LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues Médias
flux grenoblois • associations

 CGT ST Microelectronics

Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
Permanences tous les lundis 12:00-16:00 – Tél. 04 76 92 64 56

Publié le 01.04.2026 à 14:23

Courrier adressé à la direction ST Crolles le 1er avril 2026

Bonjour,

La direction ST France, a initié depuis quelques semaines, une négociation sur la journée de solidarité, dont les modalités seraient applicables à partir de 2027.

Grâce à l’obstination et à la ténacité de la CGT, la direction semble enfin reconnaître qu’un décompte à la minute du compteur JSOL est OBLIGATOIRE.

Pour rappel, l’accord d’établissements du 20 juin 2025, signé par la CFDT et la CFE-CGC, relatif aux modalités d’exécution de la journée de solidarité pour les salariés non-cadres postés au sein de l’établissement de Crolles, applicable dès l’année 2026, stipule

 « Article 2.1. Temps travaillé en plus de la durée collective du travail :

Les salariés en horaire posté peuvent choisir d’effectuer leur journée de solidarité en effectuant du temps de travail au-delà de la durée collective de travail qui leur est applicable selon les conditions décrites ci-dessous. Ce temps devra être effectué entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année considérée.

-soit par le dépassement de l’horaire collectif applicable au salarié. Dans ce cadre, le temps pris en compte est limité au temps supplémentaire à partir de la 8ème minute révolue de dépassement de l’horaire collectif journalier ».

Comme déjà exprimé lors de la négociation en juin 2025, la CGT dénonce qu’un décompte à partir de la 8ème minute, c’est du TRAVAIL DISSIMULÉ !

Le travail dissimulé n’est pas une simple erreur administrative. C’est une volonté délibérée de la part des signataires de l’accord de ne pas respecter la loi.

La CGT vous demande donc de procéder, dès l’année 2026 pour le compteur JSOL, à un décompte précis du temps supplémentaire de dépassement de l’horaire collectif journalier dès la première minute.

Et la CGT vous rappelle que notre première revendication est que ST offre la journée de solidarité à tous ses salariés quelle que soit leur catégorie, et prenne ainsi en charge le versement de la cotisation égale à 0,3% de la masse salariale brute.

Dans l’attente de votre retour.

Cordialement,

La CGT ST Crolles

(Pour rappel, pour les ingénieurs et cadres ainsi que pour les techniciens en horaires variables, la journée de solidarité est le jour de pentecôte, tel que négocié et validé dans l’accord AOTT ST France, signé par la CFDT et la CFE-CGC).


Publié le 25.03.2026 à 08:43

STOP AU GENOCIDE A GAZA ! STOP A LA COLONISATION DE LA PALESTINE ! STOP A L’APARTHEID !


Publié le 23.03.2026 à 12:11

A la suite des premières grèves dans les équipes 1,2,3, la CGT ST Crolles tient tout d’abord à dénoncer une nouvelle fois, les pressions et intimidations qu’ont reçus certains salarié-e-s avant de descendre en grève ou après, lors de leur retour sur les postes de travail.
Pressions et intimidations également réalisées par certains supérieurs hiérarchiques sur les élus CGT lors des moments d’échanges avec les salarié-e-s.
Malgré les précédentes alertes, et constats réalisés par l’inspection du travail, nous ne pouvons que constater que vous exercez toujours les mêmes irrégularités envers le droit de grève des salarié-e-s et sur l’exercice syndicale des élu-e-s.
Nous notons une nouvelle fois que code de conduite à ST n’est qu’un document pour faire bonne figure

Aussi nous tenons à vous faire remonter la colère exprimée par les salarié-e-s lors des grèves ainsi que lors de nos tours d’équipes
Comme nous vous avions avertis avant et pendant le CSE, vos mesures inégales entre équipes et salarié-e-s ont été très mal prises par les salarié-e-s. Cela a généré du mépris, de l’injustice, un manque de reconnaissance et des grèves.

Ces mesures ont ajouté une colère supplémentaire sur les problèmes de fond que vous n’avez jamais voulu traiter, comme revaloriser les primes d’équipes pour exemple principal.
En effet au lieu d’embarquer l’ensemble des salariés dans un projet collectif pour réaliser le travail qui se présente devant nous, vous avez joué sur la division entre salariés et équipes. Ces choix et mesures ne vont apporter malheureusement que démotivation, absentéisme et renforcer le sentiment de non-reconnaissance déjà bien présent pour nombreux salariés.
L’attribution de primes (1500euros) ou augmentation de 2 % à certains dit « méritants » durant les mouvements de grève ajoute de la colère à celle déjà présente. Colère envers vous, managers et représentants de la direction.

La CGT vous le redemande, il faut changer vos mesures

Après consultations et échanges avec les salarié-e-s, notamment grévistes, ceux-ci veulent être vraiment entendu et souhaitent que la direction propose d’autres mesures pour reconnaitre l’ensemble des salariés durant cette période de travail réalisé dans des conditions altérées par les choix stratégiques de nos dirigeants et par votre gestion.

Les salariés souhaitent
Des mesures collectives d’augmentation de salaire
La revalorisation des primes d’équipes
Des mesures pour améliorer les conditions de travail et le non-report a 2027 des jours de récupération
Une garantie de maintien dans l’emploi en interne chez ST pour tous les salarié-e-s dont les métiers sont considérés en transition

Aussi la CGT demande que la flexibilité à outrance et l’intensification du travail cesse pour l’ensemble des salarié-e-s déjà très fortement sollicité depuis de nombreux mois
L’augmentation des situations de RPS et absentéisme sont des signaux à prendre en considération

Au vu du changement de contexte économique, des nouvelles commandes, a vous maintenant de vous montrer flexible par rapport aux choix initiaux, et de réouvrir les embauches pour l’ensembles des services sous tension et de redistribuer la richesse produite vers les salarié-e-s


Publié le 21.03.2026 à 09:00


Publié le 19.03.2026 à 15:09


Publié le 16.03.2026 à 14:08

A défaut de réponse de la direction, la CGT appelle les salarié-es à poursuivre le mouvement de grève initié le 5 mars 2026.

Rejoignons nous nombreuses et nombreux en grève à Crolles pour montrer notre colère et notre détermination à la direction.


Publié le 13.03.2026 à 10:37

Grosse journée de grève surtout en manufacturing qui a été suivie par les équipes 1, 2 et 3 ce mardi 10 mars 2026 sur le site de Crolles (dans certaines équipes la moitié des CDI sont sortis).

Jeudi 12 mars, la CGT a interpellé la direction :

Ci-dessous, voici les revendications des salarié-es :

Cette grève sera reconduite chaque semaine tant que les salariés n’auront pas de propositions de la direction !!!


Publié le 07.03.2026 à 14:29

Appel à la grève CGT ST Crolles du 8 mars 5h au 9 mars 6h – Manifestation Grenoble 8 mars 2026 départ 15h40 Hôpital Couple-Enfant


Publié le 05.03.2026 à 13:12

Appel à la grève à partir du jeudi 5 mars 2026

Depuis l’annonce brutale de la fermeture de Crolles 200, sur le terrain, les salarié-es subissent les choix, et les bricolages de notre direction.
La gestion des transferts prévus pour la monté en charge de C300 est catastrophique et la direction empile des mesures bricolées, individuelles et inégales.

Il faut des mesures collectives

Reconnaitre le travail de tout le monde et ne pas diviser les salarié-es !
La charge de travail augmente, la direction veut plus de production avec moins de monde, donc plus de contraintes !
Les élus CGT ont rencontré l’ensemble des équipes et ont mesuré le mécontentement des salarié-es.

La CGT appelle à la GREVE dès ce Jeudi 5 mars 2026
MARDI 10 MARS DEBRAYAGES
EQJ,1,2 : à partir de 10H45, EQ3 à 20H30

Tou-tes ensemble face à la direction de ST qui n’écoute rien, se gave sur notre travail et notre santé !

Revendications CGT :

-Des mesures collectives d’augmentation de salaire

-La revalorisation des primes d’équipes

-Des mesures pour améliorer les conditions de travail

-Une garantie de maintien dans l’emploi en interne chez ST pour tous les salarié-es dont les métiers sont considérés en transition


Publié le 04.03.2026 à 10:38

Mesures présentées en CSE le 2 mars 2026 et avis CGT rendu en CSE le 4 mars 2026

Constat : une stratégie fondée sur l’intensification du travail

La Direction nous présente un paquet de mesures qui, derrière des primes et des avenants, revient à une seule chose : faire payer une gestion courtermiste de la trajectoire industrielle par l’allongement du temps de travail des salarié-es.

Nous le disons clairement : la santé des salarié·es n’est pas une variable d’ajustement.
Monétiser le repos, multiplier les extensions, annoncer du “payé” à la place du “repos”, pousser des samedis et du rachat de jours : c’est une politique d’usure. À court terme, on “tient” la charge ; à moyen terme, on récolte fatigue, accidents, erreurs, tensions et départs.

Forfait jours : incompatibilités avec l’accord AOTT et fragilité juridique

La CGT rappelle qu’ en l’état de l’AOTT (218 jours, absence de renonciation prévue et absence de plafond conventionnel de renonciation), toute organisation conduisant à dépasser 218 jours est juridiquement contestable. Un avenant individuel ne peut pas modifier un plafond conventionnel.
En l’état : c’est fragile, contestable, et dangereux. La CGT ne cautionnera pas une mise en œuvre qui expose salariés et entreprise à un contentieux massif et à une surcharge organisée.

Salariés en horaire variable / forfait heures : dérive structurelle déguisée

La CGT prend acte que des heures supplémentaires ponctuelles peuvent exister, mais rappelle les garde-fous impératifs :

  • 10h/jour (C. trav., L.3121-18)
  • 48h sur une semaine isolée (C. trav., L.3121-20)
  • 44h en moyenne sur 12 semaines (C. trav., L.3121-22)
  • repos quotidien 11h (C. trav., L.3131-1)
  • repos hebdo 24h + repos quotidien (C. trav., L.3132-2)

 Si la récupération est supprimée de manière systématique au profit du seul paiement, cela modifie l’équilibre de l’AOTT et transforme l’“exceptionnel” en organisation permanente.

Postés : cumuls d’extensions et de postes = risque durées maxi sur cycle / fatigue / sécurité

Pour les salarié-es postés, la CGT alerte sur le risque de dépassement des durées maximales sur cycle et de dégradation du niveau de sécurité si l’on cumule des volumes élevés d’extensions et postes supplémentaires.
 La CGT demande que la Direction démontre, chiffres à l’appui, que les cycles, repos et compensations seront respectés, notamment sur les équipes de nuit particulièrement confrontées à la fatigue et à ses conséquences en termes d’accident..

De plus, mettre en place en parallèle un COPIL prévention absentéisme et, dans le même temps, augmenter la présence (extensions, samedis, rachat repos, contraintes CP) cela fait porter la charge sur les salariés au lieu de corriger l’organisation globale du travail. De plus, il existe une rupture d’équité : une partie des équipes a déjà “tenu la boutique” en accumulant heures, extensions et décalages bien avant les mesures présentées y compris les équipes de destination (par exemple 3 à 5). Or aucune reconnaissance n’est prévue pour ceux qui ont déjà payé le prix de la flexibilité, tandis que des contreparties sont mises en avant pour ceux qui seront sollicités à compter de maintenant.

Suppression des récupérations :

Pas de récupération c’est le risque d’épuisement et de conflit social. Remplacer durablement la récupération par le paiement, c’est officialiser l’épuisement. Pour la CGT, c’est inacceptable : on achète de la fatigue à court terme et on paiera en absentéisme, accidents, et non qualité.

Inégalités internes : effort concentré, droits et contraintes disparates

Vous concentrez contraintes et sacrifices sur certaines populations (congés contraints, mobilités verrouillées, 50/50 “ajustable”, bascules d’équipes), avec des primes ponctuelles qui masquent parfois des pertes durables.
La CGT refuse une stratégie qui crée des salarié·es “ajustables” et d’autres “préservés”, au lieu de bâtir un cadre commun, protecteur, stable. Les mesures proposées créent une rupture d’équité : tout est pensé pour les équipes week-end, et rien n’est prévu pour les équipes 1, 2, 3 (journée), alors qu’elles contribuent elles aussi à la tenue de l’activité. Ce choix oppose les équipes au lieu de renforcer le collectif.

La CGT rend un AVIS DÉFAVORABLE en l’état, considérant que :

Ø       les mesures proposées augmentent la charge et réduisent la récupération, au mépris des risques santé/sécurité/qualité ;

Ø       la partie forfait jours est non sécurisée au regard de l’AOTT (art. 5.1) et du cadre légal (L.3121-59, L.3121-64, L.3121-60, L.3121-65) ;

Ø       les mesures créent des inégalités et une désorganisation sociale durable. De fait, vous déguisez une intensification structurelle en “temporaire” et vous ne présentez aucun plan de sécurisation pérenne des compétences et effectifs. Nous nous inquiétons d’une fuite en avant et de l’usure des salarié-es.

La CGT exige :

  • Le retrait de toute mesure conduisant à dépasser 218 jours pour les salarié-es au forfait jours;
  • L’encadrement écrit des mesures mises en oeuvres : plafonds, repos, traçabilité des demandes, absence de pression sur le volontariat, clauses de réversibilité (notamment 50/50) ;
  • La garantie du respect strict des durées maximales et repos (L.3121-18, L.3121-20, L.3121-22, L.3131-1, L.3132-2) ;
  • La transparence sur l’impact réel des changements d’équipe (comparatif durable vs primes ponctuelles à 1/5/10 ans) et le choix entre les mesures et la GEPP.
  • La priorité à des solutions pérennes en effectifs/compétences plutôt qu’à l’intensification et aux statuts précaires.
  • Un cadre écrit, opposable concernant plafonds, repos, volontariat réel, réversibilité 50/50, transparence impacts rémunération ;
  •  Un dispositif d’équité inter-équipes, garantissant que toutes les équipes (week-end et équipes 1-2-3 journée) bénéficient de contreparties comparables puisqu’elles contribuent également à la tenue de la charge (souplesse, remplacements, extensions, adaptation).
  • Une reconnaissance explicite et chiffrée des efforts déjà réalisés, incluant une mesure de rattrapage pour les salarié·es qui ont “tenu” avant la mise en place des nouveaux dispositifs (heures, décalages, contraintes subies), afin qu’ils ne soient pas les oubliés de la Direction.

Une logique qui renforce le collectif, pas qui le fragmente : arrêt des dispositifs qui mettent les équipes en concurrence et création de contreparties communes de site (par exemple : compensations uniformes, repos, reconnaissance pérenne) afin de restaurer la cohésion.


END