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Texte intégral (543 mots)

Interrogé sur notre antenne à propos de sa concurrence à gauche avec Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin a préféré se recentrer sur son combat contre l’extrême droite. Le Picard en a profité pour envoyer une pique à Jordan Bardella – présent en tribune au Grand prix de Monaco avec sa compagne, Maria Carolina de Bourbon des deux Siciles, pendant la marche blanche pour Lyhanna. « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella de Monaco », a ironisé François Ruffin, renvoyant le président du RN à la fois à ses nouvelles accointances aristocratiques et à la figure caustique du sketch des Inconnus, « Stéphanie de Monaco. »

Sans surprise, François Ruffin n’est pas non plus convaincu par Raphaël Glucksmann, incapable selon lui de réconcilier la gauche et les classes populaires alors que celui-ci se sent d’après ses propres dires « plus à l’aise à New York qu’en Picardie. » Se rangera-t-il alors derrière Jean-Luc Mélenchon si celui-ci est mieux placé à l’approche du premier tour ? « Invitez-le et demandez-lui s’il se rangera derrière François Ruffin, vous verrez ce qu’il répond », rétorque le député de la Somme (80).

« Le logement est le point de blocage de la société française »

Sur le fond, le candidat à la présidentielle a développé l’idée d’une politique protectionniste vis-à-vis des Etats-Unis, concentrée sur les flux de capitaux. « Je suis pour une politique protectionniste vis-à-vis des importations chinoises, mais c’est sur le capital que l’on doit se protéger des Etats-Unis. C’est précisément l’inverse de ce que fait Emmanuel Macron en leur ouvrant les portes à Choose France », a-t-il estimé. François Ruffin propose ainsi de « mobiliser le capital national », et notamment les 2000 milliards d’encours des produits d’assurance-vie. » Sur toute cette épargne – en partie défiscalisée – seuls 3-4 % vont vers les PME françaises, alors que le double finance les entreprises américaines. L’épargne nationale doit être faite pour financer l’industrie française. Michel Barnier avait proposé un livret industrie, ça me semble une priorité », a-t-il développé.

Sur un autre sujet, le logement constitue pour François Ruffin « le point de blocage de la société française. » « Le pouvoir d’achat, en vérité, c’est la question du logement. Même quand on regarde les questions de natalité, quand on interroge les jeunes couples qui ne veulent pas avoir d’enfants, la première cause qu’ils donnent, c’est le logement », a-t-il développé. Pour résoudre cette crise, le député de la Somme propose de généraliser l’encadrement des loyers et de mettre en place une « commission d’usage des logements », qui déciderait « à chaque logement vendu » si le futur propriétaire a le droit de le louer sur Airbnb, d’en faire une résidence secondaire ou s’il est « obligé de trouver un locataire à l’année. »


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C’est une nouvelle alerte sur l’état de vétusté du plus grand musée du monde. Un peu moins de quatre mois après son entrée en fonction, Christophe Leribault, le nouveau président-directeur du Louvre dresse un constat sans appel : « On peut le dire sans ambages, malgré son imposante majesté, malgré l’engagement quotidien de ses équipes, que le Louvre est à bout de souffle. »

Alors que le vol des joyaux de la Couronne en octobre dernier a révélé au monde entier les défaillances et les fragilités Louvre – et finalement coûté son poste à Laurence des Cars, resté cinq ans à la tête du musée -, son prédécesseur tire la sonnette d’alarme ce mercredi 17 juin, devant la commission de la Culture du Sénat : « Les équipements et les infrastructures arrivent en fin de cycle, nous sommes à la croisée des chemins. Les urgences bâtimentaires s’accumulent et nous faisons face à un mur d’investissements », a-t-il expliqué.

Symbolisés par la grande pyramide de l’architecte Ieoh Ming Pei, les aménagements du grand Louvre dans les années 1980, « dont les installations techniques donnent désormais des signes de très forte fatigue, ont fait écran par rapport à l’état réel du bâtiment », pointe Christophe Leribault. Il évoque notamment le besoin de rénovation des bâtiments qui entourent la cour carrée, ou encore des problèmes structurels au sein de l’aile Sully, côté Seine.

« La fragilité des poutres du deuxième étage a entraîné l’évacuation en novembre des bureaux de deux départements. La galerie Campana a été fermée à titre préventif », a-t-il rappelé, et ce sont désormais plus de 10 000 vases grecs que les équipes doivent mettre en sûreté. Une situation « symptomatiques des travaux d’urgence dont a besoin le musée ».

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