Jerôme Colombain
mis en ligne le 05.11.2026 à 06:00
.Alors que l'usage de l'IA artificielle s'impose progressivement dans les entreprises et la recherche, certains choisissent de lui résister. Aux États-Unis, des salariés obtiennent même le droit de ne pas l'utiliser : une nouvelle forme d'objection de conscience est-elle en train de naître ?
Aux États-Unis, David Durman, employé de l'université du Kentucky et humaniste convaincu, a obtenu une dispense lui permettant de ne pas utiliser personnellement les outils d'intelligence artificielle dans son travail. Il considère que déléguer sa réflexion et ses décisions à une machine entre en contradiction avec ses convictions, fondées sur la dignité humaine, la responsabilité individuelle et l'esprit critique.
Son employeur a accepté sa demande dans le cadre des dispositions américaines protégeant certaines convictions religieuses et non théistes. Cette décision ne constitue toutefois pas un droit général de refuser l'IA : il s'agit d'un aménagement individuel.
Un autre cas avait déjà été signalé en Caroline du Nord. Une ingénieure informatique, Erin Maus, a obtenu une exemption comparable pour des raisons liées à ses convictions religieuses, éthiques et environnementales.
La contestation gagne également le monde scientifique. Après les annonces d'OpenAI sur les capacités de ses nouveaux modèles à résoudre des problèmes mathématiques particulièrement complexes, une partie de la communauté des chercheurs a exprimé son inquiétude.
Pour certains mathématiciens, le risque est de voir disparaître ce qui constitue le cœur même de leur discipline : le raisonnement, l'exploration, les erreurs et le cheminement intellectuel qui conduisent à une découverte.
L'Association for Human Mathematics rassemble ainsi plus d'un millier de membres engagés à préserver une recherche mathématique fondamentalement humaine. Une partie d'entre eux s'engage même à ne pas utiliser l'IA dans ses propres travaux de recherche.
Parmi les signataires figurent des scientifiques de premier plan, dont Peter Scholze, lauréat de la médaille Fields. Leur message est clair : produire une démonstration ne suffit pas si les chercheurs ne comprennent plus véritablement comment elle a été obtenue.
Cette résistance dépasse largement les frontières de la recherche. Des enseignants, des universitaires, des écrivains et des artistes dénoncent également certains usages de l'intelligence artificielle générative.
Leurs arguments sont multiples : consommation énergétique des centres de données, impact environnemental, utilisation d'œuvres protégées sans autorisation pour entraîner les modèles, mais aussi menace sur la créativité humaine.
Une autre inquiétude se dessine, peut-être plus profonde encore : celle de la démission cognitive. À force de confier à des machines la rédaction, la réflexion, la recherche ou la prise de décision, ne risquons-nous pas de perdre progressivement notre capacité à accomplir ces tâches par nous-mêmes ?
Derrière ces initiatives se pose une question essentielle : la liberté technologique doit-elle aussi inclure la liberté de ne pas adopter une innovation ?
À mesure que les outils d'IA deviennent incontournables dans les entreprises et les institutions, le refus de les utiliser pourrait devenir un véritable sujet de société. Entre progrès technologique, convictions personnelles et préservation des capacités humaines, le débat ne fait que commencer.
Le droit de dire oui à l'IA doit-il nécessairement s'accompagner d'un droit de lui dire non ?
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mis en ligne le 04.11.2026 à 06:30
.Avec Qapten, Michel Lévy-Provençal veut rendre les agents IA accessibles aux indépendants et aux entrepreneurs, tout en préservant la maîtrise et la sécurité des utilisateurs.
- Tout est transparent dans Qapten.
- Les agents vont de plus en plus travailler entre eux de manière autonome.
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Un chatbot répond à une question. Un agent, lui, agit. Il dispose d'un environnement dans lequel il peut accéder à des outils, à une mémoire et à des capacités d'orchestration et de planification. On ne lui donne pas simplement une question, mais une mission, avec un objectif à atteindre. Il doit trouver lui-même le parcours nécessaire pour y parvenir.
C'est à partir de cette idée que nous avons développé Qapten, il y a un peu plus de sept mois. Nous voulions rendre ces nouvelles technologies accessibles, sans nécessiter de compétences techniques particulières. Aujourd'hui, notre solution s'adresse principalement aux indépendants, aux freelances, aux solopreneurs et aux dirigeants de PME.
Je l'utilise notamment pour gérer mes e-mails. À chaque réception, il peut consulter mes dossiers, mon Notion et mon agenda pour préparer une réponse pertinente. Mais il ne l'envoie pas : il la conserve en brouillon et me demande de la valider. C'est une règle de sécurité importante.
Il peut également surveiller mon agenda et détecter des incohérences. Par exemple, il m'a récemment signalé qu'un rendez-vous avec mes développeurs tombait au moment où je devais prendre un train. Il m'a proposé un autre créneau, a vérifié les disponibilités et a déplacé le rendez-vous après mon accord.
On peut aussi créer ses propres routines en fonction de ses habitudes et de ses besoins. Qapten propose une dizaine de routines par défaut, que chacun peut ensuite modifier et enrichir.
Nous avons voulu mettre la transparence au cœur de Qapten. L'utilisateur peut consulter les fichiers de configuration de son agent, comprendre ce qu'il sait de lui et même modifier les règles qu'il applique.
Il existe également plusieurs niveaux de sécurité. Lorsqu'on connecte une application, il faut d'abord le demander explicitement. Ensuite, on choisit les droits accordés à l'agent : lecture seule ou lecture et écriture. C'est essentiel, notamment pour les applications bancaires. Avec un accès en lecture seule, l'agent ne pourra pas effectuer de virements.
On peut aussi lui donner des instructions en langage naturel, par exemple lui demander de solliciter deux validations avant un virement. Mais cette couche est moins fiable qu'une restriction technique des droits, car un modèle de langage reste statistique et peut mal interpréter une consigne.
Enfin, je pense qu'il faut utiliser les agents en conscience et mettre des limites. Pour une carte bancaire, on peut par exemple créer une carte virtuelle avec un plafond de dépenses. C'est un filet de sécurité supplémentaire.
Nous sommes au tout début de cette révolution. Je pense que, dans les mois qui viennent, nous aurons tous plusieurs agents spécialisés, capables de prendre en charge différentes catégories de tâches.
Nous travaillons justement sur une évolution de Qapten qui permettra aux agents de dialoguer entre eux de manière autonome. Nous préparons une sorte de réseau social d'agents, avec des espaces de discussion dans lesquels ils pourront échanger, préparer des missions et nous transmettre des comptes rendus.
On pourrait ainsi imaginer que, avant un événement de networking, nos agents se rencontrent virtuellement, identifient les personnes intéressantes à rencontrer et préparent les conversations. Autre exemple : pour organiser des vacances en famille, chaque membre pourrait avoir son propre agent, qui échangerait avec les autres pour trouver une destination convenant à tout le monde.
C'est aussi valable pour les achats. On peut demander à Qapten de comparer les téléphones disponibles sur le marché en fonction de ses préférences et de ses habitudes. Il peut effectuer des recherches, naviguer sur les sites et compiler les informations pour nous aider à choisir.
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mis en ligne le 03.11.2026 à 06:00
.Et si des agents IA géraient votre agenda, vos finances, vos rendez-vous et même vos relations sociales ? Entrepreneur et investisseur installé dans la Silicon Valley, Carlos Diaz raconte comment il leur a confié une partie de sa vie quotidienne et pourquoi il considère ces assistants autonomes comme les nouveaux « cheat codes » de l'existence.
- Je ne choisis plus quand je vais à la salle de gym, c'est l'agent qui s'en charge.
- Je ne connais pas beaucoup d'autres personnes qui ont autant d'accès à mes informations à part moi.
- J'ai le sentiment de jouer au jeu de la vie avec les cheat codes.
- Je pense que, de façon générale, le solde sera positif.
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J'utilise quatre à cinq agents à titre personnel et une dizaine dans mon activité professionnelle. Ils jouent un rôle de véritables assistants personnels. Par exemple, j'en ai un qui gère mes séances de sport : il consulte mon agenda, repère les créneaux disponibles, se connecte au site de ma salle et réserve mes séances de coaching. Il m'envoie ensuite un message pour me rappeler mes rendez-vous. Un autre me prépare chaque matin un briefing de ma journée, avec mes rendez-vous et les déplacements à anticiper.
Je leur délègue aussi des tâches plus originales. J'ai créé The Invite, un système dans lequel mes agents sélectionnent sept personnes parmi une base de 200 contacts pour organiser un dîner. Ils choisissent les invités, le restaurant et effectuent la réservation. Je découvre le lieu et les participants le jour même. J'ai également un agent connecté à mes données biométriques qui expérimente la gestion de mon heure de réveil en fonction de mon sommeil.
Mes agents ont accès à mon compte bancaire, mon calendrier, mes mails, mon Google Drive, mon Notion et mes données biométriques. Ils surveillent notamment mes transactions, mes abonnements et mes dépenses. Un agent joue même le rôle de conseiller bancaire : il repère les abonnements que je n'utilise plus et me propose de les résilier. J'ai ainsi économisé environ 2 300 dollars en faisant le ménage dans mes dépenses.
Pour les achats, j'utilise des cartes bancaires virtuelles avec des plafonds de dépenses et des dates d'expiration. Cela permet de limiter les conséquences d'un éventuel dérapage. Je suis conscient des risques. Ces agents peuvent commettre des erreurs, comme réserver un restaurant sans me prévenir, ce qui m'a déjà coûté 60 dollars. Mais je considère que les bénéfices potentiels sont supérieurs aux inconvénients. Je suis optimiste sur cette technologie, même si je sais qu'elle comporte des dangers.
J'ai des agents qui lisent la presse en permanence et me préparent chaque matin une sélection de sujets pour Silicon Carne. Ils évaluent leur intérêt, proposent des angles éditoriaux et peuvent même identifier des invités potentiels. Je peux dialoguer avec eux à la voix, comme avec un journaliste, leur demander de creuser un sujet ou, au contraire, de l'abandonner. Ils peuvent aussi préparer des messages pour contacter les intervenants. Je garde toutefois la décision finale avant l'envoi.
Ce qui est intéressant, c'est que ces agents travaillent pendant que je fais autre chose, voire pendant que je dors. J'ai le sentiment d'avoir trouvé les cheat codes du jeu de la vie. Autrefois, les avantages décisifs étaient les diplômes, l'argent ou le réseau. Aujourd'hui, ces agents peuvent donner accès à de nouvelles possibilités qui sont à la portée de beaucoup plus de monde. Le temps gagné, je le réinvestis surtout pour faire davantage de choses.
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mis en ligne le 02.11.2026 à 17:42
.Un projet de taxe sur les gigaoctets provoque un tollé • L’iPhone pliant à l’épreuve du quotidien • L’automobile européenne cherche sa réponse à la Chine • La voiture volante de Musk fait débat • Les agents IA deviennent nos assistants
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Nous ouvrons le débat sur le projet de taxe visant les données numériques et sur le risque de voir son coût répercuté sur nos abonnements. Derrière la colère, nous posons la question de fond : comment faire contribuer davantage les géants du numérique, et pourquoi la réponse devrait-elle se construire au niveau européen ?
Après avoir évoqué le virage du Mac tactile, nous confrontons nos premières impressions sur le téléphone pliant d’Apple. François raconte ses difficultés d’usage : applications mal adaptées, absence de Face ID, appareil photo en retrait et nouveaux réflexes à acquérir ; Bruno apporte son expérience du pliant pour nuancer le bilan.
Au retour du Mondial de l’auto, nous comparons les propositions européennes à celles des constructeurs chinois, notamment BYD. Prix, finition, motorisation électrique et place du logiciel : nous nous demandons si l’industrie européenne prend suffisamment vite le virage technologique.
Nous revenons sur la démonstration de Tesla et sur ce qu’elle raconte du rapprochement des technologies automobiles et spatiales. Au-delà du spectacle, nous distinguons l’intérêt d’un démonstrateur des contraintes d’un véhicule utilisable au quotidien.
Veille d’actualité, recherche dans les e-mails, préparation des courses ou programmation de publications : nous partageons nos usages très concrets des agents IA. Nous racontons le passage du chatbot qui répond à l’assistant qui exécute, avec ses réussites et ses premières déconvenues, notamment lorsqu’un e-mail part sans relecture.
Pour prolonger l’écoute : notre émission consacrée aux agents IA et notre premier débrief sur l’iPhone pliant.
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mis en ligne le 31.10.2026 à 06:00
.Cette semaine, avec mes invités, on vous dit tout sur les fameux agents IA : que peut-on faire avec ? Comment ? Jusqu'où ? • Au sommaire aussi : nouveau Mac tactile, bulle IA, départs volontaires chez Microsoft, OpenAI perce un secret de l'univers, nouveaux assistants connectés Amazon, etc.
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Plus de quinze ans après les critiques de Steve Jobs contre les écrans tactiles verticaux, Apple franchit le pas avec un MacBook Pro doté d’un écran OLED tactile. Une évolution qui interroge davantage les usages et le positionnement tarifaire de la marque qu’elle ne révolutionne l’ordinateur portable : quels bénéfices concrets justifient de payer plus cher ?
Le premier iPhone pliant d’Apple connaît ses premiers déboires, avec des fissures et des lignes lumineuses signalées sur certains écrans. Entre interrogations sur l’étendue du problème et difficultés d’approvisionnement, ce lancement rappelle les précédents épisodes de l’Antennagate et du Bendgate.
L’épisode revient sur la chute des valeurs technologiques chinoises et sur les financements colossaux annoncés aux États-Unis, notamment autour de Meta. Les investissements des fabricants de puces chez leurs propres clients alimentent les interrogations sur le financement circulaire, tandis qu’Anthropic prépare son entrée en Bourse : quand ces dépenses commenceront-elles à rapporter suffisamment ?
Microsoft ouvre un programme de départ volontaire concernant environ 60 000 salariés, soit plus du quart de ses effectifs mondiaux. Cette initiative intervient alors que le groupe cherche à maîtriser ses coûts et finance des investissements considérables dans les infrastructures d’intelligence artificielle. The Official Microsoft Blog
OpenAI annonce des travaux assistés par ses modèles sur l’existence de certaines théories quantiques des champs, dont la théorie de Yang–Mills. Cette avancée revendiquée, qui porte sur une partie du célèbre problème mathématique, doit désormais être examinée et comprise par la communauté scientifique. OpenAI
Un adolescent surnommé « Casquette », soupçonné d’appartenir au groupe Zero Bytes, a été interpellé dans l’enquête sur le piratage ayant exposé les données de centaines de milliers de contribuables. Son avocat conteste les accusations et la solidité des éléments retenus contre lui, alors que d’autres attaques visant des services publics sont également évoquées.
Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, créateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveaux appareils Amazon : cadre photo Alexa Photo Frame, réveil Echo Time, Echo Dot, Echo Studio et Echo Show. Suivi du sommeil, fonctions multimédias et pilotage des objets connectés illustrent la stratégie du groupe pour installer son assistant dans toutes les pièces.
Les lunettes XREAL AURA associent Android XR, Gemini et l’affichage d’écrans virtuels pour travailler, regarder des films ou jouer. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, nous discutons de l’intérêt de ce format relié à un boîtier externe, de son encombrement et de sa disponibilité, notamment en Europe. blog.google
Carlos Diaz, entrepreneur et créateur de Silicon Carne, raconte comment ses agents réservent ses séances de sport, organisent des dîners entre amis, surveillent ses abonnements et interviennent jusque dans ses finances personnelles. Il décrit aussi des usages plus insolites dans la Silicon Valley, de la logistique familiale aux rencontres amoureuses, sans éluder les ratés ni les risques liés à l’accès aux données personnelles.
Michel Lévy-Provençal, fondateur de Brightness et de Qapten, présente son assistant destiné notamment aux indépendants et aux dirigeants de PME : préparation de réponses aux e-mails, détection de conflits d’agenda, déplacement de rendez-vous et automatisation de routines. Il explique comment la mémoire, les connexions aux applications et le choix des modèles permettent de personnaliser l’agent, avec la possibilité d’une chaîne technologique entièrement européenne selon la configuration retenue. L’entretien distingue surtout les permissions techniques de lecture ou d’écriture des consignes formulées en langage naturel, dont le respect reste moins prévisible.
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mis en ligne le 30.10.2026 à 06:00
.Apple mise sur le tactile avec des MacBook Pro toujours plus chers · L’iPhone pliant face à ses premiers problèmes d’écran · Amazon renforce Alexa et la maison connectée · Google prépare de nouvelles lunettes sous Android XR · Anthropic vise la Bourse et mise sur les entreprises ...
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
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Apple introduit pour la première fois un écran tactile sur ses MacBook Pro, rompant avec des années de réticence face à cette technologie déjà bien implantée dans l’univers PC. Au-delà de cette évolution destinée notamment aux créateurs, les tarifs font débat, tandis que les configurations les plus haut de gamme atteignent des sommets et que le Mac Studio se positionne sur des prix particulièrement élevés.
Les premiers utilisateurs de l’iPhone Duo découvrent un appareil séduisant, mais des problèmes d’écran, surnommés « Crackgate », ont déjà été signalés. Apple a annoncé une prise en charge des appareils concernés, avec remplacement ou remboursement selon les cas, mais l’affaire a affecté le marché de la revente et s’ajoute à des difficultés d’approvisionnement.
Avec cinq nouveaux appareils, dont le réveil connecté Echo Time, le cadre photo Alexa Photo Frame et un Echo Show renouvelé, Amazon veut rendre son assistant plus présent dans le quotidien. Le réveil promet notamment de suivre les phases de sommeil pour adapter l’heure du réveil, tandis que le nouvel Echo Dot intègre un hub compatible avec les principaux standards de la maison connectée, renforçant la concurrence avec Apple et les autres acteurs du secteur.
Google et XREAL lancent les Aura, des lunettes de réalité étendue sous Android XR intégrant l’assistant Gemini et capables d’afficher des écrans virtuels pour travailler, regarder des films ou jouer. Leur conception légère repose sur un boîtier de calcul externe relié par câble, et leur lancement s’accompagne d’un catalogue de plus de 150 expériences adaptées, mais l’Europe devra patienter.
Anthropic prépare son introduction en Bourse avec un document réglementaire qui détaille les risques liés à l’intelligence artificielle et révèle notamment une action judiciaire engagée au Canada par le quotidien La Presse, après une procédure similaire contre OpenAI. L’entreprise privilégie une stratégie tournée vers les entreprises et les développeurs, avec Claude comme outil central, tout en affirmant vouloir éviter la publicité dans ses modèles ; ses nouveaux outils de suivi de l’utilisation en entreprise soulèvent toutefois des questions sur la surveillance des salariés.
Microsoft envisage jusqu’à 60 000 départs volontaires, selon les chiffres évoqués dans l’émission, dans un contexte d’investissements massifs dans les infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle. L’entreprise présente cette réduction des effectifs comme un moyen de dégager des ressources pour financer ses centres de données et sa puissance de calcul, plutôt que comme un simple remplacement des salariés par l’IA.
Après des épisodes de violences et des appels à la casse diffusés en ligne, le gouvernement français s’interroge sur les moyens d’empêcher leur propagation, jusqu’à la possibilité de suspendre certains services. Une proposition discutée au Sénat viserait à imposer aux plateformes comme TikTok, Snapchat et X le retrait de contenus illégaux signalés sous 24 heures, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension, alors que les règles européennes limitent les possibilités de coupure générale des réseaux.
Le Canada et l’Union européenne préparent un accord sur le commerce numérique et la régulation de l’intelligence artificielle, avec l’objectif de faciliter les échanges et de réduire les coûts. En parallèle, un projet d’accès pour les entreprises, les jeunes pousses et les chercheurs canadiens à douze supercalculateurs européens renforcerait la coopération technologique transatlantique, dans un contexte où la dépendance aux infrastructures américaines soulève des enjeux de sécurité et de souveraineté.
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mis en ligne le 29.10.2026 à 06:00
.Siri, Gemini, les agents IA de Meta ou d’OpenAI… Pourquoi tant d’innovations restent-elles absentes en Europe ?
Le nouveau Siri, certaines fonctions avancées de Google Gemini, l’agent Muse de Meta ou encore l’agent Dot d’OpenAI : de plus en plus d’innovations numériques sont absentes du marché européen. Des fonctionnalités parfois très concrètes, comme la recopie de l’iPhone sur Mac, l’enregistrement et la transcription des appels ou l’assistance intelligente dans Chrome, restent inaccessibles aux utilisateurs français.
RGPD, DSA, AI Act et surtout DMA, le règlement sur les marchés numériques : plusieurs textes européens sont au cœur des tensions entre Bruxelles et les grandes plateformes américaines.
L’objectif de l’Union européenne est de renforcer la concurrence, de protéger les données personnelles et d’empêcher les grandes entreprises de favoriser systématiquement leurs propres services. Mais ces obligations peuvent aussi imposer des adaptations techniques et juridiques aux fabricants.
Apple estime notamment que certaines exigences d’interopérabilité pourraient fragiliser la sécurité de son écosystème. De leur côté, les autorités européennes rappellent que les réglementations n’interdisent pas, en tant que telles, le lancement de ces innovations. Les entreprises peuvent décider de reporter ou de limiter leur déploiement par crainte des conséquences réglementaires.
Les exemples se multiplient. Certaines fonctions du nouvel assistant Siri ne sont pas proposées dans l’Union européenne. Google réserve également plusieurs possibilités de Gemini à d’autres marchés, tandis que Meta déploie ses nouveaux outils d’intelligence artificielle de manière différenciée selon les pays.
Derrière ces choix, les raisons varient : incertitude juridique, coûts d’adaptation, protection des données ou stratégie commerciale. Les entreprises et les institutions européennes se renvoient ainsi la responsabilité, tandis que les utilisateurs doivent patienter, renoncer à certaines fonctions ou chercher des solutions de contournement.
Le débat ne se résume pas à une opposition entre une Europe trop réglementée et des géants américains empêchés d'innover. Les intérêts sont divergents, et les responsabilités partagées : Bruxelles défend un modèle numérique plus ouvert, tandis que les plateformes cherchent à préserver leur maîtrise technologique et économique.
Mais les conséquences pourraient dépasser le simple confort d’utilisation. Si les nouveaux outils arrivent systématiquement plus tard en Europe, les particuliers comme les entreprises risquent de prendre du retard dans l’adoption de technologies qui transforment déjà les usages ailleurs.
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mis en ligne le 28.10.2026 à 06:00
.Ancien secrétaire d’État au Numérique et cofondateur de Mistral AI, Cédric O se lance dans une nouvelle aventure entrepreneuriale avec Mallow, une enceinte IA qui propose des jeux audio interactifs pour les enfants de 4 à 10 ans.
- Les modèles d’intelligence artificielle que nous utilisons aujourd’hui n’ont pas été conçus pour les enfants.
- Nous avons choisi de ne pas être des amis imaginaires.
- Un enfant, un tuteur personnel ou un agent conversationnel, ça les saoule.
- La question, c’est comment on façonne le changement, pas comment on s’en protège.
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Mallow propose des jeux audio interactifs, sans écran, dans lesquels les enfants de 4 à 10 ans deviennent les héros de leurs aventures. Ils peuvent répondre à des quiz, résoudre des enquêtes ou participer à des histoires interactives en dialoguant avec des personnages. Notre objectif est de les aider à développer leur confiance en eux, leur raisonnement, leur mémoire et leur concentration, tout en leur proposant une expérience ludique. Nous voulons aussi contribuer à réduire le temps passé devant les écrans.
Nous sommes partis d’un constat : les interactions orales jouent un rôle important dans le développement de l’enfant, notamment avant 7 ou 8 ans. Or, les modèles d’IA actuels sont essentiellement conçus par des adultes, pour des adultes, à partir de données d’adultes. Ils reconnaissent donc mal la voix des enfants et peuvent adopter des comportements inadaptés. Nous avons développé notre expérience avec plus de 300 enfants, à travers environ 6 000 sessions et près de 1 000 heures de jeu. Ces tests nous ont permis d’adapter nos systèmes à leurs besoins.
Nous avons d’abord fait le choix de ne pas créer d’amis imaginaires. L’enfant joue à un jeu avec un objectif précis : répondre à des questions ou résoudre une enquête. Nous avons également testé et corrigé nos systèmes pour encadrer leurs réponses et éviter qu’ils cherchent à créer un lien émotionnel avec l’enfant. Si celui-ci dit à l’IA qu’elle est son meilleur ami, elle lui rappelle qu’elle est un personnage imaginaire. Nous estimons que notre système est un à deux ordres de grandeur plus sûr que les solutions disponibles sur le marché. Mais je pense aussi qu’il faut instaurer des certifications spécifiques pour les IA destinées aux enfants.
Il faut de la régulation, notamment dans les domaines où les risques sont particuliers, comme l’IA destinée aux enfants. Mais le débat ne doit pas se résumer à opposer davantage de règles à moins de règles. La vraie question est de savoir quelle place l’Europe veut occuper dans le monde technologique de demain. Les États-Unis et la Chine investissent et développent des entreprises capables de façonner l’avenir. Si nous voulons défendre les valeurs européennes, nous devons aussi créer des entreprises ambitieuses, lever des fonds, développer des produits et prendre des risques. Le changement technologique est inévitable : l’enjeu est de le façonner plutôt que de chercher à s’en protéger.
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mis en ligne le 27.10.2026 à 06:00
.Autonomie en hausse, recharge ultrarapide et intelligence artificielle embarquée : au Mondial de l’automobile de Paris, la voiture électrique accélère sa transformation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les innovations qui pourraient aussi alléger la facture des automobilistes, notamment grâce à la recharge intelligente.
En partenariat avec EDF
L'essentiel
- On continue d'améliorer les performances des batteries, mais aussi un peu l'accessibilité de la performance.
- En cinq minutes, on passe de 10 à 70 % de recharge de la batterie.
- L'idée, c'est que la borne apprend à recharger la voiture automatiquement au bon moment.
- Ça peut représenter jusqu'à 10 000 kilomètres de recharge gratuite par an.
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On arrive à des autonomies vraiment raisonnables sur des voitures de gamme accessible, avec environ 350 km en conditions réelles pour certains modèles annoncés à 450 km. À l'autre extrémité, les véhicules très haut de gamme dépassent désormais les 1 000 km d'autonomie. On progresse donc à la fois sur les performances et sur le coût des batteries, notamment avec la technologie lithium-fer-phosphate (LFP). L'enjeu est de rendre la voiture électrique plus accessible, alors que le prix des automobiles a fortement augmenté ces dernières années.
C'est l'un des grands enjeux de l'innovation. La plupart des utilisateurs rechargent leur voiture à domicile la nuit ou au travail, mais les longs trajets nécessitent des solutions plus rapides. Le constructeur chinois BYD, à travers sa marque Denza, a présenté une technologie permettant de passer de 10 à 70 % de batterie en cinq minutes. C'est spectaculaire. Le défi reste celui des infrastructures, car de telles puissances nécessitent des raccordements électriques spécifiques. Le développement de la mobilité lourde électrique, notamment des camions, devrait contribuer à accélérer l'installation de ces infrastructures sur les autoroutes.
Avec Renault, EDF veut rendre la recharge intelligente accessible au grand public. Le dispositif associe une voiture électrique, une borne installée à domicile et un système de pilotage qui adapte automatiquement la recharge aux habitudes du conducteur et aux moments où l'électricité est la moins chère. La voiture peut ainsi être chargée au bon moment, sans intervention de l'utilisateur. Dans certaines situations, sa batterie peut également contribuer à alimenter la maison ou à soutenir le réseau électrique lors des pics de consommation. Cette technologie, appelée V2G pour Vehicle-to-Grid, peut donc présenter un double intérêt : économique et écologique. La commercialisation de l'offre est prévue courant 2027, avec un potentiel annoncé pouvant atteindre l'équivalent de 10 000 kilomètres de recharge gratuite par an, selon les calculs présentés par EDF.
La baisse des coûts, les progrès technologiques et les aides publiques peuvent faciliter cette transition. Le gouvernement a notamment annoncé une aide de 500 euros pour l'installation d'une borne à domicile à partir de janvier 2027, ainsi que des mesures en faveur de certains utilitaires électriques. Un autre enjeu important est la transparence des prix de recharge. Un décret est attendu pour imposer un affichage des prix en euros permettant de comparer plus facilement les bornes et les opérateurs. L'objectif est de rendre la recharge plus compréhensible pour tous et de simplifier le passage à l'électrique.
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mis en ligne le 24.10.2026 à 06:00
.Les réseaux sociaux accusés d’amplifier les émeutes • Des produits tech volés se retrouvent sur les plateformes de revente • Nvidia accélère dans la robotique intelligente • Une panne de Google Cloud perturbe Revolut • Orange subit une panne nationale • Le cinéma généré par IA cherche son public • Geoffrey Hinton invite à traiter les IA avec bienveillance • Des failles PHP perturbent le Web • Controverses littéraires autour de l’IA • Une commune refuse de subventionner les associations qui utilisent l’IA • Les progrès de la voiture électrique • Mallow, des jeux audio pour enfants avec intelligence artificielle.
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Appels à manifester, circulation des vidéos de pillages, effets d’entraînement : quel rôle les plateformes jouent-elles dans les violences ? On s'intéresse aux mécanismes d'amplification, aux soupçons d’organisation et d’ingérence étrangère, puis au débat sur un éventuel blocage des réseaux sociaux.
Des smartphones et des ordinateurs dérobés sont proposés sur les plateformes de vente entre particuliers. Derrière les prix alléchants, ces achats exposent à des risques judiciaires et à de mauvaises surprises techniques, notamment lorsque les appareils peuvent être verrouillés ou bloqués à distance.
À Berlin, Jensen Huang présente les ambitions de Nvidia dans l’« IA physique », destinée aux robots et aux véhicules autonomes. Robots humanoïdes, entraînement en simulation et partenariats industriels illustrent cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle.
Un incident dans un centre de données londonien de Google Cloud perturbe les services de Revolut. Une illustration concrète de la dépendance des services financiers aux grandes infrastructures du cloud.
Une panne nationale affecte les abonnés Orange et Sosh, avec des conséquences pour les particuliers comme pour les professionnels dépendant du réseau mobile. L’épisode revient sur l’origine évoquée de l’incident et sur les limites d’une compensation sous forme de données supplémentaires.
Des films générés par intelligence artificielle arrivent en salle et relancent les interrogations sur l’avenir de la création cinématographique. Ces productions mobilisent encore d’importantes équipes humaines, tandis que leur réception pose la question de l’adhésion du public.
Le pionnier de l’intelligence artificielle invite à entretenir une relation bienveillante avec les machines, dans une perspective qui fait débat. Ses déclarations soulèvent à nouveau la question controversée d’une éventuelle expérience subjective des modèles.
Dans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, retour sur l’alerte de sécurité qui touche PHP, un langage au cœur de nombreux sites et de WordPress. Au-delà des interruptions préventives et des correctifs, l’échange explore le rôle de l’IA dans la recherche de vulnérabilités et les enjeux de leur divulgation.
Bruno Guglielminetti revient sur la décision de l’éditeur québécois de Thélison Orélien de cesser leur collaboration après une analyse concluant à une utilisation de l’IA. Cette affaire ravive le débat sur la transparence des auteurs et la place des outils génératifs dans l’écriture.
À l’inverse des controverses sur les usages dissimulés, le Prix Pascal revendique la collaboration entre auteurs et intelligence artificielle. Ouvert à la francophonie, il demande aux candidats de documenter leur démarche et les outils utilisés.
Une décision municipale rapportée à Vallorcine suscite le débat : refuser des subventions aux associations utilisant l’intelligence artificielle. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti discutent de la protection du travail humain, mais aussi des possibilités offertes aux petites structures disposant de moyens limités.
Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les tendances du Mondial de l’Auto : autonomie plus accessible, recharge ultrarapide et assistants intelligents à bord. Il détaille également le pilotage de la recharge et l’utilisation des batteries pour soutenir le réseau électrique, avec l’ambition de simplifier les usages et de réduire la facture. Julien Villeret, EDF [PARTENARIAT]
Cédric O, cofondateur et dirigeant de Mallow, présente une enceinte proposant des aventures interactives sans écran aux enfants de 4 à 10 ans. Il explique les difficultés de reconnaissance des voix enfantines, les protections mises en place pour encadrer les échanges et le choix de jeux avec un début, une fin et un objectif, puis revient sur son passage de la politique à l’entrepreneuriat.
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mis en ligne le 23.10.2026 à 06:00
.Une faille PHP déclenche une alerte mondiale • NVIDIA accélère dans la robotique intelligente • Orange subit une panne majeure en France • Meta expose des conversations avec son IA • L’IA ravive la polémique dans l’édition...
Deux vulnérabilités critiques du langage PHP ont déclenché une alerte mondiale, avec des risques d’exécution de code à distance et des attaques accélérées par l’intelligence artificielle. La publication prématurée d’informations sur ces failles a compliqué la réponse des équipes de sécurité, tandis que les grands hébergeurs déployaient les correctifs et que les petites structures restaient particulièrement exposées.
L’écosystème français du numérique cherche à réduire sa dépendance aux géants américains grâce à de nouvelles infrastructures et à des outils d’intelligence artificielle. OVHcloud travaille sur une IA européenne, tandis que Shadow entend valoriser la puissance de ses cartes graphiques en proposant des ressources de calcul aux jeunes entreprises qui développent leurs modèles.
À Berlin, Jensen Huang, patron de NVIDIA, a mis en avant les ambitions du groupe dans la robotique et l’IA physique. Les outils présentés visent à simplifier le développement des robots grâce à des instructions en langage naturel, à la simulation et à l’apprentissage continu, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’automatisation industrielle.
Une panne majeure du réseau mobile d’Orange a privé de nombreux clients de téléphonie, de SMS et d’accès aux données pendant près de dix heures. L’incident, associé à un problème lors d’une migration du cœur de réseau impliquant des équipements Nokia, a perturbé les déplacements et les services numériques, tandis que la compensation annoncée sous forme de données mobiles supplémentaires suscitait des critiques.
Des chercheurs en cybersécurité ont identifié plus de 6 800 liens permettant d’accéder à des conversations partagées avec Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta. Certaines pages contenaient des informations personnelles ou professionnelles sensibles, rappelant qu’un simple lien de partage peut transformer un échange privé en contenu accessible publiquement ; Meta a suspendu temporairement la fonctionnalité concernée.
Les échanges avec les intelligences artificielles révèlent souvent bien davantage que les publications sur les réseaux sociaux : projets, habitudes, préoccupations personnelles et informations financières ou médicales. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti s’interrogent également sur les mécanismes de détection des situations de détresse chez les jeunes utilisateurs et sur les limites des dispositifs d’alerte, dont l’efficacité est au cœur de débats sensibles.
Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien après une analyse externe ayant révélé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés au roman C’était ça ou mourir. L’éditeur ne réimprimera pas le livre et ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur, tout en reconnaissant ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure l’IA a été utilisée.
Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle divise le monde de l’édition, un nouveau prix littéraire entend valoriser les œuvres conçues avec ces outils. Ouvert aux auteurs francophones, le prix Pascal prévoit que les candidats documentent les modèles utilisés et leur rôle dans le processus de création, afin de mettre en lumière une collaboration entre humains et machines.
Une municipalité de Haute-Savoie a décidé de suspendre les aides aux associations qui recourent à l’intelligence artificielle, notamment pour produire des affiches ou des supports de communication. Cette mesure, justifiée par la volonté de privilégier le travail humain, relance le débat sur la place des outils génératifs dans la vie locale et sur les moyens dont disposent les petites associations.
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mis en ligne le 22.10.2026 à 16:00
.Une faille critique dans PHP, le langage informatique qui fait fonctionner une grande partie du Web, déclenche une alerte mondiale et pousse de nombreux opérateurs à couper temporairement leurs sites.
Deux vulnérabilités critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une immense partie des sites web, déclenchent une alerte internationale les 20 et 21 octobre 2026. Notées 9,2 sur 10 en gravité, elles peuvent permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur vulnérable, sans authentification préalable. Le risque concerne aussi bien les sites institutionnels que les médias, les entreprises et les petits sites indépendants.
PHP fonctionne côté serveur : il permet aux sites web de traiter des informations, d’interagir avec des bases de données et de générer les pages consultées par les internautes. Il est notamment utilisé par des systèmes de gestion de contenu comme WordPress, Drupal et Joomla.
Cette omniprésence transforme une faille dans le langage lui-même en menace systémique. Les sites concernés ne sont pas tous vulnérables de la même manière, mais l’ampleur de l’écosystème impose une réaction rapide.
L’épisode revient sur l’histoire de ces vulnérabilités : repérées en 2024, elles auraient été considérées à l’époque comme difficiles à exploiter. Selon les éléments présentés dans l’émission, des chercheurs ont ensuite utilisé des outils d’intelligence artificielle pour élaborer un scénario d’attaque permettant de tirer parti de ces failles.
Cette découverte aurait accéléré les travaux de correction, menés dans la discrétion avant que les informations ne deviennent publiques. L’affaire illustre une double réalité : l’IA peut renforcer les capacités des spécialistes de la cybersécurité, mais aussi faciliter la recherche de nouvelles méthodes d’attaque.
La publication des correctifs le 21 octobre place les administrateurs et les hébergeurs face à une urgence : identifier les systèmes concernés, installer les versions corrigées et surveiller les signes d’une éventuelle compromission. Le CERT-FR recommande notamment d’isoler les équipements utilisant des versions anciennes qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité, puis de migrer vers une version maintenue.
Pour les sites construits avec WordPress ou un autre CMS, la correction doit être appliquée au niveau de PHP sur le serveur. Les responsables de sites hébergés doivent donc se rapprocher de leur prestataire pour vérifier la mise à jour de leur environnement.
L’ampleur réelle des conséquences reste à établir : des tentatives d’exploitation sont signalées, mais il est encore difficile de mesurer le nombre de systèmes compromis. Les versions anciennes de PHP, qui ne reçoivent plus de correctifs, représentent un risque supplémentaire.
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