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15.06.2026 à 10:11

Bonjour chez vous ! — Peut-on choisir nos immigrés ?

Deux ans après avoir été adopté, le nouveau pacte sur la migration et l'asile entend modifier en profondeur la gestion des demandes d’asile au sein de l’Union Européenne. Ce nouveau pacte remplace le système du règlement de Berlin, qui imposait au premier pays d’entrée dans l’UE (souvent l’Italie, la Grèce ou l’Espagne) la responsabilité quasi exclue exclusive de gérer et traiter les demandes d’asile. Ce nouveau pacte instaure un mécanisme de solidarité obligatoire avec une relocalisation des migrants et une contribution financière demandée aux états qui refuseraient l’accueil des demandeurs d’asile. Un filtrage strict et un fichage extérieur sont notamment prévus dans le cadre de ce pacte. Mais alors, pouvons-nous choisir nos immigrés ? Débat dans la matinale de Public Sénat avec l’éditorialiste politique Françoise Degois, la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman et le sénateur Les Républicains de l’Oise Olivier Paccaud. La position du sénateur LR est claire : « On ne peut pas nier qu’aujourd’hui l’immigration incontrôlée pose des problèmes et pas seulement en France. » Il ajoute : « Je me félicite de la transformation de la directive en règlement retour, qui permet effectivement de faciliter le retour des immigrés en situation irrégulière ». Assumant sa position, il souhaite néanmoins nuancer ses propos : « Il ne s’agit pas d’être sans cœur, bien au contraire, personne n’a le monopole du cœur ou de la charité. Mais pour pouvoir accueillir, il faut être en condition. Et aujourd’hui les états européens ne le sont plus vraiment parce qu’il y a eu trop d’immigrés ». Pour l’éditorialiste politique, ce discours qu’on entend souvent chez les politiques pousse à « l’idée de la déshumanisation des migrants et immigrants ». Elle poursuit : « Ce que j’entends, qui n’est pas dit, c’est tout le discours de la submersion. Je voudrais qu’on ´dé-fantasme' l’immigration. Quand on prend les chiffres tels qu’ils sont, l’Europe a parfaitement la capacité à absorber cette population ». Pour la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman : "Ce qui est étonnant, c’est qu’on n’a pas le recul des politiques". Elle insiste sur le fait que tous les deux ans des politiques migratoires interviennent en France et réforment en profondeur le droit des étrangers, des politiques "qui s’enchaînent si vite qu’on ne peut pas encore voir les effets".

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Deux ans après avoir été adopté, le nouveau pacte sur la migration et l'asile entend modifier en profondeur la gestion des demandes d’asile au sein de l’Union Européenne. Ce nouveau pacte remplace le système du règlement de Berlin, qui imposait au premier pays d’entrée dans l’UE (souvent l’Italie, la Grèce ou l’Espagne) la responsabilité quasi exclue exclusive de gérer et traiter les demandes d’asile. Ce nouveau pacte instaure un mécanisme de solidarité obligatoire avec une relocalisation des migrants et une contribution financière demandée aux états qui refuseraient l’accueil des demandeurs d’asile. Un filtrage strict et un fichage extérieur sont notamment prévus dans le cadre de ce pacte. Mais alors, pouvons-nous choisir nos immigrés ? Débat dans la matinale de Public Sénat avec l’éditorialiste politique Françoise Degois, la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman et le sénateur Les Républicains de l’Oise Olivier Paccaud. La position du sénateur LR est claire : « On ne peut pas nier qu’aujourd’hui l’immigration incontrôlée pose des problèmes et pas seulement en France. » Il ajoute : « Je me félicite de la transformation de la directive en règlement retour, qui permet effectivement de faciliter le retour des immigrés en situation irrégulière ». Assumant sa position, il souhaite néanmoins nuancer ses propos : « Il ne s’agit pas d’être sans cœur, bien au contraire, personne n’a le monopole du cœur ou de la charité. Mais pour pouvoir accueillir, il faut être en condition. Et aujourd’hui les états européens ne le sont plus vraiment parce qu’il y a eu trop d’immigrés ». Pour l’éditorialiste politique, ce discours qu’on entend souvent chez les politiques pousse à « l’idée de la déshumanisation des migrants et immigrants ». Elle poursuit : « Ce que j’entends, qui n’est pas dit, c’est tout le discours de la submersion. Je voudrais qu’on ´dé-fantasme' l’immigration. Quand on prend les chiffres tels qu’ils sont, l’Europe a parfaitement la capacité à absorber cette population ». Pour la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman : "Ce qui est étonnant, c’est qu’on n’a pas le recul des politiques". Elle insiste sur le fait que tous les deux ans des politiques migratoires interviennent en France et réforment en profondeur le droit des étrangers, des politiques "qui s’enchaînent si vite qu’on ne peut pas encore voir les effets".

15.06.2026 à 10:11

Bonjour chez vous ! — François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »

Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ? « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il.

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Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ? « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il.

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