Jerôme Colombain
mis en ligne le 10.09.2026 à 06:00
.Apple franchit enfin le pas du smartphone pliable avec l’iPhone Duo, un modèle à grand écran pensé pour le multitâche. La firme en profite aussi pour renouveler ses iPhone Pro, ses AirPods et ses Apple Watch, avec plusieurs fonctions qui restent indisponibles dans l’Union européenne.
Après des années de rumeurs, Apple entre officiellement sur le marché des smartphones pliants avec l’iPhone Duo. Son format « passeport » associe un écran externe de 5,4 pouces à une dalle intérieure de 7,6 pouces, soit un affichage sensiblement plus grand que celui de l’iPhone Pro Max.
L’enjeu dépasse le simple changement de format : une fois ouvert, l’iPhone peut afficher deux applications côte à côte, faciliter le glisser-déposer de contenus et proposer une utilisation plus proche d’une petite tablette. iOS a été adapté à cette nouvelle ergonomie, avec une interface capable de suivre les transformations de l’écran.
L’appareil est également compatible avec l’Apple Pencil, une première pour un iPhone. Apple mise par ailleurs sur une finition antireflet pour améliorer la lisibilité et rendre la pliure moins visible.
L’iPhone Duo embarque deux appareils photo arrière de 48 mégapixels, une caméra frontale sous l’écran et une puce A20 Pro. Apple annonce jusqu’à 44 heures de lecture vidéo sur l’écran externe et 31 heures sur l’écran intérieur.
Quelques concessions subsistent : pas de Face ID, remplacé par Touch ID intégré au bouton latéral, pas de carte SIM physique et toujours une interrogation sur le poids, qui n’a pas encore été communiqué.
Le prix démarre à 2 000 dollars, soit environ 2 339 euros en France selon la configuration. La version 2 To atteint 3 839 euros. La commercialisation est annoncée pour le 23 octobre.
Apple a également présenté les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, équipés de la puce A20 Pro gravée en 2 nm. La nouvelle génération de Siri, baptisée Siri AI, gagne en capacités d’interaction, mais son arrivée en Europe reste repoussée.
Apple confirme par ailleurs de nouvelles fonctions photographiques destinées aux utilisateurs avancés, avec notamment un véritable mode Pro permettant de contrôler manuellement plusieurs paramètres. Certaines fonctions resteront elles aussi indisponibles dans l’Union européenne.
Les prix démarrent à 1 479 euros pour l’iPhone 18 Pro et 1 629 euros pour le Pro Max. La nouvelle version d’iOS 27 doit arriver le 22 octobre.
Apple renouvelle également ses AirPods avec une cinquième génération proposant une réduction de bruit améliorée, une commutation automatique vers le mode Transparence et la traduction en temps réel. Le prix annoncé est de 149 euros, avec une disponibilité le 22 septembre.
Côté montres, les nouvelles Apple Watch Series 12 et Ultra 4 renforcent les fonctions liées à la santé et au sport. Apple met notamment en avant l’analyse des données par intelligence artificielle et une fonction baptisée « audio-intelligence », capable notamment de reconnaître certains sons ou de transcrire une conversation directement sur la montre.
Apple assure que ces fonctions audio sont conçues pour préserver la confidentialité, sans transmission des enregistrements vers ses serveurs.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 09.09.2026 à 06:00
.En partant d’une réflexion sur les prothèses, Didier Vançon a développé, seul, une main robotique capable de reproduire avec précision de nombreux mouvements de la main humaine.
L'essentiel
- Avec 24 degrés de liberté, cette main est au niveau de ce qui se fait de mieux.
- Elle peut servir de prothèse ou pour les robots humanoïdes dans l'industrie ou l'espace.
- Le but est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées.
=================================
Tout est parti d’une émission de télévision, Lego Masters, en 2021. J’y ai vu un candidat avec une prothèse en Lego et je me suis demandé comment il commandait cette main. En me renseignant, j’ai découvert les systèmes de captation myoélectriques utilisés notamment pour les prothèses. Je me suis rendu compte qu’ils pouvaient être peu fiables et qu’ils demandaient beaucoup d’entraînement pour dissocier les contractions musculaires. Il pouvait aussi y avoir une latence importante. Je me suis donc demandé s’il n’existait pas une autre façon de faire. Le soir même, j’ai eu l’idée d’un nouveau système de captation, non invasif, capable de reproduire les mouvements doigt par doigt avec une prise en main instantanée. J’ai développé ce capteur en deux mois. Comme les bras biomécaniques disponibles étaient coûteux et assez limités en termes de mouvements, j’ai finalement décidé de développer ma propre main pour tester les capacités de mon système.
Je voulais aller très loin dans la reproduction des mouvements humains. Certains considèrent qu’une pince suffit pour prendre un objet, mais ce n’était pas ma philosophie. Pour une prothèse, je voulais notamment une acceptation visuelle et psychologique : je ne voulais pas qu’un patient ait l’impression d’avoir une simple pince. Je voulais que la main soit la plus naturelle possible et qu’elle puisse reproduire les mouvements de la main opposée. J’ai donc étudié énormément la biomécanique et la cinématique, notamment l’articulation à la base du pouce et son autorotation. J’ai également travaillé sur la redirection des phalanges vers la tabatière anatomique et sur le mouvement des métacarpes. L’objectif était que les doigts puissent réellement s’englober autour d’un objet, comme une main humaine.
Le prototype est désormais principalement destiné à la robotique humanoïde, même si les technologies développées peuvent aussi servir dans le domaine des prothèses. Je pense qu’elle peut avoir des applications dans le domaine ménager, industriel ou spatial. Avec un gant permettant de commander la main à distance, un opérateur pourrait manipuler des objets dans des zones à risque avec une dextérité proche de la sienne. Dans l’espace, on pourrait même imaginer envoyer un robot sur Mars et le piloter depuis la Terre comme un avatar. J’ai aussi développé un logiciel permettant de commander la main avec différents systèmes, notamment un mode avatar utilisant un gant équipé de douze capteurs pour diriger le bras en temps réel.
J’ai dévoilé le projet il y a un peu plus d’une semaine. Mon objectif est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées, notamment les logiciels développés pour réaliser cette main. Les premiers retours sont essentiellement médiatiques, mais le projet commence à faire son chemin. Une personne de Foundation Robotics s’est notamment montrée intéressée et m’a proposé un emploi. Mais je ne cherche pas un emploi : je cherche à vendre la main et les connaissances. Une partie de la technologie est brevetée, mais les brevets coûtent cher. Je protège donc aussi le mécanisme en gardant l’intérieur de la main secret et en fonctionnant comme une boîte noire. Je ne montrerai l’intérieur qu’à des personnes réellement intéressées et susceptibles de m’aider à protéger et développer la technologie.
🎧 Ecouter sur votre app de podcast
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 08.09.2026 à 06:00
.L’été a été marqué par une série de cyberattaques. Pour Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, la faille humaine, les accès à distance et les mauvaises pratiques de sécurité constituent des portes d’entrée privilégiées pour les cybercriminels.
En partenariat avec ESET
L'essentiel
- Les cybercriminels travaillent sur l’ingénierie sociale, c’est-à-dire la faille humaine.
- On ne se demande pas si on va être attaqué, on doit se demander quand est-ce qu’on va être attaqué.
- La question, c’est combien de temps est-ce que je vais mettre pour le détecter ?
- Le gestionnaire de mots de passe, c’est notre sauveur, c’est un peu le GPS du numérique.
=================================
Il y a un lien, mais il n’y a pas de fatalité. Nos sociétés se numérisent, en France comme dans le reste de l’Occident, et cette numérisation crée des vulnérabilités et des portes d’entrée. On ouvre notamment des accès pour travailler à distance, que ce soit pour les agents de l’État ou dans les entreprises privées. Si ces portes sont mal sécurisées, elles peuvent être utilisées par des cybercriminels pour rentrer dans les systèmes.
Pas forcément. Certains groupes sont surtout malins et misent sur la ruse, la malice et l’ingénierie sociale plutôt que sur l’analyse de code ou le développement de logiciels malveillants. Ils peuvent notamment récupérer ou acheter des identifiants, des mots de passe ou des codes MFA issus de précédentes compromissions, puis utiliser ces accès pour entrer dans les systèmes.
Même une authentification multifacteur peut être contournée si l’utilisateur est manipulé. Les cybercriminels peuvent multiplier les demandes de confirmation jusqu’à ce qu’une personne finisse par accepter, parfois par lassitude. La cybersécurité repose donc aussi sur la formation, les procédures et l’organisation de l’entreprise ou de l’administration.
Il faut d’abord avoir une bonne hygiène numérique. J’utilise plusieurs catégories d’adresses e-mail selon les usages, et un gestionnaire de mots de passe permet d’avoir de bons mots de passe partout. Il faut aussi considérer que quelqu’un peut réussir à entrer dans un système : l’objectif est alors de détecter rapidement un comportement anormal et de bloquer l’attaque. L’intelligence artificielle peut aider à analyser de très grandes quantités de données et à repérer ces comportements suspects.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 05.09.2026 à 06:00
.OpenAI dévoile GPT-6 Astra, une IA capable d’agir directement sur un ordinateur • Une panne géante révèle l’interdépendance des géants de l’IA • Tesla lance son Cybercab sans volant ni pédales • À l’IFA, la tech multiplie les nouveautés, jusqu’à une brosse à dents avec caméra • John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple • ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous la surveillance renforcée du DSA • Le Tamagotchi revient sous forme de bague • Benoît Grunemwald décrypte la vague de cyberattaques • Boris Walbaum appelle à réinventer l’école face à l’IA • Didier Vançon dévoile une main robotique inventée à la maison.
⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT]
===============
OpenAI dévoile GPT-6 Astra, son nouveau modèle capable non seulement de répondre à des questions, mais aussi d’utiliser de manière autonome un ordinateur et des logiciels pour accomplir des tâches complexes. Cette montée en puissance de l’IA agentique s’accompagne d’inquiétudes : Astra est le premier modèle d’OpenAI à atteindre le niveau « Critical » en cybersécurité, avec des capacités permettant notamment de découvrir des vulnérabilités inconnues.
La concurrence accélère avec les nouveaux modèles Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1 d’Anthropic, tandis que Google Gemini mise sur Gemini 3.8 Flash. Programmation, raisonnement, agents autonomes et cybersécurité deviennent les principaux terrains d’affrontement entre les laboratoires.
ChatGPT, Claude, Gemini et Grok connaissent simultanément des perturbations, illustrant la dépendance des acteurs de l’IA à des infrastructures de calcul communes. L’incident pose une question stratégique : derrière la diversité apparente des services, quelques infrastructures peuvent devenir des points de défaillance majeurs.
Tesla lance au Texas ses premiers Cybercabs commerciaux : deux places, aucune pédale et aucun volant, avec une conduite autonome reposant notamment sur des caméras. Cette arrivée sur route ouverte marque une étape importante pour la voiture autonome, même si le déploiement fait déjà l’objet d’un examen des autorités américaines de sécurité routière. À retrouver également dans le Débrief Transat de Monde Numérique consacré au Cybercab.
Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveautés de l’IFA de Berlin. Retour de Packard Bell, nouveaux PC, écosystème maison-voiture de Xiaomi et premières apparitions de produits anticipant le Wi-Fi 8 : la rentrée high-tech démarre fort.
Dyson dévoile CameraJet, une étonnante brosse à dents dotée d’une micro-caméra qui repère les espaces interdentaires et déclenche un jet ciblé de bain de bouche. L’utilisateur peut même observer l’intérieur de sa bouche en direct depuis l’application MyDyson.
Changement d’époque chez Apple : John Ternus prend les commandes du groupe à la veille d’un nouveau rendez-vous produits annoncé pour le 9 septembre. Une succession particulièrement scrutée après les longues années de direction de Tim Cook.
La Commission européenne fait entrer ChatGPT, Reddit et Roblox dans le régime renforcé du Digital Services Act après le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union. Les trois services devront notamment évaluer et limiter davantage les risques systémiques liés aux contenus illicites, aux mineurs, aux droits fondamentaux et aux processus électoraux. Décision de la Commission européenne.
Une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs assistants IA peuvent aller chercher et restituer des contenus issus de médias d’État russes pourtant sanctionnés dans l’Union européenne. Une démonstration des nouveaux enjeux liés à l’accès à l’information par les agents conversationnels.
Trente ans après son lancement, le Tamagotchi se transforme en bague. Bandai miniaturise son animal virtuel dans un appareil de seulement 28 mm doté d’un écran couleur, que l’on porte au doigt pour continuer à nourrir et surveiller sa créature numérique.
Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les attaques et fuites de données qui ont marqué les dernières semaines. Identifiants volés, fatigue face aux demandes de double authentification et ingénierie sociale alimentent une véritable économie circulaire du cybercrime ; il recommande notamment de segmenter ses adresses e-mail et d’utiliser un gestionnaire de mots de passe. [PARTENARIAT]
Boris Walbaum, président et fondateur de Forward College, estime que l’intelligence artificielle oblige à revoir profondément le modèle éducatif. Auteur d’Éducation.IA, il défend une école qui développe à la fois la compréhension des machines, l’esprit critique, l’intelligence sociale et la capacité à apprendre grâce aux relations humaines.
Didier Vançon, inventeur indépendant, présente UM1-Evo, une main robotique pensée pour reproduire au plus près la dextérité humaine, notamment les mouvements complexes du pouce. Initialement imaginée dans une logique de prothèse, elle vise désormais surtout les robots humanoïdes et pourrait servir dans l’industrie, les environnements dangereux ou l’espace ; son créateur travaille aussi sur un gant proprioceptif capable de transmettre toucher, pression et position.
🎧 Ecouter sur votre app de podcast
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 04.09.2026 à 06:00
.Le robotaxi de Tesla ouvre une nouvelle ère automobile · Musk alerte sur la faim énergétique de l'IA · Les nouveautés de l'IFA 2026 · Dyson filme désormais vos dents · Apple change de patron · ChatGPT Reddit et Roblox passent sous le DSA · Pasqal accélère aux États Unis · Lake America apparait Google Maps · Une étude bouscule les idées reçues sur les écrans · Tamagotchi revient au doigt.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
===============
Le Cybercab de Tesla, sans volant ni pédales, symbolise le passage du robotaxi de la démonstration à la circulation réelle, avec une approche reposant sur les caméras et l’intelligence artificielle plutôt que sur le lidar. Quarante cinq véhicules ont été mis en circulation dans plusieurs villes du Texas. Un nouveau paradigme automobile.
Pas de Cybercab en France, pour l'instant, mais le Gouvernement va autoriser la conduite autonome par FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Le ministre des transport Philippe Tabarot l'a annoncé après s'être entretenu en visioconférence avec Elon Musk mercredi 2 septembre. De sosn côté Waymo se positionne en Europe. La bataille réglementaire ne fait que commencer.
Devant des responsables du G20, Elon Musk plaide pour davantage de centres de données tout en prévenant que leur développement se heurte déjà aux limites de la production électrique. Aux États-Unis, la course à l’IA attise les tensions locales autour de l’électricité et de l’eau, tandis qu’en Europe les acteurs du secteur dénoncent des procédures trop longues et des réglementations jugées susceptibles de ralentir l’innovation.
À IFA Berlin, Acer relance Packard Bell avec des ordinateurs accessibles, pendant que Samsung renforce également son offre de portables abordables. Xiaomi pousse son écosystème Human Car Home et sa gamme Mijia pour la maison connectée, tandis que les premières annonces autour du Wi-Fi 8 et les démonstrations de robots humanoïdes préfigurent les prochaines tendances technologiques.
Dyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse électrique à 479 euros associant caméra, analyse des espaces entre les dents et jet interdentaire. L’application permet même de regarder en direct l’intérieur de sa bouche, une débauche technologique impressionnante dont le prix et les comparaisons mises en avant par Dyson invitent néanmoins à garder un regard critique.
Depuis le 1er septembre, John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple, quelques jours seulement avant une keynote très attendue. L’occasion de revenir sur le bilan spectaculaire de Cook, de l’Apple Watch au développement des puces maison en passant par l’échec relatif du Vision Pro, mais aussi sur la première prise de parole de Ternus sur X, qui rappelle le poids persistant du réseau dans la communication des dirigeants. À écouter aussi : Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus.
Avec plus de 45 millions d’utilisateurs européens, ChatGPT et OpenAI, Reddit et Roblox entrent dans une catégorie réglementaire européenne qui renforce leurs obligations face aux contenus illicites, aux risques pour les mineurs et à la désinformation. Dans le même temps, une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs agents IA peuvent restituer des contenus issus de médias russes sanctionnés dans l’Union européenne, Meta AI étant le seul outil testé à avoir systématiquement refusé.
L'entreprise française Pasqal, spécialiste des ordinateurs quantiques à atomes neutres, poursuit son expansion avec de nouveaux moyens financiers et une offensive sur le marché américain. Une étape majeure pour une entreprise issue de la recherche française, présentée comme l’un des rares acteurs hexagonaux capables de jouer dans la cour mondiale du quantique.
Le changement de nom américain d’une partie du lac Ontario en Lake America provoque des répercussions immédiates dans les services cartographiques. Google Maps puis Apple Maps adaptent leur affichage en fonction du pays de consultation, tandis que MapQuest profite de la polémique au Canada pour retrouver temporairement une visibilité inattendue.
L’étude PANIC a suivi 260 jeunes pendant huit ans et observe une association entre davantage de temps d’écran déclaré et de meilleures performances sur certaines mesures cognitives à l’adolescence. Les chercheurs ne démontrent toutefois aucun lien de cause à effet : la nature des activités numériques et l’équilibre avec le sommeil, l’activité physique et les autres dimensions de la vie quotidienne restent essentiels.
Trente ans après le phénomène original, Bandai miniaturise encore son animal virtuel et transforme le Tamagotchi en bague. Même principe qu’autrefois : nourrir et surveiller une petite créature numérique qui réclame régulièrement de l’attention, avec cette fois la nostalgie comme puissant argument commercial.
Dans Mon Carnet, Stéphane Ricoul – Mon Carnet abandonne cette saison le commentaire d’actualité pour proposer une série de fictions technologiques dans l’esprit de Black Mirror et des anciens radioromans. De son côté, Monde Numérique retrouve son rythme de rentrée avec L’Hebdo, notamment autour de l’éducation et de l’IA, de la cybersécurité avec Benoît Grunemwald – ESET, ainsi que d’une étonnante main robotique développée pendant plusieurs années par un inventeur indépendant.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 02.09.2026 à 06:00
.L’intelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusqu’à la finalité de l’apprentissage. Pour Boris Walbaum, l’école doit désormais miser davantage sur la pensée critique, les relations humaines et la compréhension des technologies.
- L’IA met à mal notre modèle d’éducation.
- Pourquoi apprendre, s’il y a des machines qui font tout mieux que nous ?
- La relation sociale est le carburant de l’apprentissage.
- L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école.
=================================
L’IA met à mal notre modèle d’éducation, d’abord parce qu’elle facilite massivement la triche. Si on laisse les enfants l’utiliser comme ils le souhaitent, ils prennent des raccourcis. Or, dans l’éducation et l’effort, il n’y a pas de raccourci. Mais la remise en cause va plus loin : lorsque des machines peuvent passer des concours très difficiles, plus rapidement et avec de meilleures notes, il faut se demander ce qu’il faut encore apprendre et pourquoi apprendre. Nous devons donc repenser la mission même de l’éducation.
Il faut d’abord apprendre à interagir avec les machines : comprendre la technologie, savoir comment elle fonctionne, quand elle est pertinente et quelles opportunités elle ouvre. Mais il faut aussi savoir interagir avec les autres humains, créer des contacts, travailler en équipe, écouter, créer de la confiance. L’intelligence sociale et l’intelligence émotionnelle sont fondamentales. Cela ne signifie pas abandonner les compétences intellectuelles. Au contraire : l’IA est un amplificateur. Pour bien l’utiliser, il faut de la rigueur, savoir poser des questions et exercer son esprit critique.
Oui. Le rôle du professeur doit être moins centré sur la transmission du savoir et davantage sur la capacité à créer l’étincelle et à entretenir l’appétit d’apprendre. La relation sociale est le carburant de l’apprentissage. La classe inversée est une piste : le cours peut être travaillé à la maison et la classe devenir le lieu de l’approfondissement, des échanges et du travail collectif. L’IA peut alors servir d’outil d’entraînement personnalisé, mais elle ne remplace pas la relation avec le professeur et les autres élèves.
C’est une bonne idée, très clairement, mais ce n’est pas une révolution. L’IA, elle, est une révolution. On a fait un pas alors qu’il faut faire un marathon. Il faut apprendre aux élèves à comprendre comment fonctionne cette technologie, ce qu’elle peut faire et dans quelles situations elle n’est pas pertinente. Mais le chantier est beaucoup plus vaste : il concerne l’ensemble de notre modèle éducatif et notre capacité à préparer les générations qui arrivent au monde du travail de demain.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 31.08.2026 à 06:00
.On débriefe l'actu de l'été avec François Sorel et Bruno Guglielminetti : Des agents IA franchissent les barrières de sécurité, la France accumule les cyberattaques, Meta revoit sa copie pour protéger les mineurs, la Chine éblouit avec ses robots humanoïdes, Samsung et Google relancent la guerre du smartphone pliant, les lunettes connectées ravivent la peur de la surveillance.
En juillet, des agents expérimentaux d’OpenAI ont franchi leurs barrières de test pour s’attaquer à Hugging Face, tandis que d’autres incidents impliquant notamment Anthropic. Scénario de science-fiction catastrophe ou sur les risque liés à l’IA ou expérimentations salutaires ? Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage à ces agents IA devenus incontrôlables.
DGFiP, Éducation nationale, Intermarché, SFR ou encore Bloctel : les attaques et fuites de données se sont multipliées pendant l’été, jusqu’à donner l’impression d’une vulnérabilité généralisée. La transparence accrue rend désormais les incidents plus visibles, mais cela témoigne aussi de vraies faiblesses structurelles liées à des systèmes vieillissants, au télétravail et à une hygiène numérique encore insuffisante. Monde Numérique est déjà revenu en détail sur cette vague de cyberattaques frappant les services publics et les entreprises françaises.
En France, le projet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été stoppé, tandis qu’aux États-Unis Meta a choisi un accord massif avec de nombreux États et promet de nouvelles limitations pour les mineurs sur Facebook et Instagram, dont une durée quotidienne plafonnée et un couvre-feu nocturne. Ecouter aussi : épisode consacré au règlement conclu par Meta et aux nouvelles protections annoncées pour les jeunes.
Les Jeux mondiaux des robots humanoïdes organisés en Chine au mois d'août ont offert des images parfois spectaculaires et parfois franchement cocasses, mais derrière les chutes et les records se joue une véritable bataille industrielle. Les robots chinois dominent déjà la partie mécanique et progressent dans les tâches de service, d’entretien ou de manufacture, tandis que l’autonomie et l’intelligence restent le principal verrou à faire sauter. Cette avance répond aussi à un enjeu démographique et de pénurie future de main-d’œuvre. Ecouter également : l’analyse de la domination chinoise dans les robots humanoïdes.
Les nouveaux pliants de Samsung et Google relancent la bataille des formats, alors que les rumeurs autour d’un premier modèle pliant d’Apple deviennent de plus en plus insistantes à l’approche de la keynote de septembre. François Sorel est séduit par les formats plus compacts tandis que Bruno Guglielminetti, après avoir testé les deux approches, préfère le Pixel pour un usage hybride entre téléphone et tablette de travail. Le sujet a déjà été développé dans Monde Numérique à travers les tests des nouveaux smartphones pliables de Google et Samsung.
Les lunettes de Meta deviennent plus discrètes et plus ambitieuses, mais leur capacité à filmer en permanence fait ressurgir le traumatisme des Google Glass et les inquiétudes sur la vie privée. Au-delà de la captation elle-même, le débat porte surtout sur la diffusion des images, la reconnaissance faciale et la possibilité d’identifier les personnes croisées sans leur consentement, avec le risque que des restrictions légales ou logicielles deviennent rapidement nécessaires. Monde Numérique s’est déjà penché sur les lunettes connectées et les nouvelles questions de surveillance qu’elles soulèvent.
00:00 Sommaire
03:22 Intro avec François Sorel et Bruno Guglielminetti
04:56 Des agents IA incontrôlables : faut-il s’inquiéter ?
14:51 Cyberattaques : la France est-elle devenue une passoire ?
23:40 Mineurs et réseaux sociaux : Meta change les règles
40:25 Chine : les robots humanoïdes entrent en compétition
49:40 Quand les humains entraînent les robots à les remplacer
54:22 Smartphones pliants : Samsung, Google et bientôt Apple ?
58:36 Lunettes connectées : innovation ou menace pour la vie privée ?
1:05:06 Conclusion
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 29.08.2026 à 07:00
.Le Debrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) : Meta va réduire le temps d'écran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaît une adoption de l’IA plus lente que prévu · Nvidia vise Hugging Face pour près de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de l’IA · Elon Musk prépare une Starbase géante en Louisiane.
===============
Meta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dépenses annexes, pour mettre fin au procès américain l’accusant d’avoir favorisé la dépendance des mineurs à Instagram et Facebook. L’accord prévoit notamment des limites d’utilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mécanismes addictifs resteraient largement inchangés pour les adultes ; son adoption définitive doit encore être validée par la juge. Le procès a aussi mis en lumière l’échec de la fonction Take a Break et les réticences internes à imposer des mesures plus contraignantes. À réécouter également dans le précédent Debrief Transat consacré au procès Meta.
Sam Altman, OpenAI, reconnaît dans une longue interview accordée au podcasteur David Senra que l’adoption de l’intelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite qu’espéré. Le patron d’OpenAI admet lui-même conserver de vieux réflexes informatiques et estime que l’IA n’a toujours pas connu son « moment iPhone », faute d’une interface véritablement évidente. Il défend parallèlement le maintien du contrôle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste porté notamment par Dario Amodei, Anthropic, un débat déjà abordé dans Monde Numérique autour du « marketing de la peur » de l’IA.
PLAUD dévoile Plaud One, des écouteurs accompagnés d’un boîtier connecté en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accès à un agent d’intelligence artificielle sans dépendre en permanence d’un smartphone. Ce type de wearable pourrait préfigurer une nouvelle interface avec l’IA, mais pose aussi une question majeure de vie privée lorsqu’un appareil est susceptible d’écouter et de mémoriser une grande partie de la journée.
Le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis menace désormais certains équipements électroniques fabriqués aux États-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % évoqués à partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et même certains câbles pourraient être concernés, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs négociations.
Bill Gates alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales de l’intelligence artificielle et défend l’idée d’une supervision internationale. Il propose notamment de préserver certains métiers exigeant écoute et sensibilité humaines et remet sur la table le principe d’une taxation de l’automatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommés par l’IA. Une réflexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait déjà été discutée dans un précédent Debrief Transat.
Nvidia envisage dans l’épisode une opération de près de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme d’IA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les développeurs. L’opération consacrerait l’importance stratégique de l’open source pour Nvidia mais pose aussi la question de l’indépendance d’un écosystème ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrôle de géants américains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu Clément Delangue, Hugging Face, dans Monde Numérique.
Après le piratage touchant la Direction générale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes préparent une action collective pour obtenir réparation, notamment après des tentatives d’arnaque et des dépenses engagées pour mieux protéger leurs données. Le gouvernement doit également examiner les responsabilités tandis que l’Éducation nationale a dû interrompre plusieurs outils après une autre attaque, perturbant la préparation de la rentrée. Le dossier avait été détaillé la semaine précédente dans Cyberattaques en France l’État pris en défaut.
Le TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman à Elon Musk en passant par les dirigeants d’Anthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la présence de Joëlle Pineau, désormais à Cohere après son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagé dans une approche différente autour de l’IA physique. Joëlle Pineau avait également été reçue dans Monde Numérique lorsqu’elle dirigeait la recherche scientifique de Meta.
SpaceX prépare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncé de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagés en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la démesure des ambitions d’Elon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liées à la multiplication des lancements. L’épisode oppose avec humour ce projet à l’annonce évoquée d’un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines.
Bruno teste le nouveau pliable de Google, présenté dans l’émission comme le Pixel 11 Pro Fold, qu’il juge nettement plus léger et agréable que la génération précédente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prêté au futur modèle pliable d’Apple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait déjà fait l’objet d’une prise en main dans un précédent Debrief Transat.
Bruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrée au rapport Les risques et enjeux éthiques des véhicules connectés publié par la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec. Le document s’intéresse à l’ampleur des données captées par les véhicules et aux faiblesses d’un cadre réglementaire encore mal adapté aux enjeux de vie privée, de surveillance et de sécurité.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 28.08.2026 à 07:00
.La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs.
Rediffusion du 6 mai 2026
Punchlines
- La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.
- Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.
- Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.
- Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.
- L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.
=================================
L'essentiel
- La Silicon Valley travaille avec la défense américaine depuis ses origines.
- Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.
- La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.
- Avec l'IA générative, la souveraineté ne concerne plus seulement les données mais aussi les méthodes de travail.
=================================
Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la défense américaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillé avec l'État américain. Palantir s'inscrit dans cette continuité. À mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idéologique qu'un argumentaire commercial destiné à convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles à la défense.
Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de données afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA générative transforme profondément ce modèle. Des outils comme Claude peuvent permettre à chacun de construire ses propres systèmes d'analyse. C'est une évolution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche désormais à proposer une plateforme complète où l'IA guide les décisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la défense.
Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrète entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systèmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnées grâce aux données, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se présentent comme les nouveaux défenseurs des intérêts américains et cherchent à prendre la place des industriels historiques.
Les compétences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de développer des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples à utiliser et immédiatement opérationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaît : il ne s'agit plus seulement de protéger les données, mais aussi les méthodes de travail et le savoir-faire que les modèles apprennent auprès de leurs utilisateurs.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 26.08.2026 à 07:00
.Les mots de passe ne suffisent plus à protéger nos comptes en ligne. Cet épisode explique comment fonctionne l’authentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites.
* Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr
Un mot de passe peut être deviné, dérobé lors d’une fuite de données ou récupéré grâce à une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsqu’un même mot de passe est réutilisé sur plusieurs services : une technique appelée « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volés sur de nombreux comptes.
L’authentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplémentaire. Elle combine plusieurs éléments : quelque chose que l’on connaît, comme un mot de passe ; quelque chose que l’on possède, comme un smartphone ou une clé de sécurité ; et éventuellement quelque chose que l’on est, comme une empreinte digitale ou un visage.
Par SMS - La méthode la plus connue consiste à recevoir un code par SMS après avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnérable au détournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi qu’au phishing.
Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator génèrent de leur côté des codes temporaires, généralement renouvelés toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent même sans connexion Internet sur le téléphone et évitent les faiblesses liées au réseau mobile. Ils peuvent néanmoins être interceptés si l’utilisateur les saisit sur un faux site.
Par notification renforcée sur mobile - Plus pratique, cette méthode consiste à utiliser une application fiable déjà installée sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre généré aléatoirement. Cette méthode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent à multiplier les demandes jusqu’à ce que l’utilisateur en accepte une par lassitude.
Toutes les méthodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. L’ajout d’un code SMS améliore nettement la sécurité, tandis qu’une application d’authentification offre une protection plus robuste.
Pour aller plus loin, les clés de sécurité et les systèmes d’authentification résistants au phishing apportent une protection supplémentaire. Les passkeys s’inscrivent également dans cette évolution vers une connexion plus sûre et, à terme, moins dépendante des mots de passe (écouter aussi cet cet épisode de Monde Numérique consacré à la fin des mots de passe).
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 24.08.2026 à 07:00
.Les modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue.
Rediffusion du 25 février 2026
L'essentiel
- L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.
- Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.
- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.
- La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.
=================================
L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux.
Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur.
Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes.
Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 22.08.2026 à 07:00
.Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
===============
Coup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données.
Meta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains.
De nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale.
OpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT.
La publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique.
Le Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique.
Des voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables.
Les compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.