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Le Travailleur Alpin

Publié le 28.11.2025 à 21:42

Manuel Pavard

« Je pense qu’on a un avenir sur ce site. » En quelques mots, Sébastien Martin écarte d’emblée tout faux suspense. Oui, le ministre de l’Industrie — donc le gouvernement — soutient pleinement le projet Exalia, qu’il est venu découvrir ce vendredi 28 novembre, sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix, à l’occasion d’un déplacement en Isère (débuté par une visite à Teisseire). À ses côtés, la photo de famille est presque complète. Il y a là le trio des porteurs du projet : l’ancienne salariée et déléguée CGT de Vencorex Séverine Dejoux, l’industriel Olivier Six, PDG de CIC Orio, et le président de la Métropole Christophe Ferrari. Mais aussi le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke, la députée de la circonscription Cyrielle Chatelain ou encore le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard.

Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin devant les médias, à l’issue de sa visite de la plateforme chimique de Pont-de-Claix.

Parmi les acteurs et collectivités impliqués dans le dossier, personne ne manque à l’appel. Il faut dire que la date est aussi symbolique que décisive. C’est en effet le 28 novembre que les porteurs du projet Exalia ont déposé leur offre de reprise des actifs de Vencorex sur le site isérois, auprès du tribunal de commerce de Lyon. Un peu plus de sept mois après la liquidation judiciaire de Vencorex et sa cession à BorsodChem, un nouveau vent d’espoir souffle ainsi sur la plateforme chimique.

« Toutes les planètes sont alignées »

Vantant « un projet extrêmement sérieux », Sébastien Martin affiche d’ailleurs sa confiance : « Du côté de l’État, les freins qui pouvaient exister ont tous été levés les uns après les autres. Maintenant, ce sera à la justice de trancher définitivement sur la capacité de ce projet à voir le jour. Mais je crois que l’on peut être raisonnablement optimiste », se projette-t-il.

Le ministre de l’Industrie assure qu’il n’existe plus d’obstacles administratifs au projet de reprise.

Outre la reprise des actifs industriels, un autre écueil de taille subsistait : la saline d’Hauterives, dans la Drôme. Si les promoteurs d’Exalia avaient très vite fait une offre pour la reprise de la mine de sel et du saumoduc — appartenant encore à Vencorex Holding -, l’accord de l’État demeurait indispensable. « Ce sujet-là est aujourd’hui levé, se félicite le ministre. La concession de la mine peut changer de propriétaire. »

À ce stade, il n’y a donc « plus d’obstacles administratifs », assure Sébastien Martin. Pour lui, « toutes les planètes sont alignées, aussi bien du côté de l’État que de la Métropole et de la Région, pour qu’un nouveau projet, un peu plus d’un an après l’annonce [NDLR : du redressement judiciaire de Vencorex], puisse voir le jour ».

« Il appartient au juge de trancher »

Quid en revanche d’une éventuelle participation financière de l’État ? Le ministre de l’Industrie ne s’avance pas sur ce plan, sous-entendant qu’un soutien financier serait actuellement prématuré — même si la Métropole a voté quant à elle un soutien de principe de 3 millions d’euros. « Il y a des dispositifs qui existent mais il faut d’abord que l’entreprise dépose ses dossiers », souligne-t-il. Pour le reste, la balle est maintenant dans le camp de la justice, estime Sébastien Martin : « Il appartient au juge de trancher, pas au gouvernement. Mais il y a une vraie solution. »

Séverine Dejoux, ancienne salariée de Vencorex et déléguée syndicale CGT.

Le tribunal devrait se prononcer d’ici la fin de l’année 2025, voire en janvier 2026. Néanmoins, les porteurs du projet n’ont aucune intention de mettre le dossier sur pause en attendant ce — décisif — feu vert judiciaire. « La création d’Exalia se fera début janvier, avec la constitution de l’équipe projet, pour un redémarrage avant fin 2027 », explique Séverine Dejoux. Pour cette première phase, les équipes complètes, soit une centaine de salariés, seront « en place à l’été 2027 », ajoute l’ancienne élue CGT de Vencorex.

Des produits « stratégiques » pour l’économie

Côté investissements, il faut tabler sur « plus de 80 millions d’euros », précise Olivier Six. Sur ce total, « une bonne cinquantaine de millions doivent permettre la décarbonation totale des installations et diviser par trois la consommation d’énergie ». Si le montant est sans conteste élevé, Exalia bénéficie aujourd’hui « de l’appui des industriels du secteur ». Et ce, pour une bonne raison, selon le PDG de CIC Orio : « Les produits qu’on va fabriquer sont stratégiques et fondamentaux pour une grosse partie de l’économie. Si on ne les produit pas ici, on doit les importer et ils sont dangereux à transporter. Donc plus on les produit près des lieux d’utilisation, mieux on se porte ! »

L’industriel Olivier Six entre Christophe Ferrari et Séverine Dejoux, avec lesquels il collabore depuis de longs mois.

Olivier Six fait ici référence à l’acide chlorhydrique, à la soude et au chlore liquide, produits que l’on retrouve notamment dans la papeterie, la chimie, la sidérurgie, le traitement des eaux, l’agro-alimentaire… Des besoins difficilement contestables donc. Pourtant, le constat est là : on ne compte « plus de fabrication de ces matières à moins de 600 km à la ronde », s’étonne l’industriel.

« De cette déception, on a fait une vraie rage »

Pour Christophe Ferrari, « il était absurde d’imaginer qu’on puisse désindustrialiser et perdre un potentiel de plateforme chimique, en étant désormais importateur de chlore dans ce pays ». Le président de la Métropole et maire de Pont-de-Claix salue l’implication de l’ensemble des collectivités — y compris de la Région dont le président est venu lui aussi afficher son soutien à Exalia — et particulièrement du nouveau ministre de l’Industrie, « très à l’écoute et passionné des questions industrielles ». Le tout avec une pique à peine voilée envers son prédécesseur Marc Ferracci, à l’époque très critiqué par les élus comme par les salariés de Vencorex.

Sébastien Martin aux côtés de Christophe Ferrari et de Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Christophe Ferrari voit dans la mise en œuvre d’Exalia une « volonté de ne pas capituler ». Car, affirme-t-il, « la souveraineté industrielle, ce n’est pas seulement un concept politique que l’on manie mais c’est une réalité politique territoriale ». Certes, pas question de vendre la peau de l’ours avant le rendu de la décision de justice. Mais sur le parking de la plateforme chimique, le contraste est saisissant avec les mines déconfites observées en avril dernier. « C’était une déception, admet l’élu. Mais de cette déception, on a fait une vraie rage. »

Cet article Pont-de-Claix. « Les freins levés » : le projet Exalia soutenu par le ministre de l’Industrie est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 26.11.2025 à 23:08

Travailleur Alpin

À l’initiative de la CGT, une rencontre s’est tenue ce mercredi 26 novembre à Moûtiers entre Fabrice Panneckouke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Kévin Dos Santos, secrétaire général de la CGT Savoie, et Antoine Fatiga, représentant CGT Transports et domaines skiables. À cette occasion, la CGT a officiellement remis son cahier revendicatif au président de région, avec une position claire : les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 doivent constituer une opportunité sociale, économique, environnementale et territoriale et non une simple opération événementielle. 

Mettre en place une conférence économique et sociale en Savoie

La CGT ne s’oppose pas aux Jeux et plaide au contraire pour leur réussite. Mais elle estime indispensable de créer une instance de concertation locale, réunissant les acteurs économiques, syndicaux, institutionnels et associatifs. Cette structure, proposée sous la forme d’une conférence économique et sociale, permettrait d’anticiper les besoins du territoire et leur avenir à quatre ans de l’échéance olympique.

La Savoie sera alors sous les projecteurs. Mais l’avenir d’un territoire ne peut se réduire à son image : il repose aussi sur sa capacité à défendre son tissu industriel et à valoriser ses ressources locales. « Si les Jeux sont une vitrine, alors faisons-en la vitrine du Made in France et des savoir-faire savoyards », souligne Kévin Dos Santos. Selon lui, l’industrie locale et notamment la filière bois pourrait être mobilisée pour la construction et la rénovation d’infrastructures olympiques, tandis que les produits locaux mériteraient également d’être mis en valeur. Les Jeux doivent créer de l’emploi qualifié sur le territoire.

À cette occasion, les syndicalistes n’ont pas manqué d’aborder le sujet des entreprises Ferroglobe – producteur de silicium, dont les usines sont à l’arrêt en Savoie et en Isère – et DS Smith – qui fabrique des emballages cartonnés à la Rochette.

Logement saisonnier et conditions de travail

La situation des saisonniers a été l’un des points forts de l’échange. Selon la CGT, les difficultés d’hébergement dans les stations montrent l’urgence à agir concrètement, au-delà des intentions. « Aujourd’hui, des saisonniers arrivent en gare sans savoir où dormir. On ne peut pas organiser les Jeux si celle et ceux qui travaillent pour les faire exister ne peuvent même pas se loger », a alerté Antoine Fatiga, demandant la relance d’espaces saisonniers, des solutions d’hébergement d’urgence et la création de logements durables, réutilisables après 2030.

Anticiper au lieu de subir

Le cahier revendicatif de la CGT aborde également la question des mobilités ferroviaires, la saturation des centres de santé en hiver, la revalorisation du tourisme social, ainsi que la sécurisation des filières industrielles du département. Selon l’organisation syndicale, l’expérience des JO de Paris 2024 – jugés réussis sur le plan social, du fait notamment du rôle joué par Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT – doit servir de référence pour construire un modèle savoyard adapté à la réalité alpine et répondant aux enjeux environnementaux.

Sur la question des transports, la CGT l’a alerté sur la disparition des brigades voies locales à la SNCF – chargées de la maintenance des voies ferrées – qui ne permettent plus d’être dans la proximité et sur la situation de l’autoroute ferroviaire alpine – qui transportait des camions entre Aiton et Turin – avec le rassemblement CGT du 11 décembre sur le site pour demander son redémarrage.

Le président de région, Fabrice Panneckouke, s’est montré ouvert à l’idée d’organiser des temps d’échanges avec la préfecture, laissant entrevoir la possibilité d’une structuration départementale de la concertation. La CGT estime que ce premier signal doit être rapidement concrétisé pour « éviter que les Jeux ne se construisent loin du territoire ».

Pour la CGT, les Jeux doivent laisser un héritage. Pas seulement des infrastructures, mais des droits sociaux, de l’emploi local et un modèle de développement durable. « Les Jeux se feront ; autant qu’ils profitent à celle et ceux qui y vivent et y travaillent », conclut l’organisation.

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Publié le 26.11.2025 à 18:53

Régine Hausermann

Une saga des huit présidents de la cinquième en huit épisodes et six spectacles

Précisons d’abord que cette pièce est le premier épisode d’une série de huit, consacrée aux « Huit rois, nos présidents » de la 5ème République, de Charles De Gaulle à Emmanuel Macron. Elle est coécrite par l’acteur Julien Campani qui interprète le rôle de Jacques Chirac et le metteur en scène Léo Cohen-Paperman.

Ont déjà été représentés, sans souci de la chronologie, Le Dîner chez les Français de Valéry Giscard d’Estaing, Génération Mitterrand, SarkHollande , les épisodes 4 et 5 programmés à La Rampe le 25 novembre.

Le travail est en cours d’écriture pour les portraits De Gaulle-Pompidou et Macron avec l’objectif de terminer en 2027 pour la fin du second mandat macronien. Julien Campani explique pourquoi la création n’a pas été chronologique : « Tout est parti de Jacques Chirac, le président de notre enfance et de notre éveil à la politique, avec les manifestations contre la guerre en Irak et l’effroi du score du Front national à la présidentielle de 2002. L’idée de la série est venue après. »

Chirac intime vu par son chauffeur

Mathieu Métral interprète Jacques Laumond, chauffeur de Jacques Chirac (1932–2019) depuis ses débuts au ministère de l’Agriculture en 1972 et pendant vingt-cinq ans, jusqu’au début du septennat 1995–2007. Le récit du chauffeur — qui a suivi l’ascension d’un « jeune loup » de 40 ans jusqu’à son élection comme président de la République à 63 ans – a permis aux auteurs d’approcher le Chirac intime. Les nombreuses séquences qui mettent « le chef » en relation avec son chauffeur donnent accès à l’envers du décor et à un Chirac intime : adolescent mal dans sa peau, volontaire pendant la guerre d’Algérie, reçu à l’ENA par miracle, président du RPR, député de Corrèze, maire de Paris. Un Chirac sans trop d’ossature politique, naviguant au gré des opportunités.

Chirac et ses conseillers

Le spectacle en retient deux, interprétés par Mathieu Métral : Pierre Juillet, le conseiller de l’ombre et Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur à l’accent corse et au verbe haut. Tous deux ne mâchent pas leurs mots devant un Chirac hésitant, lui enjoignant de prendre telle direction ou telle décision. Les séquences se succèdent à un rythme enlevé, avec changement de costume à vue. Chirac en slip, en costume croisé, se regardant dans le miroir, répétant ses interventions à la façon d’un acteur, révélant au fil du temps la comédie du pouvoir.

Jacques Chirac et Pierre Juillet. ©Simon Loiseau

Revue de l’histoire politique de la France

Le public jeune découvre, le public ancien révise, les épisodes marquants des années Chirac : Chirac premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand, Chirac et Balladur, les tentatives ratées à la présidentielle, le discours de 1991 où il parle de « bruit et d’odeur » pour stigmatiser les immigrés en France et concurrencer le Front national, la victoire de 1995 où il réussit à se placer devant Balladur au premier tour et à battre Jospin au second, la réélection miraculeuse de 2002 face à Jean-Marie Le Pen au second tour.

Le portait nuancé mais sévère d’un opportuniste

Ecart entre les mots et les actes, comme le fameux concept de lutte contre « la fracture sociale », thème de campagne de 1995 resté sans lendemain. Une carrière chaotique, faite de hauts et de bas avec pour ambition ultime la conquête du pouvoir. Mais avec quelles valeurs et pour quels objectifs ? Au moment des adieux, son chauffeur s’interroge sur ce qui l’a animé pendant sa carrière : quel truc en ‑iste était sa boussole. Question sans réponse. Juste le pouvoir à tout prix et pour ce faire, la comédie, l’hypocrisie.

On rit beaucoup. Julien Campani se glisse dans les costumes et les chaussures de Chirac avec aisance et brio, capte ses attitudes, ses mimiques, ses tics de langage, nous emporte en compagnie de Mathieu Métral, vers une réflexion sur la démocratie. Bravo !

Pour celles et ceux qui veulent prolonger leur immersion en politique

Les figures politiques françaises au Pathé Échirolles

Lundi 01.12 à 19h30 – Personne n’y comprend rien

Lundi 08.12 à 19h30 – Présidents

Une exposition de Morgan Navarro, dessinateur et auteur de BD, sur le thème de politique du quotidien

Du mardi 18.11 au jeudi 18.12 à la Rampe

Cet article La Rampe-Echirolles. La Vie et la mort de Jacques Chirac, roi des Français. Décapant ! est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 26.11.2025 à 12:47

Manuel Pavard

Le sujet s’est déjà invité à plusieurs reprises dans les débats parlementaires, notamment à l’initiative des élus communistes et insoumis. Dernier épisode en date le 5 novembre 2025, lors des discussions sur le projet de budget 2026, avec un amendement déposé par le député LFI Aurélien Saintoul demandant « la nationalisation complète du groupe Atos ». Une revendication que la CGT porte, elle, depuis plus de deux ans sans discontinuer, à l’image de ses multiples interventions sur le sujet au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui encore, « [sa] ligne n’a pas changé », assure Pascal Besson, coordinateur adjoint de la CGT Atos et représentant syndical au CSE, tout en reconnaissant un curieux paradoxe : « On défend la nationalisation pour sauver l’entreprise alors qu’une partie est vendue à l’État. » Il fait ici référence à la vente, pour 410 millions d’euros, de l’entité HPC (fabrication et gestion des supercalculateurs) — héritière de Bull — à l’Agence de participation de l’État (APE). Un accord annoncé en juin dernier mais qui sera effectif à partir du premier semestre 2026.

Vente à la découpe

À première vue, l’opération pourrait sembler plutôt bénéfique. L’État français fait ainsi l’acquisition d’une branche stratégique, vitale pour la dissuasion nucléaire et la recherche scientifique. Fabriqués à Angers, les supercalculateurs d’Atos sont notamment utilisés par le CEA pour la simulation nucléaire ou encore par Météo-France pour les prévisions météorologiques et les modélisations climatiques.

D’ailleurs, la CGT elle-même avait fait appel à l’État « pour combler la dette » faramineuse d’Atos — montée jusqu’à 5 milliards d’euros — et « pour défendre la souveraineté numérique » du pays. Mais, corrige Pascal Besson, « on voulait sauver l’ensemble de la boîte. Or, il s’agit là de vente à la découpe. » Nuance de taille.

Quid en effet des services restants ? Forfaits d’accompagnement chez les clients, régies, entretien des structures, maintenance opérationnelle des applications… De FranceConnect à l’Assurance maladie, en passant par la SNCF, la Caisse des dépôts ou EDF, de nombreux logiciels utilisés au quotidien par les Français sont gérés par Atos. Sans compter la sécurité informatique des collectivités territoriales.

« À Échirolles, c’est catastrophique »

Pascal Besson peine à cacher son dépit. Aujourd’hui, l’objectif à court terme de la CGT est de « sauver les meubles », avoue-t-il. Pas de résignation mais un constat lucide : « Le démantèlement était prévu, avec la vente de Worldgrid ; maintenant, c’est fait. » Atos a ainsi finalisé la vente de son activité Worldgrid (qui fournit des services d’ingénierie pour les entreprises du secteur de l’énergie et des services publics) à Alten, en décembre 2024, pour 270 millions d’euros. Sur le site d’Échirolles, qui comptait environ 1 000 salariés avant la cession, l’impact a été presque immédiat :« 500 personnes sont passées sous le giron d’Alten », précise le syndicaliste.

Le campus Iseran, centre de recherche et développement d’Atos inauguré en 2022 à Échirolles.

Avec la vente de HPC, ce sont en outre 1 200 à 1 300 salariés supplémentaires qui vont quitter les effectifs d’Atos, en France. « À Échirolles, c’est catastrophique », se désole Pascal Besson. Une hémorragie qui touche même la section syndicale CGT locale, « passée de vingt-deux avant la vente de Worldgrid, à douze, puis à deux après la cession de HPC ».

On observe « la même dépréciation » aux niveaux national et international. En septembre 2023, « le groupe Atos comptait 110 000 salariés, dont 11 000 en France ; aujourd’hui, l’effectif est en-dessous de 70 000, dont environ 9 600 en France » — chiffre qui tombera donc à un peu plus de 8 000 après le départ de HPC -, détaille la CGT Atos dans une lettre ouverte adressée aux salariés et aux dirigeants de l’entreprise ainsi qu’aux décideurs politiques, en septembre 2025. « On est en train de se faire laminer », résume Pascal Besson.

Pression, harcèlement, démissions forcées, licenciements abusifs

Malgré ce sombre tableau, la CGT conserve « toujours le même but : sauvegarder l’emploi ». À ce stade, la direction a évoqué un PSE de 135 emplois, qui concerne aux deux tiers les fonctions support (commerciaux, service communication, marketing…) et pour un tiers l’opérationnel. Néanmoins, la vague de départs sur l’année 2025 atteint en réalité « plusieurs centaines de personnes », dépassant largement les 135 postes annoncés, souligne le délégué syndical.

C’est notamment le résultat, selon lui, de « l’énorme pression mise sur les salariés », avec une charge de travail difficilement supportable et des effectifs allégés. Pascal Besson dénonce une stratégie délibérée de la direction : « Des salariés sont poussés à la démission, d’autres sont licenciés pour inaptitude alors qu’ils sont là depuis quinze ans… » Autre technique malveillante, des objectifs inaccessibles sont fixés, par exemple, à des commerciaux. L’échec inévitable fait alors office de prétexte pour engager une procédure de licenciement, au motif d’une insuffisance de résultats.

« Le harcèlement des salariés en intermission, les licenciements abusifs, les ruptures conventionnelles forcées, la discrimination liée à l’âge ou au sexe sont devenus le quotidien de nos collègues », accuse la CGT Atos dans sa lettre ouverte. « L’employeur mène un plan social à bas bruit et s’exempte de ses obligations en termes de formation, d’encadrement et de prévention des risques psycho-sociaux », ajoute le syndicat.

« Les marionnettes des actionnaires »

Difficile pourtant de parler d’économies quand les dirigeants profitent indûment des primes et parts variables, « même lorsque leurs entités sont en déficit », tandis que les honoraires de jetons de présence au conseil d’administration sont doublés. « En 2025, quatre-vingt-huit privilégiés ont bénéficié de ces largesses pour un montant de 5,5 millions d’euros, soit 62 500 euros par personne, alors que les négociations salariales ont abouti à une misérable revalorisation moyenne de 0.62 % pour les neuf mille salariés qui créent la richesse dans l’entreprise », s’insurge la CGT.

Pascal Besson, ici dans son bureau syndical, à Échirolles, a des mots très durs pour la direction d’Atos.

Pascal Besson, lui, n’est pas tendre avec la direction d’Atos : « Les gens aux manettes n’ont aucune vision globale. Ce ne sont pas des industriels mais des purs financiers qui ne connaissent rien au métier. » Depuis fin 2024, affirme-t-il, ces dirigeants ne sont que « les marionnettes » et même « le bras armé des actionnaires ».

Un plan de restructuration de la dette en trompe-l’œil

En cause, le plan de restructuration de la dette validé, fin 2024, par le tribunal de commerce, qui a entériné la reprise d’Atos par ses créanciers, devenus les principaux actionnaires du groupe. Une partie de la dette a donc été en partie effacée, celle-ci passant de 5 à 3 milliards d’euros environ. Un succès en trompe-l’œil. L’objectif de restructuration fixé à l’époque par la justice est en effet « déjà obsolète » un an plus tard, d’après la CGT, « puisque le plan d’affaire associé prenait en compte des activités rémunératrices qui ont été vendues depuis (WorldGrid et supercalculateurs) ».

Et même si la direction du groupe se félicitait alors de ne pas avoir d’échéance de remboursement de la dette avant 2029, les perspectives n’incitent guère à l’optimisme. « Rembourser près de 3 milliards de dette d’ici là, en l’état actuel des choses, Atos est incapable de le faire », estime Pascal Besson. Loin d’être sauvée, l’entreprise a au contraire été « livrée aux vautours de la finance pour un démantèlement en règle », s’indigne la CGT Atos.

« La conclusion la plus rationnelle, la nationalisation »

Dès lors, que peuvent espérer les salariés et que peut faire le syndicat ? « On va essayer de toute faire pour qu’il y ait le moins de licenciements possibles », indique le responsable syndical, promettant de « combattre le PSE par tous les moyens légaux ». Pour le reste, la France est-elle prête à brader ce qui reste d’Atos, donc la gestion des données des citoyens, au plus offrant ? Car c’est bien de la souveraineté numérique dont il s’agit.

Soutenue sur ce point par le PCF ou LFI, la CGT n’a en revanche « aucun soutien du gouvernement », déplore Pascal Besson. Sans grande surprise toutefois. « La souveraineté, ce n’est pas la tasse de thé de ce gouvernement », ironise-t-il. D’où la requête formulée par la CGT Atos dans sa lettre ouverte : « Le gouvernement refusant d’être clairvoyant sur la situation d’Atos, les représentants parlementaires doivent posent la question critique : quelle est la cartographie des risques pour la population française et les services d’État si Atos fait défaut ? Et d’en déduire la conclusion la plus rationnelle : la nationalisation. »

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Publié le 25.11.2025 à 19:14

Maryvonne Mathéoud

« Quel avenir pour les Palestiniens après le plan Trump ? » C’était la question posée aux quelque deux cent cinquante participants à cette rencontre.

Agnès Levallois, présidente de l’Institut de recherches et d’études Méditerranée Moyen-Orient, consultante spécialiste du Moyen-Orient, chargée de cours à Sciences Po Paris, et autrice du livre Le livre noir de Gaza paru au Seuil en 2024, explique le « plan Trump. » « Plan de paix ? Où est la paix dans le plan élaboré par les Américains et les israéliens. Il ne prend absolument pas en compte l’avis des Palestiniens ? Un plan de paix se construit avec toutes les parties concernées. » Ce « nouveau » plan de paix est le même que celui de la Riviera, c’est la même logique mais présenté différemment. Le plan a l’air plus acceptable mais c’est un piège, ce plan est inacceptable

La première phase qui consiste à libérer les otages israéliens et libération assortie d’un cessez-le-feu immédiat n’a pas de réalité : la litanie des morts continue, les bombardements se poursuivent. Trump a besoin d’obtenir des résultats pour montrer qu’il fait mieux que ses prédécesseurs. De plus il a des difficultés en interne et la pression internationale contre Israël le pousse à proposer un plan plus entendable. Le plan Trump est voué à l’échec car il ne prend pas en compte les Palestiniens.

Agnès Levallois, présidente de l’Institut de recherches et d’études Méditerranée Moyen-Orient.

Ainsi n’est-il fait aucune mention d’un État palestinien dans son plan dans ce qui est mis sur la table. Dans la résolution de l’ONU, il y a certes une vague mention à la souveraineté palestinienne. Cependant Netanyahou, Premier ministre israélien, n’en veut pas. Tandis que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies n’ont jamais été respectées par Israël. 

Par ailleurs, les Etats se raccrochent à ce processus trumpien, y compris la France. La reconnaissance par la France de l’État de Palestine — un fait positif — doit se concrétiser. Il faut que cette folie meurtrière depuis deux ans cesse. Et, le jour où Macron reçoit Mahmoud Abbas, il ré-autorise la vente d’armes à Israël.

La stratégie d’Israel n’est pas nouvelle, elle consiste à faire partir les Palestiniens. Mais, depuis le 7 octobre 2023, les dirigeants d’extrême droite israéliens annoncent clairement qu’ils veulent finir le travail qu’ils ont commencé en 1948 : chasser les Palestiniens de leurs terres. Depuis le 7 octobre, c’est assumé et revendiqué sans que cela pose aucun problème à la majorité de la classe politique internationale. Faire disparaître les Palestiniens n’émeut pas nom plus l’opinion publique.

Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine solidarité.

Une phrase décrit bien la situation : Si le Hamas l’accepte (le plan) la Palestine n’existe plus ; si le Hamas le rejette les Palestiniens n’existent plus.

À Gaza la vie ne peut pas repartir. L’aide humanitaire devait rentrer massivement, mais l’armée israélienne contrôle et empêche certaines denrées de rentrer car elles auraient deux usages comme par exemple des seringues. Les 600 camions nécessaire par jour n’arrivent pas, ils sont bloqués par des contrôles qui n’en finissent pas. En Palestine, 8000 oliviers ont été détruits. Comment les Palestiniens peuvent ils vivre, les oliviers sont la base de leur économie.

Quel avenir politique pour les Palestiniens ? Israël veut choisir ses interlocuteurs mais il a toujours décrédibilisé les dirigeants palestiniens comme Yaser Arafat . Dans le contexte actuel comment organiser des élections. Il y a des Palestiniens qui peuvent représenter leur peuple comme Marwan Barghouti, cependant Israël n’en veut pas.

Israël a choisi Mahmoud Abbas et après il l’a décrédibilisé et ils disent ; on a personne avec qui négocier. On ne peut pas discuter avec le Hamas. Pourtant il faut discuter avec toutes les parties concernés par le conflit.

Si les Européens arrêtaient de vendre les pièces pour l’armement d’Israël la guerre finirait. Les Américains ne suivront pas Israël s’il bombarde l’Iran car ils ont trop d’intérêts dans la région. Israël se pose en maitre du jeu mais les Américains ont besoin des pays du golfe qui considèrent maintenant que c’est Israël qui est le pays dangereux.

« C’est la première fois depuis 40 ans que je travaille sur cette région que je suis incapable d’élaborer des perspectives », conclut Agnès Levallois.

Les trois jeunes Palestiniens de Hara 36.

En deuxième partie de la manifestation trois jeunes Palestiniens proposent une performance Hara 36. Hara 36 est une plateforme médiatique et culturelle palestinienne, dédiée à promouvoir la culture, l’histoire, et le vécu quotidien des Palestiniens à travers des histoires humaines. Le but de Hara 36 est de valoriser l’expérience humaine des Palestiniens dans le contexte de leur pays, et en relation avec leur passé. Pour Hara 36, tout le monde parle de la Palestine mais on n’écoute pas les Palestiniens.

Hara 36 veut remettre au centre du débat le quotidien des Palestiniens. En transmettant la mémoire collective, l’art, la littérature, et les histoires humaines de la Palestine, ces jeunes cherchent à faire face à la déshumanisation du peuple palestinien, et à faire connaître l’histoire en continu de la Palestine, au-delà de l’actualité médiatique

Ces jeunes vont sillonner la France pour parler du vécu des Palestiniens et ont une newsletter en projet dans laquelle ils vont inclure des chroniques, des interviews, des histoires personnelles, des traductions littéraires et artistiques, des analyses, des podcastes… Une partie de leurs articles seront publiés sur leur blog.

Le forum de la bourse du travail de Grenoble accueillait la manifestation.

Cet article 10 heures pour la Palestine. Elles avaient lieu à la bourse du travail est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 25.11.2025 à 13:50

Laurent Jadeau

Devant une assemblée de militants, de professionnels de l’Éducation nationale et des collectivités locales, Stéphane Bonnery, invité à Grenoble par la fédération de l’Isère du PCF, a décrypté les enjeux qui se cachent derrière ce serpent de mer des « rythmes scolaires » qui agite régulièrement la société depuis des décennies. Il en a fait un livre, Temps de l’enfant, rythmes scolaires : vraies questions et faux débats (Éditions de la fondation Gabriel Péri, 2025, 246 pages), qui a le mérite de secouer un peu le sujet.

De fait, l’histoire même de ce livre constitue un recentrage du débat. En effet, Stéphane Bonnery travaillait sur un ouvrage consacré aux inégalités scolaires et aux dégâts des renoncements politiques successifs qui ont fini par faire accepter la notion « d’enfants inenseignables ».

Quand il a entendu le président Macron lancer sa convention citoyenne, il a immédiatement compris que cette question de l’école de la réussite pour tous allait encore être l’oubliée des travaux. Si cette convention citoyenne est, selon lui, plutôt bien faite et avec une méthodologie incontestable, les problèmes posés sont justes, mais pris à l’envers.

Une année scolaire entière « volée » aux élèves

Stéphane Bonnery a donc fait un rapide tour d’horizon des évolutions de l’organisation de l’école depuis plus de cinquante ans et de leurs conséquences. Il note que tous les changements, en dehors des débats sur l’organisation de la journée, la semaine ou l’année, n’ont eu de cesse de diminuer globalement le temps que l’école consacre à chaque enfant, pour les confier aux mairies, au privé, aux familles qui le peuvent ou à la rue et aux écrans.

Stéphane Bonnery a échangé avec des militants et des professionnels de l’éducation.

Ainsi, pour ne parler que du premier degré, avant 1969, les élèves avaient 30 heures d’école par semaine. On est ensuite passé à 27 heures (à l’époque avec le samedi matin), puis la réforme Jospin, en 1989, a réduit ce temps à 26 heures avant que l’instauration de la semaine de quatre jours ne porte le total hebdomadaire à 24 heures. C’est l’équivalent, en heures, d’une année scolaire entière qui a été « volée » aux élèves. Et dans le même temps, on a vu les écarts de « performances scolaires » exploser entre les élèves des catégories sociales les plus élevées et ceux des plus défavorisées. C’est tout sauf une coïncidence.

Et tous les discours qui affirment qu’il faut alléger les attentes et les programmes pour des enfants qui ne seraient « pas faits pour l’école » et fatigables ne sont que la défense de l’idéologie des dons. Parler des rythmes propres de l’enfant à respecter participe également de cette vision fataliste dont tout progressiste ne peut se satisfaire.

Pourquoi les enfants des classes favorisées ne sont pas « fatigables », eux ? En effet, bien souvent, en plus de leur journée d’école, il ont de nombreuses activités sportives, culturelles, musicales. Et surtout, ils bénéficient d’un environnement qui intègre les codes culturels de l’école, de sa façon d’interroger et appréhender le monde.

« Plus de maîtres que de classes »

Pour Stéphane Bonnery, la reconquête de ces heures perdues doit être la première question à traiter. On le doit aux enfants qui n’ont que l’école pour acquérir cette « culture savante ». Nous avons une opportunité importante avec la chute de la démographie scolaire. Plutôt que d’y voir une fois de plus l’occasion de réduire le nombre d’enseignants, on pourrait en profiter pour remettre au goût du jour une vielle revendication du corps enseignant : déconnecter le temps de travail des enseignants du temps d’école des élèves. Le fameux « plus de maîtres que de classes ».

Stéphane Bonnery alerte aussi sur le danger, sous couvert de rythmes et de temps « allégés » l’après-midi, de voir une nouvelle tentative d’éjecter de l’école publique des enseignements tels que l’éducation physique et sportive, les arts, voire les sciences et l’histoire-géographie !

Dans son livre parsemé de textes emblématiques de chercheurs, éducateurs, philosophes, de 1969 à nos jours, on voit se dessiner une réflexion globale autour d’une conception de l’éducation qui va à l’encontre des discours et des réformes libérales de ces soixante dernières années. Lesquelles portent toutes ce qu’il faut bien appeler une vision de classe de l’éducation.

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Publié le 25.11.2025 à 13:11

daniel Oriol

Le syndicat CGT Trédi Salaise s’est réuni au foyer Henri-Barbusse, à Roussillon, en présence de vingt-sept adhérents, quatre représentants du syndicat CGT Trédi Saint-Vulbas (autre entité de la SAS Trédi appartenant à Séché Environnement), du secrétaire général de l’UL Roussillon Beaurepaire, Anthony Martinez, et d’une représentante de l’union départementale, la FNIC-CGT étant excusée. Au menu, un ordre du jour très chargé.

Adrien Poirieux , secrétaire du syndicat, a ainsi présenté un rapport d’ouverture mêlant actualités et retour sur le bilan de l’ensemble des actions que la CGT Trédi Salaise a menées au cours des trois dernières années. Il a relevé une implication importante dans le fonctionnement global et les structures de la CGT (UL, UD, fédération) où des membres du syndicat siègent dans les instances décisionnaires.

Un syndicat devenu majoritaire et des luttes victorieuses

Le trésorier a, lui, détaillé les comptes du syndicat. Un exercice particulièrement difficile, chaque euro dépensé devant être issu d’une décision collective préalable, avec un justificatif associé de manière systématique. La commission financière de contrôle a toutefois constaté que tout était parfaitement en ordre et que les dépenses s’inscrivaient toutes dans des démarches de luttes, de formation ou de participation aux évènements organisés par les structures.

Le site Trédi de Salaise-sur-Sanne, dans le Nord-Isère. © Séché Environnement

Le syndicat a également fait un point quant aux objectifs qu’il s’était fixé trois ans auparavant. À savoir gagner les élections professionnelles, avoir une vie syndicale régulière, réaliser des plans de formation ambitieux, gagner sur les luttes internes sur les salaires et conditions de travail (liste non exhaustive).

À ce niveau, la CGT Trédi Salaise n’a pas à rougir. Déjà car elle est devenue majoritaire. Ensuite pour son dynamisme : quatorze AG et cinq CE se sont ainsi tenus sur la période, montrant une envie de réaliser des échanges réguliers, tandis que les plans de formations ont pu être réalisés à plus de 85 %. Quant aux luttes internes, celles-ci ont accouché d’un bilan là aussi positif, avec près de 400 euros d’augmentation collective obtenue sur la même période et beaucoup d’améliorations sur les postes de travail et leurs conditions.

Continuer la lutte

Même si ce tableau semble parfois idyllique, beaucoup de choses restent néanmoins à conquérir. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’une nouvelle commission exécutive (CE) et un nouveau secrétariat ont été désignés pour continuer la lutte. Comme on l’apprend en effet en formation « Participer à la vie de la CGT », il faut toujours recommencer.

Le temps ne fut en revanche pas suffisant pour aller au fond des débats qui traversent le syndicat telles les prises de positions politiques ou la lutte contre l’extrême droite. Mais d’ores et déjà, des dates sont fixées pour prendre le temps nécessaire à ces discussions. Pour couronner le tout, Anthony Martinez, secrétaire de l’UL, a remarqué positivement l’activité de cette base syndicale, souhaitant que d’autres prennent exemple sur leurs camarades de Trédi Salaise.

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