02.10.2026 à 12:39

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L’or est omniprésent dans la vie moderne ; ce minéral se cache au cœur d’une grande partie de la technologie que nous utilisons et constitue, fondamentalement, un symbole puissant de valeur, de beauté, de pureté, de cupidité et de pouvoir politique. The Canary and The Hammer s’efforce de relier ces récits disparates — de la frénésie de la ruée vers l’or et du monde brutal de l’exploitation minière moderne, à la politique sexuelle de l’industrie et au rôle souvent sombre mais indispensable de l’or au cœur de l’industrie de haute technologie.
Inspirée par la crise financière de 2008 et le rappel brutal qu’elle a constitué de la détermination de l’Occident à accumuler des richesses, Barnard s’attache à remettre en question le statut persistant de l’or en tant que baromètre économique au milieu des nouvelles formes immatérielles de la haute finance technologique. En abordant cette question à travers la photographie, Barnard soulève à son tour la question de savoir comment le médium qu’elle a choisi peut répondre à des événements et concepts aussi abstraits. Il en résulte un projet ambitieux, esquissant un parcours personnel au cours duquel elle aborde finalement la complexité de la représentation matérielle en ces temps fragmentés et troublés.
Lisa Barnard 1967 est une artiste, chercheuse et enseignante britannique née en 1967, dont la pratique photographique aborde des événements réels en recourant à des modes documentaires traditionnels, parallèlement à des formes visuelles et informatiques plus contemporaines. Son œuvre traite du climat politique actuel et du complexe militaro-industriel, tout en explorant les perspectives liées à l’innovation technologique, à la perception et aux nouvelles écologies. Barnard allie son intérêt pour l’esthétique à des présentations visuelles aux multiples niveaux de lecture.
– Sean O Hagan, The Guardian, critique de Château Despair.
Les œuvres de Lisa Barnard ont fait l’objet de nombreuses expositions dans des musées et lors de festivals de photographie. Elle est professeure associée et directrice du programme de master en photographie documentaire à l’Université du sud du Pays de Galles. Elle a publié quatre monographies, dont deux chez GOST : Château Despair (soutenu par le Conseil des arts) ; Hyenas of the Battlefield, and Machines in the Garden (lauréat du prix Albert Renger-Patzsch) et The Canary and the Hammer (lauréat du Getty Prestige Images Award), publié par MACK en 2019. Sa publication la plus récente est You Only Look Once, publiée chez Hartmann. Barnard a reçu de nombreuses distinctions, dont tout récemment le prix CRESPO AFTER NATURE 2025. Une vision et un décalage bienvenus à suivre. On plébiscite.
Jean-Pierre Simard, le 5/10/2026
Lisa Barnard - The Canary and the Hammer- Mack publishing
01.10.2026 à 11:59
Photo Chulsu Kim
Stupeflip - The Solution
Je me remets, oui -
Mais mes yeux sont fatigués
De ne voir que des roses !
Masaoka Shiki
Mieux vaut se perdre que ne jamais partir.
Proverbe bolivien
Tout l'intérêt de l'art se trouve dans le commencement.
Après le commencement, c'est déjà la fin.
Pablo Picasso
Vous savez qui avec vous savez qui. Photo Jerome Brierre
01.10.2026 à 11:00
Seventeen Moons, 2016Watercolour, charcoal, and soft pastel on paper 106 x 75,5 cm.
Avec ses grandes aquarelles fourmillantes de détails ou ses miniatures de couleurs vives finement réalisées sur des reproductions de la Bible, Anju Dodiya construit avec raffinement et subtilité des images de la peur qui deviennent des ex-voto puissants destinés à la mettre à distance.
Aviary, 2016Acrylic and gouache on book pages34 x 47 cm
Née à Mumbaï en 1964 et diplômée de la Sir J.J. School of Art (Mumbaï), Anju Dodiya vit et travaille à Mumbaï et est l’une des artistes contemporains les plus reconnues de la scène indienne. Sous la forme de l’autoportrait, ses peintures explorent depuis quinze ans les conflits entre intériorité et réalité extérieure. Pour mettre en scène le théâtre des émotions personnelles, l’artiste réactualise des sources historiques aussi variées que les tapisseries médiévales, les peintres italiens de la Renaissance, l’estampe japonaise Ukiyo-e ou les photos de journaux. Aquarelliste à ses débuts, Anju Dodiya a évolué vers un travail à l’acrylique et au fusain sur toile, sur matelas ou tissu et a également expérimenté la sérigraphie.
The Beginning, 2016Acrylic and gouache on book pages 34 x 47 cm
S'il ne faut pas y voir la mondialisation de la peur - et de comment s'en débarrasser ( par l'art) - , le choc des cultures que produit Anju Dodiya est ultra-révélateur du monde réseauté dans lequel il s'exprime avec passion, en produisant une lisibilité sans frontière.
How to be Brave (in pictures) Anju Dodiya