Près de 1.500 maisons ont été inondées dans cette commune de 25.000 habitants, où la Charente est restée en vigilance rouge puis orange durant une dizaine de jours. L'épisode a aussi impacté environ 400 entreprises et coûté plus d'un million et demi d'euros à la ville.
La plupart des candidats aux municipales ont fait une pause dans leur campagne, reportant meetings et présentation de leur liste.
Pour le maire sortant Horizons, Bruno Drapron, qui en est à la troisième crue majeure de son mandat, après celles de 2021 et 2023, "il ne faut pas forcément le voir comme une fatalité" mais savoir rebondir et faire de Saintes un "laboratoire" expérimentant diverses solutions face à ces inondations, amplifiées par le changement climatique.
Chaque hausse de 1°C des températures entraîne 7% d'augmentation de l'humidité de l'atmosphère, selon la formule de Clausius-Clapeyron, bien connue des météorologues.
M. Drapron, pompier professionnel de 56 ans, propose notamment de construire de grands parkings végétalisés et perméables, de verdir des sols dans les zones inondables, ou encore de mettre en place une assurance multirisques habitation, dans laquelle l'aléa des crues serait pris en charge par la ville ou l'intercommunalité.
"Ça suffit"
La baisse de la valeur de son bien, Sylvio D'Albret en est bien conscient. "Tout est en train de pourrir. Ça suffit, on ne peut plus continuer comme ça. À chaque crue, ma maison et tout le mobilier prend l'eau. Il faut vraiment trouver des solutions", s'exclame cet habitant de 70 ans.
Dans son quartier, la protection civile s'affairait encore à pomper l'eau dans les caves mardi et les habitants sortaient au soleil canapés et matelas trempés.
À la tête d'une liste d'union de la gauche, sauf LFI, Ludovic Norigeon, 36 ans, estime que les crues ont été "sous-estimées" dans le passé et qu'il faut travailler "à l'échelle de la gestion du fleuve", avec les différentes intercommunalités en amont de Saintes et l'EPTB Charente, l'établissement public de bassin.
S'il est élu, ce socialiste souhaite lancer "une réflexion avec une dimension de solidarité sociale" autour des zones les plus touchées, "des quartiers qui se sont paupérisés, avec des gens qui continuent d'y vivre par défaut".
"Il ne doit évidemment plus y avoir de nouvelles constructions. Il faut adapter les maisons quand c'est possible et réfléchir aussi au maintien ou pas de l'habitat dans ces zones-là, avec peut-être le rachat aux propriétaires de leurs maisons" au prix du foncier à Saintes, ajoute-t-il.
"Promesses de campagne"
Une idée partagée par le candidat LFI Rémy Catrou, le seul à avoir poursuivi sa campagne pendant les crues. "L'avenir de Saintes se prépare aujourd'hui", a-t-il expliqué sur les réseaux sociaux, soulignant que "beaucoup" de ses colistiers étaient sur le terrain en train d'aider les sinistrés.
Passerelles, murs anti-inondations, portes étanches, mais aussi aménagements de la vallée de la Charente... Dans son local de campagne proche des quais, l'ancien maire Jean-Philippe Machon (2014-2020) déborde lui aussi d'idées mais déplore que son successeur, qui "a été surexposé médiatiquement (...) n'a(it) rien fait pendant six ans pour préserver la ville des inondations".
Le septuagénaire, à la tête d'une liste "sans étiquette", défend son propre bilan en assurant qu'à l'époque, "le dérèglement climatique n'était pas aussi perceptible".
Laurent Daviet, candidat et membre dissident de la majorité, regrette pour sa part que plusieurs élus d'opposition qui ont proposé leur aide aient "été tenus à l'écart" de la gestion des inondations.
Pendant ce temps, dans un bar-PMU, des sinistrés s'échangent des photos de leurs maisons abîmées. "Les municipales? Pfff... On n'a pas le temps cette année. Ce qu'on veut, ce sont des véritables solutions à long terme, pas des promesses de campagne", lance l'un d'eux.
Un point met d'accord tous les candidats: la ville ne pourra pas financer seule de tels projets et aura besoin du soutien du département, de la région et de l'État.
07.03.2026 à 08:00
La Russie fournirait à l’Iran des renseignements sur des cibles américaines au Moyen-Orient
FRANCE 24
La Russie fournirait à l'Iran des informations sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient, y compris la localisation de navires et d'avions, ont rapporté vendredi des médias américains. L’administration Trump s’est dite "peu préoccupée" par ces informations.
Texte intégral (686 mots)
La Russie fournirait à l'Iran des informations sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient, y compris la localisation de navires et d'avions, ont rapporté vendredi des médias américains. L’administration Trump s’est dite "peu préoccupée" par ces informations.
07.03.2026 à 07:55
Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells
FRANCE24

Le N.2 mondial n'a fait qu'une bouché du Tchèque Dalibor Svrcina (109e) 6-1, 6-1 en 64 minutes pour son retour dans le désert californien après avoir manqué l'édition 2025 en raison d'une suspension pour dopage.
"Je me sens bien mentalement", a commenté l'Italien qui reste sur des défaites en demi-finales de l'Open d'Australie face à Novak Djokovic et en quarts de finale à Doha contre Jakub Mensik.
"Je suis calme, détendu. Mais je suis aussi très content de jouer en compétition. Nous avons fait beaucoup de travail, j'ai passé beaucoup, beaucoup d'heures sur le court, beaucoup d'heures en salle aussi parce que j'essaie de me renforcer", a ajouté le quadruple vainqueur en Grand Chelem.
L'Italien, qui a joué deux demi-finales à Indian Wells en 2023 et 2024 perdues à chaque fois face à Carlos Alcaraz, n'a eu qu'une seule balle de break à défendre vendredi.
Cette année, il ne pourra affronter l'Espagnol (N.1 mondial) qu'en finale.
Alexander Zverev (4e) s'est lui aussi facilement qualifié pour le troisième tour en écartant Matteo Berrettini (66e) 6-3, 6-4 sans avoir eu la moindre balle de break à défendre.
"J'ai eu du mal à Indian Wells jusque-là, mais cette année je me sens différent", a commenté l'Allemand qui avait perdu dès son entrée en lice l'an dernier et n'y a jamais dépassé les quarts de finale.
Le vétéran français Gaël Monfils (148e à 39 ans) s'est incliné devant le Canadien Felix Auger-Aliassime (9e) 6-7 (5/7), 6-3, 6-4.
Invité par les organisateurs alors qu'il joue sa dernière saison sur le circuit, Monfils avait réussi à franchir le premier tour mercredi en battant un autre Canadien, Alexis Galarneau (219e).
Chez les femmes, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, qui n'a plus joué en tournoi depuis sa finale perdue en Australie face à Elena Rybakina, a largement dominé la Japonaise Himeno Sakatsume (136e) 6-4, 6-2.
"Je suis très contente de mon service, de la façon dont je l'ai fait reculer", a commenté la Bélarusse qui a perdu deux finales à Indian Wells, face à Rybakina en 2023 et Mirra Andreeva l'an dernier.
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Le N.2 mondial n'a fait qu'une bouché du Tchèque Dalibor Svrcina (109e) 6-1, 6-1 en 64 minutes pour son retour dans le désert californien après avoir manqué l'édition 2025 en raison d'une suspension pour dopage.
"Je me sens bien mentalement", a commenté l'Italien qui reste sur des défaites en demi-finales de l'Open d'Australie face à Novak Djokovic et en quarts de finale à Doha contre Jakub Mensik.
"Je suis calme, détendu. Mais je suis aussi très content de jouer en compétition. Nous avons fait beaucoup de travail, j'ai passé beaucoup, beaucoup d'heures sur le court, beaucoup d'heures en salle aussi parce que j'essaie de me renforcer", a ajouté le quadruple vainqueur en Grand Chelem.
L'Italien, qui a joué deux demi-finales à Indian Wells en 2023 et 2024 perdues à chaque fois face à Carlos Alcaraz, n'a eu qu'une seule balle de break à défendre vendredi.
Cette année, il ne pourra affronter l'Espagnol (N.1 mondial) qu'en finale.
Alexander Zverev (4e) s'est lui aussi facilement qualifié pour le troisième tour en écartant Matteo Berrettini (66e) 6-3, 6-4 sans avoir eu la moindre balle de break à défendre.
"J'ai eu du mal à Indian Wells jusque-là, mais cette année je me sens différent", a commenté l'Allemand qui avait perdu dès son entrée en lice l'an dernier et n'y a jamais dépassé les quarts de finale.
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