
06.03.2026 à 12:23

"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] […]
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"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] comités paralympiques boycotteront la cérémonie [dont] l’Ukraine, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Pologne et la Finlande" [Le Devoir].
"Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif", explique La Marseillaise. La Russie avait déjà été sanctionnée en 2017 par le CIO après des révélations sur un système de dopage généralisé. "Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions", retrace le quotidien. Les athlètes pouvaient toujours participer, mais devaient se présenter sous bannière neutre. "Le drapeau de la Russie n'a plus été hissé sur la scène paralympique depuis Sotchi en 2014 ; son hymne n'a plus retenti depuis Rio en 2016", rappelle L’Équipe.
La réintroduction des athlètes russes et biélorusses, qui n’avait pas eu lieu lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, fait polémique. "Nous avons été clairs : les États russe et biélorusse ne doivent pas être représentés dans le sport international tant que l'invasion barbare et à grande échelle de l'Ukraine se poursuit", précise The Guardian, se faisant l'écho du gouvernement britannique. La ministre des Sports, Stephanie Peacock, se rendra tout de même sur place pendant les épreuves "uniquement pour soutenir [les] athlètes paralympiques britanniques qui sont une véritable source d’inspiration".
Le gouvernement français a fait le même arbitrage et n’enverra pas de représentant de son gouvernement à la cérémonie prévue ce jour. "C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l’IPC (le Comité Paralympique International, ndlr) et de la décision prise, mais c’est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée", écrit Le Devoir, citant la ministre française des Sports, Marina Ferrari. "Du côté de l’Union européenne, le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone", ajoute le média québecois.
Le président du CIP, Andrew Parsons, "s'est dit surpris par la réaction suscitée par la participation des athlètes russes et biélorusses", révèle France 24. "Cela m'a surpris car c'était une décision prise il y a quatre ou cinq mois", s’est-il justifié.
Par ailleurs, certaines délégations pourraient également manquer le début des Jeux en raison de la guerre en Iran, initiée par les frappes étasuniennes et israéliennes le 28 février. "Ces conflits ont entraîné des difficultés de déplacement pour certains pays se rendant en Italie, en raison de perturbations importantes du trafic aérien" [The Los Angeles Times]. "L'Iran devait envoyer un skieur à Milan-Cortina, mais sa participation n'était pas encore confirmée", ajoute le quotidien.
Par ailleurs, d’autres athlètes seront absents pour des raisons logistiques. "Pour relier Vérone aux autres sites paralympiques, il faut compter entre deux et trois heures de route par trajet, alors même que les épreuves commencent dès le lendemain dans tous les sports", détaille France info. Pour remplacer ces sportifs, "le CIP a déclaré que les nations avaient envoyé des vidéos de 12 secondes de leurs athlètes, qui seront ‘diffusées lors de la cérémonie d'ouverture’, mais a insisté sur le fait qu'’environ 60 % des comités nationaux paralympiques’ enverront au moins deux athlètes au défilé", explique France 24.
"Qu’il s’agisse de boycott ou d’abstention, la cérémonie d’ouverture sera marquée par le chaos", tacle Der Spiegel. Le président du CIP souhaite "recentrer l'attention sur un événement qui sera le plus important de l'histoire des Jeux paralympiques d'hiver, et sur son 50e anniversaire" [The Guardian]. "Les Jeux paralympiques sont le seul événement d'envergure mondiale qui place les personnes en situation de handicap au premier plan", insiste Andrew Parsons.
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05.03.2026 à 12:44

"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde. Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, […]
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"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde.
Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, la bourse parisienne a reculé de 4,7 %". France info ajoute que "les États doivent [désormais] payer plus cher pour emprunter sur les marchés".
Pour Euronews, ces tensions ravivent "un redoutable fantôme que l'Union européenne pensait avoir réussi à bannir pour de bon : la crise énergétique".
Depuis le début du conflit, le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est particulièrement affecté. Une exploitation qatarie "a été touchée par des drones iraniens et mise à l'arrêt ce 2 mars", rapporte France info.
Pour l'instant, l'Europe semble relativement protégée car elle "ne s'approvisionne qu'à hauteur d'environ 10 % en GNL auprès du Qatar", souligne le Financial Times. Mais Euronews alerte : si "la production du Qatar reste interrompue, des pays comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et l'Inde, principaux consommateurs de GNL qatari, n'auront d'autre choix que de se tourner vers les États-Unis à la recherche d'un substitut".
Or, depuis la guerre en Ukraine, "l'UE a diversifié ses approvisionnements et ne dépend plus du gaz russe, important plutôt des quantités beaucoup plus importantes de gaz américain", rappelle le Financial Times. "Une concurrence accrue pour le GNL produit aux États-Unis opposerait l'Europe à l'Asie dans une course effrénée et ferait grimper les prix à des niveaux imprévisibles", analyse Euronews.
"Les tensions sur les prix risquent de s’amplifier", écrit Le Figaro, et "'si le conflit se prolonge, le gaz européen pourrait monter à 150 euros par MWh dans six mois, envisage l’économiste et professeur à Sciences Po Thierry Bros". "Les dirigeants européens sont déjà en état d'alerte. Rob Jetten, le nouveau premier ministre des Pays-Bas, a déclaré que son gouvernement serait prêt à prendre des mesures supplémentaires 'si nécessaire"" [Euronews].
Ce qui apparait d'abord comme une crise énergétique concernant le gaz liquéfié semble glisser vers une problématique plus globale. En effet, "l'inflation pourrait augmenter considérablement et freiner la croissance économique, en particulier en Italie et en Allemagne, qui dépendent davantage des importations de GNL" [Financial Times].
Au Royaume-Uni, l'économie pourrait être particulièrement fragilisée par la guerre en Iran. "La chancelière de l’Échiquier voulait faire valoir des signes d'amélioration de la situation. Mais l'impact de la guerre en Iran gâche sa 'déclaration de printemps'", indiquent Les Échos.
"L'ampleur de l'impact et les implications pour l'inflation à moyen terme dépendent de l'étendue et de la durée du conflit", résume Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne [BFM TV].
Le détroit d’Ormuz est au cœur des tensions. "Téhéran a assuré mercredi [4 mars] avoir le contrôle du détroit d’Ormuz, et [a] menacé de frapper tout navire empruntant cette voie maritime vitale", rapporte Le Figaro.
Ce détroit "représente 11 % du volume du commerce maritime mondial", rappellent Les Échos. Un blocage prolongé aura "de lourdes répercussions sur les échanges de biens et de produits, au-delà des seuls hydrocarbures".
Le Monde souligne que le golfe Persique "est aussi le point de jonction d’une route 'sea air', ou 'mer ciel', qui relie l’Asie à l’Europe, où les marchandises sont transférées à mi-chemin depuis des bateaux vers des avions".
Le secteur pétrolier est particulièrement exposé puisque ce point de passage "représente 34 % des exportations de pétrole par voie maritime" [Les Échos]. Une hausse généralisée des prix des produits pétroliers est donc à craindre.
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04.03.2026 à 12:46

"Mardi [3 mars], le président des États-Unis a attaqué avec plus de force et de colère que jamais l'Espagne et le gouvernement de Pedro Sánchez, menaçant de 'briser tous les accords'" commerciaux, écrit El Mundo. L'origine de la discorde : le refus espagnol "de fournir un soutien militaire à l’attaque américaine contre l’Iran", souligne El […]
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"Mardi [3 mars], le président des États-Unis a attaqué avec plus de force et de colère que jamais l'Espagne et le gouvernement de Pedro Sánchez, menaçant de 'briser tous les accords'" commerciaux, écrit El Mundo.
L'origine de la discorde : le refus espagnol "de fournir un soutien militaire à l’attaque américaine contre l’Iran", souligne El Pais. Le média espagnol précise que ce refus "a conduit le Pentagone à retirer une douzaine d’avions-citernes KC-135 déployés dans les bases de Morón de la Frontera (Séville) et, dans une moindre mesure, Rota (Cadix)".
Selon The Guardian, une partie de ces avions a "atterri sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne". Le journal anglais rappelle que des tensions entre les États-Unis et l'Espagne avaient déjà ressurgi l'année dernière avec le refus espagnol "d’augmenter [ses] dépenses de défense à 5 % de [son] PIB".
Madrid a par ailleurs condamné les frappes américaines et israéliennes en Iran et a dénoncé une "intervention militaire injustifiée et dangereuse" [The Guardian]. Le ministre des Affaires étrangères espagnol a justifié la décision de son pays en ces termes, rapportés par Euronews : "nous ne mettrons pas nos bases à disposition pour une action […] non conforme à la Charte des Nations unies".
Alors qu'il rencontrait le chancelier allemand Friedrich Merz, le locataire de la Maison-Blanche a répondu à la contestation espagnole en menaçant de "cesser tout commerce" et "d’instaurer 'un embargo'" contre l'Espagne [Le Figaro].
El Mundo s'interroge : "pourquoi Trump menace-t-il l’Espagne d’un embargo et non de droits de douane ?". Selon le quotidien espagnol, cette décision serait directement liée à la récente décision de la Cour suprême concernant les tarifs douaniers, mis en place par l'administration américaine en 2025, jugés illégaux. Le président américain s'est donc tourné vers l'embargo. Le média espagnol souligne que cet instrument de pression a pour l'instant uniquement été utilisé "contre des ennemis tels que l'Iran, Cuba ou la Corée du Nord".
Cependant, il "n’est pas certain que l’administration Trump mette sa menace à exécution, ni comment elle procéderait pour bloquer le commerce avec un État membre de l’Union européenne", commente la BBC.
Ce mercredi 4 mars, le Premier ministre espagnol "a vivement réagi à la menace du président américain Donald Trump de mettre fin au commerce avec l'Espagne", explique la BBC.
Dans une allocution télévisée de 10 minutes, Pedro Sánchez a déclaré que "la position du gouvernement peut se résumer en quatre mots : non à la guerre". Le chef du gouvernement espagnol a indiqué "que les menaces du président américain Donald Trump ne pousseraient pas Madrid à soutenir la guerre américano-israélienne en Iran", rapporte Politico.
Si le chancelier allemand Friedrich Merz, présent auprès de Donald Trump à Washington lors des déclarations chocs contre l'Espagne, "a siégé de manière […] silencieuse" [Politico], d'autres Européens ont élevé la voix contre les menaces américaines.
Un porte-parole de l'Union européenne s'est exprimé sur la situation : "la Commission va s'assurer que les intérêts de l'Union européenne soient pleinement protégés. Nous sommes solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens et sommes prêts à réagir si nécessaire" [Le Figaro].
Josep Borrell, l'ancien chef de la diplomatie européenne, a apporté son soutien au gouvernement espagnol sur X, avançant que la condamnation espagnole des actions américaines et israéliennes "est une affirmation des principes fondateurs de l’Union européenne".
La présidente des socialistes et démocrates au Parlement européen, Iratxe García Pérez, a également affiché son "soutien total au gouvernement espagnol" dans un post publié sur X, soulignant que l'Espagne "a choisi la dignité et le droit international plutôt qu'une guerre illégale".
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