La capacité à faire entendre sa voix est la chose la moins bien partagée au monde et c'est là sans doute l'une des plus injustes des inégalités. Des catégories entières de la population, dont les vies sont dures, violentes, et parfois saturées par la douleur, sont en effet réduites au silence. Elles n'ont que très peu de prise sur leur existence. Est-il possible de corriger cette inégalité ? Peut-on inventer des modalités concrètes de démocratisation de l'accès à la parole et de restitution du pouvoir ?