions décidées pour des raisons sanitaires ont montré que l’organisation de cette manifestation historique pouvait évoluer. Une position qui se confronte à une tout autre vision de la Foire, celle des éleveurs et des organisateurs, pour lesquels la présence animale reste indissociable de l’identité agricole de Beaucroissant. Plus de huit siècles après sa création, la place des animaux au cœur de cette institution iséroise s’invite donc à son tour dans le débat.

👉 Le programme de la 805ᵉ Foire de Beaucroissant

..................................................

Publié le 09.09.2026 à 19:10

Thibault Leduc

Le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd pour la jeune fille de 22 ans qui s’est fait percuter lundi soir par un automobiliste sur un passage piéton à Jarrie mais un incroyable concours de circonstances lui a permis de s’en tirer sans trop de dégâts.

Il était 19h15 lundi 7 septembre et cette étudiante domiciliée dans la commune terminait son footing. Elle était à 5 minutes de chez elle quand, en traversant sur un passage piéton, elle a été percutée par une voiture qui roulait visiblement trop vite. Elle s’est retrouvée projetée sur la chaussée à une quinzaine de mètres du point d’impact.

Les témoins qui ont assisté à la scène l’ont vue s’envoler après la collision faire deux saltos en l’air et retomber sur le pare-brise de la voiture qui était en train de freiner. C’est cet improbable synchronisation entre le véhicule et le piéton qui lui a sûrement sauvé la vie en amortissant considérablement le choc. La jeune fille a ensuite roulé sur le capot pour finir par tomber sur la chaussée mais à moindre vitesse.

Une miraculée !

Après des examens et un scanner passés en urgence à l’hôpital de Grenoble, elle s’en tire finalement avec des contusions sur tout le corps mais pas de fracture ni d’hémorragie interne comme ça peut souvent être le cas dans un tel choc. Un petit miracle…

La jeune fille a donc pu sortir de l’hôpital et rentrer chez elle mais le soulagement pour la famille a laissé la place à la colère car l’automobiliste qui l’a percutée s’est enfui. Après l’accident, il est sorti de son véhicule pour râler parce que sa voiture était abimée et a repris sa route sans se soucier plus que ça de sa victime…

Une Clio 3 blanche recherchée

Les témoins ont pu identifier la voiture : une Renault Clio 3 blanche avec un passager à l’avant mais n’ont pas pu relever la plaque d’immatriculation. La gendarmerie de Vizille a été saisie de l’affaire et va récupérer les images des différentes caméras de vidéosurveillance installées dans les alentours pour tenter d’identifier le véhicule.

Le conducteur qui était assez jeune sera sûrement obligé de faire réparer son pare-brise ce qui peut permettre également de remonter jusqu’à lui. Pour un délit de fuite et non assistance à personne en danger, il risque jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.

..................................................

Publié le 09.09.2026 à 17:59

Dylan Demontis

Victime d’une importante coulée de boue, la route qui mène à l’Oisans sera fermée dès 21 heures ce mercredi 9 septembre pour permettre aux équipes techniques d’intervenir.

Suite aux violents orages qui ont touché l’Isère dans la nuit de mardi à mercredi, une coulée de boue et de rochers a recouvert la RD1091 entre le village de Rioupéroux et celui de Livet ou se trouve le célèbre pavillon Keller.

Pour permettre au service des routes du Département de terminer le déblaiement en toute sécurité, la route, qui a fonctionné en alternat sur une seule voie au cours de la journée, sera complètement coupée à la circulation ce mercredi 9 septembre à partir de 21 heures pour une durée indéterminée.

travaux déblaiement route oisans coulée de boue

A cet endroit, aucune autre voie ne permet d’accéder à la partie supérieure de la vallée de la Romanche. Pour ceux qui veulent quand même rejoindre le Bourg-d’Oisans en venant de l’agglomération grenobloise ou l’inverse, une déviation sera mise en place depuis Vizille, par La Mure et le col d’Ornon, soit un détour de près d’une centaine de kilomètres !

éboulement coulée de boue Livet-et-Gavet
La coulée a recouvert la route sur une centaine de mètres (© Dylan Demontis)
..................................................

Publié le 09.09.2026 à 15:00

La rédaction TG+

Nouvelle secousse à la tête des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Edgar Grospiron devrait quitter la présidence du Comité d’organisation, seulement un an et demi après sa nomination. L’actuel directeur général Vincent Roberti pourrait assurer davantage de responsabilités.

Selon plusieus mdéias, le départ forcé d’Edgar Grospiron pourrait être formalisé ce jeudi lors d’un bureau exécutif du Cojop, sur fond de désaccords persistants autour de la gouvernance du projet. Une décision qui ouvre désormais un nouveau dossier particulièrement sensible : celui de sa succession.

Parmi les différentes options possibles, le rôle de Vincent Roberti mérite forcément d’être observé de près. Arrivé à la direction générale du Cojop en juin dernier, ce haut fonctionnaire occupe déjà une place centrale dans l’organisation des Jeux. Le site officiel d’Alpes 2030 présente d’ailleurs actuellement Edgar Grospiron et Vincent Roberti comme le « binôme exécutif » chargé de conduire le Comité d’organisation.

Un homme qui connaît bien l’Isère

Vincent Roberti n’est pas un inconnu dans la région grenobloise. De 2015 à 2018, il a occupé les fonctions de directeur général des services du Département de l’Isère, aux côtés du président Jean-Pierre Barbier. Il y dirigeait alors une collectivité comptant plusieurs milliers d’agents et disposant d’un budget de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. Il a depuis conservé une résidence dans le bassin grenoblois. Sa nomination serait un drôle de clin d’oeil pour le seul département alpin écarté du projet olympique.

Haut fonctionnaire de 59 ans, ingénieur et ancien préfet, Vincent Roberti dispose surtout d’un profil très différent de celui d’Edgar Grospiron. Moins sportif et médiatique, mais davantage rompu au fonctionnement de l’État, des collectivités et des grandes organisations, il avait été choisi pour sa capacité à piloter des projets complexes et des environnements institutionnels sensibles.

Vincent Roberti

Déjà au cœur de la réorganisation du Cojop

Depuis son arrivée, Vincent Roberti s’est rapidement imposé dans les dossiers opérationnels. Devant les députés en juillet, il avait notamment expliqué vouloir clarifier les responsabilités entre le président et le directeur général afin de construire une organisation « solide, stable et durable ». Une déclaration qui prend aujourd’hui une résonance particulière.

Le directeur général avait également assumé une feuille de route particulièrement lourde : maîtrise du budget de 2,1 milliards d’euros, déploiement des équipes dans les différents pôles olympiques, finalisation de la carte des épreuves, recherche de partenaires ou encore préparation des villages olympiques. Autrement dit, Vincent Roberti connaît déjà parfaitement les dossiers et se trouve au centre de la machine opérationnelle.

Et si Martin Fourcade revenait dans le jeu ?

Reste qu’à ce stade, sa nomination à la place d’Edgar Grospiron n’est qu’une hypothèse. D’autres noms, plus connus du grand public, sont évoqués dans les médias : Amélie Oudéa-Castéra, l’actuelle présidente du comité national olympique, Guillaume Pepy, l’ancien président de la SNCF, Michel Vion, l’ancien président de la Fédération Française de Ski ou encore L’ancien premier ministre Michel Barnier, déjà à la manoeuvre en 1992 pour les JO d’Albertville.

On pourrait même imaginer un retour dans la course de Martin Fourcade. Le champion olympique de biathlon qui a lui aussi des attaches en Isère, avait été plus que pressenti pour le poste, il y a deux ans mais sa volonté un peu trop affirmée de vouloir des jeux écologiquement responsable avait fait peur aux élus de la Région.

À trois ans et demi de la cérémonie d’ouverture, la priorité sera surtout de retrouver rapidement de la stabilité. D’autant que cette nouvelle crise intervient à quelques jours seulement de la visite à Lyon de la commission de coordination du Comité international olympique, prévue du 14 au 16 septembre.

..................................................

Publié le 09.09.2026 à 11:30

Dylan Demontis

Un important éboulement s’est produit cette nuit sur la RD1091 à Livet-et-Gavet, dans la vallée de la Romanche. Une importante quantité de boue, de pierres et de matériaux s’est déversée sur la chaussée, entraînant dans un premier temps l’interruption de la circulation.

L’événement est survenu mardi 8 septembre, peu après 23 heures, dans un contexte de fortes précipitations et d’orages ayant touché le secteur. La coulée a également atteint un chemin situé en amont de la départementale. Selon les premiers éléments rapportés, les matériaux se sont étendus sur une centaine de mètres, avec une accumulation particulièrement importante à certains endroits.

Dans la nuit, des reconnaissances ont notamment été réalisées par les secours afin de s’assurer qu’aucun véhicule ni aucune personne ne se trouvait pris sous les matériaux. Ce mercredi 9 septembre au matin, la route principale est de nouveau ouverte à la circulation, mais uniquement sous alternat sur une seule voie dans le sens Bourg-d’Oisans vers Grenoble pour l’instant.

coulée de boue Livet-et-Gavet
La circulation est pour l’instant réduite sur une seule voie (© Dylan Demontis)

À cette heure, le déblaiement de la partie principale de la chaussée encore recouverte par l’éboulement n’a pas commencé. Comme le montrent ces photos prises ce mercredi matin, une masse conséquente de terre, de boue et de blocs rocheux demeure sur une partie de la route et sur ses abords.

La plus grande vigilance est recommandée dans le secteur. Les automobilistes doivent réduire leur vitesse à l’approche de l’éboulement, respecter l’alternat et la signalisation temporaire et rester attentifs à la présence possible de boue, de pierres et de gravillons sur la chaussée.

coulée de boue Livet-et-gavet
La route communale reliant le hameau des Roberts est complètement coupée (© Dylan Demontis)
..................................................

Publié le 09.09.2026 à 07:30

La rédaction TG+

Florian Jouanny a encore frappé. L’Isérois a décroché deux nouveaux titres de champion du monde de para-cyclisme ce week-end à Huntsville, aux États-Unis. Il compte désormais dix couronnes mondiales à son palmarès.

Deux courses et deux maillots arc-en-ciel. Cela devient presque une habitude pour Florian Jouanny. L’Isérois installé au Bourg d’Oisans a réalisé le doublé lors des Championnats du monde de para-cyclisme sur route, organisés du 4 au 7 septembre à Huntsville, dans l’Alabama.

Florian a commencé sa moisson vendredi en conservant son titre mondial du contre-la-montre. Il était le grand favori après avoir également remporté cette saison le classement général de la Coupe du monde. Malgré une chaleur particulièrement difficile à supporter, il a dominé l’épreuve, devançant l’Italien Luca Mazzone de 17 secondes. L’Américain Cody Wills a complété le podium.

Florian Jouanny spirnt mondial 2026

Un sprint pour décrocher une dixième couronne mondiale

Dimanche, Florian Jouanny a récidivé lors de la course en ligne. Une victoire beaucoup plus disputée puisque l’Isérois a dû attendre le sprint final pour prendre le meilleur une nouvelle fois sur Luca Mazzone après 1 h 29’08 d’effort. Cody Wills a complété un podium identique au contre-la-montre.

Un bonheur qu’il a pu pleinement partager avec sa compagne Anais Vincent qui a ouvert son compteur de médailles d’or en remportant les deux premier titres mondiaux de sa carrière lors de la course en ligne et du relais.

Anais Vincent et Florian Jouanny
Anais Vincent et Florian Jouanny un couple en or (© Jean-Baptiste Benavent)

Dix titres mondiaux au compteur

Avec ce doublé américain, Florian Jouanny franchit surtout une nouvelle barre symbolique : dix titres de champion du monde au cours de sa carrière, en comptabilisant ses succès sur le contre-la-montre, la course en ligne et le relais. Il n’est plus qu’à une une longueur du judoka Teddy Rinner.

À 34 ans, le triple champion paralympique confirme ainsi son statut de référence mondiale du handbike. Une saison 2026 particulièrement impressionnante puisqu’avant ces Mondiaux, il avait déjà remporté les quatre épreuves de Coupe du monde auxquelles il avait participé en Belgique et en Italie.

Une domination qui prend une saveur particulière à moins d’un an d’un rendez-vous majeur à domicile : les Championnats du monde de cyclisme 2027 seront organisés en Haute-Savoie, dans le cadre des « Super Mondiaux » UCI.

..................................................

Publié le 08.09.2026 à 19:00

La rédaction TG+

Ce n’est pas encore le Festival de Cannes, mais l’agglomération grenobloise s’apprête à prendre des airs de Croisette. Trois personnalités du cinéma français sont attendues en l’espace de quatre jours pour présenter leurs nouveaux films en avant-première.

Les cinéphiles et les chasseurs d’autographes isérois auront trois occasions de se faire plaisir en cette fin de semaine avec la venue, pour rencontrer le public, de Judith Godrèche, d’Alban Ivanov et de Guillaume Canet.

Judith Godrèche ouvre le bal jeudi

Première à fouler le tapis rouge grenoblois : Judith Godrèche, attendue jeudi 10 septembre à 20h15 pour présenter Mémoire de fille, son film adapté du roman autobiographique d’Annie Ernaux.

La réalisatrice sera accompagnée de sa fille, Tess Barthélemy, qui tient le rôle principal. Elle y incarne la future romancière durant l’été de ses 18 ans, au moment où la jeune femme découvre ce qu’elle croit alors être l’amour.

Alban Ivanov vendredi à Échirolles

Changement de registre vendredi 11 septembre. Le Pathé Échirolles accueillera à 19h30 Alban Ivanov et le réalisateur Éric Barbier pour l’avant-première de Justin le Juste.

Le film raconte l’histoire d’un paysan misérable contraint de rejoindre l’armée française pendant la Première Guerre mondiale et qui, au fil des événements, va devenir un héros malgré lui.

Guillaume Canet pour clôturer la semaine

Enfin, Guillaume Canet est attendu dimanche 13 septembre au Pathé Échirolles pour présenter Karma, son nouveau thriller, dans lequel joue également son ex-femme Marion Cotillard. La projection débutera à 16h45 et sera suivie d’un échange avec l’acteur et réalisateur.

Une semaine particulièrement cinéphile donc pour l’agglomération grenobloise, avec trois occasions pour le public de découvrir des films en avant-première et de rencontrer ceux qui les ont portés à l’écran.

..................................................

Publié le 08.09.2026 à 15:00

La rédaction TG+

De 1936 à 1941, des milliers de réfugiés espagnols ont été accueillis en Isère. À Grenoble, une programmation revient sur cette histoire longtemps restée dans l’ombre, à travers trois expositions et plusieurs rendez-vous.

L’histoire de l’exil espagnol ne s’est pas arrêtée aux Pyrénées. À partir de 1936, puis surtout à la fin de la guerre d’Espagne en 1939, des centaines de milliers de républicains espagnols fuient leur pays. Parmi eux, près de 3 500 réfugiés sont envoyés en Isère, où certains s’installent durablement et participent à la vie du territoire.

Quatre-vingt-dix ans après le début de la guerre d’Espagne, la Ville de Grenoble et le laboratoire ILCEA4 de l’Université Grenoble Alpes consacrent une saison culturelle à cette histoire. Lancée jeudi 3 septembre à la Maison Internationale de Grenoble, elle propose jusqu’au 31 octobre plusieurs expositions, rencontres, conférences et journées d’études.

Quand l’art fait ressurgir les traces du passé

Parmi les rendez-vous proposés, l’exposition Memoria de l’artiste espagnol Juan Mar occupe une place particulière. Originaire de Castril, il présente plus de 70 œuvres réalisées avec des matériaux et des techniques très différents : sculptures, installations, peintures sur toile ou sur bois, objets du quotidien…

Son travail interroge la manière dont le passé s’inscrit dans le présent. Traces de vie, empreintes et nids deviennent ainsi autant de supports pour évoquer la mémoire, la transmission et ce qui demeure après les bouleversements de l’Histoire.

L’artiste développe également une œuvre très engagée sur les questions de justice sociale, de discrimination et de droits humains. Il a notamment collaboré à plusieurs campagnes d’Amnesty International consacrées à la lutte contre la torture et à la défense des droits humains.

Présentée avec le soutien du Secrétariat d’État espagnol à la Mémoire démocratique et de la Fondation José Saramago, Memoria permet ainsi d’aborder l’histoire de l’exil par une approche artistique et personnelle.

Des camps de réfugiés aux villes de l’Isère

La programmation va toutefois au-delà du travail de Juan Mar. Deux autres expositions permettent de revenir plus directement sur le parcours des réfugiés espagnols.

Le camp d’Argelès : Levez le poing camarades ! s’intéresse au célèbre camp installé sur la côte méditerranéenne pour accueillir dans des conditions particulièrement difficiles une partie des républicains espagnols ayant franchi la frontière française.

exil guerre d'espagne

L’exposition Exils en Isère. Les réfugié-es espagnol-es à Grenoble, Voiron, Barraux, La Tronche, Arandon et Izeaux (1936-1941) se concentre, elle, sur l’histoire locale. Réalisée par Léa Barril sous la direction d’Almudena Delgado Larios et Nicolas Sesma Landrin, elle permet de replacer ces parcours individuels dans l’histoire de plusieurs communes iséroises.

Cette dimension locale est au cœur de la démarche. Pour Isabelle Peters, adjointe à la Mémoire, à l’Hospitalité, à l’International et à l’Europe, l’objectif est de faire connaître une histoire « longtemps restée dans l’ombre ».

Une mémoire qui résonne encore aujourd’hui

Pour l’élue grenobloise, revenir sur l’exil espagnol ne consiste pas seulement à commémorer un épisode de l’histoire européenne. « Faire vivre cette mémoire, c’est rendre hommage à celles et ceux qui ont traversé l’épreuve de l’exil », souligne-t-elle.

La programmation entend également établir un parallèle avec les mouvements migratoires contemporains. Les parcours de ces femmes, hommes et enfants ayant fui la guerre permettent de questionner, neuf décennies plus tard, les conditions d’accueil et la place accordée aux personnes contraintes de quitter leur pays.

À travers cette saison consacrée aux 90 ans de la guerre d’Espagne, Grenoble entend donc rappeler que l’histoire de l’exil espagnol appartient aussi à celle de son territoire. Une mémoire qui se découvre désormais à travers les œuvres d’un artiste, les photographies des camps et les recherches consacrées aux réfugiés installés en Isère.

👉 Expos à la Maison Internationale de Grenoble au Jardin de Ville, du mercredi au samedi de 14h à 18h jusqu’au 31 octobre (entrée gratuite).

Vendredi 04 septembre 2026. Vernissage de la saison Espagne à la Maison Internationale de Grenoble MIG : expositions "Exils en Isère. Les réfugié-es espagnol-es à Grenoble, Voiron, Barraux, La Tronche, Arandon et Izeaux (1936-1941)" Photo : Auriane POILLET © Ville de Grenoble 2026
© Auriane Poillet / Ville de Grenoble
..................................................

Publié le 08.09.2026 à 11:45

La rédaction TG+

Après un été marqué par de nombreux incendies et une forte mobilisation des secours, les pompiers professionnels de l’Isère rejoignent ce mardi 8 septembre le mouvement de grève national pour réclamer davantage de moyens et d’effectifs.

Les sapeurs-pompiers professionnels entrent en grève ce mardi 8 septembre partout en France, et l’Isère n’échappe pas à la mobilisation. Le mouvement, prévu jusqu’au 20 octobre, intervient après un été particulièrement éprouvant pour les services de secours.

Dans le département, les organisations syndicales du Service départemental d’incendie et de secours de l’Isère dénoncent depuis plusieurs semaines un manque de moyens humains et matériels. Selon les syndicats, il manquerait notamment 150 sapeurs-pompiers professionnels et 50 personnels administratifs pour permettre au service de fonctionner dans de bonnes conditions.

Des effectifs jugés insuffisants

La mobilisation porte plus largement sur les moyens accordés aux services départementaux d’incendie et de secours, alors que le nombre d’interventions augmente et que les missions de secours à personne prennent une place croissante. Au niveau national, les syndicats réclament notamment un recrutement massif de pompiers professionnels et un financement plus important de la sécurité civile.

En Isère, les syndicats évoquent également la pénibilité du métier, la santé des personnels, les risques psychosociaux et la nécessité de mieux prendre en compte les conséquences des interventions répétées. Ils demandent aussi des investissements dans les équipements et les casernes.

Pas de conséquence sur les secours

Malgré la grève, les interventions d’urgence continueront d’être assurées. Les sapeurs-pompiers peuvent en effet être désignés ou réquisitionnés afin de garantir la continuité du service public. La mobilisation doit notamment se traduire par des rassemblements, des actions syndicales et l’affichage des revendications sur les véhicules et dans les casernes.

Un camp de la révolte est prévu les 27 et 28 septembre à Paris. Les pompiers de l’Isère participeront également le lendemain à la journée nationale de grève dans la Fonction publique. Ils se joindront au cortège des manifestants qui défileront le mardi 29 septembre dans les rues de Grenoble.

Cette grève intervient également le jour où doit être présenté aux syndicats le projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Les organisations professionnelles entendent maintenir la pression jusqu’au 20 octobre, date correspondant au vote de la première partie du projet de loi de finances.

..................................................