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TG+ (ex-TéléGrenoble)


Publié le 01.05.2026 à 19:06

Thibault LEDUC

Créée en 2016, la course iséroise s’est imposée en une décennie comme l’une des épreuves les plus relevées au monde. Invité de l’émission Le +, l’organisateur Olivier Coudert a levé le voile sur les coulisses d’un événement aussi spectaculaire qu’exigeant, à vivre en direct dimanche 3 mai à partir de 8h15 sur notre antenne.

Le skyrunning, littéralement «courir dans le ciel», prend ici tout son sens. Etape incontournable de la Coupe du monde, la Skyrace des Matheysins propose un parcours d’environ 25 kilomètres pour près de 2000 mètres de dénivelé, avec un point culminant au sommet du Tabor à 2389 mètres d’altitude. «On va chercher les crêtes, les arêtes, les sommets. On n’est plus sur un trail classique», explique Olivier Coudert. Entre passages techniques, sections enneigées et descentes vertigineuses, la course se distingue par son intensité et sa technicité. Résultat : un format court et nerveux, bouclé en un peu plus de deux heures par les meilleurs.

Une course au sommet

Au-delà de la performance, la Skyrace est aussi un spectacle. Chaque année, grâce au soutien du Département de l’Isère, les images diffusées en direct mettent en valeur les paysages merveilleux de la Matheysine, entre lacs et massifs alpins. Des lieux emblématiques jalonnent le parcours, comme le redouté «sentier du Diable» qui débouche au sommet de la station de l’Alpe du Grand Serre ou les impressionnantes «Oreilles du Loup». Sur ces arêtes aériennes, les coureurs doivent parfois s’aider des mains pour franchir les passages rocheux. «C’est une question d’engagement. Certains assurent avec les cordes, d’autres passent à pleine vitesse», souligne l’organisateur.

skyrace des Matheysins oreilles du loup trail
Le passage très technique des Oreilles du Loup (© Franck Oddoux)

Une organisation 100 % bénévole

Malgré son statut international, l’événement repose entièrement sur l’engagement local. Portée par le club d’athlétisme de La Mure, l’organisation mobilise près de 180 personnes le jour J. «Il n’y a aucune structure professionnelle derrière. Tout le monde est bénévole», insiste Olivier Coudert. Un défi logistique de taille, notamment pour sécuriser les passages techniques ou acheminer les ravitaillements en altitude, parfois en creusant les accès à la pelle lorsque la neige est encore présente comme cette année.

Skyrace des Matheysins ©Olivier Vin Heimana
Comme en 2025, la neige sera bien présente sur le parcours cette année (© Olivier Vin Heimana)

Une référence mondiale

Après des débuts sur le circuit national, la Skyrace a intégré la Coupe du monde en 2019. Aujourd’hui, elle figure parmi les courses les plus prestigieuses, classée 7e mondiale en termes de niveau des participants. Les plus grands noms du skyrunning s’y sont déjà illustrés, à l’image de Frédéric Tranchand, triple vainqueur et champion du monde en titre de trail court, attendu une nouvelle fois cette année.

Skyrace des Matheysins Tranchand ©Olivier Vin Heimana
Le champion du monde de trail Frédéric Tranchand a remporté trois fois l’épreuve (© Olivier Vin Heimana)

Un événement ouvert à tous

Si l’élite mondiale est au rendez-vous, la course reste accessible aux amateurs expérimentés. «Tous ceux qui s’inscrivent savent où ils mettent les pieds», rappelle l’organisateur, les images des éditions précédentes étant beaucoup diffusées sur les réseaux. En parallèle de la course principale, plusieurs épreuves et animations sont proposées tout au long du week-end au départ du village de Saint Honoré, avec notamment une fan zone accessible au public sur le site de l’ancienne station de ski à 1500 mètres d’altitude.

👉 Retransmission en direct dimanche 3 mai à partir de 8h15

🎥 L’émission le + avec l’organisateur de la Skyrace des Matheysins

skyrace des Matheysins oreilles du loup trail
Chacun son style dans la descente des Oreilles du Loup… (© Franck Oddoux)

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Publié le 01.05.2026 à 12:30

Lucile DAILLY

De Livet-et-Gavet à « LOL : Qui rit sort »en passant par Amixem et TPMP, il n’y a eu qu’un souffle… Avec son imitation bluffante du sifflet de train qui en croise un autre, Dylan Demontis est devenu une curiosité médiatique… et bien plus encore. Invité dans l’émission Le + sur notre antenne, il revient sur ses récents passages remarqués, son parcours singulier et cette notoriété aussi inattendue que révélatrice.

Tout commence en 2022, au détour d’une petite vidéo tournée sur le village départ du Tour de France : Dylan y reproduit à la perfection le sifflet d’un train — un son si juste qu’il en devient presque irréel – au micro de l’animateur. Si celui-ci déclarait que Dylan avait « fait sa journée », cette vidéo devenue virale a fait bifurquer la voie du jeune isérois ! Derrière ce talent, une histoire improbable : quelques essais au travail, un collègue incrédule… et une révélation. En quelques semaines, la vidéo circule, amuse, intrigue. Le «sifflet du train» devient sa signature. Et Dylan, sans l’avoir vraiment cherché, entre dans la lumière.

L'imitateur du sifflet du train Dylan Demontis, au micro d'un animateur au village départ du Tour de France

Une notoriété qui s’accélère en un clic

Repéré par le grand public, Dylan enchaîne les apparitions. L’an dernier, il marque les esprits dans la vidéo «On juge 50 imitateurs» du youtubeur Amixem — 11 millions de vues à la clé ! Plus récemment, il s’invite dans un épisode de « LOL : Qui rit, sort !« , où il devient la «carte joker» du duo Paul Mirabel / Alban Ivanov. Sa mission : ponctuer les séquences… au sifflet, alors que le but pour les candidats est de ne pas rire sous peine d’être éliminé du jeu. L’effet attendu est immédiat : des candidats subjugués (Kad Merad, Baptiste Lecaplain, Jonathan Lambert…), au bord de craquer, et un moment aussi absurde qu’hilarant. Une expérience «de fou», raconte-t-il, vécue avec spontanéité et… une joie forcément communicative.

Le studio de l'émission LOL qui rit sort, avec à droite, l'imitateur de sifflet de train Dylan Demontis déguisé en renne, au centre Alban Ivanov déguisé en père noël et à gauche, Paul Mirabel déguisé en lutin avec les candidats au premier plan
Capture d’écran « LOL : Qui rit sort » sur Prime Vidéo

Un talent… mais pas une étiquette

Si le public le reconnaît immédiatement pour ce son si particulier, Dylan tient à nuancer : il n’est pas «le sifflet du train», ni un buzzer. « Certains me demandent de siffler sans même me dire bonjour, comme si c’était un ordre. Mais je ne me laisse pas faire ! » C’est que Dylan Demontis ne manque pas de caractère, ni de lucidité. Déficient visuel et porteur d’un trouble du spectre autistique, seuls ses yeux n’y voient pas clair. Sa notoriété, parfois lourde à porter, lui vaut quelques expériences difficiles mais l’essentiel, pour lui, ce sont les rencontres, les échanges, et ces moments où son talent fait simplement rire. « On peut voir avec le coeur ! » lâche celui qui ne manque jamais de petites pour ceux qu’il apprécie, qu’il n’aurait croisés que brièvement, mais dont il se souvient de tout…

Un regard singulier sur le monde (et les gares)

Passionné par les transports, Dylan ne s’intéresse pas seulement aux trains… mais à ce qu’ils racontent. Les gares, pour lui, sont des lieux vivants, des carrefours humains où tout se croise. Ce regard, nourri par une perception différente du monde, il le partage avec simplicité. Il parle de compensation sensorielle, d’écoute fine, mais aussi d’émotions, de liens, de diversité. Et quand il ne fait pas rire un plateau télé, Dylan veille sur un petit bout de patrimoine local : le pavillon Keller, à Livet-et-Gavet, dont il est le gardien bénévole.

Invité une nouvelle fois sur le plateau de TG+, Dylan confirme ce qui fait sa force : une authenticité désarmante et attachante. Entre deux démonstrations (et quelques notes improvisées), il échange, raconte, nuance. Et nous donne même un petit cours improvisé de sifflet…

Une émission à revoir ici.

Dylan Demontis et Lucile Dailly montrent des petits dessins de chats sur le plateau de télégrenoble TG+
Généreux et surprenant, Dylan personnalise les petits cadeaux qu’il offre partout sur son passage… comme ici sur le plateau de TG+

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Publié le 30.04.2026 à 21:51

Thibault LEDUC

Après une première tentative avortée la semaine dernière, le conseil métropolitain de Grenoble Alpes Métropole a finalement élu ce jeudi le socialiste Guillaume Lissy à sa présidence. Une issue marquée par des revirements d’alliances, des tensions à gauche et l’entrée de la droite et du centre dans une majorité XXL inédite sur notre territoire.

Depuis l’échec du premier vote jeudi dernier, la situation politique métropolitaine était restée très incertaine. Les choses se sont clarifiées d’entrée ce jeudi matin avec le désistement de celui qui était arrivé en tête, Raphaël Guerrero, maire de Jarrie, au profit de son challenger, Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset. Un résultat obtenu après trois nouvelles journées de discussions.

raphaël guerrero
Raphaël Guerrero s’est désisté au profit de Gullaume Lissy

La France Insoumise finalement laissée de côté

Alors que l’option d’un nouvel accord technique avec La France Insoumise avait finalement été privilégiée par le candidat de la gauche lors du premier scrutin, c’est l’option territoriale d’une gouvernance partagée regroupant toutes les composantes politiques qui s’est finalement imposée. « Il fallait revenir à la réalité. C’était le seul choix possible pour que ça marche » analysait Guillaume Lissy ce jeudi.

Un choix finalement partagé par les élus grenoblois au grand dam de l’insoumis Allan Brunon : « C’est une honte. La majorité de Laurence Ruffin est en voie d’explosion. Comment ses élus de gauche pourraient accepter une compromission avec la droite ? Il y a beaucoup de personnes en son sein qui ont dû supporter des pressions en tout genre et qui nous ont fait part de leur déception. Comment pourraient-ils ne pas être déçus alors qu’ils ont réussi à la ville une fusion avec nous pour battre la droite qu’ils dénonçaient comme l’ennemi principal. Je comprends leur déception et je les invite à nous rejoindre. »

Allan Brunon doit pointé
Comme à son habitude, l’insoumis Allan Brunon a porté des attaques frontales

La majorité municipale de Laurence Ruffin abimée ?

La situation risque d’être effectivement délicate à justifier pour Laurence Ruffin. La maire de Grenoble a passé un accord technique en mars dernier avec La France Insoumise pour battre la droite grenobloise emmenée par Alain Carignon et un mois plus tard, à la Métropole, le candidat qu’elle soutient est élu avec les voix de cette droite grenobloise en reniant un nouvel accord technique avec LFI pourtant validé la semaine précédente. Sans le malaise de Guillaume Lissy, La France Insoumise aurait réussi une deuxième fois le coup de Grenoble. De quoi nourrir encore plus leur rancoeur.

Guillaume Lissy, animateur d’une majorité plurielle

Avec plus de 80% des voix (87 sur 110), Guillaume Lissy veut maintenant se tourner vers l’avenir en se positionnant comme « l’animateur d’une majorité plurielle », tout en revendiquant une orientation clairement à gauche. Il promet une gouvernance « apaisée ». Des sujets comme la gratuité des transports en commun ou la réquisition des logements vacants devraient vite la mettre à l’épreuve.

75% d’hommes dans l’exécutif

Dans la foulée, les 20 vice-présidents ont été désignés et validés par un vote. On y retrouve 5 femmes pour 15 hommes (contre 7-13 dans la précédente majorité). « Un signal archaïque » a jugé l’élu grenoblois Alan Confesson et très étonnant quand on sait que pour la première fois plus de la moité des habitants métropolitains ont une femme comme maire. « C’est un chemin sur lequel on doit fortement travailler. On a eu cette attention à Grenoble à proposer deux hommes et deux femmes mais tout le monde ne l’a pas fait » a expliqué Laurence Ruffin. « C’est une régression » poursuit Guillaume Lissy. « Je fais partie de ceux qui militent pour avoir un mode de scrutin au suffrage universel direct ce qui pourrait éviter de rencontrer les difficultés que l’on a eu la semaine pour dégager une majorité et d’avoir également une vraie représentativité des femmes avec un scrutin de liste. »

Lissy Ruffin métro
Le duo Laurence Ruffin – Guillaume Lissy désormais à la tête de la Métropole de Grenoble

Seulement 4 vice-présidences pour Grenoble

Côté politique, on retrouve dans cet exécutif 5 écologistes (ou apparenté pour Laurence Ruffin), 4 communistes, 2 socialistes, 2 centristes, 2 élus de droite, et 6 membres des petites communes sans étiquette politique. Une diversité qui se retrouve aussi au niveau territorial avec finalement peu d’élus de la ville-centre (4) ce qui a permis de laisser de la place à d’autres maires comme ceux de Quaix-en-Chartreuse, Séchilienne, Bresson ou encore Mont-Saint-Martin, quatre communes qui ne totalisent que 2700 habitants mais qui pèseront au sein de l’exécutif.

« Ce n’est pas une majorité parfaite » convient Guillaume Lissy mais « on est dans un pays dans lequel la gauche a du mal à se rassembler. Là, on a réussi à porter une voix commune. On est dans une Métropole qui rencontre depuis des années des tensions entre les élus et finalement, en quelques semaines, malgré les vicissitudes, on avance tous ensemble. »

Un comportement odieux…

Le nouveau président a bien conscience que « le premier chantier de ce mandat sera de rétablir la confiance ». Avec les acteurs du territoire mais aussi au sein de sa nouvelle équipe. La déclaration du grenoblois Alan Confesson, en plein conseil, indiquant qu’il ne voterait pas pour Sylvain Laval (élu 4ème vice-président) « pour des raisons de désaccord politique mais aussi pour des questions de rapports humains » estimant qu’il était « odieux avec ses collègues, les agents et les habitants » laisse augurer du boulot qu’il reste à faire.

Cette élection vient clore en tout cas une longue séquence électorale débutée il y a plus de six mois. Avant d’aborder le prochain scrutin local prévu en 2027 avec les législatives, les élus ont une année plus calme devant eux pour remettre la Métropole sur de bons rails.

👉 Le compte rendu minute par minute de cette deuxième journée d’élection

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Publié le 30.04.2026 à 20:14

La rédaction TG+

À quelques mois d’un été marqué par l’arrivée et le départ d’une étape du Tour de France, la ville de Voiron donne le coup d’envoi de son «année du vélo» avec une journée festive et familiale ce dimanche 3 mai.

Tout au long de la journée, un véritable village dédié aux mobilités douces prendra place en centre-ville. Petits et grands pourront tester différents types de vélos — route, gravel, vélos à assistance électrique ou encore modèles ludiques — et s’initier grâce à des parcours adaptés, notamment en BMX ou en draisienne pour les plus jeunes. Des ateliers d’entretien, des démonstrations de figures comme le wheeling, ainsi que des stands d’information viendront compléter le programme. Parmi les temps forts annoncés : un escape game et un «show vélo».

Un village du vélo au cœur de la ville

La fête sera également rythmée huit courses cyclistes qui s’enchaîneront sur un circuit fermé en centre-ville, offrant un spectacle sportif tout au long de la journée. À 12h15, le public est invité à participer en enfourchant son propre vélo pour parcourir la boucle dans une ambiance conviviale, seul, en famille ou entre amis. Les participants sont encouragés à décorer leur vélo aux couleurs du Tour de France.

Arrivée et départ du Tour de France les 22 et 23 juillet

Cet événement s’inscrit dans la dynamique du passage du Tour de France à Voiron les 22 et 23 juillet prochains, qui promet d’attirer de nombreux visiteurs. Plusieurs animations et surprises ponctueront la journée du 3 mai, avec notamment des initiations pour les enfants autour de draisiennes aux couleurs de la Grande Boucle.

👉 Le programme complet de la journée

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Publié le 30.04.2026 à 16:30

La rédaction TG+

Face à un déficit croissant de l’Assurance Maladie, la lutte contre la fraude s’intensifie en Isère. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie a considérablement renforcé ses moyens pour faire face à des pratiques de plus en plus organisées et sophistiquées.

« La fraude n’est plus un phénomène marginal : elle s’organise, se professionnalise… et nous aussi », souligne Hélène Cardinale, directrice de la CPAM de l’Isère. Désormais, tous les acteurs du système de santé sont concernés : assurés, professionnels et employeurs. Si les assurés représentent 60 % des cas, les professionnels de santé concentrent près de 60 % des montants fraudés.

En 2025, 13,7 millions d’euros de fraudes ont été stoppés, soit un montant doublé en deux ans. Le taux de recouvrement atteint 67 % sur cinq ans. Pour obtenir ces résultats, la CPAM s’appuie sur des outils modernisés, notamment l’analyse de données et l’intelligence artificielle, ainsi que sur une coopération renforcée avec la justice, les forces de l’ordre et les organismes publics.

547 sanctions administratives en Isère en 2025

La prévention constitue également un axe central, avec le déploiement de dispositifs comme l’e-prescription, la carte Vitale dématérialisée ou encore les échanges automatisés avec l’administration fiscale. En cas de fraude avérée, les sanctions sont systématiques : remboursement des sommes perçues, pénalités financières pouvant atteindre 300 %, voire poursuites pénales. En 2025, 547 sanctions administratives ont été prononcées en Isère et 653 000 euros de pénalités financières appliquées 

Basé à Grenoble, le Pôle interrégional d’enquêteurs judiciaires joue un rôle clé. En un an, il a déjà permis d’identifier ou d’éviter 10,4 millions d’euros de préjudices. Au-delà de l’enjeu financier, la CPAM rappelle que la fraude peut aussi nuire à la qualité des soins. Elle entend donc poursuivre ses efforts, au nom de « la justice et de la responsabilité collective ».

👉 Photo (de droite à gauche) : Hélène Cardinale, directrice de la CPAM de l’Isère – Dr Elaine Larcher, directrice médicale – Rémi Blanc, directeur financier – Grégory Haranczyk, responsable lutte contre la fraude

🎥 Reportage sur la lutte contre la fraude sociale en Isère

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Publié le 30.04.2026 à 08:20

Thibault LEDUC

Que s’est-il passé depuis l’élection avortée du président de la Métropole de Grenoble jeudi dernier ?

Guillaume Lissy a donné des nouvelles rassurantes de sa santé dès le vendredi matin.

Samedi, une vingtaine de maires de l’agglomération se sont rassemblés autour de Raphaël Guerrero pour réaffirmer leur volonté d’une gouvernance associant toutes les composantes politiques de l’agglomération.

Dimanche, Guillaume Lissy a remis en cause, dans une interview au Dauphiné Libéré, l’accord passé aux forceps avec La France Insoumise pour remporter l’élection.

Cette dernière a évidemment réagi dès lundi matin en menaçant de maintenir la candidature d’Allan Brunon si la gauche revenait sur cet accord.

Depuis, tout s’est passé en coulisses : des réunions, lundi, mardi, mercredi… Mais pas de fumée blanche. En tout cas pas officiellement.

Ce jeudi matin, retour dans l’hémicycle. Est-ce qu’on prend les mêmes et on recommence ? On devrait le savoir assez vite dans la matinée puisque les services de la Métropole ont pris leurs précautions en avançant le début de la séance à 9 heures.

Une séance que l’on vous propose de suivre en direct ci-dessous, comme la semaine dernière

15h38 – Première déclaration de Laurence Ruffin nouvelle 1ère vice-présidente de la Métropole : « Cette majorité porte un projet clair avec des priorités sur le logement, les mobilités, la transition énergétique, l’économie de proximité et le renouveau démocratique. Le premier chantier sera celui du logement. Cette majorité s’engage à traiter le logement comme un droit fondamental et à résoudre collectivement la situation des personnes occupant le siège de la Métropole. »

15h30 – 6 des 20 vice-présidents étaient déjà en poste dans la précédente majorité de Christophe Ferrari : Raphaël Guerrero (Jarrie), Sylvain Laval (Saint-Martin-le-Vinoux), Jérôme Rubes (Saint-Martin-d’Hères), Michelle Veyret (Saint-Martin-d’Hères), Cyrille Plenet (Séchilienne) et Eric Rossetti (Quaix en Chartreuse).

15h20 – Lors du précédent mandat, on comptait 7 femmes sur 20 (35%) à la vice-présidence. Elles sont désormais 5 (25%). Une régression que dénonce l’élu grenoblois Alan Confesson qui parle d’un archaïsme de fonctionnement désolant en 2026…

15h18 – L’exécutif sera complété dans les semaines à venir par des conseillers délégués.

15h15 – Le dernier poste à pourvoir est encore attribué à un homme : Aurélien Farge, conseiller municipal d’Echirolles, 77 voix.

15h12 – Bastien Castillo pour LFI s’étonne du manque de parité dans le choix des vice-présidents. Guillaume Lissy le regrette et concède qu’il y a des progrès à accomplir.

15h10 – Le macroniste Fabrice Hugelé, maire de Seyssins, est élu avec 67 voix et devient le 19ème vice-président.

15h08 – Au tour du grenoblois Olivier Bertrand d’être élu 18ème vice-président avec 77 voix

15h05Marc Depinois, le maire de Mont-Saint-Martin, plus petite commune de l’agglomération et la mieux représentée au sein du conseil communautaire est élu avec 73 voix.

15h04Eric Rossetti, maire de Quaix-en-Chartreuse, est élu avec 72 voix. Xavier Osmond, élu socialiste de Gières, recueille 80 voix.

15h03Jean-Yves Porta maire de Vaulnaveys-le-haut, est élu avec 75 voix. L’élu grenoblois Gilles Moreau devient le 14ème vice-président avec 87 voix.

15h02Cyrille Plénet, maire de Séchilienne est élue avec 83 voix. Elle était déjà vice-présidente dans le précédent mandat.

15h02Laurent Amadieu, maire écologiste de Saint-Egrève est élu avec 82 voix, Michel Vendra maire divers droite de Sassenage est élu avec 70 voix

15h01Audrey Guyomard, maire de Bresson, est élue 9ème présidente de la Métropole avec 77 voix. C’est la première élue de droite à accéder à ce poste.

15h00 – L’ancienne première vice-présidente de Christophe Ferrari, Michelle Veyret, élue communiste de Saint-Martin-d’Hères, est élue avec 85 voix.

14h58 – Le centriste Laurent Thoviste (Fontaine) est élu à son tour 7ème vice-président avec 74 voix. Sur l’interpellation d’Allan Brunon, il confirme que sa commune s’est engagée une partie des personnes hébergés actuellement en urgence dans les locaux de la Métropole.

14h57Jérôme Rubes élu communiste de Saint-Martin-d’Hères est élu vice-président avec 81 voix.

14h55Margot Belair, membre des écologistes et de la majorité grenobloise, est élue avec 87 voix.

14h54Sylvain Laval (maire de Saint-Martin-le-Vinoux) est néanmoins élu avec 66 voix (la majorité est à 56).

14h53 – Alan Confesson, membre de la majorité grenobloise et métropolitaine, prend la parole pour annoncer qu’il ne votera pas pour Sylvain Laval, l’actuel président du SMMAG, le jugeant odieux dans son rapport avec la population. Les relations au sein de la nouvelle majorité ne vont pas être simples…

14h52 – Le communiste Pierre Labriet (Echirolles) est à son tour élu vice-président avec 88 voix

14h50 : Laurence Ruffin et Raphaël Guerrero sont élus premiers vice-présidents avec respectivemment 91et 83 voix.

14h45 – Après Ruffin et Guerrero, voilà les 8 vice-présidents suivant proposés au vote : Pierre Labriet (Echirolles) – Sylvain Laval (Saint-Martin-le-Vinoux) – Margot Belair (Grenoble) – Jérôme Rubes (PC – Saint-Martin-d’Hères) – Laurent Thoviste (Fontaine) – Michelle Veyret (Saint-Martin-d’Hères) – Michel Vendra (Sassenage) – Audrey Guyomard (Bresson)

14h40 – Guillaume Lissy propose finalement deux poste de vice-présidents : un pour Laurence Ruffin et un autre pour Raphaël Guerrero.

14h37 – On va passer au vote des vice-présidents, un par un à bulletin secret. Les délégations ne seront pas connues aujourd’hui.

14h35 – La séance redémarre. Guillaume Lissy promet qu’il n’y aura plus de suspension de séance. La première délibération confirme qu’il y aura 20 vice-présidents et 20 membre dans le bureau exécutif.

14h30 – Cela n’a rien à voir avec la politique mais comme on a encore quelques minutes à meubler, si vous aimez le sport et la montagne, rendez-vous ce dimanche 3 mai sur notre antenne à partir de 8h15 pour suivre en direct la Skyrace des Matheysins, une des épreuves de trail les plus relevées du circuit mondial.

14h25 – Le centre et la droite devraient hériter de 4 vice-présidences et 6 postes seraient destinés aux élus des petites communes. De l’autre côté, les écologistes pourraient récolter 8 vice-présidences dont la première pour Laurence Ruffin (peut-être à partager avec Raphaël Guerrero), les deux dernières étant attribuées aux socialistes grenoblois.

14h20 – La reprise de la séance a été décalée d’une demi-heure (14h30). Des derniers ajustements à faire sur le choix des vice-présidents ? D’après nos informations, la répartition des 20 postes devrait être équitable 10/10 entre les soutiens de Guillaume Lissy et ceux de Raphaël Guerrero.

14h15 – Laurence Ruffin peut compter sur Guillaume Lissy pour se remonter le moral : « Je suis le candidat de la gauche mais aussi de la ville de Grenoble donc c’est aussi une victoire pour Laurence Ruffin. Je lui reconnais une grande sincérité dans son engagement et on va travailler ensemble. » Guillaume Lissy a réaffirmé ce matin qu’il souhaitait qu’elle soit vice-présidente de la Métropole. Ce sera l’un des enjeux des votes de cet après-midi.

14h08 – En annonçant habilement qu’ils voteraient pour Guillaume Lissy, les élus grenoblois du centre et de la droite ont mis Laurence Ruffin en difficulté. La maire de Grenoble a passé un accord en mars dernier avec LFI pour battre cette droite grenobloise emmenée par Alain Carignon et un mois plus tard à la Métropole, le candidat qu’elle soutient est élu avec les voix de cette droite grenobloise en reniant un nouvel accord technique avec LFI qu’elle avait validé la semaine dernière. Les Ecologistes de sa majorité municipale vont-ils lui pardonner ?

Laurence Ruffin triste

14h02 – En annonçant habilement qu’ils voteraient pour Guillaume Lissy, les élus grenoblois du centre et de la droite ont mise la maire de Grenoble en difficulté. Laurence Ruffin a en effet passé un accord en mars dernier avec LFI pour battre cette droite grenobloise emmenée par Alain Carignon et un mois plus tard à la Métropole, le candidat qu’elle soutient est élu avec les voix de cette droite grenobloise en reniant au passage un nouvel accord technique avec LFI qu’elle avait validé la semaine dernière.

14h00 – Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas pour Laurence Ruffin. Prise d’un fou-rire communicatif mardi dernier lors du conseil municipal, la maire de Grenoble était au bord des larmes ce matin.

11h30 – Guillaume Lissy revient vers la presse pour annoncer que la suspension sera un peu plus longue que prévue. Il propose une reprise de séance après le déjeuner pour élire les 20 vices-présidents. Avec le vote électronique, cette deuxième séquence devrait être assez rapide. Rendez-vous donc à 14h pour la suite de ce direct.

11h20 – La séance va bientôt reprendre avec l’élection des vice-présidents. La semaine dernière, Raphaël Guerrero avait proposé à Guillaume Lissy de lui laisser la présidence en échange de 12 vice-présidents pour son camp sur les 20 prévus dans l’exécutif. L’accord étant d »sormais conclu, on ne devrait pas être très loin de cette répartition. Reste à savoir combien de postes seront attribués à la droite et aux centristes.

11h15 – Il suffit de regarder le visage de Laurence Ruffin ce matin pour comprendre qu’elle n’est pas satisfaite du déroulement de cette deuxième élection. Si la nouvelle maire de Grenoble avait pris le risque de gagner la ville sans LFI en mars dernier elle serait en position de force dans les deux collectivités mais l’option choisie la met en difficulté désormais à la Métropole et dans son conseil municipal. Allan Brunon l’a bien compris et il a tout de suite appuyé là où ça fait mal.

11h05 – Il manque 12 voix à Guillaume Lissy pour faire le plein au sein de sa nouvelle majorité élargie. Il espérait un peu moins de déperdition. Il n’aura pas eu par exemple la voix de Christophe Ferrari. Le président sortant qui se dit de gauche n’a pas réussi à choisir entre un candidat de sa famille politique, un RN et un LFI…

10h55Allan Brunon est le seul élu encore présent dans l’hémicycle. Il promet des répercussions de ce vote sur le conseil municipal de Grenoble : « La majorité de Laurence Ruffin est en voie d’explosion. Comment des élus de gauche pourraient accepter une compromission avec la droite ? Il y a beaucoup de personnes en son sein qui ont du supporter des pressions en tout genre et qui nous ont fait part de leur déception. Comment pourraient-ils ne pas être déçus alors qu’ils ont réussi à la ville une fusion avec nous pour battre la droite qu’ils dénonçaient comme l’ennemi principal. Je comprends leur déception et je les invite à nous rejoindre. »

Brunon interview

10h50 – Allan Brunon a appris cet accord dans son dos hier soir. Il apparaît pour l’instant comme le grand perdant de l’élection même s’il a enregistré deux voies de plus que le nombre de sièges de son groupe à la Métropole. Il se dit écœuré par la stratégie de Laurence Ruffin. Il estime qu’elle s’est fait avoir par la droite.

10h45 – L’ancien président de la Métropole ne pourra pas féliciter le nouveau puisque Christophe Ferrari, maire du Pont-de-Claix n’est pas présent physiquement ce matin pour l’élection de son successeur.

10h30 – La séance est suspendue une heure pour préparer l’élection des vice-présidents qui devraient être au nombre de 20. On va découvrir avec cette deuxième partie de l’élection la couleur du prochain exécutif avec la place des autres composantes politiques et celle réservée à Laurence Ruffin qui revendiquait la première vice-présidence en tant que maire de la ville centre.

10h27 – Guillaume Lissy conclut son discours : « Maintenant au travail ! »

10h25 – Le nouveau président promet « un fonctionnement plus sobre, une nouvelle méthode qui s’appuie sur ses maires et ses communes pour une Métropole plus démocratiques, plus proche et plus accueillante pour en faire un levier puissant pour notre territoire ».

10h20Guillaume Lissy promet une gouvernance différente : « Je ne rentrerai dans aucun jeu politique porté par les oppositions municipales. » Il se présente « non pas en super héros mais comme l’animateur d’une majorité plurielle ».

10h16 – « Je serai un président clairement à gauche mais aussi clairement déterminé à écouter les autres composantes. Mon objectif sera d’apaiser la métropole et de restaurer la confiance. On n’a pas d’autre choix que de réussir le mandat qui nous est confié. Ne nous prenons pas pour d’autres, nous sommes des élus locaux qui doivent servir leurs communes et leurs habitants. »

10h10 – Guillaume Lissy prend la parole en tant que nouveau président de la Métropole de Grenoble et rebondit immédiatement sir les attaques d’Allan Brunon : « Je ne jouerai pas l’élu de granit. Ces mots me touchent et il remettent en cause les fondements de mon engagement. Je vais essayer d’ajuster la mire. Je ne fait pas partie de ceux qui pensent que la légitimité du suffrage universel nous donne la possibilité de tout faire.»

10h07 – Le maire de Seyssinet-Pariset n’a pas fait le plein des voix : 9 sont parties sur Raphaël Guerrero, 2 sur LFI et 1 vers Christophe Ferrari qui a visiblement continué à voter pour lui…

10h05Guilaume Lissy est élu président de la Métropole avec 80% des voix.

résultats tour 2

10h04 – Le vote va commencer. Le seul suspense concerne le nombre de voix que va recueillir Guillaume Lissy.

10h02Allan Brunon reprend la parole pour pointer du doigt l’orientation politique de la future Métropole. « Qu’est-ce que vous allez décider sur la gratuité des transports en commun, sur l’urbanisme, sur la voirie ? Moi j’aimerais savoir pour éclairer la population. Présentez votre programme Monsieur Lissy s’il y a un programme.»

10h00 : Clément Chappet annonce que la droite grenobloise votera pour la présidence de Guillaume Lissy et demande à Laurence Ruffin de rompre également avec la frange extrémiste de LFI au conseil municipal de Grenoble.

9h57 – Laurent Thoviste poursuit : « Monsieur Brunon, vous avez ciblé le maire de Fontaine comme un dangereux extrémiste de droite. je ne sais pas ou vous vivez mais moi je vis dans une des villes les plus populaires de l’agglomération qui a réélu Franck Longo à plus de 60% dès le premier tour. Les quartiers populaires il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui y vivent.»

Clément Chappet métro

9h53Laurent Thoviste, représentant le groupe centriste, remercie Guillaume Lissy pour cet accord qui ne fait pas plaisir à tout le monde mais qui était la seule solution. Il remercie Raphaël Guerrero pour avoir fédérer les élus autour de sa candidature. Il remercie également Laurence Ruffin laissant entendre que la maire de Grenoble a fait des compromis sur la place de la ville-centre dans le futur exécutif.

9h52 : Le maire de Jarrie confirme son désistement au profit de Guillaume Lissy : « Il va nous falloir construire un projet de territoire qui peut se concilier avec des politiques ambitieuses métropolitaines. Le nous doit toujours primer sur le je. Ce n’est pas une défaite car les valeurs que nous défendons sont désormais la base de nos discussions.»

Guerrero métro

9h50Raphaël Guerrero prend la parole à son tour.

9h48 – Mathématiquement, avec le retrait de Raphaël Guerrero, Guillaume Lissy peut espérer, en faisant le plein, d’obtenir 100 voix sur 110. Mais la déclaration de Claudine Longo laisse présager d’une certaine déperdition.

9h45Claudine Longo, élue de droite à Domène, annonce qu’elle continuera à voter pour Raphaël Guerrero même s’il ne se représente pas. Elle ne veut pas faire de chèque en blanc à Guillaume Lissy et affirme que Laurence Ruffin est responsable de cette situation.

9h40 – Allan Brunon très en colère implore les élus grenoblois à « ne pas se faire avoir par les socialistes. Je vois sur certains de vos visages que vous n’acceptez pas ce qui se passe. Honte à vous Monsieur Lissy.»

9h38Allan Brunon (LFI) prend la parole et attaque violemment Guillaume Lissy et son groupe : « S’il reste des gens de gauche dans cet hémicycle, vous êtes en train de vous soumettre à une doctrine politique différente de celle pour laquelle vous avez été élu dans vos communes. Quelle honte de se compromettre avec des maires de droite. Vous vous êtes soumis pour des places.»

Allan Brunon vindicatif métro

9h33Guillaume Lissy confirme dans son discours que trois autres groupes feront partie de l’exécutif. Il va donc intégrer les petites communes, la droite et le centre. Il envoie aussi un message à Allan Brunon en expliquant qu’il partage ses combats même s’il n’approuve pas ses méthodes.

9h30Guillaume Lissy salue l’engagement de Raphaël Guerrero pour la territorialité : « Ce n’est pas le maire de Seyssinet-Pariset qui va l’emporter mais un trait d’union entre l’urbanité et la ruralité qui composent notre agglomération.»

9h27Guillaume Lissy prend la parole pour remercier d’abord tout ceux qui ont pris de ses nouvelles après son malaise puis pour revenir sur la séance de la semaine dernière : « On a failli toucher le fond. Cela nous a peut-être permis d’avoir un sursaut d’humanité« . Il confirme qu’un accord a été passé pour que personne ne perde. « Ce qui nous lie c’est un pacte républicain que nous en devons jamais perdre de vue. Ceux que nous servons ce sont les habitants et ils attendent de nous de la hauteur et de la responsabilité

9h24Surprise ! Trois candidats seulement se déclarent : Guillaume Lissy pour la gauche hors LFI, Allan Brnon pour LFI et Enzo Billon pour le RN. Cela confirme donc qu’un accord a été trouvé entre Raphaël Guerreo et Guillaume Lissy. Ce dernier devrait donc être élu président de la Métropole dans quelques minutes.

9h22 – La séance commence. C’est Françoise Fontana, la maire d’Herbeys qui préside en tant que doyenne de l’assemblée des élus. Elle sera restée finalement plus d’une semaine présidente par intérim de la Métropole.

9h20 : Guillaume Lissy vient de faire son entrée, le visage concentré. Est-ce lui le futur président de la Métropole ?

Guilaume Lissy métropole

9h18Raphaël Guerrero, le maire de Jarrie, candidat au nom du groupe des petites communes, vient de faire son entrée dans l’hémicycle. On attend encore Guillaume Lissy. L’ambiance est détendue ce qui pourrait confirmer que l’élection va se passer de façon plus consensuelle.

9h15 – Jeudi dernier, un accord avait déjà failli aboutir au cours de la nuit. Raphaël Guerrero, arrivé en tête, avait proposé à Guillaume Lissy, arrivé en deuxième position, de lui laisser la présidence en échange de 12 vice-présidence pour son groupe sur les 20 prévus dans les statuts. La maire de Grenoble n’avait pas validé ce deal qui lui faisait perdre la 1ère vice-présidence qu’elle revendiquait en tant que ville-centre.

9h10 – D’après nos informations, il semblerait qu’un accord a été trouvé hier entre les deux principaux candidats pour débloquer la situation. Dans quel sens ? On devrait être fixé rapidement car dans ce cas, l’élection pourrait être réglée dès le premier tour.

9h07 – A quoi joue Christophe Ferrari ? Le président sortant de la Métropole n’a pas pris clairement position sur cette élection. Il se dit de gauche mais n’a pas voté pour Guillaume Lissy qui a fait pourtant partie de son groupe pendant 6 ans. Il siège désormais avec le groupe des petites communes présidé par Raphaël Guerrero mais n’a pas non plus voté pour lui. Une tactique du ni-ni pour mieux rejoindre le camp gagnant quel qu’il soit ?

9h03 – Aura-t-on le même casting que la semaine dernière ? Pour se présenter à l’élection, il suffit de siéger dans l’hémicycle. Pas besoin de déclaration préalable. Donc potentiellement, les 110 élus présents ce matin peuvent annoncer leur candidature.

9h00 – Le maire de Claix, Christophe Revil et de Champ sur Drac, Luc Aury, ainsi qu’Allan Brunon et Bastien Castillo pour La France Insoumise sont les premiers à prendre place, suivis de Clément Chappet, le leader de la droite grenobloise. On peut déjà vous annoncer que le conseil ne commencera pas à l’heure.

conseil métropolitain salle vide

8h55 – Alors que les premiers élus font leur apparition dans l’hémicycle, on vous rappelle les résultats de la semaine dernière. Au 2ème tour de scrutin, Raphaël Guerrero était arrivé en tête avec 51 voix devant Guillaume Lissy (47), Allan Brunon pour LFI (8), Enzo Billon pour le RN (2). Ludovic Bustos (maire de Poisat) et Christophe Ferrari (maire du Pont-de-Claix) qui n’étaient pourtant pas candidat, avaient chacun obtenu une voix. Sûrement la leur.

8h50 – L’une des incertitudes de ce matin concerne la position de La France Insoumis. En début de semaine, Allan Brunon a rappelé dans une conférence de presse qu’il avait bien passé un accord de désistement avec Guillaume Lissy et a menacé de maintenir sa candidature si cet accord était remis en cause.

8h45 – Comme la semaine dernière, un comité d’accueil attend les élus devant le siège de la Métropole. Quelques dizaines de personnes manifestent pour demander un relogement décent des sans-papiers qui squattent les locaux de la collectivité depuis plusieurs mois.

Manif métro logement

8h35 – Le duel qui oppose Guillaume Lissy et Raphaël Guerrero pour la présidence de la Métropole de Grenoble a inspiré notre dessinateur Cled12…

dessin Cled12 Lissy - Guerrero

8h30 – Bonjour à toutes et à tous. C’est parti pour un certain temps… Bien que deux tours de vote ont eu lieu la semaine dernière, le scrutin redémarre à zéro ce matin. Va-t-on assister, à nouveau, à des heures de négociations en coulisses entre chaque tour ? Alors que tous les élus ont convenu que cette séquence avait offert une image déplorable de la politique locale, on comprendrait mal qu’ils repartent sur le même scénario.

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Publié le 29.04.2026 à 22:34

Thibault LEDUC

Avant le vote de ce jeudi qui entérinera le président de la Métropole grenobloise, les présidents du Département, du Pays Voironnais et du Grésivaudan alertent face aux dérives préoccupantes qui menacent, selon selon eux, le territoire.

Au centre de leurs inquiétudes : la possible formation d’un exécutif reposant sur un accord technique avec La France Insoumise. Jean-Pierre Barbier (président de l’Isère), Henri Baile (président du Grésivaudan) et Freddy Rey (président du Pays Voironnais) estiment qu’un rapprochement avec une formation qu’ils qualifient « d’extrémiste et d’anti-républicaine aurait inévitablement des répercussions sur l’ensemble des instances de coopération territoriale auxquelles la Métropole de Grenoble est associée avec les institutions que nous représentons ».

Ils citent le SMMAG, le SCoT de la région grenobloise, l’EPFL du Dauphiné ou encore le SYMBHI, des structures intercommunales pas forcément très connues du grand public mais qui jouent un rôle clé dans le quotidien des habitants dans les domaines de la mobilité, de l’urbanisme, de la gestion des ressources ou la prévention des risques.

Face à cette situation, ces trois présidents, dont deux d’entre-eux ont été élus dans leur commune et à la tête de leur intercommunalité sans la moindre opposition, appellent à la responsabilité de leurs homologues métropolitains. Ils estiment que la présidence de la Métropole ne doit pas être considérée comme un enjeu partisan, mais comme un mandat au service de l’ensemble du territoire et de ses habitants.

Une prise de position finalement assez prévisible pour ces trois présidents de droite. Il y a un mois, Jean-Pierre Barbier et Henri Baile avaient soutenu la candidature d’Alain Carignon à la mairie de Grenoble face à l’alliance entre Laurence Ruffin et LFI. Un soutien qui n’avait pas porté ses fruits.

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Publié le 29.04.2026 à 20:30

La rédaction TG+

La FNAIM Isère a un nouveau président. Réunis ce mardi 28 avril, professionnels de l’immobilier, élus et représentants institutionnels ont assisté à la prise de fonction officielle d’Hugues de Villard, qui succède à Stéphane Chaissé.

Dès l’ouverture de son discours, le nouveau président a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, récemment nommé à la commission des finances nationale de la FNAIM. Il a salué « le très gros travail » mené pour redresser les comptes et restructurer le syndicat.

Une transition saluée

Adhérent de longue date — 34 ans au sein de la fédération — Hugues de Villard connaît bien les rouages de l’organisation qui est à la fois le premier syndicat immobilier de France, une marque reconnue par le public et un regroupement de professionnels. Spécialiste de l’immobilier d’entreprise, il s’appuie désormais sur une équipe élargie, avec des vice-présidences dédiées et un conseil d’administration composé de professionnels du secteur.

Une fédération influente dans le paysage local

Avec 130 agences adhérentes et 62 partenaires, la FNAIM Isère s’impose comme un acteur structurant du marché immobilier local. Elle intervient à la fois comme porte-parole de la profession et comme interlocuteur régulier des pouvoirs publics. La fédération siège notamment dans plusieurs instances clés liées au logement, participe à l’élaboration de données de marché et échange avec les grandes organisations économiques du territoire (CCI, MEDEF, CPME, notaires…).

Un contexte immobilier sous tension

Dans ce contexte, Hugues de Villard n’a pas éludé les sujets sensibles. Le marché locatif reste sous pression, avec une offre insuffisante et des signaux d’inquiétude chez les propriétaires. Le nouveau président a ainsi critiqué certaines pistes évoquées localement, comme la création d’une brigade municipale de réquisition des logements vacants ou encore l’encadrement des loyers commerciaux. Des mesures qu’il juge inadaptées, voire contre-productives dans un marché déjà fragilisé. « Notre rôle, c’est de rappeler les réalités du terrain », a-t-il insisté, appelant à des réponses concrètes plutôt qu’à des annonces politiques.

Le nouveau bureau de la FNAIM Isère
La nouvelle équipe de la FNAIM Isère (photo Velprod)

Défense de la profession et services aux adhérents

Pour son mandat, Hugues de Villard affiche deux priorités : défendre les intérêts des professionnels et renforcer l’accompagnement des adhérents : formation, représentation, services opérationnels… Il souhaite une fédération « utile, concrète, proche du terrain », capable de répondre aux attentes des agences et de leurs collaborateurs.

Une présidence placée sous le signe de la visibilité

Au-delà des enjeux internes, le nouveau président entend aussi renforcer la place de la FNAIM dans le débat public local. Son ambition : une organisation « forte, visible et incontournable pour les institutions ». Dans un secteur en pleine évolution, entre pression réglementaire et mutations du marché, la feuille de route est claire : structurer, défendre et représenter.

Fioraso, Streiff, sidos
Les personnalités présentes (de gauche à droite) :
– Sophie Sidos (présidente du Medef Isère)
– Philippe Pasteur (président du tribunal de commerce de Grenoble)
– Mahamadou Diarra (sous-préfet de l’Isère)
– Loic Cantin (président national de la FNAIM)
– Bertrand Converso (président de la fédération du BTP de l’Isère)
– Sandrine Chaix (conseillère régionale)
– Pierre Streiff (président de la CCI de Grenoble)
– Hugues de Villard (président de la FNAIM Isère)
– Geneviève Fioraso (ancienne ministre)

– Jérôme Lopez (président de la CPME Isère)

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Publié le 29.04.2026 à 19:00

Marie-Caroline ABRIAL

Trois morts par balle en une semaine, une violence qui banalise les armes, une génération fragilisée. Azzeddine Mhiyaoui, fondateur du Team Mhiyaoui et ancien champion de boxe, a décidé de ne plus se taire. Il organise une marche blanche ce dimanche 3 mai à 14h, avenue Alsace-Lorraine, et appelle tous les Grenoblois à le rejoindre.

Tout est parti d’un enterrement. Quelques jours avant sa mort, un père de famille était venu frapper à la porte du club d’Azzeddine Mhiyaoui pour inscrire son fils. Il a été abattu peu après. « Je me suis retrouvé à ses obsèques. J’ai beaucoup pensé à sa famille. C’est terrible », confie l’ancien boxeur. Ce drame personnel s’est ensuite superposé à une actualité glaçante : dans la semaine du 13 avril, trois personnes ont été tuées par balle à Grenoble en moins de sept jours.

Pour Mhiyaoui, c’est le seuil de trop. « On ne peut pas continuer à enterrer des jeunes, ni des pères de famille. Quand un homme sort du travail et prend une balle parce qu’il a été confondu avec quelqu’un d’autre, ça peut arriver à n’importe quel Grenoblois. »

Une violence qui change de visage

Ce qui inquiète le plus l’ancien champion, c’est la banalisation. « Aujourd’hui, certains sortent une arme pour un regard, une parole ou une histoire d’ego. » La violence, selon lui, ne se limite plus au narcotrafic. Elle s’est diffusée dans les comportements ordinaires. « Une personne qui va boire un coup en boîte de nuit va s’armer parce que c’est devenu normal d’avoir une arme à la ceinture. Être armé à Grenoble est devenu banal », déplore-t-il.

Il confie aussi avoir reçu, depuis l’annonce de la marche, un coup de fil anonyme : « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu te mêles d’affaires qui ne te regardent pas. » Sa réponse : « J’en ai rien à faire. » Sa détermination, elle, est intacte.

Dimanche, tout le monde dans la rue

La marche partira le 3 mai à 14h du 4 rue Jay, avenue Alsace-Lorraine, en direction de Notre-Dame — un itinéraire que Mhiyaoui décrit comme symbolique. L’objectif : « Rendre hommage à toutes les victimes, réveiller les esprits et montrer que Grenoble peut se lever contre la violence. » L’appel est lancé à tous : parents, éducateurs, associations, écoles, élus, médias. Des invitations ont été envoyées à la préfète de l’Isère et à la maire de Grenoble Laurence Ruffin, dont des proches ont indiqué qu’elle essaierait d’être présente. « En restant silencieux, on alimente cette violence », insiste-t-il. « Il faut arrêter d’avoir peur, se lever et se battre. »

Un éducateur autant qu’un sportif

À la tête du Team Mhiyaoui — près de 800 licenciés — Azzeddine Mhiyaoui ne fait pas que former des boxeurs. Il intervient aussi en milieu pénitentiaire pour mineurs et revendique un rôle de « grand frère » auprès des jeunes en difficulté. « 80 % de réussite avec des jeunes en galère. On en a sorti de la galère, on a créé de l’emploi. Il faut leur donner un code de vie. »

Sa conviction est simple, et sans appel : « Les jeunes entre 10 et 18 ans, soit on les perd, soit on les accompagne. Aujourd’hui, des gamins de 15 ans sont plus armés que la police. Il faut que toutes les structures travaillent ensemble — police, communes, écoles, associations, éducateurs. Grenoble ne peut pas continuer à vivre comme ça. »

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Publié le 29.04.2026 à 17:28

La rédaction TG+

Pendant trois jours, l’agglomération grenobloise va vivre au rythme de la flûte à bec. Du 1er au 3 mai, les Journées de la Flûte à Bec reviennent pour une nouvelle édition, avec une programmation ambitieuse et accessible à tous les publics.

Créée en 2017 à Grenoble et dirigée par Myriam Courbet, la Compagnie L’Oiseau à Plumes développe des projets artistiques centrés sur la rencontre, la transmission et la curiosité. À travers des formats variés, elle cherche à rendre la musique vivante et accessible à tous. Cette année, l’association a choisi de mettre en lumière les compositrices, souvent oubliées par l’histoire de la musique.

Une programmation riche entre concerts, ateliers et rencontres

Le festival s’ouvrira vendredi 1er mai à 19h30 à La Baj’Art, à Grenoble, avec une soirée conviviale mêlant scène ouverte et jam session autour des « chansons à boire de compositrices ». Un moment pensé pour décloisonner la musique ancienne et favoriser les échanges entre participants.

Le cœur de l’événement battra tout au long du week-end au Conservatoire Jean Wiener, au Pont-de-Claix, où se tiendra le salon d’exposition. Facteurs de flûtes venus de toute la France y présenteront leurs instruments, allant des modèles Renaissance et baroques aux créations contemporaines. Une occasion rare de découvrir un savoir-faire artisanal d’excellence.

Parmi les temps forts, le concert « Compositrices baroques », prévu samedi 2 mai à 19h à l’église Saint-Jacques d’Échirolles, réunira le Trio Trifolii, le Fol Orchestre et des élèves des conservatoires de la région. Un hommage musical dans un cadre acoustique propice à l’écoute.

Le festival se conclura dimanche 3 mai à 17h, à la salle des fêtes d’Échirolles, avec un grand bal mêlant danses Renaissance et traditionnelles. Le public est invité à participer, costumes d’époque bienvenus pour une immersion complète.

Un événement tourné vers la transmission

Au-delà des spectacles, les Journées de la Flûte à Bec proposent également un volet pédagogique important. Des ateliers « Santé et Musique », animés par un kinésithérapeute, permettront aux participants d’apprendre les bons gestes pour jouer sans se blesser. D’autres sessions seront consacrées à l’entretien des instruments, comme le huilage ou la réparation des joints.

Une touche originale viendra compléter le programme avec la présence d’un personnage déambulatoire, « Monsieur Jason Potin de la Jacasse », qui partagera anecdotes et histoires méconnues sur les compositrices du XVIIIe siècle.

👉 L’intégralité du programme est à retrouver sur le site de la compagnie

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