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20.10.2026 à 03:59

France en direct : les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur

FRANCE 24
Les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que l'exécutif, sous un feu croisé de critiques, réaffirme sa promesse de fermeté dans la réponse pénale aux auteurs des pillages et de violences. Suivez notre direct.

Les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que l'exécutif, sous un feu croisé de critiques, réaffirme sa promesse de fermeté dans la réponse pénale aux auteurs des pillages et de violences. Suivez notre direct.

20.10.2026 à 02:49

Election au Brésil : Meta doit prouver en 24 heures que Lula et Bolsonaro sont traités de la même façon

FRANCE24
Dans le cas contraire, Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, devra payer une amende d'un million de reais (environ 200.000 dollars) par jour, selon un document du tribunal consulté par l'AFP. Le président de gauche Lula, 81 ans, en quête d'un quatrième mandat, et Flávio Bolsonaro, 45 ans, sont à égalité dans les sondages à quelques jours du deuxième tour. Lula a dénoncé "l'interférence" de Meta dans l'élection brésilienne après avoir été devancé de peu au premier tour par Flávio Bolsonaro, fils de l'ex-président Jair Bolsonaro. Le président de gauche a accusé la plateforme américaine de restreindre la circulation de ses contenus sur Instagram et WhatsApp. Par ailleurs, Lula a mis en garde contre la "sélectivité" des algorithmes du modèle d'intelligence artificielle de WhatsApp. Ce modèle refuserait selon lui de générer du contenu électoral qui lui soit favorable, ce qui ne serait pas le cas pour Flávio Bolsonaro. Son parti a saisi la justice électorale ainsi que l'Organisation des Etats américains (OEA). Des dizaines de ses soutiens ont manifesté lundi devant le siège de Meta à Sao Paulo, brandissant des pancartes et criant des slogans contre le patron du groupe, Mark Zuckerberg, et le président américain Donald Trump. "Je ne crois quasiment rien de ce que je vois ces derniers temps" sur les réseaux de Meta, a affirmé à l'AFP Lilian Doring, créatrice de vidéos animées de 47 ans. "Incidents" techniques Meta a nié tout parti pris dans les élections. L'entreprise a reconnu la désactivation par erreur d'annonces de campagne de Lula, l'attribuant à des "incidents" techniques qui n'affectent pas seulement le Brésil. Jeudi, un juge du Tribunal supérieur électoral a ordonné à la plateforme américaine d'appliquer les mêmes règles aux deux candidats. Le tribunal a interdit à Meta de réduire de façon inégale la portée des contenus électoraux, les recommandations et les résultats de recherche. Il était également demandé à Meta de ne favoriser aucun candidat avec son outil d'intelligence artificielle, comme l'ont dénoncé des usagers. L'arrêt du tribunal prévoyait déjà une amende de 500.000 reales par jour (100.000 dollars) en cas de non-respect. Dans sa nouvelle décision, le tribunal électoral a conclu que Meta n'avait pas prouvé qu'il avait mis en œuvre la majorité des injonctions antérieures. "La persistance de l'absence de mise en œuvre (des décisions), à quelques jours du second tour, met en évidence l'insuffisance de l'amende", selon cette décision antérieure. Pendant la campagne, Lula a affirmé que le gouvernement américain tentait d'interférer dans les élections en faveur de Flávio Bolsonaro, dont le père et ex-président Jair Bolsonaro (2019-2022) est un allié de Donald Trump.

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Dans le cas contraire, Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, devra payer une amende d'un million de reais (environ 200.000 dollars) par jour, selon un document du tribunal consulté par l'AFP. Le président de gauche Lula, 81 ans, en quête d'un quatrième mandat, et Flávio Bolsonaro, 45 ans, sont à égalité dans les sondages à quelques jours du deuxième tour. Lula a dénoncé "l'interférence" de Meta dans l'élection brésilienne après avoir été devancé de peu au premier tour par Flávio Bolsonaro, fils de l'ex-président Jair Bolsonaro. Le président de gauche a accusé la plateforme américaine de restreindre la circulation de ses contenus sur Instagram et WhatsApp. Par ailleurs, Lula a mis en garde contre la "sélectivité" des algorithmes du modèle d'intelligence artificielle de WhatsApp. Ce modèle refuserait selon lui de générer du contenu électoral qui lui soit favorable, ce qui ne serait pas le cas pour Flávio Bolsonaro. Son parti a saisi la justice électorale ainsi que l'Organisation des Etats américains (OEA). Des dizaines de ses soutiens ont manifesté lundi devant le siège de Meta à Sao Paulo, brandissant des pancartes et criant des slogans contre le patron du groupe, Mark Zuckerberg, et le président américain Donald Trump. "Je ne crois quasiment rien de ce que je vois ces derniers temps" sur les réseaux de Meta, a affirmé à l'AFP Lilian Doring, créatrice de vidéos animées de 47 ans. "Incidents" techniques Meta a nié tout parti pris dans les élections. L'entreprise a reconnu la désactivation par erreur d'annonces de campagne de Lula, l'attribuant à des "incidents" techniques qui n'affectent pas seulement le Brésil. Jeudi, un juge du Tribunal supérieur électoral a ordonné à la plateforme américaine d'appliquer les mêmes règles aux deux candidats. Le tribunal a interdit à Meta de réduire de façon inégale la portée des contenus électoraux, les recommandations et les résultats de recherche. Il était également demandé à Meta de ne favoriser aucun candidat avec son outil d'intelligence artificielle, comme l'ont dénoncé des usagers. L'arrêt du tribunal prévoyait déjà une amende de 500.000 reales par jour (100.000 dollars) en cas de non-respect. Dans sa nouvelle décision, le tribunal électoral a conclu que Meta n'avait pas prouvé qu'il avait mis en œuvre la majorité des injonctions antérieures. "La persistance de l'absence de mise en œuvre (des décisions), à quelques jours du second tour, met en évidence l'insuffisance de l'amende", selon cette décision antérieure. Pendant la campagne, Lula a affirmé que le gouvernement américain tentait d'interférer dans les élections en faveur de Flávio Bolsonaro, dont le père et ex-président Jair Bolsonaro (2019-2022) est un allié de Donald Trump.

20.10.2026 à 02:39

Mali: plus d'une quarantaine de civils tués dimanche par des hommes armés (sources sécuritaires et locales)

FRANCE24
Ces attaques sanglantes, menées par des hommes armés arrivés à motos, ont visé, selon ces sources, plusieurs campements appartenant majoritairement à la communauté Daoussahak, dont est issu le mouvement armé "Mouvement pour le salut de l'Azawad" (MSA), proche de la junte au pouvoir à Bamako. Le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak a attribué ces attaques à l'organisation État islamique (EIS), selon un communiqué publié lundi. Les attaques ont visé des campements situés à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Ménaka, notamment dans la localité de Tinabow et le secteur de Tagadayat. D'après une source sécuritaire basée à Gao interrogée par l'AFP, la tuerie est intervenue "en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA". "Selon les informations qui nous parviennent, il y a eu une quarantaine de morts, majoritairement des hommes", a ajouté cette source. La même source a ajouté que la résidence à Ménaka du chef du MSA, Moussa Ag Acharatoumane, également membre du Conseil national de transition (CNT - organe législatif des militaires au pouvoir au Mali) a "été également ciblée à Ménaka, sans faire de victimes". "Des dizaines de corps" Depuis 2012, le Mali est en proie à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements indépendantistes de Touaregs. A cela s'ajoute une grave crise économique. Ce pays sahélien est dirigé par une junte depuis deux coups d'État, en 2020 et 2021, et qui peine à endiguer les violences jihadistes. "Des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs campements à 50 km de la ville de Ménaka. Ils ont tiré sur tout ce qui bouge. Il y a eu 50 civils tués dont des jeunes et des personnes âgées", a déclaré lundi à l'AFP une autre source sécuritaire à propos de la tuerie de dimanche. "Aujourd'hui (lundi, NDLR) encore, les gens continuent d'arriver à Ménaka...", a ajouté cette source. Selon une source locale à Tinabow interrogée par l'AFP, "plusieurs dizaines de motos sont soudainement arrivées et ont commencé à tirer et à mettre le feu aux habitations" dimanche dans la soirée. "Ils (assaillants, NDLR) n'ont adressé la parole à personne, ils ont juste commencé à tuer. J'ai vu des dizaines de corps", a poursuivi cette source. Un élu local a confirmé à l'AFP ce lourd bilan, faisant état de "plus de 50 morts dont des femmes et des vieillards", évoquant aussi un déplacement important de population vers la ville de Ménaka. Selon le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak, au moins "48 civils ont été tués le dimanche 18 octobre 2026 dans la localité de Tagadayat". Dans son communiqué, l'organisation dénonce le "massacre" de "populations civiles sans défense" mené par des assaillants "arrivés à bord de plusieurs motos". Cette organisation lance aussi un appel à de l'aide humanitaire d'urgence pour les déplacés. L'armée malienne avait de son côté affirmé avoir mené samedi des opérations dans la même zone, à 65 km au sud-ouest de la ville de Ménaka. "Une importante base abritant plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique (...) a été ciblée et frappée avec succès", ont indiqué les Forces armées maliennes.

Texte intégral (567 mots)
Ces attaques sanglantes, menées par des hommes armés arrivés à motos, ont visé, selon ces sources, plusieurs campements appartenant majoritairement à la communauté Daoussahak, dont est issu le mouvement armé "Mouvement pour le salut de l'Azawad" (MSA), proche de la junte au pouvoir à Bamako. Le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak a attribué ces attaques à l'organisation État islamique (EIS), selon un communiqué publié lundi. Les attaques ont visé des campements situés à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Ménaka, notamment dans la localité de Tinabow et le secteur de Tagadayat. D'après une source sécuritaire basée à Gao interrogée par l'AFP, la tuerie est intervenue "en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA". "Selon les informations qui nous parviennent, il y a eu une quarantaine de morts, majoritairement des hommes", a ajouté cette source. La même source a ajouté que la résidence à Ménaka du chef du MSA, Moussa Ag Acharatoumane, également membre du Conseil national de transition (CNT - organe législatif des militaires au pouvoir au Mali) a "été également ciblée à Ménaka, sans faire de victimes". "Des dizaines de corps" Depuis 2012, le Mali est en proie à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements indépendantistes de Touaregs. A cela s'ajoute une grave crise économique. Ce pays sahélien est dirigé par une junte depuis deux coups d'État, en 2020 et 2021, et qui peine à endiguer les violences jihadistes. "Des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs campements à 50 km de la ville de Ménaka. Ils ont tiré sur tout ce qui bouge. Il y a eu 50 civils tués dont des jeunes et des personnes âgées", a déclaré lundi à l'AFP une autre source sécuritaire à propos de la tuerie de dimanche. "Aujourd'hui (lundi, NDLR) encore, les gens continuent d'arriver à Ménaka...", a ajouté cette source. Selon une source locale à Tinabow interrogée par l'AFP, "plusieurs dizaines de motos sont soudainement arrivées et ont commencé à tirer et à mettre le feu aux habitations" dimanche dans la soirée. "Ils (assaillants, NDLR) n'ont adressé la parole à personne, ils ont juste commencé à tuer. J'ai vu des dizaines de corps", a poursuivi cette source. Un élu local a confirmé à l'AFP ce lourd bilan, faisant état de "plus de 50 morts dont des femmes et des vieillards", évoquant aussi un déplacement important de population vers la ville de Ménaka. Selon le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak, au moins "48 civils ont été tués le dimanche 18 octobre 2026 dans la localité de Tagadayat". Dans son communiqué, l'organisation dénonce le "massacre" de "populations civiles sans défense" mené par des assaillants "arrivés à bord de plusieurs motos". Cette organisation lance aussi un appel à de l'aide humanitaire d'urgence pour les déplacés. L'armée malienne avait de son côté affirmé avoir mené samedi des opérations dans la même zone, à 65 km au sud-ouest de la ville de Ménaka. "Une importante base abritant plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique (...) a été ciblée et frappée avec succès", ont indiqué les Forces armées maliennes.

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