Même si la Tunisie n’apparaît pas au cœur des Epstein Files, elle est souvent citée dans les rouages de cette affaire. Les documents révèlent plusieurs éléments liés aux déplacements d’Epstein et à un concours de mannequinat organisé à Tunis en 2009. Ils font aussi état du rôle de Daniel Amar Siad, identifié plus tard dans des documents judiciaires comme un recruteur pour Epstein au sein d’un réseau transnational de recrutement.
La Tunisie figure sur la première liste européenne des “pays d’origine sûrs”. Une décision présentée comme technique et statistique par les institutions européennes, mais vivement contestée par les défenseurs des droits humains, au regard de la dégradation documentée des droits et libertés dans le pays.
En janvier 2014, une société liée à Jeffrey Epstein engage des démarches pour acquérir auprès de Tunisair un Boeing 737. L’offre, révélée par un document issu des Epstein files rendus publics par le Département de la Justice américain, vise à acheter un des symboles de la République : l'avion présidentiel.