Une nouvelle apologie de la « doctrine Monroe ». Le 11 août, le département d'État américain diffusait une vidéo traçant une ligne directe entre le message de James Monroe au Congrès en 1823 (appelant les Européens à se retirer d'Amérique latine) et l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier dernier, sur ordre de Donald Trump. Celui-ci serait ainsi le plus récent gardien d'une doctrine qui avait longtemps pris soin de se présenter en protectrice, plutôt qu'en maîtresse de l'hémisphère. Une telle réaffirmation de la force sur le droit a conduit plusieurs pays à envisager un réarmement à marche forcée - et notamment le Brésil. Pour ce pays, qui fut le premier pays en Amérique du Sud à saluer l'énoncé de Monroe, et qui n'a jamais rompu avec Washington, le message du Département d'Etat ne laisse guère de doute sur ses intentions. À quelques mois d'un scrutin présidentiel où Lula concourt contre le fils de Jair Bolsonaro, c'est bien la souveraineté du pays qui se trouve mise en question.
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Une nouvelle apologie de la « doctrine Monroe ». Le 11 août, le département d'État américain diffusait une vidéo traçant une ligne directe entre le message de James Monroe au Congrès en 1823 (appelant les Européens à se retirer d'Amérique latine) et l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier dernier, sur ordre de Donald Trump. Celui-ci serait ainsi le plus récent gardien d'une doctrine qui avait longtemps pris soin de se présenter en protectrice, plutôt qu'en maîtresse de l'hémisphère. Une telle réaffirmation de la force sur le droit a conduit plusieurs pays à envisager un réarmement à marche forcée - et notamment le Brésil. Pour ce pays, qui fut le premier pays en Amérique du Sud à saluer l'énoncé de Monroe, et qui n'a jamais rompu avec Washington, le message du Département d'Etat ne laisse guère de doute sur ses intentions. À quelques mois d'un scrutin présidentiel où Lula concourt contre le fils de Jair Bolsonaro, c'est bien la souveraineté du pays qui se trouve mise en question.
En montrant la Résistance sous son jour le plus héroïque, La bataille de Gaulle d'Antonin Baudry rompt avec des décennies de films centrés sur la collaboration. Retour au cinéma « résistancialiste » d'après-guerre ? Cette hagiographie du général de Gaulle est bien davantage. Les Alliés américains y sont dépeints sous un jour inédit : force d'occupation autant qu'armée de libération, dont les volontés hégémoniques constituent le fil rouge du récit. Le diptyque de Baudry fait ressortir la dimension anticolonialiste de la Résistance française, confrontée aux troupes nazies, mais aussi au suzerain de Washington. Il a ainsi rouvert un débat, politique autant qu'historique, sur la Résistance et la collaboration, l'insurrection et la souveraineté, de Gaulle et l'Amérique. Analyse.
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En montrant la Résistance sous son jour le plus héroïque, La bataille de Gaulle d'Antonin Baudry rompt avec des décennies de films centrés sur la collaboration. Retour au cinéma « résistancialiste » d'après-guerre ? Cette hagiographie du général de Gaulle est bien davantage. Les Alliés américains y sont dépeints sous un jour inédit : force d'occupation autant qu'armée de libération, dont les volontés hégémoniques constituent le fil rouge du récit. Le diptyque de Baudry fait ressortir la dimension anticolonialiste de la Résistance française, confrontée aux troupes nazies, mais aussi au suzerain de Washington. Il a ainsi rouvert un débat, politique autant qu'historique, sur la Résistance et la collaboration, l'insurrection et la souveraineté, de Gaulle et l'Amérique. Analyse.
Plus que jamais, c'est à Ormuz que se trouve l'épicentre du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.
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Plus que jamais, c'est à Ormuz que se trouve l'épicentre du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.