23.07.2026 à 18:13
Le Conseil d’État de Genève suspend l’interdiction du burkini dans les piscines publiques
Observatoire du WokismeObservatoire du Wokisme
23.07.2026 à 18:13
Le Conseil d’État de Genève suspend l’interdiction du burkini dans les piscines publiques
En février 2026, le Conseil d’État genevois avait déjà stoppé une première loi interdisant le burkini dans les piscines publiques, la jugeant illégale et disproportionnée. En mars 2026, le Grand Conseil a adopté une nouvelle loi sur les piscines et les bains publics. La loi genevoise autorisait seulement les maillots de bain courts, une ou deux pièces, laissant les bras nus.
Le 21 juillet 2026, la Chambre constitutionnelle a accordé l’effet suspensif à un recours déposé par la Coordination pour des baignades inclusives. Le tribunal a estimé que les recourants soulevaient des arguments « a priori pertinents » concernant des atteintes à plusieurs droits fondamentaux, sans encore trancher le fond de l’affaire.
L’interdiction est donc mise en pause pendant l’examen du recours : le tribunal empêche son application immédiate tant que la légalité du texte n’a pas été décidée.
Le gouvernement cantonal et sa conseillère d’État, Carole-Anne Kast, membre du Parti socialiste, avaient mis en garde contre un texte contraire, selon eux, à la liberté et à l’autonomie communale.
Les partisans de l’interdiction défendaient au contraire une règle uniforme au nom de l’hygiène, de l’ordre et du fonctionnement des piscines publiques, qu’ils estimaient non discriminatoire, car ne visant pas uniquement les vêtements religieux comme le burkini, mais aussi d’autres formes de combinaisons anti-UV présentant, selon eux, les mêmes problématiques.
22.07.2026 à 18:39
Le 15 juillet 2026, dans un club de sport de la chaîne GoodLife à Windsor, au Canada, Gurpartap Singh Khalsa, créateur de contenu fitness et de contenus autour de la foi sikhe, s’est vu demander de quitter la salle en raison du kirpan qu’il portait sur lui, le couteau religieux porté par les pratiquants de la religion sikhe, signalé par plusieurs utilisateurs de la salle de sport qui ne se sentaient pas en sécurité.
Après avoir filmé la confrontation et l’avoir postée sur son compte TikTok, il a accusé l’établissement de discrimination religieuse et raciale.
GoodLife a ensuite présenté ses excuses à l’influenceur dans un communiqué. L’entreprise a déclaré que la situation visible dans la vidéo ne reflétait pas l’application correcte de ses pratiques établies ni les valeurs de l’entreprise, qui souhaite être inclusive, et qu’elle avait contacté directement l’intéressé.
Cette affaire justifie une fois de plus le comportement de certains sikhs au Canada, autorisés à déambuler dans l’espace public avec des lames de plusieurs dizaines de centimètres, sans que la question de la sécurité des individus autour puisse être posée sous peine d’être immédiatement accusé de discrimination. Rappelons que, dans le cas de la mort de Henry Nowak, c’est un kirpan qui avait été utilisé pour tuer le jeune homme.
Au Canada, le kirpan fait déjà l’objet de nombreuses affaires servant de jurisprudence sur le sujet et indiquant clairement une justice favorable aux sikhs. On peut notamment citer la décision de la Cour suprême dans l’affaire Multani, où la justice avait reconnu qu’une interdiction du kirpan dans une école portait atteinte à la liberté de religion.
20.07.2026 à 18:29
Le projet de loi visant à punir à perpétuité les violeurs multirécidivistes de mineurs a été rejeté
Le projet de loi sur la protection de l’enfance a été examiné à l’Assemblée nationale à la mi-juillet 2026, avec pour mesure principale de porter à la perpétuité la peine encourue pour les viols en série commis sur au moins un mineur de moins de 15 ans.
Lors du vote du 17 juillet 2026, les députés ont rejeté la proposition, avant qu’un nouveau vote soit annoncé par le gouvernement pour mardi. Le rejet s’est joué à 40 voix contre 37, les groupes de gauche, principalement LFI et les écologistes, ayant voté à l’unanimité contre.
Les arguments mis en avant par La France insoumise sont que, selon eux, il s’agirait d’un manque de prévention et que la perpétuité ne permettrait pas de favoriser la réinsertion, l’absence de perspective n’incitant pas un condamné à s’améliorer. La députée LFI Gabrielle Cathala a notamment cité les mots de Robert Badinter pour défendre cette idée.
Le texte de loi portait initialement sur une réforme de l’Aide sociale à l’enfance, avant d’être élargi à la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs.
En dehors de la mesure concernant les viols en série commis sur des mineurs de moins de 15 ans, avec une aggravation de la peine jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité, plusieurs dispositions ont été maintenues ou adoptées. Parmi elles figurent le renforcement des contrôles d’antécédents judiciaires pour les personnes au contact des enfants, y compris certains bénévoles, l’amélioration de la transparence vis-à-vis des parents, ainsi que l’extension de l’imprescriptibilité des crimes commis sur mineurs.
Un amendement de suppression a été déposé par des députés LFI, proposant de retirer la peine de perpétuité du projet de loi. Malgré le rejet de la proposition principale, celle portant sur les contrôles d’honorabilité des intervenants auprès des enfants, y compris dans le périscolaire, est conservée.