Publié le 13.01.2026 à 17:17
Edouard Schoene
Hervé Derriennic, coprésident de l’association Centre de santé Saint-Bruno, se montre dubitatif devant les derniers développements de ce dossier : « En fin de mandat, la municipalité déciderait de ‘parachuter’ un centre de santé dans le quartier Flaubert : achat d’un local et lancement d’un Appel à manifestation d’intérêt auprès de médecins et professionnels de santé, dont les conclusions ne seraient connues qu’au terme de six à huit mois. Ni un habitant, ni un médecin n’est mobilisé à ce jour. »
Et de s’interroger : « Quels sont les éléments objectifs qui justifient ce projet à deux stations de tram des centres de santé de la Villeneuve, dans un quartier encore en construction pour dix ans (moins de 30 % des logements prévus dans la zone sont construits). Et la démarche de santé communautaire apparaît oubliée. »
Oui, plusieurs nouveaux centres de santé sont nécessaires à Grenoble, réaffirme l’association. Néanmoins, celle-ci ne comprend pas que le projet de Saint-Bruno se retrouve aujourd’hui en seconde position, sans garantie de subvention au cours du prochain mandat. Et ce, d’autant qu’elle dispose d’atouts incontestables :
Les porteurs de projet et des habitants du quartier devant l’espace diocésain Saint-Bruno, sur la place éponyme, où l’association espère implanter son futur centre de santé communautaire.Forte de ces différents éléments, l’association a demandé à Éric Piolle, par une lettre ouverte datée du 19 décembre, de se positionner pour que le centre de santé Saint-Bruno soit immédiatement retenu par la ville, pour bénéficier des 800 000 euros de subvention dédiés à cet effet dans le budget. Mais à ce jour, pas de réponse ni de proposition de rendez-vous de la part du maire de Grenoble.
Les porteurs de projet terminent leur plaidoyer en interpellant directement la ville. « Les habitants attendent une réponse favorable de la municipalité, marque de confiance dans l’avenir de leur quartier », assènent-ils.
La section de Grenoble du PCF a publié, le 4 janvier, un communiqué de soutien à l’association pour la création d’un centre de santé communautaire à Saint-Bruno. Après avoir repris les arguments développés par les porteurs de projet, elle conclut : « Un centre de santé communautaire porte une autre idée de la santé. Une santé de proximité, non marchande où les professionnels peuvent travailler en équipe et où le patient est un acteur de sa santé. Ces structures offrent aussi de meilleures conditions de travail aux soignants ce qui est un levier pour attirer et maintenir des médecins dans les quartiers qui en ont le plus besoin. » Pour les communistes grenoblois, c’est ainsi « un choix politique fort à un moment où notre système de santé est en panne, où l’Etat se désengage, où la médecine libérale recule dans les quartiers populaires et où la prévention reste trop souvent le parent pauvre des politiques de santé ».
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Publié le 12.01.2026 à 15:52
Manuel Pavard
Ils sont arrivés dans ces locaux le 19 novembre, expulsés, pour la plupart, des logements où ils vivaient, à la Villeneuve. Ces familles étaient alors « sous la coupe de marchands de sommeils mafieux », souligne la fédération du PCF de l’Isère. Laquelle évoque une « véritable double-peine pour ceux qui sont déjà persécutés par les institutions alors qu’ils ont fuient des pays où ils sont en danger, et qu’ils travaillent (beaucoup de livreurs à vélos, notamment) ».
Les occupant-e‑s du siège de la Métropole manquent de nombreuses choses.Près de deux mois plus tard, ces quelque 150 personnes sans-logis occupent toujours le siège de la Métropole de Grenoble, place André-Malraux. Si deux familles ont pu être relogées à Pont-de-Claix, la quasi-totalité des occupant-e‑s sont toujours dans l’attente, suspendus aux négociations actuellement menées entre la Métropole et les CCAS des différentes communes du territoire. Soutenus par le DAL, ils exigent la réquisition des logements vacants.
« Notre camarade vice-président au Logement à la Métropole, Jérôme Rubes, est pleinement mobilisé aux côtés de nos élu-e‑s pour mettre en oeuvre des solutions pérennes et dignes, défendant une réelle solidarité intercommunale pour partager l’effort sur l’ensemble du territoire », assurent toutefois les communistes, pointant un État « aux abonnés absents ». Et ce, alors qu’il s’agit de sa compétence.
Mobilisés sur tous les fronts, les livreurs à vélo CGT (dont beaucoup occupent la Métropole avec leur famille) ont notamment participé aux manifestation des salariés de Teisseire, à Crolles.Problème, avec cette occupation qui s’éternise, la situation sur place devient de plus en plus compliquée… Et risquée pour les familles. Car les locaux ne sont pas adaptés à un si grand nombre de personnes, sur une aussi longue durée. « Les occupant-e‑s sont dans une situation d’urgence humanitaire », confirme le PCF Isère, qui a donc décidé de lancer un appel aux dons (voir liste des besoins en encadré). Ceux-ci sont à déposer au siège de la fédération, au 20 rue Émile-Gueymard.
Matériels :
Nourriture :
Les personnes ayant du mobilier, de la vaisselle, des appareils électroménagers, peuvent le signaler également. Il y en aura certainement besoin dans les futurs logements car les CCAS ne pourront probablement pas tout fournir.
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Publié le 12.01.2026 à 11:07
Maryvonne Mathéoud
Il y a treize ans, le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, cofondatrice du PKK, Fidan Dogan, responsable du Conseil démocratique kurde en France (CDK‑F), et Leyla Saylemez, responsable de la jeunesse kurde, étaient assassinées au Centre culturel kurde Ahmet-Kaya, rue d’Enghien, à Paris .
L’assassin présumé est décédé avant son procès, mais différents éléments indiquent que le service de renseignements turc, le MIT, est impliqué dans cet assassinat. Grâce à la persévérance des familles des trois victimes, le dossier du triple meurtre a pu être réouvert en 2019 pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ». La justice française a du mal à avancer, des pièces essentielles étant classées « secret défense ».
Malheureusement, un nouveau crime va frapper des militants kurdes à Paris, presque dix ans plus tard. Le 23 décembre 2022, Mîr Perwer, chanteur et réfugié politique kurde, Abdulrahman Kizil, réfugié politique kurde, vieil habitué du Centre culturel Ahmet-Kaya, et Emine Kara, responsable du mouvement de femmes kurdes en France qui avait combattu et milité durant trente ans dans les quatre parties du Kurdistan (en Turquie, Irak, Syrie et Iran), étaient à leur tour assassinés.
Les manifestants brandissaient les portraits des six militant-es kurdes assassiné-es à Paris en 2013 et 2022. © Édouard SchoeneLes autorités françaises ont pourtant retenu la thèse d’un acte raciste isolé, et non la thèse d’un attentat politique organisé. Cela interroge fortement alors que l’assassin a été déposé par une voiture devant le centre culturel, et que les victimes sont des réfugiés politiques kurdes et une responsable internationale du mouvement kurde.
« Nous réclamons la vérité et la justice, la levée du secret défense dans l’enquête de ces assassinats politiques pour pouvoir faire la pleine lumière sur ces crimes ; l’arrêt des mesures d’intimidation et de répression contre les militant.es kurdes opposants au président turc Recep Tayyip Erdoğan », a lancé Mariano Bona, co-responsable de l’Association iséroise des amis des Kurdes (Aiak), lors du rassemblement commémoratif annuel organisé à Grenoble.
Puis les différentes organisations appelant au rassemblement ont évoqué l’avenir préoccupant pour la Syrie et la région : interventions armées de la Turquie et d’Israël, populations alaouite et druze victimes de massacres commis par l’Armée nationale syrienne (ANS) et une partie des forces gouvernementales, agressions de Daech, quartiers kurdes d’Alep bombardés par les forces militaires relevant du gouvernement de Damas…
Le Rojava (administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie) est menacé. Pourtant c’est un acquis démocratique précieux pour l’avenir de la Syrie. Après avoir combattu et vaincu l’État islamique en 2015, notamment à Kobané, les combattantes et combattants du Rojava ont en effet mis en place sur le territoire libéré une société démocratique, multiethnique, féministe, où les femmes et les hommes sont à parité à tous les niveaux (conseil municipal, administration, armée…), où toutes les personnes vivent à égalité de droits, quelle que soit leur appartenance culturelle, leur langue, leur religion. L’expérience démocratique du Rojava est sans pareille dans tout le Moyen-Orient.
Maryvonne Mathéoud, présidente d’Aiak, a pris la parole lors du rassemblement. © Édouard SchoeneDans un communiqué, le CDK‑F indique que, depuis plusieurs jours, les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, sont la cible d’attaques militaires intensifiées menées par les forces armées de Damas. Déjà soumis à un blocus sévère, ces quartiers densément peuplés, majoritairement habités par des civils et des personnes déplacées, subissent désormais des bombardements lourds et indiscriminés. Selon l’organisation, ces attaques s’inscrivent dans une logique de punition collective et de mise sous pression d’une population civile, au mépris total du droit international humanitaire.
Cette escalade intervient alors même que des discussions politiques sont en cours sur l’avenir de la Syrie et sur les modalités d’une solution durable et inclusive. Face à cette situation, la France ne peut rester silencieuse. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, puissance diplomatique majeure et acteur engagé dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, la France a une responsabilité politique et morale particulière.
Le CDK‑F appelle les autorités françaises à condamner publiquement et sans ambiguïté les attaques visant les civils à Alep ; agir diplomatiquement pour obtenir l’arrêt immédiat des bombardements et la levée du blocus imposé aux quartiers concernés ; soutenir l’ouverture de corridors humanitaires afin de permettre l’accès aux secours et aux soins ; œuvrer activement, dans les enceintes internationales, à une solution politique fondée sur le dialogue, le respect des droits des peuples et la protection des populations civiles.
Le peuple syrien a trop souffert de la guerre. Les civils kurdes d’Alep, comme l’ensemble des composantes du pays, ont droit à la sécurité, à la dignité et à la paix. Le Conseil démocratique kurde en France restera mobilisé et appelle l’ensemble des forces démocratiques, humanitaires et politiques en France à se saisir de cette urgence.
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Publié le 09.01.2026 à 12:37
Manuel Pavard
C’est un « rare espace de respiration pour les centaines d’enfants sur place », souligne la ville de Grenoble dans un communiqué diffusé ce jeudi 8 janvier. Malheureusement, le terrain de football du camp de réfugié-es d’Aïda, près de Bethléem, en Cisjordanie, doit être démoli très prochainement, a annoncé le gouvernement israélien. D’où l’appel lancé par l’AFPS et son partenaire du Aida Youth Center, avec le soutien de la municipalité grenobloise, à signer la pétition adressée à Gianni Infantino, président de la FIFA, et Aleksander Čeferin, président de l’UEFA.
« Notre terrain de football, c’est tout pour nous », affirment les enfants du camp, dans le texte de cette pétition déjà signée par plus de 300 000 personnes. Les jeunes Palestiniens appellent donc les dirigeants respectifs des instances internationale et européenne du football à « intervenir d’urgence ». Ceci pour empêcher la démolition de ce terrain où ils peuvent « oublier, même juste un petit moment, le mur de séparation, les miradors, la base militaire et les checkpoints ».
Des centaines d’enfants jouent et s’entraînent sur le terrain de football du camp de réfugié-es d’Aïda. © Ville de Grenoble« C’est l’un des seuls endroits où nous nous sentons en sécurité, même si chaque semaine il y a des incursions militaires israéliennes, pendant lesquelles du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et de vraies balles sont utilisés », poursuivent-ils. « Mais maintenant, les autorités israéliennes veulent nous l’enlever, et des bulldozers pourraient arriver à tout moment pour le détruire. »
La mobilisation de Grenoble intervient dans le cadre de la convention de coopération décentralisée conclue avec Bethléem. Les deux villes et le camp d’Aïda ont ainsi mené un projet, co-construit avec la mairie PCF de Grigny (Essonne), la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) et l’AFPS Isère, pour « développer la pratique féminine sportive » dans le camp de réfugié-es.
Ce programme a permis de former des animatrices sportives d’Aïda et Bethléem, notamment lors d’une session organisée à Grenoble au printemps 2025. Mais également de proposer une véritable « offre sportive régulière » en Cisjordanie, en finançant le matériel nécessaire. Par ailleurs, deux temps de rencontre ont pu être mis en place, à Grenoble et Grigny, entre des jeunes Palestiniennes, Grenoblois-es et Grignois-es.
Éric Piolle sur le terrain d’Aïda, en mai 2023, avec Anas Abu Srour, directeur de l’Aida Youth Center, et Munther Amira, fondateur et président du conseil d’administration du centre. © Ville de Grenoble« Cette annonce de la démolition du terrain de football est un coup porté à l’ensemble des actions pour développer la pratique sportive dans le camp et offrir un espace de jeux aux nombreux enfants sur place », dénonce la ville de Grenoble. Pour les auteurs de la pétition, « si des millions de personnes dans le monde se font entendre, les fans de football, les joueurs et les athlètes suivront ».
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Publié le 07.01.2026 à 16:44
Manuel Pavard
Les gérants de la SAS Carrière de La Rivière ont-ils sciemment dissimulé aux pouvoirs publics un premier éboulement intervenu en 2019 ? C’est, selon le procureur de la République de Grenoble, l’un des éléments justifiant le renvoi devant la justice du président et du directeur général de l’entreprise. Un an et demi après l’effondrement d’un million de mètres cubes de roches sur la RD 1532, l’enquête vient ainsi de connaître un développement majeur. Étienne Manteaux l’a indiqué lors d’une conférence de presse au palais de justice, ce mercredi 7 janvier, confirmant les informations du Dauphiné libéré : les deux dirigeants, placés la veille en garde à vue, seront jugés au tribunal correctionnel de Grenoble le 31 mars prochain.
Un million de mètres cubes de roches ont dévalé sur la RD 1532 le 25 juillet 2024, soit tout un pan de la montagne qui s’est effondré. © Manuel PavardTous deux sont poursuivis — ainsi que la société en tant que personne morale — pour manquement dans l’exploitation d’une installation classée soumise à une autorisation et atteinte grave à l’environnement. « S’il n’y avait pas eu de carrière au pied de ce flanc de montagne, il n’y aurait pas eu d’effondrement », affirme le procureur, pointant la « causalité », attestée par plusieurs rapports, entre l’exploitation de la carrière et l’éboulement du 25 juillet 2024.
Au vu de l’impressionnant pan de montagne s’étant écroulé ce jour-là sur la route départementale, l’absence de victime est « quasi-miraculeuse », estime le magistrat. Cela aurait en effet pu se traduire par « des voitures englouties sous 20 à 30 mètres de gravats avec des morts qui auraient pu advenir de façon tragique », souligne-t-il. Si le pire a ainsi été évité, il n’en reste pas moins qu’une série de manquements émanant des responsables de la carrière a été identifiée par les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie de Saint-Marcellin.
Parmi eux figure donc l’éboulement de 50 000 mètres cubes de roches sur la carrière, en mars 2019, à la suite d’un tir de mine. Un « évènement central » pour la compréhension de ce dossier, estime Étienne Manteaux. Car « cet incident majeur d’exploitation ne sera signalé à aucune autorité administrative » et sera même « caché », s’étonne-t-il. Or, il survenait deux mois avant l’expiration de l’arrêté d’exploitation de la carrière et son renouvellement éventuel par la préfecture. Laquelle avait alors, « dans l’ignorance de cet évènement, autorisé la poursuite de l’exploitation ».
Les gérants de la carrière avaient connaissance de la fragilité du secteur depuis 2019, selon le procureur. © Manuel PavardD’autres irrégularités seront en outre constatées par la suite, à l’instar des enregistrements des vibrations émises par les tirs de mine, qui n’ont pas été réalisés par l’exploitant de la carrière. Et ce, alors que ceux-ci sont pourtant imposés par l’arrêté préfectoral. La société sera même mise en demeure à ce sujet en février 2023. Ce qui ne l’empêchera pas, après avoir obtempéré dans les premiers mois, de ne plus respecter l’injonction ensuite. D’après le procureur, « il n’y a plus d’enregistrement sur les treize tirs effectués du mois de mars au 22 juillet 2024 ».
Les signaux d’alerte n’ont par ailleurs pas manqué dans les semaines précédant l’effondrement. Des riverains ont ainsi signalé aux élus locaux « des craquements sonores, des éboulements de gros rochers de 1 à 2 mètres cubes ». D’où une analyse menée par le service de restauration des terrains en montagne (RTM), dont un agent enverra d’ailleurs un rapport d’alerte le 24 juillet 2024 au soir… À la veille de l’éboulement.
Entendus par les enquêteurs, les dirigeants de la carrière contestent « formellement » toute responsabilité. Et préfèrent invoquer les pluies abondantes du début d’été 2024 — thèse pourtant démentie par les analyses de Météo France. Ils encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
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Publié le 05.01.2026 à 10:24
Edouard Schoene
Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour condamner cet acte, semblant même approuver l’action de Trump et des forces américaines. Ceci, à l’inverse de la gauche française qui a, elle, protesté avec force contre cette agression. Dans un communiqué publié samedi 3 janvier, le PCF « condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela. (…) Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies. Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années », ajoutent les communistes.
Dans la soirée de samedi, un rassemblement s’est constitué, rue Félix-Poulat, à Grenoble, à l’appel de l’Association pour la coopération inter-peuples — Action de solidarité avec les peuples d’Amérique Latine et pour la diffusion des cultures d’origine (Acip-Asado). Une mobilisation soutenue par plusieurs partis de gauche (PCF, NPA, LFI, LO…), syndicats (CGT, Solidaires) et associations (Mouvement de la paix).
Des militants communistes, NPA et insoumis étaient notamment présents au rassemblement.Le communiqué d’appel au rassemblement appelait à une réaction urgente : « Non à toute intervention des États-Unis ! Oui à l’autodétermination du peuple vénézuélien ! Depuis cette nuit, le président criminel des États-Unis, en violation totale du droit international, s’est permis d’attaquer de manière violente et lâche un pays souverain. Il prétend ainsi ouvrir la porte à une intervention militaire plus importante et réussir à s’accaparer des ressources qui, jusqu’à ce jour, lui échappent et que cet état criminel réclame comme siennes ! »
Et les organisateurs de rappeler : « Quelle que soit l’opinion que les uns et les autres aient de lui, c’est Nicolás Maduro qui est le président élu et reconnu par les instances internationales. »
La représentante d’Acip-Asado est intervenue en espagnol puis en français. « Le moment est grave, cette intervention militaire menée par Trump n’a pour but que de contrôler la plus grande réserve mondiale de pétrole de qualité, a‑t-elle souligné. Ceci s’inscrit dans le cadre du blocus économique, financier et diplomatique imposé par les États-Unis et principal responsable de la crise actuelle, qui vient aggraver la situation de la population en générant davantage de violence et de pénuries. »
Une militante de l’association Acip-Asado a pris la parole devant les manifestants. Pour la militante associative, « la solution à la crise économique et politique que vit le Venezuela doit se chercher dans le dialogue et au travers de mécanismes démocratiques. Le seul à même de décider de la destinée du pays est le peuple vénézuélien lui-même. » Acip-Asado appelle donc à « manifester toute notre solidarité avec le peuple frère du Venezuela, en défense de sa constitution et de la souveraineté des peuples contre l’impérialisme étasunien. »
« Visiblement, la résolution 2026 de Donald Trump consiste à renouer avec les pires heures de l’impérialisme US et de son plan Condor… À Grenoble, nous savons peut-être plus qu’ailleurs ce que ça signifie, aux côtés de nos frères et sœurs latino-américains issus des diasporas déclenchées par les dictatures sanguinaires du siècle précédent. Alors, il est de notre devoir de nous lever pour clamer notre solidarité avec le peuple vénézuélien, frappé par l’État terroriste ! »
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Publié le 29.12.2025 à 15:01
Manuel Pavard
Mercredi 24 décembre 2025. Si la plupart des Grenoblois sont alors en pleins préparatifs du réveillon, d’autres n’ont en revanche pas du tout la tête à la fête. Les familles occupant le siège de la métropole s’apprêtent en effet à passer la soirée de Noël dans ces locaux où elles dorment toutes les nuits, depuis […]
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