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L'actrice américaine Hayden Panettiere, connue pour ses rôles dans les séries télévisées "Heroes" et "Nashville", est morte à l'âge de 36 ans. Son décès a été annoncé par des médias dans la nuit de dimanche à lundi.

17.08.2026 à 07:15

"Gouvernement, ouvre les yeux", exhorte l'un des près de 13.000 déplacés du séisme en Indonésie

FRANCE24
"Nous sommes livrés à nous-mêmes ici", lâche à l'AFP depuis son île de Florès sinistrée cet homme de 32 ans qui, comme beaucoup d'Indonésiens, n'a qu'un seul nom. Il se tient devant sa tente bricolée à la main avec des bâches et des piquets, où se tasse une trentaine de personnes déplacées de la petite localité de Mbay, dans le nord du district central de Nagekeo, proche de l'épicentre. "Nos maisons ne sont plus habitables, car beaucoup se sont effondrées et sont pleines de fissures ; nous ne pouvons donc plus y entrer", a abondé Junaidin. Il ne s'y rend que pour "aller chercher de l'eau, des vêtements, des oreillers", avant de regagner l'abri de fortune. Le séisme de magnitude 7,7 survenu samedi en matinée a fait plus de cinquante morts, une centaine de blessés, et endommagé plus de 900 bâtiments, selon l'agence indonésienne de gestion des catastrophes. Le nombre de personnes incapables de regagner leur domicile a doublé de dimanche à lundi, s'élevant désormais à 12.800 personnes, a indiqué à l'AFP Berton Suar Pelita Panjaitan, porte-parole de cette agence nationale. Alors que le pays célèbre en grande pompe la fête de l'indépendance à Jakarta, coeur du pouvoir politique, Junaidin se sent délaissé. "L'aide du gouvernement, il n'y en a pas eu : pas de tentes, pas de médicaments, pas de nourriture, pas d'eau potable, rien", liste-t-il. "Gouvernement, s'il te plaît, ouvre les yeux. Nous sommes votre peuple, nous faisons partie de vous. Alors, s'il vous plaît, prenez soin de nous." "En colère et déçus" L'armée de l'air indonésienne a indiqué acheminer 13 tonnes d'aide d’urgence par les airs, à bord de deux avions de transport Hercules et d'un Boeing. Elle déploie également des hélicoptères pour livrer directement de l'équipement d'urgence aux survivants des communautés isolées, a rapporté l’agence de presse officielle Antara en citant le commandant de la base aérienne d'El Tari à Kupang (sud-est). Cette aide comprend de la nourriture, des vêtements, de l'eau potable et du matériel médical d'urgence. Mais pour les rescapés, le temps presse davantage. "Nous avons fui sans rien. Juste les vêtements que nous portions sur le dos. Nous sommes des victimes ; nous traversons une catastrophe", clame Siti Saudah Daso, une habitante de Mbay âgée de 31 ans. "Ils ont dit qu'ils nous donneraient quelque chose, mais nous n'en avons aucune preuve. Honnêtement, nous sommes un peu en colère et déçus", expose cette mère de trois enfants. Dans la zone sinistrée, les secouristes poursuivent leurs recherches "terrestres et aériennes à partir d'hélicoptères. Aucune personne n'a été signalée comme disparue, mais nous continuons à passer la zone au peigne fin par mesure de précaution", a indiqué lundi matin à l'AFP Fathur Rahman, responsable de ces opérations. En plus des centaines de logements, des dizaines de bâtiments publics, notamment des établissements scolaires et de santé ainsi que des administrations, ont été touchés. Plus de 8.000 enfants se trouvent confrontés à "des risques pour leur sécurité et à des perturbations dans leur scolarité", d'après l'ONG Save the Children. Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, l'Indonésie connaît une forte activité sismique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170.000 personnes en Indonésie et d'environ 50.000 autres dans des pays voisins.

Texte intégral (598 mots)
"Nous sommes livrés à nous-mêmes ici", lâche à l'AFP depuis son île de Florès sinistrée cet homme de 32 ans qui, comme beaucoup d'Indonésiens, n'a qu'un seul nom. Il se tient devant sa tente bricolée à la main avec des bâches et des piquets, où se tasse une trentaine de personnes déplacées de la petite localité de Mbay, dans le nord du district central de Nagekeo, proche de l'épicentre. "Nos maisons ne sont plus habitables, car beaucoup se sont effondrées et sont pleines de fissures ; nous ne pouvons donc plus y entrer", a abondé Junaidin. Il ne s'y rend que pour "aller chercher de l'eau, des vêtements, des oreillers", avant de regagner l'abri de fortune. Le séisme de magnitude 7,7 survenu samedi en matinée a fait plus de cinquante morts, une centaine de blessés, et endommagé plus de 900 bâtiments, selon l'agence indonésienne de gestion des catastrophes. Le nombre de personnes incapables de regagner leur domicile a doublé de dimanche à lundi, s'élevant désormais à 12.800 personnes, a indiqué à l'AFP Berton Suar Pelita Panjaitan, porte-parole de cette agence nationale. Alors que le pays célèbre en grande pompe la fête de l'indépendance à Jakarta, coeur du pouvoir politique, Junaidin se sent délaissé. "L'aide du gouvernement, il n'y en a pas eu : pas de tentes, pas de médicaments, pas de nourriture, pas d'eau potable, rien", liste-t-il. "Gouvernement, s'il te plaît, ouvre les yeux. Nous sommes votre peuple, nous faisons partie de vous. Alors, s'il vous plaît, prenez soin de nous." "En colère et déçus" L'armée de l'air indonésienne a indiqué acheminer 13 tonnes d'aide d’urgence par les airs, à bord de deux avions de transport Hercules et d'un Boeing. Elle déploie également des hélicoptères pour livrer directement de l'équipement d'urgence aux survivants des communautés isolées, a rapporté l’agence de presse officielle Antara en citant le commandant de la base aérienne d'El Tari à Kupang (sud-est). Cette aide comprend de la nourriture, des vêtements, de l'eau potable et du matériel médical d'urgence. Mais pour les rescapés, le temps presse davantage. "Nous avons fui sans rien. Juste les vêtements que nous portions sur le dos. Nous sommes des victimes ; nous traversons une catastrophe", clame Siti Saudah Daso, une habitante de Mbay âgée de 31 ans. "Ils ont dit qu'ils nous donneraient quelque chose, mais nous n'en avons aucune preuve. Honnêtement, nous sommes un peu en colère et déçus", expose cette mère de trois enfants. Dans la zone sinistrée, les secouristes poursuivent leurs recherches "terrestres et aériennes à partir d'hélicoptères. Aucune personne n'a été signalée comme disparue, mais nous continuons à passer la zone au peigne fin par mesure de précaution", a indiqué lundi matin à l'AFP Fathur Rahman, responsable de ces opérations. En plus des centaines de logements, des dizaines de bâtiments publics, notamment des établissements scolaires et de santé ainsi que des administrations, ont été touchés. Plus de 8.000 enfants se trouvent confrontés à "des risques pour leur sécurité et à des perturbations dans leur scolarité", d'après l'ONG Save the Children. Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, l'Indonésie connaît une forte activité sismique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170.000 personnes en Indonésie et d'environ 50.000 autres dans des pays voisins.

17.08.2026 à 07:15

A Uckange, les plantes au secours des sites industriels pollués

FRANCE24
D'une main légère mais précise, Sonia Henry, maître de conférences à l'Université de Lorraine IUT de Thionville, sème des graines dans les sillons de ce "jardin de transformation". "Il s'agit d'une espèce végétale appelée Miscanthus x Giganteus, qui a la capacité de se développer sur des sols de friche industrielle impactés par la présence de polluants", explique la scientifique. "On va l'utiliser dans le cadre de la dépollution des sols pour cibler les polluants organiques qui [s'y] trouvent", précise-t-elle. Cette graminée, aussi appelée "herbe à éléphant", stimule les micro-organismes présents autour de ses racines. Ceux-ci contribuent à immobiliser les métaux et à limiter leur dispersion, tout en favorisant leur dégradation, notamment en modifiant le pH ou leur forme chimique, afin de les "faire disparaître" du sol. Gagner du temps Depuis 2022, Uckange, longtemps exploité pour la production de fonte, est devenu un laboratoire à ciel ouvert de la phytoremédiation, dans le cadre d'une initiative portée par la Communauté d'agglomération du Val de Fensch avec notamment l'université de Lorraine et l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Cette technique exploite les capacités naturelles de certaines plantes pour absorber, transformer, stabiliser ou dégrader des polluants, une méthode moins invasive et moins coûteuse que l'excavation ou les traitements chimiques. La particularité de ce site pilote, "c'est qu'on travaille en association d'espèces végétales", explique Sonia Henry. En plus de Miscanthus, "on a mis en alternant une autre espèce qui va elle plutôt cibler les polluants métalliques, notamment le zinc. L'idée, c'est de travailler sur ces associations, de trouver les bonnes associations, les complémentarités pour permettre de gagner du temps en termes de dépollution et de gérer plusieurs polluants", explique Sonia Henry. Cette autre plante, dont la scientifique refuse pour l'heure de dévoiler le nom, "va prélever les polluants dans les sols et les capter et les concentrer dans les parties aériennes" du végétal. Cette biomasse contaminée, qui ne se disperse pas dans l'air, sera ensuite récoltée afin que les scientifiques d'un autre laboratoire puissent récupérer les métaux qu'elle contient et les réutiliser. A Uckange, deux catégories de polluants sont présentes: des polluants organiques (contenant du carbone), comme les hydrocarbures, et des polluants minéraux — nickel, chrome, zinc ou cuivre — répartis de manière hétérogène sur le site. "L'utilisation de plantes quand elles sont bien sélectionnées peut être extrêmement efficace et on peut gérer en plus différents polluants en même temps, ce qui n'est pas toujours le cas d'autre méthodes physiques ou chimiques". Efficacité à long terme ? Pour quelle efficacité ? Il est encore un peu tôt pour le dire, mais les premiers résultats sont encourageants. "C'est la deuxième année qu'on expérimente ça. Ce qu'on a vu sur la première année, c'est que ça fonctionnait, avec notamment des choses qui étaient plutôt positives en termes de dépollution", explique Mme Henry. "Maintenant, on va prendre un petit peu de temps aussi pour essayer de matérialiser ça sur le long terme et avoir une idée du temps nécessaire pour la dépollution de la parcelle", ajoute-t-elle. En effet, le temps de dépollution "dépend des teneurs en polluants", de leur diversité et "de ce qu'on appelle aussi leur biodisponibilité. Parfois, on peut avoir des polluants qui sont fortement bloqués sur les particules de sol, donc qui ne rentrent pas en contact avec les micro-organismes ou les systèmes racinaires des plantes, ce qui fait que ce n'est pas efficace". L'expérimentation d'Uckange doit permettre de vérifier si les tests réalisés en laboratoire sont efficaces sur un terrain grandeur nature, avant à terme, de modéliser le procédé pour l'exporter.

Texte intégral (671 mots)
D'une main légère mais précise, Sonia Henry, maître de conférences à l'Université de Lorraine IUT de Thionville, sème des graines dans les sillons de ce "jardin de transformation". "Il s'agit d'une espèce végétale appelée Miscanthus x Giganteus, qui a la capacité de se développer sur des sols de friche industrielle impactés par la présence de polluants", explique la scientifique. "On va l'utiliser dans le cadre de la dépollution des sols pour cibler les polluants organiques qui [s'y] trouvent", précise-t-elle. Cette graminée, aussi appelée "herbe à éléphant", stimule les micro-organismes présents autour de ses racines. Ceux-ci contribuent à immobiliser les métaux et à limiter leur dispersion, tout en favorisant leur dégradation, notamment en modifiant le pH ou leur forme chimique, afin de les "faire disparaître" du sol. Gagner du temps Depuis 2022, Uckange, longtemps exploité pour la production de fonte, est devenu un laboratoire à ciel ouvert de la phytoremédiation, dans le cadre d'une initiative portée par la Communauté d'agglomération du Val de Fensch avec notamment l'université de Lorraine et l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Cette technique exploite les capacités naturelles de certaines plantes pour absorber, transformer, stabiliser ou dégrader des polluants, une méthode moins invasive et moins coûteuse que l'excavation ou les traitements chimiques. La particularité de ce site pilote, "c'est qu'on travaille en association d'espèces végétales", explique Sonia Henry. En plus de Miscanthus, "on a mis en alternant une autre espèce qui va elle plutôt cibler les polluants métalliques, notamment le zinc. L'idée, c'est de travailler sur ces associations, de trouver les bonnes associations, les complémentarités pour permettre de gagner du temps en termes de dépollution et de gérer plusieurs polluants", explique Sonia Henry. Cette autre plante, dont la scientifique refuse pour l'heure de dévoiler le nom, "va prélever les polluants dans les sols et les capter et les concentrer dans les parties aériennes" du végétal. Cette biomasse contaminée, qui ne se disperse pas dans l'air, sera ensuite récoltée afin que les scientifiques d'un autre laboratoire puissent récupérer les métaux qu'elle contient et les réutiliser. A Uckange, deux catégories de polluants sont présentes: des polluants organiques (contenant du carbone), comme les hydrocarbures, et des polluants minéraux — nickel, chrome, zinc ou cuivre — répartis de manière hétérogène sur le site. "L'utilisation de plantes quand elles sont bien sélectionnées peut être extrêmement efficace et on peut gérer en plus différents polluants en même temps, ce qui n'est pas toujours le cas d'autre méthodes physiques ou chimiques". Efficacité à long terme ? Pour quelle efficacité ? Il est encore un peu tôt pour le dire, mais les premiers résultats sont encourageants. "C'est la deuxième année qu'on expérimente ça. Ce qu'on a vu sur la première année, c'est que ça fonctionnait, avec notamment des choses qui étaient plutôt positives en termes de dépollution", explique Mme Henry. "Maintenant, on va prendre un petit peu de temps aussi pour essayer de matérialiser ça sur le long terme et avoir une idée du temps nécessaire pour la dépollution de la parcelle", ajoute-t-elle. En effet, le temps de dépollution "dépend des teneurs en polluants", de leur diversité et "de ce qu'on appelle aussi leur biodisponibilité. Parfois, on peut avoir des polluants qui sont fortement bloqués sur les particules de sol, donc qui ne rentrent pas en contact avec les micro-organismes ou les systèmes racinaires des plantes, ce qui fait que ce n'est pas efficace". L'expérimentation d'Uckange doit permettre de vérifier si les tests réalisés en laboratoire sont efficaces sur un terrain grandeur nature, avant à terme, de modéliser le procédé pour l'exporter.

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