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Le Travailleur Alpin

Publié le 01.05.2026 à 19:11

Gerard Frydman

Face à l’arrestation illégale à des centaines de kilomètres des côtes palestiniennes par la marine militaire de Netanyahou de vingt-deux bateaux de la flottille humanitaire pour Gaza, des mobilisations ont eu lieu partout en France. À Grenoble, place Victor Hugo à l’appel de la campagne française liberté pour Gaza, environ cent cinquante personnes se sont rassemblées le jeudi 30 avril pour exprimer leur solidarité avec les militant-e‑s qui ont été arrêtées provenant des vingt-deux embarcations parties ces dernières semaines de Marseille (France), Barcelone (Espagne) et Syracuse (Italie). Raphaëlle Primet conseillère communiste de la ville de Paris, fait partie des personnes kidnappés par l’armée israélienne.

Des prises de parole ont eu lieu pour dénoncer les violations par l’État d’Israël du droit international, sans limites, jour après jour. Pour exiger la libération des militants kidnappés par Israël et demander au ministère des Affaires étrangères d’intervenir pour leur libération.

Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine solidarité.

Anne Tuaillon présidente nationale de l’AFPS a notamment déclaré : « La communauté internationale doit, de toute urgence, mettre fin à l’impunité de l’État israélien pour les crimes commis. Seules des sanctions fortes pourront contraindre cet État, qui repousse chaque jour davantage les limites de l’inacceptable, au respect des règles les plus élémentaires du droit international »

Les flottilles sont des actions militantes et pacifiques, qui ne violent aucune loi, mais visent à contester le blocus illégal de Gaza. Ce blocus criminel emprisonne une population civile de plus de deux millions de personnes, privées de leurs besoins les plus élémentaires et désormais plongées dans le plus grand dénuement après une guerre génocidaire.

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Publié le 01.05.2026 à 18:24

Manuel Pavard

Juché sur la scène dressée à l’anneau de vitesse, Nicolas Benoit harangue les manifestants en rendant un hommage appuyé à Daniel Mayer et Ambroise Croizat. C’est en effet sur une proposition du premier, député socialiste, et avec le soutien du ministre communiste du Travail que le 1er Mai est devenu un jour chômé et payé, en 1947 — puis férié, à partir de 1948. « Le 1er Mai, c’est leur héritage, c’est le nôtre, et nous ne le rendrons jamais », assène le secrétaire général de l’union départementale CGT Isère.

Les occupants du siège de la Métro toujours mobilisés pour leur relogement, après quasiment six mois d’occupation.

Une promesse en forme de défi à l’intention du « camp d’en face ». Autrement dit le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal, le Premier ministre Sébastien Lecornu, le Medef et plus globalement, l’ensemble de la droite et de l’extrême droite. Associées dans leur offensive contre les droits des travailleurs, ces forces réactionnaires ont « tenté l’impossible, nous priver du 1er Mai », accuse Nicolas Benoit. « Mais nous leur avons tenu tête ! »

Le syndicat CGT des gardiens de troupeaux réunissant bergers, vachers, chevriers.

Malgré ce réel succès, l’intersyndicale iséroise (CGT, FSU, Solidaires, CFDT, FO, UNSA, CNT) ne crie pas victoire. Car si le gouvernement a reculé une première fois, c’est pour mieux reprendre son offensive antisociale. Et la droite macroniste ne recule devant rien, pas même l’illégalité, pour détricoter le code du travail en essayant d’instaurer des exceptions, chez les fleuristes et boulangers.

« Un marqueur fort pour notre camp social »

Mais pour les syndicats comme pour la gauche, le 1er Mai est à la fois un symbole et un totem dont la remise en cause ne peut que susciter l’hostilité. Parmi les quelque 7000 personnes ayant défilé ce jeudi 1er mai dans les rues de Grenoble, entre l’avenue Alsace-Lorraine et l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, beaucoup témoignaient ainsi de leur attachement à cette journée si particulière.

Les jeunes communistes contre l’envolée des frais pour les étudiants.

« Le 1er Mai, c’est un marqueur fort pour notre camp social. Ça fait partie de notre mythologie, un peu comme la Commune, le Front populaire, la guerre d’Espagne, mai 68 », égrène Momo, technicien spécialisé syndiqué à la CGT. « Pour moi, c’est un peu notre fête à nous, le peuple de gauche », estime Mélanie, enseignante. « Je ne sais pas si le terme a encore un sens mais dans une société qui se droitise de plus en plus, c’est important d’avoir encore ce genre de moment. Des gens sont morts pour ça », souligne-t-elle, en référence au sang versé à Chicago ou à Fourmies.

Les « métallos » de la CGT.

Son compagnon, Tim, intermittent du spectacle, désigne le cortège grenoblois : « Regardez autour de vous. Il y a des gens qui manifestent pour la justice sociale, contre les licenciements, pour la Palestine, contre l’impérialisme, contre les hausses de frais d’inscription à la fac, pour le droit au logement, les conditions de travail des ouvriers agricoles… Qu’on soit salarié, chômeur, étudiant, retraité, c’est vraiment le jour où on peut tous se mobiliser côte à côte. »

La Palestine, thème toujours mobilisateur au regard de l’actualité.

Mélanie convoque alors ses souvenirs familiaux : « Les premières manifs du 1er Mai que j’ai faites, j’étais gamine, sur les épaules de mon père qui était syndicaliste dans sa boîte. Depuis, je la loupe quasiment jamais et j’espère transmettre ça à mon fils », glisse-t-elle en regardant le garçon de huit ans à ses côtés. Momo, lui, se projette sur l’année prochaine. « Le 1er mai 2027, les fascistes seront peut-être au pouvoir en France, s’inquiète-t-il. Si ça arrive, le 1er Mai sera en grand danger mais aussi plus que jamais vital ! »

De nombreux jeunes présents dans le cortège.
Le village des stands, sur l’anneau de vitesse, à l’arrivée de la manifestation.

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Publié le 30.04.2026 à 21:14

Manuel Pavard

« C’est un honneur immense pour moi et qui est certainement à la hauteur de la charge très lourde qui vient de se porter sur mes épaules. » Les premiers mots de Guillaume Lissy, élu président de la Métropole de Grenoble ce jeudi 30 avril, avec 87 voix sur 110, étaient particulièrement éloquents. Pas de place pour le triomphalisme dans les paroles du successeur de Christophe Ferrari — dont l’absence dans l’hémicycle a été très remarquée — qui « mesure à la fois la complexité, la particularité mais aussi la sensibilité de la tâche » se présentant devant lui.

Guillaume Lissy s’installe dans son nouveau fauteuil, juste après son élection.

Si son élection a été bouclée en à peine une heure ce jeudi, le maire de Seyssinet-Pariset avait bien conscience en effet que le conseil métropolitain avait « touché le fond » jeudi 23 avril. Une chute qui l’avait d’ailleurs entraîné directement puisque c’est à la suite de son malaise, juste avant le tour décisif, vers 2 heures du matin, que la séance avait dû être reportée. Le tout après d’interminables suspensions de séance et près de treize heures d’attente.

Guillaume Lissy vante un « accord gagnant-gagnant »

Malgré l’accord de dernière minute noué avec les insoumis, qui avait conduit Allan Brunon à retirer sa candidature au troisième tour le 23 avril, Guillaume Lissy a repris les négociations tout au long de la semaine, en quête d’une majorité plus confortable. « Nous aurions pu élire un président au forceps, au troisième tour, mais aucune force ici n’a de majorité seule pour piloter de manière stable et durable notre assemblée délibérante », a‑t-il affirmé.

Pendant le vote, au premier plan les communistes martinérois Jérôme Rubes et David Queiros, derrière eux Guillaume Lissy.

Certes, « une majorité existe à gauche pour élire un président », en additionnant les voix des écologistes, communistes et socialistes soutenant Guillaume Lissy et celles des élus LFI. « Mais il n’y a pas assez d’élus pour assumer un budget », a souligné le nouveau président. Ni « pour voter un exécutif, pour voter une délibération ou même une délégation de signatures qui permettent de valider un bon de commande dans notre collectivité qui ne peut pas être paralysée par nos seuls débats ».

Le conseil métropolitain écoute le nouveau président prononcer son premier discours.

C’est ce qui l’a poussé à chercher un « compromis », finalement entériné dans la soirée, quelques heures avant le début du conseil. « Un accord gagnant-gagnant » entre les forces de gauche et le groupe NMC représentant les « petites communes ». « Ce n’est pas le maire de Seyssinet-Pariset qui l’emporte, c’est un trait d’union entre Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères, et toutes les villes de la métropole ; entre la ruralité et la centralité », a lancé Guillaume Lissy. « Personne ne perd. »

Allan Brunon dénonce une « honte »

Pour cela, il a fallu que Raphaël Guerrero, candidat la semaine précédente, se désiste. « J’ai pris la décision de m’effacer au profit du collectif », a déclaré le maire de Jarrie, réfutant le terme de « défaite ». « Le nous doit toujours primer sur le je », a‑t-il ajouté, suivi dans sa décision par une partie de la droite et du centre, mais pas l’intégralité — neuf voix se sont portées sur Raphaël Guerrero, pourtant pas candidat, ce jeudi 30 avril.

Candidat le 23 avril, Raphaël Guerrero s’est désisté et sera premier vice-président, comme Laurence Ruffin.

Cette alliance a néanmoins fait une victime, la France insoumise, désormais exclue de l’équation. « Quelle honte ! », a tonné à plusieurs reprises Allan Brunon, qui a donc décidé d’être de nouveau candidat, obtenant dix voix. Et qui a adressé des mots très durs à Guillaume Lissy, évoquant « le spectre d’une fusion technique avec la droite réactionnaire, la pire qui soit ». Plutôt que le compromis invoqué par le président, l’élu LFI a, lui, fustigé « une fusion technique de compromission et même de soumission ».

Allan Brunon a crié sa colère face à ce qu’il qualifie de « soumission » à la droite.

Allan Brunon l’a martelé, « nous ne voulions aucune vice-présidence ». Cela n’a pourtant pas suffi, a‑t-il regretté, accusant le reste de la gauche d’avoir « préféré discuter avec la droite plutôt qu’avec LFI ». Et l’insoumis d’ironiser sur les prétendus « bons gestionnaires » qui devraient faire « DRH d’une grande entreprise, et non de la politique à la Métropole de Grenoble ». Ce, non sans glisser un petit tacle aux élus de la majorité grenobloise, obligés d’avaler des couleuvres, à savoir « plusieurs vice-présidents de droite ».

« Alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir, pouvions-nous décemment ne pas essayer de trouver un chemin entre nous ? »

« Ces mots [NDLR : d’Allan Brunon] me touchent », a réagi Guillaume Lissy, depuis le fauteuil de président. « Ces fractures territoriales, ces fossés politiques, ces ressentiments personnels peuvent-ils être dépassés ? », s’est-il interrogé, avouant avoir « des doutes profonds ». Mais dans le contexte actuel, marqué par la crise climatique et sociale, l’exclusion, les guerres, « alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir, pouvions-nous décemment ne pas essayer de trouver un chemin entre nous ? », a‑t-il demandé aux élus LFI et plus largement à l’ensemble du conseil métropolitain.

Guillaume Lissy dit mesurer la difficulté de la tâche qui l’attend.

« J’entends les critiques mais avions-nous le choix ? », a poursuivi Guillaume Lissy. Face à des élus de gauche dont il dit comprendre « l’incompréhension, l’inquiétude, les doutes », le président s’est voulu rassurant, assurant « ne renier aucune de [ses] convictions et valeurs ». « La Métropole aura donc un président clairement à gauche », a‑t-il promis. « Mais aussi clairement déterminé à écouter et à trouver le chemin du compromis avec ceux qui pensent autrement, dans l’intérêt du territoire et de ses habitants. »

Un « président chef d’orchestre » et deux-vice-présidents

Pour celui qui propose d’être « animateur d’une majorité plurielle » et se voit avant tout comme « un président chef d’orchestre », un autre enjeu majeur consistait à réconcilier la métropole et la ville-centre. Pas une mince affaire après un dernier mandat marqué par les divisions de la gauche et la rivalité entre Christophe Ferrari et Éric Piolle. « Je veux dire à la maire de Grenoble que nous devons porter une parole commune, qui soit celle de la ville et de la métropole, sans concurrence, en complémentarité », a indiqué Guillaume Lissy.

Laurence Ruffin, première vice-présidente, aux côtés du président : un tandem qui espère rapprocher ville-centre et métropole.

Pour que « la ville de Grenoble retrouve sa place », ce dernier a donc annoncé que Laurence Ruffin serait sa première vice-présidente. Responsabilité que l’édile partagera, dans l’ordre protocolaire, avec Raphaël Guerrero, lui aussi premier vice-président. Tous deux ont été élus respectivement avec 91 et 83 voix, à l’issue du scrutin qui a suivi ce jeudi après-midi.

Quatre vice-présidents du groupe CCC

Parmi les vingt vice-présidents, Laurence Ruffin est accompagnée de trois autres élus de sa majorité municipale : Margot Belair, Gilles Moreau et Olivier Bertrand. Notons également les quatre vice-présidences accordées aux élus communistes et apparentés du groupe Communes, coopération et citoyenneté (CCC) : Pierre Labriet (Échirolles), Jérôme Rubes (Saint-Martin-d’Hères), Michelle Veyret (Saint-Martin-d’Hères) et Aurélien Farge (Échirolles). Les différentes délégations seront connues dans les prochains jours.

Les élus communistes et apparentés du groupe CCC, qui ont obtenu quatre vice-présidences.

Naturellement, certains noms ont fait grincer des dents à gauche. Difficile en effet pour celles et ceux les ayant affrontés lors de campagnes municipales parfois très dures ou de débats passés houleux, de voir des Laurent Thoviste, Michel Vendra ou Sylvain Laval devenir vice-présidents. L’élu grenoblois Alan Confesson a ainsi admis son incapacité à voter, à titre personnel, pour le dernier nommé, détaillant ses nombreux griefs envers le président du Smmag.

Les vingt vice-présidents
  • Laurence Ruffin (Grenoble)
  • Raphaël Guerrero (Jarrie)
  • Pierre Labriet (Échirolles)
  • Sylvain Laval (Saint-Martin-le-Vinoux)
  • Margot Belair (Grenoble)
  • Jérôme Rubes (Saint-Martin‑d’Hères)
  • Laurent Thoviste (Fontaine)
  • Michelle Veyret (Saint-Martin‑d’Hères)
  • Audrey Guyomard (Bresson)
  • Laurent Amadieu (Saint-Égrève)
  • Michel Vendra (Sassenage)
  • Cyrille Plenet (Séchilienne)
  • Jean-Yves Porta (Vaulnaveys-le-Haut)
  • Gilles Moreau (Grenoble)
  • Eric Rossetti (Quaix-en-Chartreuse)
  • Xavier Osmond (Eybens)
  • Marc Depinois (Mont-Saint-Martin)
  • Olivier Bertrand (Grenoble)
  • Fabrice Hugelé (Seyssins)
  • Aurélien Farge (Échirolles).

Laurence Ruffin a toutefois affiché sa foi en ce « nouveau chapitre métropolitain, fondé sur la coopération entre communes » ainsi que sa confiance envers le « binôme » qu’elle forme désormais avec Guillaume Lissy. Pour la maire de Grenoble, « cette majorité porte un projet clair avec des priorités sur le logement, les mobilités, la transition énergétique, l’économie de proximité et le renouveau démocratique. Le premier chantier sera celui du logement. Cette majorité s’engage à traiter le logement comme un droit fondamental et à résoudre collectivement la situation des personnes occupant le siège de la Métropole. »

Au premier plan, le maire écologiste de Saint-Égrève Laurent Amadieu, élu vice-président avec 82 voix.

Malgré les difficultés, malgré les piques envoyées par Allan Brunon, la nouvelle première vice-présidente a partagé sa conviction : « Chaque commune, de la plus grande à la plus petite, trouvera sa juste place. » Laurence Ruffin s’y engage, « Grenoble prendra toute sa part pour mettre en œuvre ce projet ambitieux au service de toutes les habitantes et habitants de la Métropole ».

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Publié le 30.04.2026 à 10:25

Travailleur Alpin

« La séance est ajournée, rendez-vous la semaine prochaine. » Après deux tours où le maire socialiste de Seysinet-Pariset était arrivé derrière le candidat soutenu par la droite et le centre, de nombreuses suspensions de séances où les tentatives de trouver un accord avec le groupe des « petites communes » s’étaient révélés infructueuses, puis un accord technique de désistement obtenue auprès de la France Insoumise, la fatigue a eu raison de Guillaume Lissy, victime d’un malaise avant le vote du troisième tour. La maire d’Herbeys, doyenne du conseil et présidente de séance, lève le conseil et le reporte au jeudi 30 avril, donnant de facto une semaine supplémentaire aux élus de tous bord pour continuer de mener des tractations.

Une majorité sur le fil pour la présidence… mais pas pour gouverner

Si la gauche était assurée de l’emporter sur le vote de la présidence dans la nuit du 23, elle n’aurait alors rassemblé que 55 voix sur les 110 de l’hémicycle. Et si les élus du RN et ceux proches de l’ancien président et maire de Pont-de-Claix, Christophe Ferrari, s’étaient portés sur son concurrent – au nom d’un pseudo « front anti-LFI » –, Guillaume Lissy n’aurait été élu que grâce à son âge, le socialiste ayant pile un mois de plus que son concurrent…

Dans la foulée, l’élection des vice-présidents aurait vu le même match se rejouer, avec des paramètres différents. Sans parler du vote du budget, qui n’aurait pu aboutir sur autre chose qu’un blocage institutionnel, le soutien de la France insoumise sur la présidence prenant la forme d’un accord « technique » et non d’un accord de gouvernance.

Une photographie du réel qui a poussé Guillaume Lissy – remis sur pied dès le vendredi à la première heure – et ses soutiens à rouvrir les négociations avec Raphaël Guerrero et son « bloc ».

Des négociations pour trouver une majorité

En position de force, le maire de Seysinet-Pariset s’exprime dans les colonnes du Dauphiné libéré, et convoque une conférence des maires le lundi midi. Là, l’issue semble de nouveau bloquée, les élus de droite se montrant particulièrement offensifs après la démonstration organisée devant la mairie de Fontaine le samedi. La fusion-absorption d’une partie non négligeable des petites communes par la droite sera l’un des enseignements de cette séquence, fruit d’un mandat 2020–2026 où le président Christophe Ferrari aura usé et abusé de l’opposition entre petites communes et gauche écologiste grenobloise… pour finalement se faire dépasser par ceux qu’il a contribué à mettre en selle. Une dérive qui n’est pas sans rappeler un épisode marquant de la vie politique nationale, un élu socialiste osant la comparaison : « Sylvain Laval – qui est le vrai stratège derrière la candidature de Raphaël [Guerrero] – a fait à Christophe ce qu’Emmanuel Macron a fait à François Hollande… à trop vouloir jouer sur les ambiguïtés, on s’y brûle les doigts ! »… Les deux camps, la gauche et les « petites communes – conviennent toutefois de se revoir dans un format plus restreint, six de chaque côté, le mardi et le mercredi.

La réunion du conseil métropolitain du 23 avril avait été ajournée peu après deux heures du matin à la suite d’un malaise de Guillaume Lissy.

La gauche se réunit en visio le lundi soir pour faire le point, et si l’hypothèse d’une troisième candidature d’un maire « de gauche issu des petites communes » est évoquée, elle est rapidement écartée. En effet, cette carte était poussée par Christophe Ferrari et ses derniers soutiens, et même si d’autres candidatures ont pu être évoquées (comme celle du maire de Venon, Marc Oddon), le discrédit du président sortant auprès des petites communes comme des écologistes rend cette issue morte-née… Là, l’ancien maire de Meylan Philippe Cardin propose de mettre sur la table une proposition équilibrée : Guillaume Lissy à la présidence, et un exécutif partagé à égalité entre le bloc de gauche et l’alliance des petites communes, assortie d’un engagement clair sur le cap politique de l’institution.

La révélation de la séquence : Jérôme Rubes, un négociateur hors-pair

C’est sur ce mandat que la délégation de gauche ferraillera pendant plus d’une quinzaine d’heures de négociations entre mardi et mercredi. Dans cette séquence, un élu distinguera par son talent de négociateur hors-pair : le communiste Jérôme Rubes, artisan aux côtés de Laurence Ruffin de l’accord technique avec la France insoumise – rappelons que Saint-Martin‑d’Hères est la seule commune de la métropole où LFI est « officiellement » dans la majorité municipale. Il conduira les discussions avec ténacité et fermeté, obtenant d’importantes concessions politiques pour faire pencher les équilibres. Et pour cause : pour celui qui s’est donné corps et âme depuis des mois sur le dossier des occupants du siège de la métropole en tant que vice-président à l’Habitat, pas question de laisser une chance à la droite de faire main basse sur l’institution.

Avec les élus échirollois Pierre Labriet et d’Aurélien Farge, ils imposent la « jeune garde » communiste comme actrice centrale, faisant dire à un dirigeant fédéral du PCF que l’« on a là un exemple de l’intérêt de la formation marxiste : analyse concrète de la situation concrète, fermeté sur les principes et souplesse sur les chemins tactiques. On peut être fiers d’avoir de jeunes élus de cette trempe, parce qu’il aurait été facile d’adopter une posture de puristes servant au bout du compte l’adversaire de classe, ou au contraire de céder sur l’essentiel sous la pression ! »

La France insoumise, cible d’anathèmes infondés

Seule ombre au tableau : l’accord trouvé laisse sur le bord la France insoumise, qui avait contre toute attente accepté un positionnement constructif à gauche. La semaine aura vu un déchainement de violence à leur égard de la part des élus de droite, à la fois au sein de la métropole et depuis les territoires alentours. Dans un commentaire Facebook, le secrétaire départemental du PCF Jérémie Giono rappelle pourtant que « c’est quand même rigolo : tout le monde semble oublier que durant le précédent mandat, plusieurs vice-présidents LFI siégeaient dans l’exécutif métropolitain, sans que ça ne dérange les vice-présidents sortants […] ; à un moment donné, la diabolisation qu’ils subissent est juste malhonnête et toxique ».

Si l’accord technique du jeudi 23 avril, qui ne permettait malheureusement pas de l’emporter autrement que par une victoire à la Pyrrhus, est désormais caduc, la gauche devra être au rendez-vous pour garantir que les élus LFI soient traités équitablement au regard de leur poids dans l’hémicycle, et, des échos que nous avons, les communistes resteront ceux qui construisent des ponts pour mener les combats futurs en faveur des solidarités et de l’égalité.

« On a pas le droit de vous parler » : 2026, fruit pourri de 2020

Si une leçon est à tirer de cette séquence, c’est le glissement à droite de nombre d’élus de petites communes, prises dans des liens d’assujettissements nouées en 2020. Comment des figures centristes auront-elles pu prendre aussi facilement la main pour tenter un coup de force bras dessus bras dessous avec les partisans d’Alain Carignon ?

Jusqu’au 23 avril, la sensibilité de gauche au sein des petites communes sera apparue comme particulièrement cadenassée, un élu avouant même que les meneurs du groupe NMC avaient interdit à leurs membres d’avoir des échanges avec la gauche, interdiction assortie de menaces à peine voilées pour garantir une discipline de vote rigide. Cette sensibilité s’est toutefois réaffirmée pour « emporter le morceau » sur un accord de retrait de la candidature de Raphaël Guerrero, et il se murmure qu’un groupe des « petites communes de gauche » pourrait voir le jour durant le mandat, ce qui contribuerait grandement à rééquilibrer le paysage.

Si la gauche demeure gagnante de la séquence, en trouvant le chemin d’une gouvernance qui respecte le suffrage universel et écarte les éléments les plus droitiers – à l’image des carignonistes, qui perdent leur capacité à être charnières des grands équilibres –, une chose est sûre : le mandat qui s’ouvre devra être un mandat de travail et de combats.

Robert W. Wellnes

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Publié le 29.04.2026 à 17:14

Manuel Pavard

Le triste spectacle donné jeudi 23 avril par le conseil métropolitain les a poussés à « sortir de [leur] réserve pour appeler à la responsabilité » alors que l’élection à la présidence de la Métropole de Grenoble, reprogrammée ce jeudi 30 avril, est « au point mort », déplorent-ils. L’un a même occupé le poste tant convoité : Marc Baietto, ancien maire d’Eybens et président de la Métro de 2010 à 2014. Deux autres, Françoise Gerbier et Françoise Cloteau ont été maires respectivement de Venon et Champagnier, la première étant toujours conseillère départementale communiste tandis que la seconde fut vice-présidente métropolitaine. Enfin, Gérard Darcueil a, lui, été vice-président de la communauté de communes du Sud-Grenoblois — intercommunalité « absorbée » par Grenoble Alpes Métropole en 2014.

Françoise Gerbier, conseillère départementale communiste et maire de Venon de 2008 à 2020, l’une des quatre signataires de la déclaration.

Se présentant comme « d’anciens élus de petites communes », ils mettent en garde le groupe représentant ces dernières contre le piège d’une coalition avec la droite, dans cette déclaration intitulée « Métropole : retrouver la raison ». Un tacle visant également — sans le nommer — Raphaël Guerrero, soutenu à la fois par les « petites communes » (le groupe NMC), le centre et la droite.

« Un tour de passe-passe délétère »

« Compter sur les voix du groupe d’Alain Carignon – voire du RN – pour remporter une élection au nom des ‘petites communes’, dans une alliance avec une droite qui, si ses maires doivent être respectés, demeure minoritaire sur le territoire, serait un tour de passe-passe délétère », avertissent les quatre élus. Un tel scénario conduirait à la « catastrophe », assure le quatuor, qui craint un « blocage institutionnel » et la « mise en danger des politiques métropolitaines de solidarités et de progrès ».

Après l’interminable séance du 23 avril, marquée par 18 suspensions de séances et près de 13 heures d’attente, le conseil métropolitain se réunit de nouveau le 30 avril pour élire son président.

« L’avenir du territoire ne peut pas dépendre des fractures qui se sont ouvertes durant le dernier mandat », estiment-ils par ailleurs, allusion aux divisions de la gauche ayant émaillé les séances du conseil métropolitain, ces six dernières années. Alors, que faire ? Marc Baietto, Françoise Gerbier, Françoise Cloteau et Gérard Darcueil prônent « un retour à la raison » et le « respect de la volonté de la majorité des électeurs de la métropole ».

Guillaume Lissy « peut incarner la voie de l’apaisement »

La conclusion s’impose d’elle-même, selon eux : « Nous appelons les conseillers métropolitains à voter pour Guillaume Lissy, maire d’une commune de taille moyenne, conseiller métropolitain expérimenté, démocrate à l’écoute de tous : il peut incarner la voie de l’apaisement en tant qu’animateur d’un exécutif de gauche ouvert sur toutes les sensibilités du territoire. » On saura ce jeudi soir si leur vœu a été exaucé.

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Publié le 29.04.2026 à 11:08

Antonin Grandfond

A l’origine de cette mobilisation, une entrave de la direction à l’exercice de leurs missions par les inspecteurs du travail. Le 1er Mai est le seul jour obligatoirement férié et chômé en France. Il existe évidemment des exceptions pour des secteurs qui nécessitent une continuité d’activité (hôpital, transport, hôtellerie…). Les salariés qui travaillent le 1er Mai sont alors payés double. C’est cette législation que les inspectrices et inspecteurs du travail de l’Isère voulaient faire respecter. Comme chaque année, la méthode consiste d’abord à informer les entreprises de leurs droits et devoirs et de la possibilité de contrôles à l’occasion du 1er Mai. Les inspecteurs ont donc produit des courriers en directions d’entreprises du commerce (boulangeries, fleuristes, fast-food…) susceptibles d’ouvrir et de faire travailler des salariés malgré la législation. Mais la direction a discrètement intercepté ces courriers avant qu’ils ne soient expédiés.

Un courrier intercepté

Une remise en cause du droit, mais aussi une mise en danger des inspecteurs, car ces courriers permettent de préparer les contrôles, parfois tendus, en plus d’être un élément prouvant l’intentionnalité de l’employeur en cas d’infraction constatée. Ayant repéré cette obstruction, des agents se sont donc rendus à l’étage de la direction de la DDETS 38 pour obtenir des explications. Le directeur a refusé toute discussion — au point que les fonctionnaires dénoncent l’agression physique d’un agent aujourd’hui en arrêt de travail -, comme un symbole de la mise au pas de l’inspection du travail.

Une centaine des personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la Direction départementale de l’emploi du travail et des solidarités de l’Isère.

Ces événements s’inscrivent évidemment dans le contexte de remise en cause du 1er Mai comme jour férié chômé. Un projet de loi visant à faire du 1er Mai un jour férié comme les autres avait été déposé par deux sénateurs centristes le 25 avril 2025. Adoptée par le Sénat et sa majorité de droite le 3 juillet 2025, la loi est venue en débat à l’Assemblée nationale le 10 avril dernier, inscrite à l’ordre du jour de la niche parlementaire du groupe Renaissance. Pour que la loi soit adoptée au plus vite et applicable dès le 1er mai 2026, le président du groupe macroniste, Gabriel Attal, a fait adopter une motion de rejet de sa propre loi. Il s’agissait d’une manœuvre d’évitement du débat. Le projet de loi pouvait alors être discuté par une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs, convoquée en urgence. A noter que la banalisation de la journée internationale des travailleurs est soutenue par l’ensemble de la droite, des macronistes au Rassemblement national.

Des macronistes au RN, accord pour faire travailler le 1er Mai

Devant la mobilisation de l’ensemble des organisations syndicales, de la gauche, avec le risque d’une motion de censure, Sébastien Lecornu a dû temporiser en annonçant le 13 avril que la commission paritaire ne serait pas convoquée. Cependant, pressé par ses troupes, le Premier ministre a aussi annoncé le 17 avril, que le gouvernement proposerait son propre projet de loi au conseil des ministres de ce mercredi 29 avril. La banalisation du 1er Mai ne concernerait plus que les boulangeries et les fleuristes – 200 000 salariés contre 2 millions dans la version précédente.

La bataille n’est donc pas finie, d’autant que les parlementaires de droite pourraient voter des amendements afin de satisfaire les revendications de corporations patronales qui se sont déjà exprimées, telles que la boucherie et la poissonnerie.

Un droit à la violation de la loi

Plus grave encore, Sébastien Lecornu a décrété, entouré de patrons de la boulangerie et de fleuristes, un droit à violation de la législation en vigueur pour 2026 : « Pour ce 1er mai 2026, une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État pour préserver, protéger, sécuriser ce que je viens de vous annoncer ». Nouvelle entorse à l’état de droit : il n’est même plus besoin de légiférer pour restreindre les droits des salariés.

Si aucune instruction ou circulaire n’a effectivement été émise pour ce 1er mai, il semble cependant que la direction de la DDETS 38, chapeautée par la préfecture de l’Isère, réponde donc à une commande politique, au mépris du droit.

La CGT et Solidaires étaient à l’initiative de la protestation.

Comme l’ont exprimé les différents syndicalistes qui ont pris la parole, un premier enjeu est bien sûr la défense de la journée internationale des travailleurs, qui sera un mot d’ordre des cortèges de vendredi. Mais un autre enjeu, qui concerne aussi l’ensemble des salariés, est celui de l’indépendance de l’inspection du travail, dans le respect du droit français et des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui la garantissent.

Un article de presse pour donner une directive de travail

Pour les militants syndicaux, cet évènement est symptomatique d’une dérive observée depuis plusieurs années. Ils ironisent sur le fait que la direction, pour limiter les contrôles le 1er mai, envoie aux agents un courriel, avec pour pièce jointe, une coupure de presse relatant les prises de position du Premier ministre.

Les cadres de la DDETS 38 signent d’ailleurs leurs mails « Préfecture de l’Isère », ce qui, pour les syndicalistes, illustre la mise sous tutelle de l’inspection du travail par le ministère de l’Intérieur. Le pouvoir politique piétine l’indépendance de l’inspection du travail pour en faire un outil au service du patronat et de politiques réactionnaires. Alors que l’on dissuade les inspecteurs de garantir l’application du Code du travail, et qu’en parallèle les employeurs auteurs d’infractions constatées sont de moins en moins poursuivis en justice et a fortiori condamnés, la préfecture n’hésite pas a solliciter l’inspection du travail pour organiser des rafles de travailleurs sans-papiers.

D’après les inspecteurs du travail, le respect du droit du travail n’est pas la priorité de leur direction, à tel point qu’il est bafoué, comme les droits syndicaux, au sein même de l’administration censée le faire appliquer.

Les inspecteurs du travail seront nombreux à la manifestation du 1er Mai pour défendre une institution et son indépendance, précieuse pour tous les salariés.

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Publié le 28.04.2026 à 18:32

Luc Renaud

Le groupe a annoncé fin février un plan d’économie qui pourrait se traduire par la suppression de 2100 emplois dans le monde, dont 700 en Europe et 500 en France. « C’est environ 10% de l’effectif en France qui est menacé. La direction du groupe a fait le choix de supprimer des emplois pour les délocaliser en Chine et remplacer des emplois par l’intelligence artificielle », dénoncent dans un communiqué les unions départementales CGT du Rhône, de l’Isère et de la Haute-Savoie. Sont en effet concernés par les suppressions d’emplois les sites de Pont-Evêque, près de Vienne en Isère, de Rumilly en Haute-Savoie ainsi que le siège social d’Ecully.

Intelligence artificielle

Dans sa communication sur ce « plan d’économie », la direction annonce que ces suppressions d’emplois seront effectuées par des départs volontaires qui concerneront les « activités support », comme « la finance et les ressources humaines », principalement touchées, mais aussi la logistique, le marketing, ou le développement produit, selon le patron du groupe Stanislas de Gramont qui précise que « l’intelligence artificielle jouera un rôle dans ces rationalisations ».

Les unions départementales CGT notent que « cette annonce de suppression de milliers d’emplois tombe, alors que le groupe Seb affiche de très bons résultats financiers avec plusieurs centaines de millions d’euros de bénéfices, sans compter les aides publiques perçues chaque année sous forme de crédit impôt recherche et autres. »

Pour justifier cette décision, la direction indique que le chiffre d’affaire du groupe a reculé en 2025 de 1,2 % à 8,17 milliards d’euros. Reste que son bénéfice net a augmenté de 5,6 % à 245 millions d’euros.

Délocaliser la recherche développement en Asie

Au delà de cette présentation chiffrée, la direction entend promouvoir une stratégie industrielle. Elle consiste à « rapprocher » comme l’indique Stanislas de Gramont – les salariés qui travaillent dans la recherche et le développement des zones de production de l’entreprise. Autrement dit, de délocaliser en Asie une partie de la recherche et du développement puisque la moitié de ce qui est produit en Asie est développé en France. Le patron précise également que le marketing devra davantage recourir à l’intelligence artificielle, ce qui justifierait les suppressions d’emplois dans ce domaine.

L’objectif affiché pour le groupe SEB est de réaliser « une marge opérationnelle de 10 %, pour ensuite tendre vers 11 % », contre 7,4 % en 2025.

Des effets en chaîne sur la filière

Les unions départementales CGT soulignent que « ce plan de suppressions est sans précèdent » et qu’il « aura des effets en chaîne sur la filière du petit électroménager ». D’autant que « ce plan vient se rajouter à la délocalisation de la production hors de France que les salariés subissent depuis de nombreuses années ».

Les syndicalistes relèvent par ailleurs que ces décisions interviennent « après le scandale des 211 milliards d’aides publiques sans contrepartie » et l’information rendue publique par le ministère de l’Economie selon laquelle « 13 335 millionnaires ne payant pas l’impôt sur le revenu ».

Des sommes disponibles pour d’autres choix. La CGT estime ainsi que « l’urgence est d’investir dans les projets d’innovations, investir dans l’outil de production, la préservation des emplois et des savoir faire ». Pour cela, la CGT revendique « un contrôle des aides publiques, leur fléchage vers les entreprises et les pans de l’économie qui en ont besoin, et leur utilisation pour financer la transformation de notre appareil productif ».

Sept cents salariés à Pont-Evêque

Le site de Calor, une marque du groupe SEB, emploie près de sept cents personnes à Pont-Evêque, près de Vienne. C’est la dernière usine en Europe de fabrication de fers à repasser et de centrales vapeur. Le groupe Seb détient trente-deux marques parmi lesquelles Tefal, SEB, Calor, Krups, Moulinex, Lagostina, etc.

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