Jerôme Colombain
mis en ligne le 26.04.2026 à 08:00
.Tim Cook prépare sa sortie, John Ternus sera-t-il à la hauteur ? • Les lunettes numériques sont-elles l'assistant santé du futur ? • Les Tesla autonomes arrivent en Europe.
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Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).
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Sommaire détaillé :
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Nous revenons sur l’annonce majeure du mois : Tim Cook quittera la direction générale d’Apple après quinze ans à la tête du groupe, pour être remplacé par John Ternus, patron de l’ingénierie hardware. Cette transition marque la fin d’un cycle ouvert après Steve Jobs et pose une question centrale : Apple va-t-elle retrouver un souffle produit plus audacieux ?
Nous dressons le bilan d’un dirigeant qui a fait d’Apple une machine financière hors norme, en développant les services, l’écosystème et les puces Apple Silicon. Mais on s’interroge aussi sur ce qu’Apple n’a pas osé lancer sous son mandat : la voiture, la télévision, ou encore une vraie rupture comparable à l’iPhone.
Nous analysons le profil discret de John Ternus, ingénieur maison entré chez Apple au début des années 2000. Son arrivée peut être lue comme un signal fort : Apple choisit un homme du matériel, du design et de la culture interne, plutôt qu’un profil logiciel ou services.
Alors que les annonces en matière de lunettes "intelligentes" se multiplient, nous évoquons les avancées technologiques dans ce domaine. EssilorLuxottica, confirme son partenariat avec Meta sur les Ray-Ban Meta. Google relance aussi le sujet avec Gucci, tandis que Apple et Samsung sont attendus sur ce terrain. Les lunettes pourraient devenir le prochain grand wearable, mais leur poids, leur autonomie, leur style et leur acceptation sociale restent des obstacles.
Nous évoquons les Nuance Audio d’EssilorLuxottica, des lunettes capables d’amplifier les voix pour les personnes ayant une légère perte auditive. On explore aussi les usages possibles des lunettes intelligentes : assistance par IA, prise de vue, aide aux personnes malvoyantes, usages professionnels, mais aussi les limites liées à la caméra et à la vie privée.
Nous nous intéressons au virage santé d’EssilorLuxottica, qui travaille sur des capteurs intégrés aux lunettes et sur l’analyse du regard pour détecter certains signaux physiologiques. Rythme cardiaque, mouvements oculaires, signes de pathologies neurodégénératives ou métaboliques : les yeux pourraient devenir une porte d’entrée vers un check-up beaucoup plus large.
Nous analysons l’autorisation accordée aux Pays-Bas à Tesla pour déployer son système FSD supervisé, une première étape importante pour l’Europe. Le dispositif reste une conduite autonome de niveau 2+, avec obligation pour le conducteur de rester vigilant, mais il pourrait accélérer l’arrivée de ces technologies dans d’autres pays européens. À lire sur Monde Numérique.
Nous comparons l’approche de Tesla, fondée sur les caméras et l’intelligence artificielle, à celle de Waymo ou Zoox, qui s’appuient davantage sur cartographie et capteurs lidar. Le débat porte sur le réalisme du comportement routier, la capacité à généraliser à de nouveaux territoires et les limites en cas de pluie, de brouillard ou de neige.
Nous évoquons les hésitations de BMW, Mercedes-Benz, BYD, XPeng ou Toyota face à la montée de la conduite assistée avancée et des véhicules chinois. Au-delà de la technologie, c’est tout le modèle de mobilité qui pourrait changer, entre robotaxis, voitures partagées, autonomie des personnes âgées ou handicapées, et futurs services comme le Cybercab de Tesla.
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mis en ligne le 25.04.2026 à 07:00
.Tim Cook quitte la direction d’Apple et passe le relais à John Ternus • OpenAI dégaine un nouveau modèle d’images surpuissant • Une boutique 100 % gérée par une IA ouvre à San Francisco • La Chine impressionne avec un semi-marathon de robots humanoïdes • Google injecte de l'IA dans sa suite bureautique.
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Sommaire détaillé :
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C’est une page majeure qui se tourne chez Apple. Après quinze ans à la tête du groupe, Tim Cook quitte son poste de CEO et devient président exécutif, laissant les rênes à John Ternus, actuel responsable produits. Une transition en douceur pour l’entreprise valorisée près de 4 000 milliards de dollars, qui devra désormais relever les défis de l’intelligence artificielle et préparer l’après-iPhone. Au-delà du symbole, l’héritage de Tim Cook est considérable : montée en puissance des services, succès de l’Apple Watch et surtout virage stratégique vers les puces maison Apple Silicon, qui placent aujourd’hui la firme en position favorable dans la course à l’IA. Reste à savoir comment John Ternus imprimera sa marque.
OpenAI frappe fort avec GPT-5.5, nouvelle version de son grand modèle de langage, plus rapide, plus performant mais aussi plus cher, destiné aux abonnés payants et aux entreprises via API. L’objectif est clair : reprendre l’avantage face à Google et Anthropic dans une compétition devenue féroce. En parallèle, le nouveau modèle de génération d’images ChatGPT Image 2.0 impressionne par son réalisme et sa capacité à produire du texte fiable dans de nombreuses langues. Intégré à Codex pour les développeurs, il ouvre des perspectives créatives considérables… tout en soulevant des risques accrus d’usages frauduleux.
La Chine n’est pas en reste avec la sortie de DeepSeek V4, modèle open source décliné en version Pro et Flash, aux capacités agentiques renforcées. Depuis son irruption en 2025, DeepSeek bouscule le marché en affichant des performances comparables aux leaders américains avec des ressources optimisées. Selon le baromètre annuel de l’université Stanford, la Chine talonne désormais les États-Unis tandis que la France ne place qu’un seul modèle dans le haut du classement, signé Mistral AI. Les écarts d’investissement restent abyssaux, illustrant un décrochage européen préoccupant.
À San Francisco, sur Union Street, une petite échoppe baptisée Endowment Market intrigue : concept, bail commercial, commandes fournisseurs, site web… tout a été orchestré par une IA nommée Luna, dotée d’un budget initial de 100 000 dollars. Derrière l’expérience, la start-up Andon Labs teste une idée radicale : une intelligence artificielle peut-elle créer et gérer un commerce rentable dans le monde réel ? Si des humains assurent la vente en magasin, l’initiative pose une question vertigineuse sur l’autonomie économique des machines.
Chez Meta, un programme baptisé “Model Capability Initiative” installe des outils de suivi sur les postes de travail afin de collecter des données comportementales destinées à l’entraînement des modèles d’IA. Officiellement conçue pour améliorer les performances des systèmes, la démarche suscite des inquiétudes en interne, sur fond de licenciements. Jusqu’où peut-on aller dans la captation des données des salariés au nom de l’innovation ?
Nouvelle alerte en France avec le piratage de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Un hacker affirme détenir 19 millions d’enregistrements comprenant des données d’état civil, désormais proposées à la vente sur le darknet. Une enquête est ouverte et la CNIL a été saisie. Dans le même temps, un pirate présumé de 21 ans, connu sous le pseudonyme Hexdec, a été interpellé en Vendée. Soupçonné d’être lié à plusieurs attaques majeures, il avait récemment revendiqué ses actes dans une interview, assumant agir uniquement pour l’argent.
Le Health Data Hub ne sera finalement pas hébergé par Microsoft. Après polémique autour des risques liés au Cloud Act américain, le gouvernement confie l’infrastructure à Scaleway, filiale du groupe Iliad. La migration prévue fin 2026 marque un tournant stratégique vers une souveraineté numérique renforcée pour cette plateforme destinée à soutenir la recherche en santé grâce à l’IA.
À Las Vegas, lors de Cloud Next 2026, Google a présenté sa vision de “l’entreprise agentique”. Objectif : déployer des agents IA capables d’automatiser tâches répétitives, réponses à appels d’offres, analyses de données ou gestion RH. Dans Google Workspace, l’IA Gemini devient transversale et proactive, capable de synthétiser agenda, mails et documents pour assister l’utilisateur. Pour les entreprises, une marketplace d’agents et des outils de gouvernance promettent d’encadrer cette nouvelle génération d’assistants intelligents 👉 Interview Anthony Cirot, Google Cloud, à Las Vegas.
À Pékin, un semi-marathon de robots humanoïdes a marqué les esprits : plus de cent équipes, des machines capables de parcourir 21 kilomètres en un peu plus de 50 minutes et une ambiance de fête technologique. Au-delà de la performance, l’événement illustre la structuration rapide d’un écosystème robotique chinois, mêlant hardware local et collaborations internationales, et interroge déjà sur la place future des humains dans un monde automatisé 👉 Interview Shanhui Zhang, CGTVN, à Pékin.
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mis en ligne le 24.04.2026 à 07:00
.L’intelligence artificielle bouleverse les équilibres de la cybersécurité, entre promesses de protection et nouvelles menaces. Vincent Laurens décrypte les enjeux autour de Mythos, une IA aussi puissante que controversée.
En partenariat avec Capgemini
Punchlines
- Une détection plus puissante implique une protection plus puissante.
- Les attaquants utilisent déjà l’IA pour cibler leurs victimes.
- Mythos est puissant mais ne doit pas provoquer de panique.
- La cybersécurité reste une bataille entre chapeaux blancs et noirs.
- Une bonne hygiène cyber reste la première ligne de défense.
C’est les deux. Aujourd’hui, on peut clairement utiliser l’intelligence artificielle pour se défendre, ce qui n’était pas évident il y a encore quelques années. Mythos permet de détecter des vulnérabilités de manière beaucoup plus rapide et plus profonde, ce qui améliore mécaniquement la protection. Mais en parallèle, cette même puissance peut être exploitée par des attaquants pour identifier des failles inconnues et les utiliser.
Parce qu’elle est extrêmement performante. Elle peut automatiser des tests et analyser des systèmes à une vitesse bien supérieure à celle des humains. Elle détecte notamment des failles inconnues, y compris des vulnérabilités anciennes jamais identifiées. Cela ouvre des opportunités pour les attaquants. Mais il faut rester mesuré : aujourd’hui, il n’y a pas de dégâts avérés et beaucoup d’idées circulent qui relèvent du fantasme.
Oui, clairement. C’est même le cœur de la cybersécurité depuis toujours. Il y a un équilibre entre ceux qui découvrent des vulnérabilités pour les corriger et ceux qui cherchent à les exploiter. Mythos renforce cet aspect vertueux, mais cela nécessite un cadre : mieux organiser la diffusion des vulnérabilités, protéger les chercheurs et structurer les pratiques.
Il y a trois piliers essentiels. D’abord, maintenir une bonne hygiène de cybersécurité en appliquant régulièrement les correctifs. Ensuite, instaurer une culture de sécurité portée par la direction. Enfin, rester en veille permanente pour anticiper les évolutions. L’automatisation, notamment via des agents, peut aussi aider à accélérer la détection et la correction des vulnérabilités.
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mis en ligne le 23.04.2026 à 07:00
.L’intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l’obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l’omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel.
Punchlines
- L’économie de la donnée fragmente les individus.
- Nous investissons émotionnellement dans les machines.
- La responsabilité des outils numériques doit être repensée.
- La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.
Je ne dis pas que l’humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d’ouvrir un débat, pas d’imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n’est pas une hypothétique omnipotence de l’IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m’intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent.
Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l’économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l’IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n’est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l’individu.
Oui, c’est une question centrale. Aujourd’hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n’est plus tenable. Lorsqu’un algorithme amplifie un message ou qu’une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l’individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l’ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d’éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d’adaptation potentiellement très élevé.
Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s’accompagne d’une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c’est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.
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mis en ligne le 22.04.2026 à 07:00
.Les lunettes connectées Ray-Ban Meta s’imposent peu à peu dans le quotidien. Entre intelligence artificielle embarquée et usages concrets, elles dessinent une nouvelle façon d’interagir avec le monde.
Punchlines
- 7 millions de personnes utilisent déjà ces lunettes
- Nous sommes des lunettes d’abord, puis un outil technologique
- L’IA agit comme un agent personnel au quotidien
- Les usages vont du loisir à des cas professionnels concrets
- Les lunettes peuvent aider les personnes malvoyantes
La croissance est très rapide. Entre 2024 et 2025, nous avons enregistré des volumes trois fois supérieurs aux attentes. Aujourd’hui, 7 millions de personnes utilisent ces lunettes dans leur vie quotidienne, ce qui montre un véritable intérêt pour ce type de produit.
Les profils sont variés, mais notre cœur de cible se situe entre 35 et 50 ans. Ce sont des personnes curieuses, à l’aise avec la technologie, souvent très actives et intéressées par le lifestyle ou le voyage. Ce sont aussi des utilisateurs qui attachent de l’importance au design, car ce sont avant tout des lunettes Ray-Ban.
Les usages sont multiples. Il y a d’abord la caméra, utilisée pour capturer photos et vidéos, parfois dans un cadre professionnel, notamment pour créer du contenu. Ensuite, l’écoute de musique, de podcasts et les appels en mains libres. Enfin, l’intelligence artificielle permet d’interagir comme avec un assistant personnel, pour obtenir des informations simples ou plus complexes. Elle peut aussi analyser ce que l’on voit, lire ou traduire du texte, et même aider des personnes malvoyantes dans leurs tâches quotidiennes.
Les lunettes ne sont pas encore équivalentes à des modèles classiques en termes de légèreté, mais des progrès importants ont été réalisés. Une nouvelle version optique a été conçue pour être plus fine et mieux adaptée aux porteurs de verres correcteurs. En France, les prix commencent à 429 euros pour les modèles solaires et 469 euros pour les modèles optiques. Il faut considérer qu’il s’agit de plusieurs produits en un, combinant lunettes et technologie avancée.
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mis en ligne le 21.04.2026 à 17:00
.Après quinze ans à la tête d’Apple, Tim Cook prépare son départ de la direction opérationnelle et transmettra le relais à John Ternus le 1er septembre 2026. Cette succession, longuement anticipée, ouvre un nouveau chapitre pour la marque à la pomme à l’heure où l’innovation produit et l’intelligence artificielle sont plus scrutées que jamais.
Apple a officialisé le 20 avril 2026 la nomination de John Ternus comme prochain CEO, tandis que Tim Cook deviendra executive chairman à compter du 1er septembre. Une transition préparée de longue date, qui confirme la fin d’un cycle entamé en 2011 après Steve Jobs. Sous la direction de Tim Cook, Apple a changé d’échelle. L’entreprise a consolidé son modèle industriel, renforcé sa maîtrise logistique, accéléré son virage vers les services et fait de son écosystème un ensemble toujours plus intégré, porté notamment par Apple Silicon et par des produits comme l’Apple Watch, les AirPods ou l’Apple Vision Pro.
Tim Cook n’a jamais cherché à imiter Steve Jobs. Son apport aura été ailleurs : industrialiser l’héritage, optimiser la chaîne d’approvisionnement, rendre les lancements mondiaux plus fluides et faire d’Apple une machine redoutablement efficace, capable de vendre peu de références avec une forte valeur ajoutée. La valorisation du groupe a ainsi dépassé les 4 000 milliards de dollars au moment de l’annonce de sa succession. Cette période aura aussi été marquée par la montée en puissance des services, l’intégration verticale du matériel et des puces maison, et une stratégie produit centrée sur la cohérence de l’écosystème plutôt que sur les ruptures spectaculaires. Un angle déjà abordé dans cet article de Monde Numérique sur la succession chez Apple.
Âgé de 50 ans, diplômé en génie mécanique de l’université de Pennsylvanie, John Ternus a rejoint Apple en 2001 après un passage chez Virtual Research Systems. Figure discrète du groupe, il dirigeait l’ingénierie matérielle depuis 2021 et a supervisé le développement de produits majeurs comme l’iPhone, l’iPad, le Mac, l’Apple Watch, les AirPods et l’Apple Vision Pro. Apple met en avant chez lui une forte culture produit, un rôle clé dans la robustesse et la durabilité des appareils, ainsi qu’une contribution majeure à la stratégie maison autour des composants et du matériel. Le même jour que l’annonce de sa nomination, Johny Srouji a d’ailleurs été promu chief hardware officer pour reprendre le périmètre qu’occupait Ternus.
John Ternus hérite d’une entreprise en excellente santé, mais confrontée à une pression nouvelle. Apple reste au sommet, tout en faisant face à des attentes immenses sur l’intelligence artificielle, sur la prochaine grande rupture produit, et sur sa capacité à maintenir son avance dans un marché technologique plus concurrentiel. Parmi les signaux récents, le lancement du MacBook Neo montre qu’Apple continue d’explorer de nouveaux positionnements matériels, y compris plus accessibles. Le vrai test pour Ternus sera désormais de transformer une excellence industrielle en nouveau récit d’innovation.
Sur Monde Numérique également : Les 50 ans d’Apple
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mis en ligne le 21.04.2026 à 07:00
.Les lunettes connectées s’imposent comme le nouveau terrain d’innovation technologique. Entre intelligence artificielle, audio augmenté et capteurs de santé, elles pourraient transformer notre quotidien bien au-delà de la simple correction visuelle.
Punchlines
- Les lunettes sont le nouveau wearable après les montres connectées.
- La lunette devient une interface naturelle avec l’IA.
- L’audio augmenté améliore la compréhension sans isoler.
- Les données captées posent des défis éthiques majeurs.
- Le poids et l’énergie restent les contraintes clés.
Oui, clairement. Les lunettes ne sont plus seulement un dispositif de correction visuelle, elles deviennent un véritable objet connecté. C’est même le nouveau wearable qui émerge après les montres et les écouteurs. On a déjà des lunettes capables de prendre des photos, passer des appels ou interagir avec une intelligence artificielle. Le fait d’avoir une caméra et des écouteurs intégrés permet d’interroger un agent IA de manière presque continue.
Il y a plusieurs axes très forts. D’abord, l’audio augmenté, avec des lunettes capables d’améliorer l’intelligibilité des conversations en environnement bruyant, sans isoler l’utilisateur. Ensuite, les fonctions de santé : la position des lunettes permet de capter des données inédites, comme la fatigue cognitive ou potentiellement l’activité cérébrale. Enfin, on travaille aussi sur des verres intelligents avec affichage intégré ou adaptation dynamique de la luminosité, ce qui ouvre la voie à des usages en réalité augmentée.
La contrainte majeure, c’est le poids. Une paire de lunettes doit rester très légère, autour de 25 à 30 grammes. Cela limite la taille de la batterie et donc la quantité d’énergie disponible. Toutes les fonctions doivent être extrêmement optimisées, notamment grâce à des puces capables de faire de l’intelligence artificielle embarquée avec une très faible consommation et une latence minimale.
C’est un sujet central. Les lunettes peuvent capter des images, du son, voire demain des données beaucoup plus sensibles. Il faut donc encadrer les usages, garantir la transparence et protéger la vie privée. Il y a aussi des questions autour de l’entraînement des IA à partir de données humaines. On travaille sur des solutions comme l’anonymisation et on s’entoure d’experts en éthique pour rendre ces technologies acceptables.
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mis en ligne le 20.04.2026 à 07:00
.Google pousse Gemini vers une IA ultra-personnelle. François Ruffin met en scène Claude d’une façon contestable. H Company sort HoloTab et s’invite dans la bataille des agents. VivaTech voit plus grand pour ses 10 ans. Meta imagine un avatar de Mark Zuckerberg pour parler aux salariés.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
Nous revenons sur l’arrivée de la fonction de personnalisation de Gemini, qui relie des services comme Gmail, Photos, YouTube ou Search pour produire des réponses beaucoup plus contextuelles. Bruno raconte un test grandeur nature : projets en cours, notes, déplacements, recherche de billets et suggestions concrètes, avec à la clé une expérience impressionnante mais aussi de vraies questions sur la vie privée.
Nous analysons la séquence où François Ruffin dialogue publiquement avec Claude, dans une mise en scène inspirée de Bernie Sanders. Le procédé fait parler, mais il entretient selon nous une vision trompeuse de l’IA : celle d’un oracle neutre et tout-puissant, alors qu’un chatbot reflète aussi les biais du prompt, du contexte et de l’historique de conversation.
La startup française H Company lance l'agent HoloTab, une extension Chrome capable de naviguer, cliquer, remplir des champs et exécuter des tâches directement sur le Web. L’outil illustre le virage agentique du moment, avec une promesse séduisante — automatiser des actions réelles — mais aussi un niveau d’accès qui impose une vigilance maximale.
Aussi sur Monde Numérique : IA : pourquoi les entreprises doivent accélérer maintenant.
Nous évoquons le 10e anniversaire de VivaTech, qui prépare une édition 2026 ambitieuse avec une ouverture grand public renforcée et une opération inédite sur les Champs-Élysées le 14 juin. Le rendez-vous parisien confirme son statut de grande vitrine européenne de l’innovation, entre démonstrations spectaculaires, startups et offensive assumée sur l’intelligence artificielle.
Enfin, nous revenons sur le projet de Meta de créer une version IA de Mark Zuckerberg destinée aux échanges internes. Derrière l’effet d’annonce, on voit poindre un nouveau cas d’usage : l’avatar de dirigeant comme outil de communication, de diffusion de la vision stratégique et peut-être demain comme produit pour les créateurs de contenu.
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mis en ligne le 18.04.2026 à 07:00
.Les agents IA personnels débarquent sur nos ordinateurs. Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe. Amazon s’allie à Apple pour le satellite. Nouvelle fuite massive de données à l’Éducation nationale. Faux Ledger sur l’App Store : des millions envolés. Bruno Patino alerte sur l’obsolescence humaine. Les lunettes connectées entrent dans une nouvelle ère. Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité.
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Les agents personnels franchissent un cap avec Perplexity et sa solution locale installée sur Mac, capable d’interagir directement avec les fichiers et les emails. En France, la start-up H Company déploie Holotab, une extension Chrome qui automatise les tâches en ligne. Google lance Gemini Intelligence Personnelle, connectée à l’ensemble des données personnelles de l’utilisateur, comme l’a expérimenté Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Une révolution prometteuse mais qui pose d’évidentes questions de sécurité et de vie privée.
Le constructeur Tesla décroche l’autorisation de déployer son système FSD supervisé aux Pays-Bas, une première étape vers la conduite autonome en Europe. Basé uniquement sur la vision par caméras et l’IA, sans lidar, le système revendique une réduction significative du risque d’accident après des millions de kilomètres parcourus. L’autonomie reste de niveau 2+, mais l’initiative pourrait faire école dans l’Union européenne.
Coup de théâtre dans la connectivité spatiale : Amazon rachète Globalstar et signe avec Apple pour fournir à terme des services satellitaires aux iPhone. L’objectif est clair : préparer l’ère du “direct to device”, avec appels et données via satellites en orbite basse. Une offensive stratégique face à Starlink qui rebat les cartes du marché.
L’accès frauduleux au service EduConnect a exposé des données sensibles d’élèves et de leurs établissements. Noms, identifiants et classes ont fuité, ouvrant la porte à des campagnes de phishing ciblées. Le ministère annonce des mesures correctives, dont la généralisation de l’authentification à double facteur.
Une fausse application Ledger a sévi sur l’App Store pendant plusieurs jours, piégeant des détenteurs de crypto-actifs. Résultat : près de 9,5 millions de dollars dérobés à une cinquantaine de victimes, dont le musicien G-Love. L’affaire relance les interrogations sur les processus de validation d’Apple.
Le patron d’OpenAI, Sam Altman, a été la cible d’une attaque à son domicile à San Francisco. L’auteur, persuadé que l’IA menace l’humanité, a invoqué un manifeste idéologique. L’événement illustre la radicalisation de certains discours autour de l’intelligence artificielle.
Le député François Ruffin publie une série de vidéos où il dialogue avec l’IA Claude, à la manière de Bernie Sanders aux États-Unis. Une initiative virale mais critiquée pour sa naïveté : l’IA semble surtout refléter les biais et attentes de son interlocuteur. Un cas d’école sur les dangers d’une confiance aveugle dans les modèles génératifs.
À Monaco, lors d’un événement du groupe EssilorLuxottica, Donnie Cohen-Tannoudji (EssilorLuxottica) détaille les avancées en matière de lunettes intelligentes : capteurs de santé, verres électrochromiques, affichage intégré. Entre promesses médicales et enjeux éthiques liés à la captation de données, les lunettes pourraient devenir le prochain grand objet connecté.
Bruno Patino (Arte France) publie un nouvel essai chez Grasset où il interroge l’omniprésence future de l’IA dans nos vies. Plus que l’omnipotence technologique, c’est l’imbrication croissante entre humains et machines qui l’inquiète. Un plaidoyer pour un numérique humaniste face à l’économie de la relation algorithmique.
Développée par Anthropic, l’IA Mythos serait capable de détecter des failles inédites à grande échelle. Vincent Laurens (Capgemini) [PARTENARIAT] estime que l’outil représente autant une opportunité défensive qu’un risque offensif, même si les fantasmes dépassent pour l’instant la réalité des menaces.
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mis en ligne le 17.04.2026 à 07:00
.Les Pays-Bas deviennent le premier terrain de jeu européen pour la conduite autonome de Tesla. Une avancée majeure, encore encadrée, qui pourrait accélérer l’adoption sur le continent.
Depuis le 10 avril 2026, Tesla est autorisé à déployer son système de conduite autonome supervisée FSD (Full Self-Driving) aux Pays-Bas. Proposé sous forme d’achat ou d’abonnement, ce dispositif marque une première en Europe pour une utilisation relativement ouverte au grand public, même si elle reste strictement encadrée.
Le FSD déployé repose sur un niveau 2+ selon la classification SAE, ce qui signifie que le conducteur doit rester vigilant à tout moment. Le véhicule peut gérer seul la navigation, les intersections ou les changements de voie, mais l’humain doit être prêt à intervenir immédiatement.
Dans des environnements urbains complexes comme Amsterdam, les premiers retours sont positifs. Le système semble capable de cohabiter efficacement avec les cyclistes et de s’adapter à un trafic dense, alternant prudence et assertivité selon les situations.
L’accord a été délivré par l’organisme néerlandais RDW après des tests approfondis. Selon les autorités, le système permettrait de réduire significativement les risques d’accident. Toutefois, cette autorisation reste temporaire et sous conditions strictes, notamment en matière de responsabilité qui incombe toujours au conducteur.
Tesla a dû se conformer à la réglementation européenne R171, un cadre technique particulièrement exigeant comprenant des milliers de pages et des centaines de critères.
Ce lancement pourrait faire jurisprudence. Le dossier a été transmis à la Commission européenne, ouvrant la voie à un possible effet domino dans d’autres pays. Toutefois, l’Europe reste prudente, avec une approche progressive et très réglementée.
D’autres constructeurs comme Mercedes-Benz proposent déjà des systèmes de niveau 3, mais dans des conditions beaucoup plus limitées, par exemple sur autoroute uniquement.
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mis en ligne le 15.04.2026 à 07:00
.L’intelligence artificielle bouleverse les usages… et transforme les cybermenaces. Les entreprises prennent conscience des risques, mais doivent encore adapter leurs pratiques pour sécuriser efficacement ces nouveaux outils.
En partenariat avec Orange Cyberdefense
Punchlines
- L’IA est une technologie disruptive comme jamais vue.
- Il n’y a pas d’IA sans données, et la donnée est la valeur de l’entreprise.
- Le premier risque, c’est de perdre la visibilité.
- On passe d’une IA qui dit à une IA qui fait.
- La sensibilisation, c’est déjà la moitié du travail.
Le premier risque est la perte de visibilité : les technologies évoluent vite et rendent les systèmes plus complexes à maîtriser. Le deuxième concerne les nouvelles menaces spécifiques comme le prompt injection, qui permet de contourner les protections des modèles. Enfin, l’IA reste une application intégrée au système d’information, avec tous les risques classiques liés au code et à l’infrastructure.
Oui, la prise de conscience est réelle et plus rapide que pour les technologies précédentes. Contrairement au cloud, où la sécurité arrivait souvent après coup, les entreprises comprennent aujourd’hui que l’IA repose entièrement sur la donnée, qui constitue leur valeur. Mais si les bons garde-fous ne sont pas mis en place dès le départ, il existe un risque important de perte ou d’exposition de ces données.
La priorité est de comprendre les menaces avant de chercher à s’en protéger. La sécurité repose sur une veille active et exploitable, permettant de prioriser les risques.
Il est essentiel d’intégrer la cybersécurité dès la conception des projets, en s’appuyant sur les mécanismes existants. Avec l’essor des agents, la multiplication des flux entre systèmes devient un enjeu majeur, nécessitant des solutions adaptées pour les contrôler et les sécuriser.
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mis en ligne le 14.04.2026 à 07:00
.L’intelligence artificielle transforme en profondeur les réseaux sociaux, jusqu’à bouleverser notre manière de consommer l’information. Entre automatisation, infobésité et perte de discernement, David Fayon alerte sur les dérives et appelle à une prise de conscience.
Punchlines
- On est dans une infobésité permanente.
- L’algorithme produit une viralité supérieure à l’humain.
- Les IA génératives rendent fainéants.
- Une donnée ne devient information que contextualisée.
- Il faut pratiquer une diète informationnelle.
Oui, elle a accéléré une transformation déjà engagée. Au départ, les réseaux sociaux reposaient sur des échanges entre individus, souvent dans une logique chronologique. Puis les algorithmes ont pris le dessus, en mettant en avant les contenus les plus engageants. Aujourd’hui, on franchit une nouvelle étape avec des contenus générés par l’IA, voire des interactions automatisées. On entre dans un monde où les machines peuvent produire, diffuser et même interagir à la place des humains.
Je ne dirais pas qu’il disparaît complètement, mais sa place s’amenuise. Les contenus générés par les IA ont une viralité souvent supérieure à celle des humains. Cela impose une cohabitation entre l’homme et la machine. L’humain doit comprendre les algorithmes, développer une expertise et apporter une valeur ajoutée, notamment en réexaminant les contenus produits par les IA pour leur donner du sens.
Il faut avant tout faire preuve de discernement. Cela passe par le choix des sources, la compréhension des informations et la capacité à remonter à l’origine. Une donnée brute n’a pas de valeur sans contextualisation. Il est essentiel de vérifier les informations, d’identifier leur émetteur et d’éviter de relayer sans comprendre. C’est un effort qui demande du temps et une certaine discipline.
Parce que nous sommes dans une situation de surcharge. Les informations doublent très rapidement, ce qui crée une pression constante pour rester à jour. Cela génère du stress et réduit notre capacité de concentration. Il faut apprendre à filtrer, à limiter les sollicitations et à privilégier la qualité plutôt que la quantité. Sans cela, on devient passif face à l’information.
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