Interdictions de manifester et de se rassembler, couvre-feux... En Isère, Savoie et Haute-Savoie, les préfectures ainsi que certaines communes ont pris des mesures restrictives pour éviter les débordements alors que de nombreuses manifestations sont prévues ce samedi 24 octobre, notamment à Grenoble, Annecy et Chambéry. On fait le point.
La société coopérative Citiz a été touchée par les débordements de la mobilisation du 17 octobre à Grenoble. Dix véhicules ont été incendiés et cinq autres vandalisés dans le centre-ville. Une situation inédite pour l’entreprise qui s’inquiète des conséquences économiques.
Ce jeudi 22 octobre, plus de 800 étudiants de l’université Grenoble Alpes ont défilé dans les rues de Grenoble. Les manifestants ont tenté de rejoindre le centre-ville, mais leur progression a été stoppée par les forces de l'ordre qui les ont empêchés d'approcher le périmètre où toute manifestation est interdite.
Deux manifestations ont été déclarées pour ce samedi à Grenoble, alors que la préfecture de l'Isère a annoncé l'interdiction des rassemblements dans le centre-ville après les violences survenues en marge du 17 octobre. D'autres mesures pourraient être prises "si la situation le nécessite".
Quelques jours après l'incendie d'un magasin en marge de la mobilisation du 17 octobre à Grenoble, la solidarité se met en place. Une cagnotte a été lancée pour soutenir les gérants qui ne désespèrent pas de relancer leur activité.
Lundi 19 octobre, 10 personnes étaient jugées en comparution immédiate par le tribunal correctionnel après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre dans le centre-ville de Grenoble. Si un des individus a été condamné à 8 mois de prison ferme, la plupart des prévenus ont écopé de peines de prison avec sursis.
Un homme de 60 ans a été grièvement blessé au couteau, ce lundi 19 octobre, après un différend survenu dans un restaurant McDonald's de Grenoble. La suspecte, une femme de 29 ans, a été placée en cellule de dégrisement avant d'être entendue par la police.
Deux jours après les nombreuses dégradations et pillages survenus en marge de la manifestation du samedi 17 octobre, de nombreux commerçants du centre-ville de Grenoble constatent avec amertume l'étendue des dégâts. Tous se disent sidérés par cet épisode de violences.
Après un week-end de mobilisation marqué par de nombreuses dégradations, la circulation des tramways est encore perturbée ce lundi 19 octobre à Grenoble.
Un véhicule de police aurait été visé par un tir à balle réelle lors des débordements survenus ce samedi 17 octobre à Grenoble. Selon le syndicat Unité Police, un projectile a traversé le capot d’un fourgon des forces de l’ordre. L'impact a été découvert après les affrontements.