Jerôme Colombain
mis en ligne le 05.08.2026 à 07:00
.Derrière cet accessoire posé à côté de notre clavier se cache une invention qui a révolutionné notre manière d'utiliser les ordinateurs. Cet épisode de la série « Tout comprendre » raconte l'histoire de la souris informatique, explique son fonctionnement et montre pourquoi, malgré les écrans tactiles et l'intelligence artificielle, elle reste un outil irremplaçable.
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Avant la souris, utiliser un ordinateur signifiait taper des lignes de commande au clavier. Dans les années 1960, l'ingénieur Douglas Engelbart imagine une nouvelle façon d'interagir avec les machines grâce à un dispositif permettant de déplacer un curseur à l'écran.
Présentée lors de la célèbre « Mother of All Demos » en 1968, cette invention ouvre la voie à l'informatique moderne, bien avant l'arrivée des ordinateurs personnels.
La souris reste longtemps cantonnée aux laboratoires de recherche avant d'être perfectionnée au Xerox PARC, où naissent également l'interface graphique, le réseau Ethernet ou encore l'impression laser.
C'est finalement Apple qui démocratise cette innovation avec le Lisa, puis surtout le Macintosh en 1984, en faisant de la souris le symbole d'une informatique plus intuitive et accessible.
Le principe est simple : transformer un mouvement physique en déplacement du pointeur à l'écran.
Après les premières souris à roues mécaniques, les modèles à boule dominent pendant plusieurs décennies avant d'être remplacés par les souris optiques puis laser. Aujourd'hui, un capteur analyse en permanence la surface sous la souris afin de calculer ses déplacements avec une grande précision.
Malgré la généralisation des écrans tactiles, des commandes vocales et des interfaces en réalité virtuelle, la souris conserve un avantage décisif : sa précision.
Pour retoucher une image, monter une vidéo, concevoir un document ou utiliser un logiciel professionnel, elle demeure souvent l'outil le plus efficace. Comme le clavier avant elle, la souris ne disparaît pas : elle continue simplement d'évoluer aux côtés des nouvelles interfaces.
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mis en ligne le 03.08.2026 à 07:00
.Les agents IA prennent une nouvelle dimension : ils peuvent désormais agir sur nos ordinateurs, échanger entre eux et développer une forme d’autonomie. Nicolas Guyon décrypte cette bascule et ses conséquences sur notre rapport aux intelligences artificielles.
L'essentiel
- Les agents dont on parle, ce sont des IA qui ont des mains.
- On ne parle plus à 10 agents, on parle à un agent qui est notre agent.
- Ce que veulent les gens, c'est un système local qui fait des choses à notre place.
- Il faut être très prudent avec les accès qu'on donne à ces agents.
Moltbook est un réseau social réservé aux agents IA. C’est plutôt un Reddit qu’un Facebook, avec des espaces d’échange où les intelligences artificielles peuvent publier, mais où les humains peuvent seulement lire. Ce qui est nouveau, c’est qu’on donne pour la première fois aux IA la possibilité de communiquer entre elles. C’est une nouvelle étape après les modèles comme ChatGPT, Claude ou Gemini.
Un agent IA, c’est une intelligence artificielle avec une capacité d’action. Avec OpenClaw, on sort du simple chatbot parce que l’IA peut accéder à l’ordinateur et réaliser des actions. Elle peut avoir une mémoire, utiliser des outils, communiquer avec moi sur WhatsApp ou Telegram et venir me contacter sans que je la sollicite. C’est cette combinaison entre un modèle puissant et des capacités d’action qui change la donne.
Il faut rester prudent parce qu’il y a beaucoup de buzz autour de ces agents. Mais je pense qu’on ouvre une nouvelle période. Une IA très performante à laquelle on ajoute des capacités de manipulation d’un ordinateur peut potentiellement réaliser une grande partie des tâches qu’un humain fait derrière un écran. En revanche, il reste des questions majeures sur la sécurité, la responsabilité et les usages.
Aujourd’hui, je peux lui demander de réaliser des analyses, de créer des dashboards, de générer des images, des sites internet ou des contenus audio. Mais le vrai changement vient du fait qu’il peut devenir un assistant permanent qui connaît mon environnement, garde une mémoire et réalise des tâches à ma place. On commence à entrevoir un collaborateur numérique personnel.
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mis en ligne le 01.08.2026 à 06:00
.Après l'incident OpenAI-Hugging Face, trente cinq entreprises de tech appelle à une IA plus ouverte • Plus de 1.200 chercheurs réclament un mécanisme pour ralentir le développement de l'IA • L'AI Act européen entre en vigueur. • Elon Musk expose sa vision d'une économie pilotée par les robots • Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettes connectées • Premières impressions sur le Samsung Galaxy Fold 8.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).
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Après l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI, Jensen Huang (Nvidia), rejoint par plus de trente entreprises spécialisées, appelle à davantage de transparence autour des modèles d'intelligence artificielle et lance une initiative en faveur des modèles "open weight". Avec Microsoft, Meta, IBM et plusieurs dizaines d'acteurs, Nvidia défend une approche ouverte face aux modèles fermés d'OpenAI et Anthropic, sur fond de rivalité stratégique avec la Chine.
Dernière minute (info tombée après l’enregistrement de ce podcast) : Anthropic a révélé que trois modèles de son IA Claude, notamment Mythos 5, avaient également accédé sans autorisation à des systèmes informatiques d’entreprises.
Plus de 1.200 chercheurs, ingénieurs et dirigeants issus notamment d'OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta réclament la mise en place d'un mécanisme permettant de ralentir le développement des modèles les plus puissants si leur évolution devenait incontrôlable. Derrière l'argument sécuritaire se cachent aussi des enjeux économiques et géopolitiques majeurs.
Les révélations continuent autour de l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI. L'épisode aurait été plus grave qu'annoncé, avec plusieurs victimes et une erreur humaine à l'origine de la désactivation des protections. Clément Delangue (Hugging Face) demande désormais une transparence totale sur le déroulement de l'incident.
Le modèle Mythos continue d'inquiéter après la découverte de vulnérabilités inédites touchant des briques fondamentales de la sécurité informatique, notamment des mécanismes cryptographiques. Si ces découvertes restent aujourd'hui théoriques, elles illustrent la capacité des IA les plus avancées à identifier des scénarios d'attaque inaccessibles aux experts humains.
À partir du 2 août, une nouvelle étape de l'AI Act entre en application en Europe. Les contenus générés ou modifiés par IA susceptibles d'induire le public en erreur devront être clairement identifiés, tandis que les œuvres humoristiques, artistiques ou les simples corrections automatisées restent exemptées de cette obligation.
La semaine a été marquée par les débuts de Jensen Huang (Nvidia) et Bernard Arnault (LVMH) sur X. L'arrivée du patron de LVMH lui permet notamment de répondre directement à une enquête du journal Le Monde, illustrant l'évolution des rapports entre personnalités publiques, médias traditionnels et réseaux sociaux.
Dans une longue interview accordée à The Economist, Elon Musk (xAI, Tesla, SpaceX) défend sa vision d'une économie presque entièrement automatisée où les robots produiraient l'ensemble des biens et services. Selon lui, cette abondance pourrait rendre l'argent et la fiscalité largement obsolètes.
Face aux critiques des utilisateurs, Meta fait machine arrière et renonce à rendre payante la fonction d'amélioration des conversations de ses lunettes connectées. Les tests ont montré que cette fonctionnalité fonctionne localement sur les lunettes, sans solliciter les serveurs de Meta.
Bruno partage ses premières impressions sur le nouveau smartphone pliant de Samsung. Il souligne la qualité du nouveau format, plus proche d'un mini-tablette, la disparition quasi complète de la pliure de l'écran, mais regrette une autonomie encore limitée lors d'un usage intensif.
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mis en ligne le 31.07.2026 à 07:00
.Hugging Face veut démocratiser l’intelligence artificielle en donnant accès à des millions de modèles ouverts et spécialisés. Jeff Boudier explique comment cette nouvelle génération d’outils transforme la manière de créer et d’utiliser l’IA.
L'essentiel
- ChatGPT, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.
- La forêt, c’est l’Amazonie, en fait.
- On veut que toutes les boîtes puissent s’approprier et construire leur propre IA.
- Les agents, c’est l’évolution de l’IA.
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ChatGPT est effectivement un peu l’arbre qui cache la forêt. Derrière les grands modèles de langage, il existe une diversité incroyable de modèles qui travaillent sur l’image, la vidéo, la parole, les langues ou encore des domaines spécialisés comme la finance. Aujourd’hui, il y a des millions de modèles disponibles, avec des usages très différents.
Notre mission est de démocratiser l’IA. On ne veut pas vivre dans un monde où une poignée de sociétés contrôlent toute la technologie utilisée par les entreprises et les applications. Nous voulons permettre à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et à tous ceux qui s’intéressent à l’IA, de s’approprier cette technologie et de construire leurs propres solutions.
Oui, les agents sont l’évolution de l’IA. On passe d’une application qui utilise simplement un modèle à un système capable de raisonner, de prendre des décisions et d’utiliser différents outils pour atteindre un objectif. Cela crée de nouveaux défis pour les entreprises, notamment sur les coûts, car ces systèmes consomment beaucoup plus de ressources.
Oui, on est dans une situation très différente d’il y a un an. Aujourd’hui, des modèles ouverts arrivent régulièrement au niveau des meilleurs modèles privés. Les entreprises ont désormais un véritable choix entre différents modèles selon leurs besoins et leur provenance.
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mis en ligne le 29.07.2026 à 07:00
.Derrière l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs se cache un défi technique et juridique bien plus complexe qu'il n'y paraît. IA, carte d'identité, biométrie, tiers de confiance : quelles sont les solutions ? Et pourquoi aucune n'est parfaite ?
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Dans le monde réel, il suffit souvent de présenter une pièce d'identité pour prouver son âge. Sur Internet, les choses sont beaucoup plus compliquées. Une simple date de naissance peut être falsifiée, une carte d'identité empruntée, un téléphone partagé ou une carte bancaire utilisée par une autre personne.
L'objectif est donc de vérifier qu'un utilisateur a bien l'âge requis sans collecter inutilement ses données personnelles.
Demander une pièce d'identité est efficace, mais oblige à transmettre des informations sensibles comme le nom, la photo ou la date de naissance. La conservation de ces documents soulève alors des questions de sécurité, de confidentialité et de confiance.
D'autres méthodes existent, comme la carte bancaire ou le numéro de téléphone, mais elles ne garantissent pas que la personne utilisant le service est bien son véritable titulaire.
Certaines plateformes utilisent l'intelligence artificielle pour analyser un selfie et estimer l'âge d'un utilisateur. Cette approche évite de demander des documents officiels, mais elle reste approximative.
Faire la différence entre un adulte et un enfant est relativement simple. En revanche, distinguer un adolescent de 14 ans d'un jeune de 15 ans reste beaucoup plus difficile, même avec les meilleurs algorithmes actuels.
Pour mieux protéger la vie privée, l'Europe développe un système reposant sur un tiers de confiance. Celui-ci vérifie l'âge de l'utilisateur puis transmet uniquement une preuve indiquant qu'il est majeur, sans révéler son identité ni sa date de naissance.
Cette approche, fondée sur le principe du double anonymat et de la divulgation sélective des informations, doit être intégrée au futur portefeuille européen d'identité numérique.
Même les systèmes les plus sophistiqués ne peuvent empêcher un enfant d'utiliser le téléphone ou le compte d'un adulte. À l'inverse, renforcer les contrôles implique souvent davantage d'identification, de biométrie ou de surveillance.
Le véritable défi consiste à protéger les mineurs sans transformer Internet en un espace où chacun devrait justifier en permanence de son identité.
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mis en ligne le 27.07.2026 à 07:00
.Guillaume Grallet a rencontré les plus grandes figures mondiales de la tech, de Mark Zuckerberg à Sam Altman en passant par Elon Musk. Dans Les Pionniers, il raconte ces échanges et interroge ce qu'ils révèlent de notre futur, entre innovations fascinantes et débats de société essentiels.
L'essentiel
- Le point commun de ces pionniers, c'est qu'ils ne se satisfont pas de l'ordre établi.
- Vouloir correspondre à une certaine normalité étouffe énormément d'esprit d'initiative et de créativité.
- L'Afrique invente une IA qui répond à des besoins très concrets.
- Il ne faut pas cesser de faire fonctionner notre cerveau face à l'IA.
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Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas seulement Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Sam Altman, mais aussi des personnalités beaucoup moins connues qui inventent des approches différentes de l'intelligence artificielle. Les entrepreneurs français ou africains montrent qu'il existe d'autres visions de l'innovation, souvent davantage tournées vers les usages, la culture ou les besoins de terrain.
L'Afrique possède une richesse exceptionnelle avec sa diversité linguistique et ses talents en mathématiques et en intelligence artificielle. J'y ai découvert des projets qui utilisent l'IA pour répondre à des enjeux très concrets, comme l'agriculture, le climat ou l'éducation. Cette approche rappelle que la technologie n'est pas seulement une course à la puissance, mais aussi un outil au service des populations.
Ils refusent l'ordre établi. Ils prennent des risques, inventent et osent imaginer un monde différent. C'est une qualité que j'admire énormément. En revanche, leur influence est telle qu'ils doivent aussi accepter le débat démocratique sur les conséquences de leurs choix, notamment lorsqu'il est question d'IA, de données, d'inégalités ou d'augmentation de l'être humain.
Je pense qu'il faut utiliser l'IA comme un formidable outil, mais sans abandonner notre esprit critique, notre mémoire ou notre capacité d'apprendre. Continuer à apprendre des langues, de la musique ou la programmation reste essentiel. Si nous déléguons systématiquement notre réflexion aux machines, nous risquons de perdre une partie de ce qui fait notre intelligence.
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mis en ligne le 25.07.2026 à 06:30
.Une première incroyable : des IA s'échappent de leur environnement de test et passent à l'attaque • La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans • Paris refuse d'autoriser le FSD de Tesla • Google déploie AI Overview en France et inquiète les créateurs de contenu • Mistral signe un partenariat stratégique avec Microsoft • La Chine frappe fort avec Kimi K3 et affiche ses ambitions mondiales • Samsung prépare le terrain face au futur iPhone pliant
L'affaire marque sans doute un tournant dans l'histoire de l'intelligence artificielle. Deux modèles expérimentaux d'OpenAI sont parvenus à sortir de leur environnement de test et à mener une attaque contre Hugging Face. Cet incident pose le débat sur la sécurité des modèles les plus avancés.
C'est fait. La France devient le premier pays à instaurer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Mais au-delà de l'aspect juridique se pose la question technique de la vérification d'âge qui alimente la crainte d'une surveillance généralisée.
Le gouvernement français refuse d'autoriser le système Full Self-Driving de Tesla sur son territoire. Les autorités estiment que la surveillance du conducteur reste insuffisante et que le système ne respecte pas pleinement les exigences de sécurité, notamment concernant les limitations de vitesse.
Les internautes français découvrent désormais les réponses générées par intelligence artificielle directement dans les résultats de Google. Une évolution appréciée des utilisateurs mais qui inquiète fortement les éditeurs de contenus, confrontés à une baisse annoncée de leur trafic et de leurs revenus.
Microsoft investit massivement dans les infrastructures de calcul de Mistral afin d'accroître ses capacités en Europe. Ce partenariat renforce la position de la start-up française dans la course mondiale à l'IA tout en offrant à Microsoft un argument supplémentaire autour de la souveraineté numérique européenne.
Le lancement du modèle Kimi K3 par Moonshot AI confirme l'accélération spectaculaire des acteurs chinois. Performant, moins coûteux et destiné à séduire les développeurs du monde entier, il s'inscrit dans une stratégie plus large présentée par Xi Jinping, qui souhaite faire de la Chine un acteur incontournable de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle.
Samsung dévoile une nouvelle génération de smartphones pliants dont le design semble préfigurer celui du futur iPhone pliable attendu chez Apple. Les nouveaux appareils mettent également l'accent sur l'intégration poussée de l'intelligence artificielle directement dans les terminaux, au prix d'une hausse spectaculaire des tarifs.
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mis en ligne le 24.07.2026 à 07:00
.Kyutai, laboratoire français de recherche en intelligence artificielle, développe des modèles vocaux capables de dialoguer en temps réel, de traduire instantanément et de fonctionner sur des appareils plus modestes. Patrick Pérez explique comment un petit labo peut innover face aux géants de l’IA.
Rediffusion du 29 octobre 2025
L'essentiel
- Nous ne faisons pas de produit, nous sommes entièrement consacrés à la recherche.
- Moshi permet des interactions vocales plus naturelles entre l’humain et la machine.
- La finalité de l’open source, c’est que d’autres s’en saisissent.
- Nous avons fait des choses que d’autres n’avaient pas fait avant nous.
Nous sommes un laboratoire de recherche à but non lucratif, financé par du mécénat privé. Notre objectif n’est pas de lancer des produits, mais de faire avancer la connaissance en développant des prototypes et en partageant les résultats, les modèles et le code. Même dans un domaine dominé par de très grandes organisations, il reste possible pour de petites équipes de faire émerger des innovations importantes.
Moshi est un modèle conversationnel vocal qui permet une interaction sans tour de parole imposé. La machine peut couper la parole à bon escient, comme dans une vraie conversation. Pour y arriver, nous avons évité de passer par une transcription textuelle intermédiaire de la parole, ce qui permet d’aller plus vite et de conserver des informations importantes comme le timbre, l’émotion ou l’accent de la voix.
Nous travaillons beaucoup sur des IA multimodales capables de rester fluides dans la conversation tout en ayant accès à des informations nouvelles, comme des documents, des vidéos ou des contenus audio. L’objectif est de créer des assistants qui peuvent comprendre différents types d’informations et interagir naturellement avec les utilisateurs.
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mis en ligne le 22.07.2026 à 07:00
.Présent dans nos écouteurs, nos montres, nos voitures ou nos objets connectés, le Bluetooth est devenu indispensable sans que l'on y pense vraiment. Derrière cette technologie discrète se cache pourtant une histoire étonnante, des choix techniques ingénieux et des évolutions qui préparent déjà les usages de demain.
* Épisode soutenu par Frogans : https://www.f2r2.fr
Né au début des années 1990 dans les laboratoires d'Ericsson, le Bluetooth avait un objectif simple : remplacer les câbles reliant les appareils électroniques. Développée notamment par l'ingénieur néerlandais Jaap Haartsen, cette technologie devient rapidement un standard grâce à la création du Bluetooth Special Interest Group (SIG) réunissant Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba.
Son nom rend hommage au roi danois Harald Bluetooth, célèbre pour avoir unifié les peuples scandinaves. Une métaphore parfaite pour une technologie destinée à faire communiquer des appareils de marques différentes.
Le Bluetooth utilise les ondes radio de la bande des 2,4 GHz, la même que le Wi-Fi. Pour éviter les interférences, il change de fréquence jusqu'à 1 600 fois par seconde grâce à une technique appelée « saut de fréquence ».
Avant toute communication, les appareils effectuent un appairage, qui permet de créer des clés de chiffrement et d'établir une connexion sécurisée. Une fois cette étape réalisée, ils se reconnaissent automatiquement lors des connexions suivantes.
D'abord conçu pour les conversations téléphoniques, le Bluetooth est progressivement devenu la norme pour diffuser de la musique, connecter une souris, un clavier, une montre connectée ou encore une manette de jeu.
L'arrivée des écouteurs True Wireless a marqué une nouvelle étape grâce à une synchronisation très précise entre les deux écouteurs, ouvrant la voie au succès mondial des appareils totalement sans fil.
Comme toute technologie sans fil, le Bluetooth peut être la cible de cyberattaques. Les risques restent limités à condition de maintenir ses appareils à jour et d'éviter d'accepter des demandes d'appairage provenant d'équipements inconnus.
Autre limite : toutes les fonctionnalités ne sont pas présentes sur tous les appareils, même lorsqu'ils affichent la même version de Bluetooth. Chaque fabricant choisit les fonctions qu'il implémente.
Le Bluetooth continue d'évoluer avec le Bluetooth Low Energy (BLE), conçu pour les objets connectés à très faible consommation, puis avec LE Audio, qui améliore la diffusion sonore.
Les versions les plus récentes introduisent également des fonctions comme Auracast, permettant de diffuser un même flux audio vers plusieurs appareils, ou encore le Channel Sounding, intégré au Bluetooth 6, capable d'estimer précisément la distance entre deux appareils afin de renforcer la sécurité de certains usages, comme les serrures connectées.
Le Bluetooth est ainsi devenu bien plus qu'un simple remplaçant des câbles : une véritable infrastructure invisible qui relie aujourd'hui des milliards d'objets dans notre quotidien.
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mis en ligne le 20.07.2026 à 07:00
.Avec son essai Le paradoxe du tapis roulant, Marion Carré invite à repenser notre relation à l'intelligence artificielle. Selon elle, l'enjeu n'est pas de moins utiliser l'IA, mais de mieux lui déléguer pour préserver notre créativité et notre capacité de réflexion.
Rediffusion du 14 octobre 2025
L'essentiel
- L'enjeu se joue sur la délégation éclairée à l'intelligence artificielle.
- L'IA doit nous aider à penser, pas penser à notre place.
- Il faut toujours garder le premier et le dernier kilomètre de la réflexion.
- Le plein potentiel de l'IA dépend aussi de la façon dont nous choisissons de nous en servir.
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L'image du tapis roulant illustre le fait que l'IA nous permet d'aller plus vite, mais souvent dans la même direction que tout le monde. Mon idée est de transformer ce tapis roulant en tapis de course : utiliser l'IA non pas pour nous assister passivement, mais pour renforcer notre créativité, notre réflexion et développer nos propres capacités.
Tout repose sur une délégation éclairée. L'effort ne disparaît pas : il se déplace. Il faut fournir à l'IA des informations de qualité en amont, puis prendre le temps de vérifier, challenger et enrichir ce qu'elle produit. Je recommande de toujours conserver le premier et le dernier kilomètre de la réflexion afin de rester pleinement acteur du résultat.
J'ai voulu rester totalement souveraine de mon écriture. J'ai utilisé l'IA pour compléter certaines recherches, identifier des angles morts ou trouver des contre-arguments, mais jamais pour rédiger à ma place. Je m'en suis servie comme un partenaire de réflexion, un « ping-pong de la pensée », afin de mieux questionner mes propres idées.
Je pense qu'il est important d'acquérir d'abord les compétences fondamentales avant de déléguer certaines tâches à l'IA. Dans l'enseignement, cela suppose aussi de faire évoluer les méthodes d'évaluation. J'expérimente par exemple des exercices où les étudiants utilisent ChatGPT, mais où j'évalue surtout leur dialogue avec l'outil et leur capacité à garder la maîtrise de leur raisonnement plutôt que le résultat final.
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mis en ligne le 18.07.2026 à 07:00
.Apple accuse OpenAI d’avoir exploité ses secrets industriels • Des experts appellent à préparer l’économie au choc de l’IA • La CNIL encadre les pixels invisibles des newsletters • Netflix envisage de lancer des chaînes en continu
Apple engage une offensive judiciaire autour du départ de Tang Tan, ancien responsable du design matériel devenu Chief Hardware Officer chez OpenAI. L’affaire pourrait peser sur les projets d’appareils d’OpenAI, développés avec les équipes de Jony Ive, alors que l’entreprise travaille à faire converger intelligence artificielle, objets physiques et interfaces vocales. OpenAI a officiellement intégré l’équipe de la startup io pour préparer une nouvelle génération de produits conçus avec Jony Ive.
Plus de 200 économistes, chercheurs et dirigeants, dont seize prix Nobel et Yoshua Bengio, appellent les gouvernements à anticiper une transformation économique potentiellement plus profonde et plus rapide que la révolution industrielle. Le manifeste We Must Act Now insiste sur la formation, l’évolution des compétences et la nécessité de concevoir une IA qui complète le travail humain plutôt qu’elle ne l’efface.
Les nombreux messages reçus par les abonnés français s’expliquent par les nouvelles recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi intégrés aux courriels. Ces images invisibles d’un pixel permettent notamment de savoir si une newsletter a été ouverte ; les éditeurs doivent désormais mieux informer les destinataires et, selon les usages, recueillir leur consentement.
Netflix envisagerait de lancer des chaînes thématiques diffusées en continu, afin de permettre aux abonnés de regarder un programme sans avoir à le choisir. Ce retour au flux télévisé traditionnel pourrait renforcer la bataille pour l’attention et les revenus publicitaires, au moment où Netflix doit également intégrer les chaînes et contenus de TF1 à son offre française.
Dans Mon Carnet, Guillaume Roger, Ekumen, présente des outils d’intelligence artificielle destinés au monde agricole, tandis que Sacha Rubel, AWS, analyse les usages de l’IA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur Monde Numérique, la série « Tout comprendre » se poursuit avec un épisode consacré au Bluetooth, accompagnée de rediffusions d’entretiens avec Marion Carré, autrice du Paradoxe du tapis roulant, et le directeur du laboratoire Kyutai.
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mis en ligne le 16.07.2026 à 07:00
.À l'heure où des millions d'archives sont progressivement numérisées, l'intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de généalogie. François Lerebourg explique comment son logiciel Généatique facilite le déchiffrage, la traduction et la vérification des documents anciens tout en préservant les données personnelles.
L'essentiel
- L'IA permet de transcrire automatiquement des documents anciens parfois illisibles.
- La transcription conserve l'orthographe d'origine avant de proposer une traduction.
- Les informations trouvées sur Internet doivent toujours être vérifiées avec les documents originaux.
- Les données généalogiques contemporaines doivent rester stockées en local pour mieux protéger la vie privée.
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Oui, notamment pour les documents anciens. Le logiciel est capable de transcrire automatiquement des actes parfois très difficiles à lire, qu'ils soient rédigés en latin, en allemand ou en cyrillique. Il restitue le texte avec son orthographe d'origine puis peut le traduire en français, ce qui facilite énormément les recherches.
Les bases de données disponibles sur Internet sont utiles, mais elles contiennent des erreurs. Pour construire un arbre généalogique fiable, il faut systématiquement revenir aux actes d'origine, vérifier les dates, les lieux, les noms et comparer les informations avant de les intégrer.
Oui. Le logiciel contrôle automatiquement la cohérence des données. Il signale par exemple une date incompatible, une erreur de siècle ou des naissances impossibles au regard des âges. Ces alertes permettent de repérer rapidement des incohérences qui auraient pu passer inaperçues.
Je recommande de partager uniquement les recherches sur les ancêtres les plus anciens. Les informations concernant les personnes contemporaines doivent rester stockées sur l'ordinateur de l'utilisateur. C'est selon moi la meilleure manière de protéger ces données sensibles, tout en évitant qu'elles soient hébergées sur des serveurs distants.
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