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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

18.04.2026 à 18:58

Le syndicalisme basque. Un cousin pas si éloigné

Thomas Collombat

Le lien des Basques avec le Québec ne date pas d'hier. Leurs expéditions de pêche les ont amenés très tôt sur les rives du Saint-Laurent, au point qu'une île québécoise porte leur nom. Il existe aussi des similitudes intrigantes entre nos deux territoires, comme le syndicalisme. Petit tour d'horizon d'Euskal Herria et de son mouvement ouvrier.

Le Pays basque est composé de sept provinces situées de part et d'autre des Pyrénées, sur la côte atlantique européenne. Les trois provinces du Nord sont administrées par la France. Les quatre autres, au sud, sont en territoire espagnol. Trois d'entre elles forment ensemble la communauté autonome du Pays basque, tandis que la dernière, la Navarre, est une entité politique à part. Celles-ci disposent de pouvoirs dévolus par l'État espagnol, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, sans pour autant que l'Espagne soit une réelle fédération.

Depuis des siècles, l'autonomie du peuple basque au sein de la Couronne espagnole a été reconnue sous une forme ou une autre. Elle a toutefois été totalement niée et même férocement combattue sous la dictature militaire du général Franco, de 1936 à la mort de celui-ci en 1975. Un des symboles de cette répression était l'interdiction de parler l'euskara, la langue basque, marqueur identitaire important de ce peuple dans la mesure où cette langue ne dispose d'aucun lien apparent avec les langues indo-européennes, tout en étant parlée depuis au moins 2000 ans. Les Basques ont offert une résistance farouche au franquisme, prenant parfois la forme d'une lutte armée pour l'indépendance, comme l'a fait le célèbre groupe Euskadi ta Askatasuna (ETA, « Pays basque et liberté ») qui n'a déposé officiellement les armes qu'en 2011.

Un syndicalisme singulier

Le syndicalisme basque possède aussi ses propres singularités. Alors que le mouvement ouvrier espagnol s'est progressivement organisé autour de deux grandes centrales syndicales (la Unión General de Trabajadores [UGT], traditionnellement proche du Parti socialiste, et les Comisiones Obreras [CC.OO.], historiquement liées au Parti communiste), les travailleur·euses basques ont rejoint majoritairement deux organisations spécifiquement basques. La première, Eusko Langileen Alkartasuna (ELA, « Solidarité des travailleur·euses basques »), est née au début du XXe siècle dans la tradition du syndicalisme chrétien. Dévastée par la répression franquiste, ELA se refonde à la fin des années 1970 en adoptant une

ligne résolument nationaliste basque, progressiste et combative. La deuxième, Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB, « Commissions ouvrières patriotes »), voit le jour en 1974 et s'inscrit clairement dans le courant de la gauche « abertzale », qui regroupe une grande diversité d'organisations sociales et politiques indépendantistes. Bien que des différences persistent entre les deux grands syndicats basques (ELA se considère mieux équipée pour faire des négociations collectives tandis que LAB insiste sur ses liens étroits avec les mouvements sociaux), ils se retrouvent souvent sur des positions communes et se distinguent régulièrement de leurs homologues espagnols, l'UGT et les CC.OO.

ELA et LAB reprochent aux grands syndicats espagnols leur manque de combativité, en particulier dans le contexte néolibéral et austéritaire imposé par l'État central depuis la crise économique et financière de 2008. Celle-ci a en effet durement frappé le Sud de l'Europe et ses conséquences sur les politiques publiques et le rapport travail-capital se font encore ressentir aujourd'hui. La crise a servi de prétexte à un retrait important de l'État social et à une réduction drastique des dépenses publiques tout en donnant le dessus au patronat dans les négociations avec les parties syndicales. Pour ELA et LAB, la réponse à ce nouveau contexte doit se trouver dans la mobilisation de leurs membres et l'exercice de leur rapport de force, notamment par le biais de la grève. Les syndicats basques souhaitent d'autant plus défendre leurs revendications que l'économie de leur territoire se porte mieux que la moyenne du reste de l'Espagne. Pourtant, le coût de la vie y est aussi plus élevé. Ils considèrent donc qu'il y a de l'espace pour aller en chercher plus auprès des employeurs.

La grève et le territoire

Une illustration éloquente de ces dynamiques a été la grève des travailleuses de H&M en 2021 [1]. La multinationale suédoise de la vente de vêtements avait alors annoncé un plan de mise à pied de plus de 1 000 postes à travers toute l'Espagne, incluant le Pays basque. Elle s'attaquait directement aux postes à temps complet en cherchant à les remplacer par des postes à temps partiel pour lesquels les accommodements travail-famille sont beaucoup plus difficiles à obtenir. Or, la vaste majorité de la main-d'œuvre des magasins de H&M est composée de femmes. Alors que l'UGT et les CC.OO. tentaient de négocier avec l'employeur une réduction du nombre de mises à pied, ELA les refusait en bloc, réfutant l'argument de H&M selon lequel les ventes en ligne ne justifiaient plus autant de main-d'œuvre qu'auparavant. Sur le plancher, les travailleuses indiquaient au contraire être constamment en besoin de plus de collègues, y compris pour gérer les ventes en ligne, pendant que les profits de l'entreprise s'envolaient. Elles décidèrent donc de déclencher une grève générale illimitée. La grève a duré un mois et demi et s'est soldée par une claire victoire des travailleuses basques : malgré l'entente signée au niveau national, H&M n'a procédé à aucune mise à pied au Pays basque.

Bien que le contexte soit différent, c'est un peu la même approche qui a caractérisé l'attitude des syndicats basques dans le secteur public. Dans la foulée de la crise de 2008, l'État central espagnol a imposé aux gouvernements des communautés autonomes un plafonnement des augmentations de salaire de leurs propres fonctions publiques. Autant dire que les négociations dans ces secteurs ne servaient plus à rien. La dernière convention collective entre le gouvernement basque et les syndicats représentant ses travailleur·euses date ainsi de… 2010 ! Afin de pousser leur employeur à reprendre les négociations et à se libérer de la contrainte salariale imposée par Madrid (l'actuel gouvernement espagnol, minoritaire, avait besoin de l'appui du parti au pouvoir au Pays basque pour se maintenir, donnant donc un levier de négociation important), ELA, LAB, mais aussi la plupart des sections basques des syndicats espagnols ont déclenché une série de grèves en 2023.

La grève en vient donc à représenter un trait distinctif du syndicalisme basque. Plus qu'un outil de dernier recours dans une négociation, elle est utilisée pour forcer l'ouverture d'un dialogue pour créer un espace de relations du travail distinct de celui que cherchent à imposer l'État central, les employeurs, ou même d'autres syndicats. À cette fin, les syndicats basques sont d'ailleurs parmi les seuls en Espagne à avoir mis en place des fonds de grève (appelés « caisse de solidarité ») financés à même les cotisations des membres et leur permettant de tenir dans le temps tout en envoyant un message clair au patronat [2].

Il s'agit bien là de la création d'un « territoire syndical » construit par les travailleur·euses elles et eux-mêmes, en dépit des contraintes néolibérales. À bien des égards, des parallèles peuvent être établis avec la trajectoire historique du syndicalisme québécois : une combativité assez unique par rapport à ses voisins, un engagement dans un projet de société distinct de celui de l'État central et un recours au rapport de force des travailleur·euses afin de construire des espaces de négociation tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Autant dire que nous avons intérêt, des deux côtés de l'Atlantique, à suivre ce que les autres font, mais aussi à les appuyer et à s'inspirer mutuellement.


[1] Pour un récit détaillé de ce conflit, voir Gessamí Forner, La huelga de H&M, un espejo donde mirarse, Fundación Manu Robles-Arangiz, 2021. En ligne : mrafundazioa.eus/es/centro-de-documentacion/izan-ta-esan/la-huelga-de-h-m-un-espejo-donde-mirarse

[2] À ce sujet, voir Ignacio Messina et Jon Las Heras, « Union strategies in conflict : A comparative study of strike fund institutionalisation and infrastructural resources », British Journal of Industrial Relations, 2024. En ligne : onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/bjir.12824

La recherche pour la rédaction de cet article a été en partie permise par une subvention du ministère des Relations internationales et de la Francophonie dans le cadre de l'Accord de coopération Québec-Pays basque.

Illustration : Elisabeth Doyon


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18.04.2026 à 18:51

Écrire l'histoire de la marge au centre... ensemble

Kharoll-Ann Souffrant

« Aucune femme noire écrivaine dans cette culture ne peut “trop écrire”. En effet, aucune femme écrivaine ne peut “trop écrire”. Aucune femme n'a suffisamment écrit. » — bell hooks

Lorsque le magazine l'Actualité a publié son palmarès des 100 personnalités les plus influentes du Québec pour l'année 2024 en avril dernier, j'ai eu l'impression de vivre un énième jour de la marmotte. Parmi celles et ceux « qui façonne[nt] le Québec d'aujourd'hui et prépare[nt] celui de demain », on retrouvait 34 femmes pour 67 hommes, 75 personnalités de plus de 50 ans et près de 90 % de personnes blanches [1]. Aucune personne Noire ne figurait dans la fameuse liste. Celle-ci a été constituée sur la base de trois critères : le pouvoir de l'institution, le charisme et la personnalité, et la volonté de changer les choses.

Si plusieurs ont nommé l'éléphant dans la pièce, soit le manque cruel de diversité et de représentation dans un processus qui se voulait somme toute « subjectif », d'autres ont souligné que les réactions vives que le palmarès a suscitées relèvent plutôt de l'œuf ou la poule. Comme l'a habilement expliqué la stagiaire postdoctorale en études féministes et cinématographiques Anne-Sophie Gravel dans une récente chronique pour Pivot, « le palmarès de l'Actualité, qui s'annonce au départ comme un simple “cliché (non retouché) du moment”, ne serait-il pas devenu incidemment à son tour un important… vecteur d'influence ? Présente-t-il un portrait réel ou ne participerait-il pas plutôt à créer une réalité ? »

Nous avons déjà eu cette discussion à maintes reprises au Québec. Ce n'est pas la première (ni la dernière) fois qu'il y a indignation face à celles et ceux que l'on choisit – oui, parce que c'est un choix – « d'oublier » parmi les figures marquantes qui écrivent l'Histoire de cette province. J'y vois là un refus de se décentrer, de reconnaître l'apport de nombre d'entre nous, nobles « invisibles des marges », notamment chez les femmes Noires et autres figures révolutionnaires œuvrant loin des projecteurs. Ceci dit, je dois admettre que ce qui est plus affligeant, c'est qu'au sein même des communautés minorisées, il arrive malheureusement que ces dynamiques d'effacement se reproduisent.

« L'universel » contre les « récits de niche »

En 1998, dans le cadre de l'émission Uncensored, l'écrivaine nobélisée Toni Morrison a répondu de façon incisive à la journaliste australienne Jana Wendt qui lui avait candidement demandé à quel moment elle commencerait à écrire à propos des personnes blanches dans ses romans de « manière substantielle », l'écrivaine ayant fait le choix de centrer des personnes Noires dans ses écrits, à l'abri le plus possible du white gaze.

« Vous ne comprenez pas à quel point cette question est profondément raciste, le pouvez-vous ? » lui rétorqua Morrison. « Jamais vous ne demanderiez à un auteur blanc, à quel moment commencerait-il à écrire à propos des personnes Noires. Votre question en elle-même provient d'un positionnement où vous êtes au centre. Il vous est inconcevable de saisir que là où je me situe est l'universel. »

Ces réflexions à propos de la marge et du centre, de l'universel et des « récits de niches » s'inscrivent dans des processus de marginalisation plus larges qui n'ont rien de nouveau. Ironiquement, ils rappellent plusieurs commentaires dégradants d'une autre époque à propos de la place des femmes en journalisme au Québec, perçues comme n'étant capables d'aborder que des « sujets de femmes ». Des magazines québécois comme le défunt La Vie en rose, Châtelaine ou encore des émissions cultes du tournant de la Révolution tranquille comme Femmes d'aujourd'hui n'ont pas toujours eu bonne presse.

En outre, dans Feminist Theory : From Margin to Center (1984), l'intellectuelle afro-américaine bell hooks décortique et complexifie déjà la notion de sororité en mettant en lumière la manière dont les féministes blanches ont trop souvent exclu les femmes Noires de leurs luttes, analyses, et priorités politiques. De même, à propos de son film Ouvrir la voix, un documentaire qui donne la parole à des femmes Noires en Europe francophone, la cinéaste Amandine Gay s'est exprimée à de multiples reprises sur les barrières qu'elle a rencontrées pour financer la production de son long métrage, bien que de nombreuses femmes Noires souhaitaient y participer. Considéré par une certaine frange de l'industrie cinématographique comme un « film de niche » ne pouvant pas intéresser « le grand public », Ouvrir la voix a pourtant rassemblé les foules et délié les langues tant en Europe qu'au Québec en plus de rafler les honneurs, comme le Prix du public des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en 2017. Dans une démarche analogue, Le Mythe de la femme noire de la réalisatrice Ayana O'Shun, sorti en salle au Québec en 2022 et ayant bénéficié d'un beau rayonnement, dénonce également les stéréotypes et caricatures dégradantes en donnant la parole aux premières concernées, femmes Noires de renom basées dans la belle province.

C'est bien la preuve que lorsque l'on parle de son centre, ce que l'on exprime peut toucher l'humanité et les sensibilités de n'importe quel être humain. Tout comme lorsque l'on travaille du cœur plutôt qu'à partir de son égo, notre place et notre pertinence ne pourront jamais nous être dérobées. Il est donc fort particulier de croire que les lectures que font les femmes et les féministes, particulièrement celles en contexte de minorisation, ne peuvent pas nous offrir un éclairage sur le monde dans ses multiples recoins, facettes et dimensions, et ce, au bénéfice de tous·tes et chacun·e. On peut parler de tout avec un angle féministe. Rappelons par ailleurs ces mots du manifeste de 1977 du Collectif Combahee River composé de féministes Noires et lesbiennes étatsuniennes, qui parlaient d'intersectionnalité sans faire usage de ce terme : « si les femmes Noires étaient libres, toutes les autres personnes seraient libres aussi, car notre liberté implique la destruction de tous les systèmes d'oppression. »

Compétition et exclusion

Malheureusement, le désir d'être « inclus » dans des espaces majoritaires blancs, trop souvent à n'importe quel prix, peut encourager des dynamiques de compétition pouvant mener à l'exclusion de nos aînées, de nos contemporaines et de notre relève. En 1979, Toni Morisson exprimait sa vive inquiétude dans Cinderella's Stepsisters, un discours poignant nous appelant à ne jamais oublier la fonction première de la liberté, soit qu'on l'acquiert pour libérer quelqu'un d'autre que soi : « La violence que commettent les femmes entre elles – violence professionnelle, de compétition, la violence émotionnelle – m'inquiète. Je m'inquiète de voir des femmes prêtes à en soumettre d'autres à l'esclavage. » De même, la dramaturge, écrivaine et journaliste Zora Neale Hurston a notamment popularisé l'adage voulant que « all your skinfolk ain't your kinfolk », une manière de dire que ce n'est pas parce qu'une personne partage la même couleur de peau que soi que cela signifie qu'elle sera notre alliée naturelle.

S'il importe et est nécessaire de citer nos prédécesseures d'ici et d'ailleurs, de reconnaître leur legs ayant traversé l'espace-temps, je ressens toujours un profond agacement face à l'aisance (et la lâcheté) de certain·es à ne citer que des écrivaines décédées ou étrangères, tout en refusant – car oui, il s'agit aussi d'un refus – de « nommer le nom » de femmes Noires du Québec, vivantes, qu'elles peuvent même connaître personnellement. La liste des Toni Morisson, Audre Lorde, bell hooks et Maya Angelou des temps modernes est excessivement longue au Québec : Alexandra Pierre, Jade Almeida, Marlihan Lopez, Tarah Paul ou Ariane K. Métellus, pour ne nommer que celles-là. S'y ajoutent plusieurs autres héroïnes de l'ombre avec lesquelles nous avons le privilège de partager la même époque.

S'il peut toujours y avoir des désaccords stratégiques, politiques, voire personnels entre femmes et féministes Noires, ces désaccords sont nécessaires et illustrent la richesse et la pluralité de ce pan du mouvement. Mais j'estime qu'il est crucial d'être solidaire de nos contemporaines, car si la vie des Noir·es compte, elle doit compter véritablement, y compris à l'échelle locale. Exister uniquement dans le contexte de la mort tragique et médiatisée de l'un·e des nôtres n'est pas un projet de société viable à long terme. Comme l'a déjà dit la syndicaliste américaine Mother Jones « Mourn the dead, fight like hell for the living. »

Porte-parolat et solidarités

Tout comme l'ont exprimé le philosophe américain Olúfémi O. Tàíwò ou encore le journaliste américain Chris Hedges, il est fort dangereux d'ériger des individus – même s'ils ont des valeurs progressistes, et même s'ils appartiennent aussi à des groupes minorisés – comme seul·es et uniques porte-paroles iconiques de mobilisations collectives. Être en posture de privilège et être marginalisé·e ne sont pas deux choses mutuellement exclusives. Ainsi, cette façon dont la professionnalisation des luttes féministes et antiracistes, au Québec et au-delà, « centralise les marges tout en marginalisant le centre » comme l'explique avec justesse Khaoula Zoghlami, nous rappelle que la réflexivité et l'introspection sont des devoirs et des responsabilités qui incombent à tout être humain, même aux personnes dites marginalisées, et surtout si elles bénéficient d'un rayonnement public.

Je m'attends à être exclue du projet politique de celles et ceux qui veulent nous dominer. Par contre, je suis déçue lorsque ces manœuvres d'exclusion sont reproduites envers et de la part de femmes qui me ressemblent parce qu'elles veulent garder leur siège comme seule et unique représentante des « sans voix » à des tables qui n'ont jamais été construites et pensées par et pour nous. Ainsi, à qui se destine notre labeur dans son objectif le plus pur ? Est-ce que l'on soutient véritablement les gens – notamment les femmes Noires, et surtout, à l'abri des regards – que l'on dit défendre ad nauseam sur toutes les tribunes lorsque nous nous retrouvons face à elles, celles qui incarnent matériellement, réellement et concrètement de ce que l'on a toujours dit espérer voir ? Quelle est la marge et quel est le centre qui provoque notre indignation face à des palmarès comme celui de l'Actualité ? On veut être influent·e, certes, mais pour quoi, comment et surtout pour qui ?


[1] Léa Martin pour 24 heures. « 100 personnes les plus influentes du Québec : un palmarès d'hommes blancs de plus de 50 ans ». En ligne : www.24heures.ca/2024/04/03/palmares-des-100-personnes-les-plus-influentes-du-quebec-de-lactualite-trop-de-vieux-hommes-blancs-nommes


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18.04.2026 à 18:43

Tour d'horizon sur les communs

Marie-Soleil L'Allier, Samuel Raymond

Depuis quelques années, le terme « commun » émerge de plus en plus dans les sphères associatives, militantes et politiques pour désigner un type particulier d'organisation sociale qui suscite l'inspiration et qui propose un rapport différent au politique, au travail et à l'écologie.

Vous trouverez dans ce mini-dossier un texte posant les bases de ce que sont les communs. Puis, nous discuterons de ce concept à la lumière de différentes perspectives : décoloniales, féministes et écologiques. Pour terminer, nous nous pencherons sur les communs numériques et la menace de leur récupération par les secteurs privés et publics.

Si les communs sont habituellement présentés de manière théorique et bien trop souvent par des hommes, ce mini-dossier a pour ambition d'amplifier la voix des femmes et des personnes qui les font vivre au quotidien.

Nous espérons que la lecture de ces textes contribuera à nourrir vos réflexions et à transformer vos pratiques. Nous remercions d'ailleurs les membres du Collectif de recherche sur les initiatives, transformations et institutions des communs (CRITIC) et de l'organisme Projet collectif qui se sont jointes à l'expérience.


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