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TG+ (ex-TéléGrenoble)


TéléGrenoble (TG+) a été placée en redressement judiciaire lundi 18 mai 2026 par le tribunal de commerce de Grenoble. à suivre...

Publié le 25.10.2026 à 12:00

Thibault Leduc

Et si vous deveniez les premiers habitants d’une planète lointaine ? Avec « Mission Exoplanètes », la Casemate de Grenoble propose une nouvelle exposition-jeu mêlant aventure spatiale, énigmes et défis environnementaux. Une sortie originale, à mi-chemin entre l’escape game et l’atelier scientifique.

Avis aux futurs explorateurs de l’espace ! La Casemate de Grenoble, propose une nouvelle expérience interactive qui invite les visiteurs à quitter symboliquement la Terre pour partir à la conquête d’autres mondes. Baptisée « Mission Exoplanètes », cette exposition-jeu, réalisée par l’association iséroise La Grange des Maths, transforme petits et grands en candidats à une aventure spatiale où réflexion, logique et esprit d’équipe seront indispensables.

Le scénario est simple : une agence spatiale recrute des pionniers pour coloniser des exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Mais pas question de reproduire ailleurs les erreurs commises sur Terre. Les futurs colons devront apprendre à préserver leur environnement, gérer les ressources disponibles et privilégier les énergies renouvelables.

affiche casemate

Des énigmes pour un billet vers l’espace

Par équipes de trois à cinq joueurs, les participants doivent résoudre un maximum d’énigmes dans un temps limité. Messages codés, problèmes mathématiques et défis de logique jalonnent leur parcours. Chaque bonne réponse permet de gagner des points et d’espérer décrocher une destination parmi les planètes proposées.

Développée par La Grange des Maths, cette exposition mise sur le jeu pour rendre les sciences accessibles et stimuler la curiosité. Elle s’adresse principalement aux enfants à partir de 12 ans, mais reste accessible dès 10 ans lorsqu’ils sont accompagnés d’un adulte.

expo interactive casemta
L’exposition est ouverte jusqu’en juillet 2027

Préserver la Terre en explorant l’espace

Derrière son décor de science-fiction, « Mission Exoplanètes » aborde des questions bien terrestres. Comment vivre avec des ressources limitées ? Comment produire de l’énergie sans épuiser son environnement ? Et quelles décisions collectives prendre pour assurer la survie d’une communauté ?

Autant de problématiques auxquelles les joueurs sont invités à réfléchir, sans avoir l’impression de suivre un cours de sciences. Une manière ludique de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux, tout en découvrant les mathématiques autrement.

👉 Réservations et infos pratiques

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Publié le 25.10.2026 à 08:00

La rédaction TG+

pillage magasin spar banderole
Photo prise samedi 24 octobre avenue Albert Ier de Belgique à Grenoble devant le supermarché Spar

👉 Retour sur l’acte II de la manifestation des Gilets jaunes à Grenoble

🎥 La vidéo du pillage

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Publié le 24.10.2026 à 19:09

La rédaction TG+

Une semaine après les violences et les pillages qui avaient frappé le centre-ville de Grenoble, des milliers de manifestants ont de nouveau défilé ce samedi 24 octobre. Mais le rassemblement a une nouvelle fois dégénéré, malgré un important dispositif policier. Un homme a même menacé la foule avec une arme à feu pour protéger son commerce.

Une semaine après une première manifestation qui avait rassemblé 13 000 personnes dans les rues de Grenoble, selon la police, un nouveau rendez-vous était donné ce samedi après-midi. Avec une inquiétude majeure : éviter que les scènes de violences et de pillages du 17 octobre ne se reproduisent.

Pour protéger le centre-ville, la préfecture avait interdit au cortège de traverser l’hypercentre grenoblois. Le parcours devait donc emprunter le cours Jean-Jaurès et les grands boulevards avant de rejoindre le parc Paul-Mistral.

manif 24 octobre foule
Le cortège, fort de plus de 10 000 personnes, a rempli le cours Jean-Jaurès

Encore énormément de monde

Premier enseignement de cette journée : la mobilisation ne faiblit pas avec une nouvelle fois plus de 10 000 personnes selon la préfecture. Lycéens, étudiants, militants, syndicalistes et citoyens ont répondu en nombre à l’appel de ce deuxième acte de convergence des luttes.

Une défilé qui a commencé dans une ambiance plutôt bon enfant au rythme des fanfares, des chants et des slogans, la plupart hostiles au gouvernement, au Rassemblement national et à la police.

manifestants 24 octobre costumes abris bus

La police gaze le cortège

Mais alors que le cortège s’étirait sur les grands boulevards, les premiers heurts avec les forces de l’ordre ont éclaté. Les policiers, déployés en nombre, avaient notamment pour mission de verrouiller les accès au centre-ville et à la Caserne de Bonne, où les commerces avaient, par précaution, baissé leur rideau.

Des dizaines, voire des centaines de grenades lacrymogènes ont été tirées pour tenter de disperser la foule. La manifestation s’est alors retrouvée coupée en deux, le cortège complètement désorganisé.

manif 24 octobre affrontements lacrymo
Les affrontements avec les forces de l’ordre ont débuté place Gustave-Rivet

Une manifestation coupée en deux

Pour échapper aux gaz lacrymogènes, les manifestants ont cherché refuge dans les rues adjacentes. Une dispersion qui a laissé le champ libre aux groupes de casseurs, désormais en mesure de se regrouper pour affronter les forces de l’ordre et s’attaquer aux commerces.

Leurs premières cibles ont été des établissements à portée symbolique : banques, agences immobilières ou encore études notariales. Puis les dégradations se sont étendues à des commerces plus ordinaires, mais offrant davantage de possibilités de pillage, notamment des supérettes et des restaurants.

manif 24 octobre casse vitrine pizza hut
Le restaurant Pizza Hut vandalisé et dévalisé

De nouvelles scènes de pillages

Une nouvelle fois, des dizaines d’établissements ont été pris pour cible, leurs vitrines brisées et, pour certains, leurs marchandises dérobées. Parmi les commerces pillés figurent notamment le restaurant Pizza Hut, place Gustave-Rivet ou le supermarché Spar de l’avenue Albert-Ier-de-Belgique.

Même si beaucoup de commerces étaient fermés de façon préventive, certains commerçants avaient décidé d’ouvrir ce qui a donné parfois des scènes un peu surréaliste d’une cliente en train de se faire couper les cheveux au milieu des effluves de lacrymo…

manif du 24 octobre casse banque
L’agence bancaire du Crédit agricole, sur le boulevard Joffre

Il défend son magasin avec une arme

Plus inquiétant, un homme a brandi une arme à feu pour éloigner les casseurs devant un magasin Carrefour City Une réaction que l’on peut comprendre mais qui aurait pu tourner au carnage. Les casseurs ont reculé après avoir quand même brisé la vitrine.

homme armé pour défendre son magasin
Le gérant d’une supérette a sorti une arme pour repousser les casseurs

C’est précisément ce scénario que redoutaient les acteurs économiques grenoblois déjà très touchés. Une semaine après les violences du 17 octobre, ce deuxième samedi de mobilisation s’est donc achevé sur le même constat paradoxal : un rassemblement populaire de grande ampleur, mais aussi de nouvelles scènes de casse et de pillage que les forces de l’ordre, malgré leur présence massive, ont eu bien du mal à contenir. Un sentiment d’éternel recommencement…

👉 Malgré l’instauration d’un couvre-feu, les affrontements se sont poursuivis dans le parc Mistral bien après 18 heures…

🎥 Le pillage du supermarché Spar sur l’avenue Albert 1er de Belgique

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Publié le 24.10.2026 à 15:00

Thibault Leduc

Du miel isérois, des plantes de Belledonne et beaucoup de patience : à Grenoble, Nous Le Savons fabrique des cosmétiques bio en misant sur le local. L’entreprise fait partie des lauréats de l’édition 2026 de « Succès d’artisans en Isère ».

« Succès d’artisans en Isère » est une initiative portée par Isère Attractivité, le Département de l’Isère et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat qui vise à valoriser les savoir-faire locaux. L’entreprise Nous Le Savons a été récompensée par le coup de cœur du jury dans la catégorie « Engagement responsable »

Des « savons de Noël » devenus une aventure entrepreneuriale

L’histoire de Nous Le Savons commence dans une cuisine, loin de toute ambition industrielle. Originaire des Balcons de Belledonne et formé à la biologie, Valentin Michel souhaite fabriquer lui-même des savons pour les offrir à ses proches à Noël. Il ressort sa blouse de travaux pratiques, regarde quelques tutoriels et réalise ses premiers essais.

Les savons plaisent et lui permettent également de résoudre certains problèmes de peau. Les demandes de son entourage se multiplient. Ce qui devait rester une expérience personnelle devient progressivement un projet entrepreneurial.

Dix ans plus tard, Nous Le Savons est installé au cœur de Grenoble et emploie désormais trois personnes, bientôt quatre. L’entreprise conçoit et fabrique des cosmétiques 100 % naturels et biologiques avec la volonté de maintenir des prix « abordables et justes ».

nous le savons fabrique / succès artisans

Une cinquantaine de produits fabriqués à Grenoble

Savons pour le corps, shampoings solides, déodorants en crème, baumes, huiles, soins pour le visage, les cheveux ou les lèvres, liniment… La marque propose désormais une cinquantaine de références destinées aux femmes, aux hommes et aux bébés.

Une offre large, mais développée sans précipitation. Chez Nous Le Savons, pas question de multiplier les nouveautés pour suivre les tendances. « On essaie de faire les choses vraiment bien pour ne pas avoir à revenir en arrière. On prend notre temps et, une fois que l’on est sûr, le produit sort », explique Valentin Michel.

Les savons sont fabriqués en fonction de la demande, puis découpés à l’aide d’un outil artisanal équipé de cordes de guitare. Ils rejoignent ensuite le séchoir pour une période pouvant aller de deux à dix mois selon les produits.

L’Isère au cœur des recettes

Depuis sa création, Nous Le Savons s’est fixé une ligne directrice : intégrer le plus possible de matières premières locales dans ses formulations. Miel, cire d’abeille, huile de tournesol, calendula, arnica ou encore ortie proviennent notamment de producteurs et de partenaires isérois. Certaines fleurs sont cultivées sur les Balcons de Belledonne, là même où Valentin Michel a grandi.

Cet approvisionnement de proximité permet à l’entreprise de mieux connaître l’origine de ses ingrédients, de limiter les transports et de faire travailler l’économie locale. « Utiliser un maximum de matières premières locales permet de participer à l’économie circulaire de notre territoire », souligne le fondateur.

Nous le savons succès artisans

Produire mieux plutôt que plus

L’engagement environnemental de Nous Le Savons dépasse la composition des produits. Gestion de l’eau et du chauffage, réduction des emballages, réemploi des contenants, optimisation des procédés ou encore livraison à vélo de certains magasins partenaires : chaque étape de la production est interrogée.

Valentin Michel aime notamment repenser les méthodes de fabrication pour les rendre moins gourmandes en énergie. « Il y a plein de défis à relever lorsque l’on développe un produit. C’est justement ce qui rend le travail très motivant », confie-t-il.

Cette démarche a permis à l’entreprise d’obtenir le label Nature & Progrès, reconnu pour son cahier des charges particulièrement exigeant dans le domaine des cosmétiques biologiques.

Nous le savons - succès artisans

Plus de 50 000 clients convaincus

En dix ans, les savons fabriqués à Grenoble ont largement dépassé les frontières de l’Isère. Nous Le Savons revendique aujourd’hui plus de 50 000 clients. La savonnerie travaille aussi en marque blanche : Valentin Michel et son équipe conçoivent et fabriquent ainsi certains produits commercialisés sous le nom d’autres enseignes.

Le développement se poursuit avec de nouvelles pistes, parmi lesquelles des savons liquides, des laits corporels ou encore des baumes destinés aux sportifs. Toujours avec la même règle : prendre le temps de tester et de perfectionner chaque formule avant sa commercialisation.

De Belledonne à Grenoble, Nous Le Savons démontre ainsi qu’il est possible de faire grandir une marque sans renoncer à ses racines.

 🎥 Le reportage vidéo réalisé dans le cadre des « Succès d’Artisans en Isère »

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Publié le 24.10.2026 à 12:00

Thibault Leduc

Qui sont les individus cagoulés qui ont semé le chaos dans Grenoble le 17 octobre ? Militants révolutionnaires, jeunes radicalisés ou pillards opportunistes : derrière les black blocs se cache une nébuleuse aux motivations très différentes.

Ils étaient environ 300 selon la préfecture de l’Isère, à s’en prendre directement aux forces de l’ordre lors des manifestations du samedi 17 octobre à Grenoble. Vêtus de noir, le visage dissimulé, ces individus ont contribué à transformer la mobilisation en une journée de violences et de pillages. Mais qui se cache réellement derrière ces masques ?

Contrairement à une idée répandue, le black bloc n’est pas une organisation structurée, mais une méthode d’action collective apparue en Allemagne dans les années 1980. Les participants, généralement issus des mouvances anarchistes, autonomes et anticapitalistes, s’habillent de noir pour préserver leur anonymat et compliquer leur identification.

casseurs grenoble émeutes
Des black blocs retournent un véhicule place Vaucanson avant d’y mettre le feu

La violence, moyen d’action assumé

Leur objectif est politique : contester radicalement l’ordre établi, en s’attaquant notamment aux symboles de l’État, aux forces de l’ordre et aux grandes entreprises. Pour les plus radicaux, la violence constitue un moyen d’action assumé et une source d’adrénaline non négligeable….

Difficile de connaître leur nombre exact mais il reste limité. Les estimations évoquent quelques milliers de militants actifs dans l’ultragauche en France et encore, tous ne participent pas aux actions des black blocs.

Des militants aux opportunistes

La sociologie des casseurs est toutefois plus complexe. Aux militants expérimentés, souvent jeunes et parfois étudiants, se joignent des individus moins politisés, attirés par l’affrontement avec la police ou simplement par les occasions de pillage.

Cette convergence semble avoir joué un rôle important dans les violences grenobloises. Des groupes organisés ont affronté les forces de l’ordre tandis que d’autres individus profitaient du désordre pour s’attaquer aux commerces. Des motivations très différentes qui se retrouvent, le temps d’une manifestation, derrière les mêmes cagoules.

manif du 17 octobre pillage et incendie

Grenoble, bastion de l’ultragauche ?

L’Isère possède un historique particulier en matière d’activisme radical. Depuis une dizaine d’années, plusieurs attaques spectaculaires ont été attribuées ou revendiquées par des militants anarchistes : incendies de véhicules de gendarmerie à Meylan en 2017, de France Bleu Isère en 2019, sabotages d’antennes-relais ou encore incendie de câbles électriques sous le pont de Brignoud en 2022 (photo ci-dessous).

Des actions souvent revendiquées sur des sites libertaires, sans que leurs auteurs aient pu être identifiés dans la plupart de ces affaires. Selon plusieurs sources au sein des enquêteurs en charge de ses affaires, des ingénieurs et des universitaires font partie de cette communauté. « Vous seriez surpris des profils » nous a confirmé cette semaine Jérome Chappa, le directeur interdépartemental de la Police nationale en Isère

En janvier 2025, le procureur de Grenoble, Éric Vaillant, considérait d’ailleurs l’agglomération comme l’un des principaux foyers français de l’ultragauche insurrectionnelle. Mais rien ne permet aujourd’hui d’établir que les auteurs de ces sabotages clandestins sont les mêmes que ceux qui participent aux black blocs.

incendie du pont de Brignoud dans la nuit du 4 au 5 avril 2022
L’incendie du pont de Brignoud aura nécessité 28 millions d’euros de dépenses publiques pour sa reconstruction

Quel rôle joue La France insoumise ?

Quels liens avec La France insoumise ? La question alimente régulièrement les polémiques politiques. Pourtant, les relations entre l’ultragauche radicale et La France insoumise sont loin d’être évidentes.

Les militants anarchistes et autonomes rejettent généralement le système électoral et considèrent souvent Jean-Luc Mélenchon et son mouvement comme trop institutionnels, voire trop modérés. LFI cherche à conquérir le pouvoir par les urnes, quand les courants insurrectionnels privilégient l’action directe.

Des proximités militantes peuvent exister, notamment dans les mobilisations sociales et antifascistes. Mais aucun élément public vérifié ne permet d’affirmer que LFI aurait organisé ou dirigé les violences du 17 octobre à Grenoble.

Une chose est certaine : derrière les masques, il n’existe pas un profil unique de casseur. Entre militants révolutionnaires, délinquants opportunistes et jeunes en quête d’affrontements et d’adrénaline, les motivations divergent. Une diversité qui complique autant le travail des enquêteurs que la compréhension de ces violences.

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Publié le 24.10.2026 à 08:00

Thibault Leduc

Rouler sur une seule roue, sans guidon et sans poser le pied à terre : c’est tout un art ! Voiron accueille la Coupe de France de monocycle, l’occasion de découvrir un sport spectaculaire, bien plus varié qu’on ne l’imagine.

Oubliez l’image du clown de cirque perché sur sa roue ! Le monocycle est aujourd’hui une véritable discipline sportive, avec ses compétitions, ses champions et ses spécialités. Et c’est à Voiron, en Isère, que les passionnés se retrouvent à l’occasion de la Coupe de France de monocycle.

À première vue, le principe paraît simple : avancer sur une roue, sans guidon et sans poser les pieds au sol. Mais derrière cette apparente simplicité se cache un sport particulièrement exigeant, qui demande équilibre, coordination, concentration et une bonne dose de persévérance. Surtout, le monocycle ne se résume pas à rouler en ligne droite. Il se décline en une multitude de spécialités, certaines particulièrement spectaculaires.

monocycle course

Une trentaine de disciplines

Il y a d’abord les épreuves d’athlétisme, avec des courses de vitesse sur piste, où les concurrents doivent aller le plus vite possible sans perdre l’équilibre. Mais aussi le trial, qui consiste à franchir des obstacles, parfois impressionnants, en sautant avec son monocycle.

Les amateurs de sensations fortes peuvent également pratiquer le street, une discipline inspirée du skateboard et du BMX, où les figures acrobatiques s’enchaînent sur des modules et des obstacles urbains.

Autre spécialité étonnante : le monocycle tout-terrain, ou muni (mountain unicycling), qui emmène les pratiquants sur les sentiers, les chemins escarpés et même les descentes en montagne.

monocycle montagne

Du basket et du hockey… sur une roue !

Plus surprenant encore, le monocycle se pratique aussi en équipe. Le basket monocycle reprend les règles essentielles du basketball, à une différence près : tous les joueurs évoluent sur une seule roue ! Dribbles, passes et tirs au panier exigent alors une maîtrise impressionnante de l’équilibre.

Même principe pour le hockey monocycle, où les joueurs doivent manier leur crosse, contrôler la balle et se déplacer sans jamais perdre leur stabilité. Ces disciplines collectives apportent une autre dimension à ce sport souvent perçu comme individuel : stratégie, rapidité et esprit d’équipe y jouent un rôle essentiel.

monocyle basket

Un sport qui demande de la patience

Contrairement aux apparences, le monocycle n’est pas réservé à une poignée d’acrobates. Enfants, adolescents et adultes peuvent s’y initier. Les premières séances sont généralement consacrées à l’apprentissage de l’équilibre, avec un appui, avant de parvenir à effectuer ses premiers mètres sans assistance.

L’apprentissage demande de la patience et quelques chutes, mais les progrès peuvent être rapides. Et une fois les bases acquises, chacun peut choisir sa spécialité selon ses envies : vitesse, acrobaties, randonnée ou sports collectifs.

Voiron, vitrine d’un sport encore méconnu

En accueillant la Coupe de France, Voiron offre une belle vitrine à une discipline qui reste relativement confidentielle auprès du grand public, malgré une communauté de pratiquants passionnés et des compétitions internationales.

L’événement est aussi une occasion de changer de regard sur le monocycle. Derrière son côté insolite se cache un sport complet, où l’adresse compte autant que la condition physique et où les performances des meilleurs athlètes n’ont rien à envier à celles d’autres disciplines acrobatiques.

ballet monocyle

Des compétitions du 24 au 31 octobre

Cette 19ᵉ édition de la Coupe de France réunira environ 300 compétiteurs autour de 36 disciplines pendant une semaine. Les épreuves se dérouleront principalement au campus Tremplin Sport Formation de Voiron, mais aussi dans plusieurs communes voisines. L’organisation mobilise notamment les clubs Mono’Gre, de Grenoble, et La Bande à Mono, de Romans-sur-Isère.

Parmi les temps forts, la cérémonie d’ouverture samedi 24 octobre à 17 heures, les épreuves de freestyle dimanche 25, les courses d’athlétisme mardi 27, le basket mercredi et jeudi, ou encore le trial vendredi 30 octobre. Les spécialistes du tout-terrain auront également rendez-vous sur les reliefs environnants. Pour le public, l’accès est gratuit à toutes les épreuves.

👉 Programme détaillé sur le site officiel de la Coupe de France de monocycle – accès gratuit à toutes les épreuves

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Publié le 23.10.2026 à 20:52

La rédaction TG+

Une semaine après les violences et les pillages qui ont secoué Grenoble, la préfecture de l’Isère instaure un couvre-feu dans plusieurs secteurs de l’agglomération samedi soir. Les forces de l’ordre seront massivement mobilisées.

C’était une possibilité évoquée par la préfète mercredi, c’est devenu une réalité. Catherine Seguin a décidé de durcir le ton en prenant une mesure exceptionnelle pour éviter que le scénario du 17 octobre ne se reproduise : un couvre-feu dans plusieurs secteurs de l’agglomération grenobloise.

La mesure entrera en vigueur samedi 24 octobre à 18 heures et prendra fin dimanche 25 octobre à 6 heures du matin. Elle concernera le centre-ville de Grenoble déjà interdit de manifestation, mais également trois grandes zones commerciales de l’agglomération : Grand Place à Grenoble, Comboire à Échirolles et Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères (voir les zones précises en fin d’article).

L’armée renforcera le dispositif

La préfecture entend également tirer les enseignements des événements du 17 octobre, lorsque les forces de l’ordre avaient été confrontées à plusieurs centaines d’individus cagoulés, responsables de nombreuses dégradations et de pillages.

Cette fois, un dispositif policier et de gendarmerie conséquent, mobile et réactif sera déployé sur le terrain. Les effectifs seront renforcés et bénéficieront également de l’appui de militaires de l’opération Sentinelle, chargés de missions de surveillance. L’objectif affiché est d’empêcher toute nouvelle flambée de violences et de protéger les personnes comme les biens.

Aucun tramway ne circulera

Autre conséquence de cette journée sous haute surveillance : les déplacements risquent d’être particulièrement compliqués dans l’agglomération. Aucun tramway ne circulera et les bus seront fortement perturbés tout au long de la journée de samedi.

Dans son communiqué, la préfète Catherine Seguin appelle chacun « à la responsabilité et au respect strict des mesures en vigueur ». Elle rappelle que la protection des personnes et des biens ainsi que le maintien de l’ordre public constituent des « priorités absolues ».

Les déplacements autorisés

  • Les déplacements nécessaires pour rejoindre ou quitter son domicile, son lieu de résidence temporaire ou son lieu d’hébergement, notamment hôtelier.
  • Les déplacements pour motif de santé : soins, achat de médicaments ou urgence médicale.
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, assistance aux personnes vulnérables ou garde d’enfants.
  • Le transit sans arrêt à bord d’un véhicule sur les axes routiers traversant le périmètre concerné.
  • Les déplacements des agents publics et des personnes participant à une mission de service public ou d’intérêt général (sécurité, secours, santé, transports, propreté, réseaux essentiels).
  • Les déplacements des journalistes et des professionnels des médias dans l’exercice de leur activité.
  • Les déplacements des élus dans l’exercice de leur mandat.

Toute personne ne respectant pas le couvre-feu et ne pouvant justifier de sa présence dans l’un des périmètres concernés pour l’un des cas précédemment cité s’expose à une contravention de 135 €.

👉 Les rues et secteurs concernés : plan du périmètre du couvre-feu publié par la préfecture de l’Isère

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Publié le 23.10.2026 à 19:37

Alexandre Martinez

Deux mois après la mort du restaurateur grenoblois tué à moto par un automobiliste ivre et roulant à grande vitesse, le procès du conducteur s’est tenu ce vendredi 23 octobre à Grenoble, dans une salle d’audience trop petite pour accueillir tous les proches de la victime.

Il y avait du monde devant la salle d’audience numéro 16 du Palais de justice de Grenoble. Trop pour que tous puissent assister au procès. De nombreux proches de Christophe Vigouroux sont donc restés à la porte.

procès christophe vigouroux
Les motards du Grenoble Alpes Chapter et du Liberta Harley-Davidson Club, dont faisait partie Christophe Vigouroux, avaient fait le déplacement en nombre

Ce restaurateur bien connu sur la place grenobloise, était le gérant du Palais, place Victor-Hugo. Il a été tué le 27 août dernier, alors qu’il venait de quitter son établissement, par un automobiliste qui circulait à très grande vitesse sur le boulevard Jean-Pain.

L’accident a eu lieu vers 2 heures du matin. Le conducteur a grillé un feu rouge au moment où Christophe Vigouroux s’engageait sur sa Harley-Davidson sur le boulevard. Le choc a été d’une violence extrême. Le père de famille a été tué sur le coup. Il avait 56 ans.

Carrefour Vallier / Jean-Pain accident vigouroux
Le carrefour où a eu lieu l’accident.

Alcool et vitesse en cause

Deux mois après le drame, le conducteur, âgé de 32 ans, comparaissait ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Grenoble, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

Le prévenu réside en Savoie et travaille à Grenoble. Cette nuit-là, après une soirée passée avec dans un bar de Chambéry avec des amis, il a rallié Grenoble pour aller voir sa petite amie qui ne répondait pas à ses appels après une dispute.

Dans une atmosphère particulièrement pesante, le prévenu a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, tout en tentant de minimiser les circonstances aggravantes : la vitesse estimée à plus de 130 km/h, le feu rouge et l’alcool— son taux d’alcoolémie a été mesuré à plus d’un gramme par litre de sang.

Il risquait 10 ans de prison

Depuis la création, en 2025, du délit d’homicide routier, les peines encourues pour ce type de faits ont été alourdies. Le chauffard, qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire, risquait jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Pour déterminer la peine, le procureur a notamment pris en considération la personnalité du prévenu, sa situation professionnelle – un laborantin diplômé – et son absence d’antécédent judiciaire. Il a finalement requis une peine de 5 ans de prison dont la moitié assortie d’un sursis probatoire. La décision sera rendue le 12 novembre.

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Publié le 23.10.2026 à 15:30

Thibault Leduc

Les gants vont parler ce samedi 24 octobre à Échirolles. La salle des fêtes accueille un gala de boxe réunissant plusieurs clubs et leurs combattants. Une soirée qui promet du spectacle et de l’intensité sur le ring.

L’événement s’inscrit dans une dynamique retrouvée pour la boxe échirolloise. Après quatre années d’interruption, un premier gala avait eu lieu en avril dernier, rencontrant un beau succès populaire. Une soirée saluée pour son ambiance et la ferveur du public autour du ring.

Cette nouvelle soirée, baptisée « THE BLOC by L’Échirolloise », entend prolonger cet engouement et mettre en lumière les boxeurs de la région et notamment une jeune génération prometteuse, à l’image de Noah Villaverde.

Noah Villaverde, échirolles boxe
Noah Villaverde, jeune boxeur prometteur licencié au club Échirolles Boxe.

Échirolles, terre de boxe

À seulement 20 ans, le boxeur échirollois, surnommé « Uzumaki », vient de remporter son deuxième combat professionnel, le 15 octobre à Enghien-les-Bains, par arrêt de l’arbitre au quatrième round. Il sera sur le ring pour le dernier des treize combats programmés ce samedi.

Pour les spectateurs, un gala est l’occasion de découvrir toutes les exigences de la boxe anglaise. Bien loin de se résumer à un échange de coups, ce sport repose sur la précision, la vitesse, les déplacements et la capacité à anticiper les intentions de l’adversaire.

👉 Samedi 24 octobre à partir de 17 h 30, salle des fêtes d’Échirolles (19 avenue du 8-Mai-1945) – Entrée : 10 €

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Publié le 23.10.2026 à 12:00

Thibault Leduc

D’un côté un rassemblement pour dire stop aux pillages, soutenu par le parti Reconquête. De l’autre, une contre-manifestation « antifasciste » au même moment, à 200 mètres de distance. Les ingrédients sont réunis pour une première confrontation explosive ce vendredi soir à Grenoble.

« Stop à ceux qui s’en prennent à nos commerces, à nos habitants, à nos édifices et à notre patrimoine« . Le mort d’ordre lancé par le collectif La France résiste pour un rassemblement citoyen ce vendredi à 18 heures devant le Palais de justice de Grenoble pouvait apparaître comme fédérateur.

Beaucoup d’habitants ont été choqués par les scènes de violence du week-end dernier. On peut imaginer qu’un certains d’entre-eux ont envie d’apporter leur soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre qui ont été en première ligne.

Le parti Reconquête en première ligne

Mais en cette période de tensions et de clivages exacerbés, aucun appel à manifester n’est anodin. Le parti reconquête d’Eric Zemmour ayant annoncé jeudi qu’il soutenait pleinement l’initiative et qu’il y participerait, les réactions n’ont pas tardé.

A l’appel d’une quinzaine d’organisations dont La France Insoumise, un rassemblement « antifasciste contre la récupération par l’extrême droite » est annoncé au même moment, place de la gare à Grenoble, soit à 200 mètres à vol d’oiseau du Palais de justice.

communiqué parti reconquête

Les deux camps à moins de 200 mètres

Il n’y a évidemment pas de hasard dans le choix du lieu et de l’heure. L’idée est d’être au plus près de l’autre rassemblement. Pour pouvoir aller plus facilement à la confrontation ? C’est évidemment un risque que les autorités ne vont pas négliger.

La préfète rappelait, mercredi soir lors d’une conférence de presse, que la complexité du maintien de l’ordre, en ce moment, était liée au nombre d’appels à manifester plus ou moins fondés qui circulaient sur les réseaux sociaux, la police étant obligée de tous les prendre en considération même si certains se révélaient des fausses pistes.

affiche manif antifa

Des conséquences pour samedi ?

Ce vendredi soir, il n’y aura pas de fausse piste. Les deux rassemblements sont bien déclarés et dans le contexte actuel, après l’épisode de la réunion révolutionnaire, les débordements sont évidemment redoutés. Le dispositif policier devrait donc être conséquent.

En cas d’incidents graves, le préfète de l’Isère n’a pas caché que cela pourrait remettre en cause l’autorisation donnée aux autres manifestations prévues le lendemain.

Les étudiants puis les Gilets jaunes

La première sera une manifestation lycéenne et étudiante organisée par les syndicats Unef et Solidaires. Elle doit commencer en fin de matinée devant le lycée Emmanuel-Mounier, à Grenoble.

Les Gilets jaunes ont, eux, donné rendez-vous à 14 heures devant la gare. Le centre-ville étant interdit aux manifestants par arrêté préfectoral, le cortège défilera sur le cours Jean-Jaurès et le boulevard Foch pour rejoindre l’anneau de vitesse, dans le parc Paul-Mistral, un secteur où les commerces sont moins nombreux.

manif 17 octobre grenoble foule
13 000 manifestants recensés par la police à Grenoble le 17 octobre (© Alexandre Martinez)

Quid de la mobilisation ?

Les deux cortèges devraient fusionner, comme samedi dernier, pour créer un effet de masse. Y-aura-t-il plus de monde ou moins de monde que les 13 000 personnes recensées officiellement par les autorités le 17 octobre ?

Certains manifestants hésiteront peut-être à retourner dans la rue après les incidents de la semaine dernière. Les vacances scolaires, l’absence de tram et la météo annoncée pluvieuse pourraient aussi influer sur les effectifs.

La préfecture de l’Isère s’attend néanmoins à devoir gérer des milliers de personnes. Elle a demandé à l’Etat des renforts pour ne pas se retrouver à nouveau débordée. Mais elle n’est pas la seule, en France, à faire cette demande…

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