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21.04.2026 à 08:25

Côté post-apocalypse, vous connaissiez “La Route”, découvrez l’autoroute d’Asphalte sauvage signé Anne Masse

L'Autre Quotidien
Dans un monde en ruine, Vlada et Pouic sillonnent les routes, portés par leurs propres buts, mais surtout une amitié naissante dans ce monde hostile. Pourtant dans cet album, pas de monstres, pas de cannibales sanguinaires, de milices ou de rencontres dangereuses, Anne Masse prend le contre-pied des récits post-apo classique et dévoile une terre ravagée où les êtres humains sont solidaires, curieux et touchants.
Texte intégral (2547 mots)

Dans un monde en ruine, Vlada et Pouic sillonnent les routes, portés par leurs propres buts, mais surtout une amitié naissante dans ce monde hostile. Pourtant dans cet album, pas de monstres, pas de cannibales sanguinaires, de milices ou de rencontres dangereuses, Anne Masse prend le contre-pied des récits post-apo classique et dévoile une terre ravagée où les êtres humains sont solidaires, curieux et touchants.

Alors que son album Ultime éco où il était question de multivers est actuellement en sélection du prix BD SF lancé par Lloyd Chéry à travers son podcast C’est plus que de la SF pour les meilleurs albums de 2024,Anne Masse revient avec un nouvel album qui explore une nouvelle thématique du genre : le post-apo. 

Et là où Ultime éco parlait d’amour, du couple et de choix à travers cette saga qui s’ancre dans les multivers, Asphalte Sauvage creuse les sujets de l’amitié, de la confiance et de la foi dans cet univers post-apocalyptique. 

Louche France,
Chers débris de mon enfance

Dans ces paysages post-apocalyptiques, on reconnait quelque chose de la France. Les deux protagonistes se baladent dans ce territoire ravagé sans en connaître la raison, nées après la catastrophe. Vlada et Pouic sont très différents et leurs appartenances à des groupes, aux coutumes et héritages très spécifiques, les éloignent au début. Mais si beaucoup de choses les opposent dans leurs buts, croyances ou mode de vie, ils vont se retrouver dans cette traversée et faire front commun. 

Au fil de leurs pérégrinations, ils tombent sur des vestiges du passé : panneaux, graffiti, cartes postales, revues porno et livres. Des livres qui ont une importance particulière pour les deux personnages, objet de crainte pour Vlada qui ne sait pas lire et trésor pour Pouic qui a entamé une quête bien à lui pour trouver tout ce qui touche à Pilou. Personnage de livre pour enfant façon Tchoupi, vestige de la civilisation éteinte, Pouic collectionne ces livres antiques qu’il considère comme un trésor inestimable. Les aventures de Pilou fonctionnent comme celles de Tchoupi ou Petit ours brun avec des images pédagogiques et un ton lénifiant, imaginez une version de Tchoupi façon propagande pour expliquer comment se comporter en cas de pénurie de vivres ou d’énergie. 

Extrait du livre ©Anne Masse / Rue de Sèvres

Mais à la découverte d’un prospectus pour Pilouland, le parc d’attractions de Pilou, leur vie va prendre un tournant radical. Leur traversée a un but, et quelques indices graphiques donnent l’itinéraire des deux survivants, entre les vestiges du Lac du Salagou après les Cévennes, du métro de Lyon ou encore du Poulet de Bresse métallique qui domine l’autoroute (pour les fans de l’A39).

Comme dans Ultime écho, la dessinatrice joue avec les logos, invente des codes et des symboles pour créer un univers cohérent bien plus vaste que l’histoire présentée. Son travail sur les costumes, typiques de son travail, mais aussi de l’intégration du dessin dans le récit où les protagonistes dessinent, griffonnent sur les murs pour laisser une trace, déchiffrent publicités, panneaux, livres ou cartes postales ; et s’interrogent sur ce monde d’avant.   

Pour Vlada, les livres sont effrayants, vestiges de la technologie qui a probablement conduit à l’apocalypse, mais elle apprend aux côtés de Pouic que tout est histoire de croyance. D’ailleurs les images religieuses, croix, églises, jalonnent le parcours des survivants pour ajouter à la réflexion et à la critique sociale qui transparait dans cet album mordant. 

Être né sous l’signe de l’uranium
C’est pas l’espoir, en vérité

Les oeuvres d’Anne Masse sont toutes portées par un humour protéiforme, détails visuels, répliques bien senties ou comique de situation, l’autrice excelle dans la comédie et sait l’injecter dans des univers très particuliers, des multivers aux vampires, du Paris romantique à la France post-apocalyptique

En résulte une post-apo joyeuse qui tire vers le hopepunk, en totale opposition avec La Route de Cormac McCarthy, best-seller du genre où l’auteur américain décrit un futur où l’humanité offre bien peu d’espoir [lisez notre article complet sur le sujet ici]. Asphalte sauvage cherche plutôt la lumière malgré les difficultés de ce monde ravagé, porté par une bichromie jaune et grise stylisée pour rendre cet univers. Avec des planches dessinées à l’encre, avec des effets délavés, griffés ou éclaboussures, coulures et projections, la dessinatrice propose son travail le plus audacieux graphiquement. Les rehauts de jaunes viennent souligner des émotions, isoler des instants ou mettre en valeur des propositions graphiques qui participent à nous immerger dans cet univers. 

Habituée des codes du webtoon, pour cet album elle délaisse la narration en chapitre qui était présente dans toutes ses œuvres pour garder le récit d’un souffle ponctué de respirations visuelles avec des pleines pages et doubles planches décalées ou très graphiques. 

En bonus, sur son site vous pouvez suivre toutes les étapes de travail de ce projet intitulé La Brouette en 2010 et qui a fait du chemin pour arriver à ce livre publié en 2026, on y découvre des planches dessinées dans d’autres styles, en couleur, des morceaux de scénario abandonnés, d’autres qu’on retrouve en pointillés dans la version définitive, c’est passionnant. 

Extrait du livre ©Anne Masse / Rue de Sèvres

Avec Asphalte sauvage Anne Masse réussit son pari de continuer de parler de sujets forts, intimes et universels dans des univers très marqués. Et là où Ultime éco avait montré tout son potentiel, avec Asphalte sauvage elle pousse encore son trait et son ambition artistique et trouve de la lumière et compersion là où d’autres n’auraient dessiné que les décombres ou la mort.

Thomas Mourier, le 22/04/2026
Anne Masse - Asphalt sauvage - Label 619, Rue de Sèvres
->. Les,liennns renvoient sur le site Bubble où vous pouvez vous procurer les ouvrages évoqués.

Extrait du livre ©Anne Masse / Rue de Sèvres

21.04.2026 à 08:19

Du rififi dans l'édition : quand Bolloré purge, ça urge

L'Autre Quotidien
Certes, à côté de ce qui se passe en Ukraine, en Iran, Palestine, au Liban, etc., le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, peut paraître un simple fait éditorial, comme il s'en produit fréquemment dans le milieu du livre: jeu des chaises tournantes, remaniement, etc.
Texte intégral (928 mots)

Certes, à côté de ce qui se passe en Ukraine, en Iran, Palestine, au Liban, etc., le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, peut paraître un simple fait éditorial, comme il s'en produit fréquemment dans le milieu du livre: jeu des chaises tournantes, remaniement, etc.

Mais bien sûr, le cas Grasset, propriété de Bolloré, dépasse le cadre des habituelles valses de poste. Olivier Nora, en poste depuis plus de deux décennies, a su garantir au catalogue de sa maison une qualité certaine, et donc s'attacher nombre de ses auteur.es. Des auteur.es qui, en apprenant le licenciement de leur éditeur (rappelons qu'au sein de Grasset, d'autres éditeur.es étaient déjà partis, pressentant le pire, comme par exemple l'excellente Juliette Joste), ont rédigé un texte commun dans lequel ils annoncent ne plus vouloir publier chez Grasset.

La situation s'annonce pénible: d'une part, ils et elles sont plusieurs, de toute évidence, à avoir un texte sous presse ou en passe de l'être, et on peut se demander comment ils et elles vivront sa prochaine parution, et comment celle-ci sera accompagnée par la nouvelle direction. D'autre part, que va-t-il advenir de cette centaine d'auteur.es en partance. Plusieurs – ceux et celles dont les livres se vendent modérément, ou dont l'arrivée au catalogue est récente – auront sans doute du mal à retrouver une maison d'accueil. Les autres? Plusieurs ne devraient pas avoir de problème a priori, vu l'état de leurs ventes régulières. Mais ce n'est évidemment pas aussi simple, car les maisons susceptibles d'accueillir leurs prochains livres affichent déjà plus ou moins "complet". Un éditeur qui publie déjà huit livres en rentrée (au minimum) aura du mal à caser ces nouvelles recrues, sauf à faire le ménage dans son propre catalogue, et devra par ailleurs débourser des sommes importantes pour les inciter à le rejoindre. Cette redistribution risque donc d'avoir des conséquences sur les diverses politiques éditoriales de maisons précédemment concurrentes. Comment Gallimard, Flammarion, Actes Sud – pour n'en citer que quelques-uns – vont-ils s'y prendre pour absorber ce flot d'exilés, plus ou moins attractifs selon les noms et statures ? 

On peut également se demander quel.les auteur.es va publier le nouveau patron de Grasset, Jean-Christophe Thiery, dans la mesure où l'autre maison du groupe, Fayard, a déjà à son écurie pas mal de hongres à casaque brune. On peut craindre, par ailleurs, une éventuelle fayardisation express de Grasset, avec en rafale pléthore de livres vantant les charmes de l'extrême droite. En fait, la question qu'on est en droit de se poser est la suivante: En virant Nora, Bolloré s'est-il douté que nombre de ses auteur.es partiraient? Si la réponse est non, alors Bolloré est naïf, ce qui n'est pas forcément crédible. Si la réponse est oui, alors quels sont ses projets éditoriaux? On ne remplace pas du jour au lendemain un catalogue riche et varié. Bref, ce "grand remplacement" (encore en jachère) va contraindre de nombreux écrivains et de nombreuses écrivaines à se positionner sur un échiquier déjà fragilisé. 

Pendant longtemps, trouver un éditeur a été une affaire de sensibilité littéraire, mais aussi financière: qui aime et qui paie. Cela devient désormais une question éminemment politique – qui vote quoi. Et si d'autres rachats et d'autres licenciements se produisent, les choix risquent d'être de plus en plus délicats. La réaction extrêmement rapide d'une centaine d'auteur.es de chez Grasset montre que l'éthique joue encore un rôle dans le choix d'un éditeur. Pour combien de temps ? 

Claro le 16/04/2026

21.04.2026 à 07:54

Le Chiapas en version zapatiste - et en photo-poche avec Mat Jacob

L'Autre Quotidien
90 photographies commentées pour illuminer vingt ans de révolution zapatiste au Chiapas. Un Photo Poche d’une puissante intelligence et d’une étonnante grâce efficace que l’on doit au regard de Mat Jacob.
Texte intégral (2618 mots)

90 photographies commentées pour illuminer vingt ans de révolution zapatiste au Chiapas. Un Photo Poche d’une puissante intelligence et d’une étonnante grâce efficace que l’on doit au regard de Mat Jacob.

Tout commença en apparence avec le soulèvement du 1er janvier 1994, même si un processus long et complexe avait été nécessaire pour qu’un modeste foyer de guérilla, fondé en novembre 1983, dans la forêt tropicale du Chiapas, par six militants d’inspiration guévariste, se transforme en une organisation armée des communautés indiennes. Profitant du relâchement festif de la nuit de la Saint-Sylvestre, l’EZLN, Ejército Zapatiste de Liberación Nacional (Armée zapatiste de libération nationale), occupait sept villes du Chiapas, dont San Cristóbal de las Casas, sa capitale historique, et rendait publique la Ière déclaration de la gorêt lacandone, une déclaration du guerre formelle à l’armée mexicaine et un appel à destituer Carlos Salinas de Gortari, le président de la République issu du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) qui gouvernait le pays sans interruption depuis 1929. La surprise – la sidération même – était totale.
Pour Salinas de Gortari, cette date devait marquer l’apogée de son projet de transformation néolibérale, avec l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, qui signait l’intégration de ce dernier dans le club des pays développés. Le Mexique devait commencer l’année arrimé à la modernité du Nord. Las ! Le Mexique d’en bas vint ruiner les réjouissances et rappeler la réalité d’un tout autre pays. Un Mexique profond, ancré au sud dans la tradition des luttes armées latino-américaines ; un Mexique indien qui, ce jour-là, lança un cinglant « Ya Basta ! » à cinq siècles d’oppression coloniale et de racisme toujours bien vivant. Ce jour-là, les oubliés, les plus petits, les invisibles avaient décidé de se couvrir le visage, d’un passe-montagne ou d’un paliacate, pour qu’enfin on les voie et pour récupérer leur dignité. Puis, au cours des années suivantes, le cri du 1er janvier allait se charger d’une autre signification encore : au moment où semblait triompher la pensée unique néolibérale, dont le fameux « There is no alternative » de Margaret Thatcher était comme l’emblème, le geste audacieux des rebelles mayas est venu briser l’arrogante proclamation de la fin de l’Histoire qui faisait alors recette. En montrant qu’il était possible de rompre la chape de plomb du fatalisme et de la résignation, il a amorcé pour beaucoup, au Mexique et au-delà, un processus permettant de redonner force à l’espérance.

Au fil des années, depuis sa création en 1982, la collection Photo Poche (chez Actes Sud depuis 2004)  est devenue mythique, sans jamais perdre de vue sa double vocation, pointue et accessible, élitiste de masse en somme. Quoi de plus logique, donc, que de voir le travail photographique de terrain de Mat Jacob y trouver comme sa place naturelle, en 2015, dans la partie Photo Poche Histoire, qui regroupe depuis 1999 les images les plus directement en prise avec l’actualité du présent, du passé ou même, parfois, de l’avenir.

Documenter la révolution zapatiste au Chiapas mexicain, à hauteur de portraits individuels et collectifs comme de situations, apaisées ou explosives, mais toujours résolues et combatives : c’est ce que nous proposent en beauté – on serait tenté de dire en grâce efficace, mais plutôt celle de Jérôme Leroy que celle de Saint Augustin – les 90 photographies assemblées ici, fruit d’une observation minutieuse et empathique de plus de vingt ans, couronnées notamment par un prix World Press Photo en 2002. Elles sont précieusement éclairées par une lumineuse introduction et de fort justes textes d’accompagnement thématique de Jérôme Baschet (spécialiste s’il en est du sujet direct – « La révolution zapatiste », 2002 & 2019 – mais aussi des utopies réalistes contemporaines – « Basculements », 2021, on vous parlera aussi prochainement sur ce blog de son « Mondes postcapitalistes », collectif, paru en février 2026), par une postface de Christopher Yggdre, et par un conte du sous-commandant Marcos surgissant à point nommé pour nous rappeler la puissance de la forêt lacandone.

Les zapatistes ont également créé leur propre système de santé (avec des « promoteurs de santé » dans chaque communauté, des dispensaires au niveau des communes et une clinique centrale dans chaque caracol), ainsi que leur propre système éducatif. Ils ont édifié des centaines d’écoles primaires et secondaires, en ont élaboré les programmes et conçu l’organisation, ont formé les jeunes qui y enseignent sans percevoir de salaire, mais en comptant sur l’engagement de la communauté de couvrir leurs nécessités matérielles ou de les aider à travailler leur parcelle, pour ceux qui en disposent. Excluant toute intervention de l’État mexicain, l’éducation fait l’objet d’une mobilisation collective considérable, peut-être la plus intense de toutes celles qu’implique la construction de l’autonomie. Dans ces écoles, apprendre fait sens, parce que l’éducation s’enracine dans l’expérience concrète des communautés comme dans le souci partagé de la lutte pour la transformation sociale.
Mais l’autonomie ne peut se construire sans une base matérielle solide. Celle-ci est notamment constituée par les dizaines de milliers d’hectares de terre qui, alors aux mains des grands et moyens propriétaires, ont pu être récupérées à la faveur du soulèvement de 1994. L’essentiel de ces terres est exploité de manière collective afin de soutenir les projets et les dépenses liés à l’établissement de l’autonomie. De façon plus générale, en matière de production, l’autonomie vise à fortifier une agriculture paysanne fondée sur l’usage de terres communales et ejidales (deux formes proches de propriété sociale), et alliant cultures traditionnelles d’auto-subsistance (maïs, haricots, courgettes) et culture commerciale du café sur de petites parcelles familiales. Défendre un tel modèle est une lutte ardue, d’autant qu’il est en passe d’être entièrement détruit, dans le reste du Mexique, par les réformes néolibérales qui transforment la propriété sociale de la terre en propriété privée, par les programmes cherchant à développer une agriculture commerciale reposant sur la monoculture, par la diffusion des modèles de la consommation moderne, ainsi que par la multiplication des grands projets d’infrastructure et de tourisme qui tendent à spolier les peuples indiens de leurs terres. C’est à tout cela que les zapatistes s’opposent, dans leurs territoires et ailleurs, pour préserver et revivifier le mode de vie qui est le leur et qui, sans nullement s’enfermer dans une tradition supposément immuable, entend rester ancré dans un rapport privilégié à la terre, au territoire et à la communauté.
« Ils ont peur que nous découvrions que nous sommes capables de nous gouverner nous-mêmes », a lancé Eloisa, l’une des maestras de l’Escuelita. Invitant à conclure à la nuisible inutilité de tous les experts de la chose publique, une telle sentence est aussi un parfait résumé de ce qu’est l’autonomie selon les zapatistes : une démocratie d’auto-gouvernement qui rompt avec la forme État. Ce refus d’être gouverné par d’autres, et au nom de normes imposées, conduit à développer un art de se gouverner soi-même, à partir des formes de vie localement assumées, par la fédération et la coordination des entités communautaires et communales, et avec pour souci essentiel d’empêcher la reproduction d’une séparation entre gouvernants et gouvernés.
Ce faisant, les zapatistes font la démonstration qu’il est possible de commencer à bâtir dès maintenant un autre monde, fondé sur le respect de la singularité des territoires et de la multiplicité des modes de vie, et s’écartant des normes de la société de la marchandise, de l’individualisme compétitif et du productivisme compulsif qui détruit la planète. Ils montrent que la construction du commun et de la vie bonne pour tous et toutes ne passe pas nécessairement par le modèle de l’État.
Malgré d’extrêmes difficultés, les hommes et les femmes zapatistes ont fait le choix de la liberté. Ils élaborent eux-mêmes leur manière de se gouverner. Ils défendent et fortifient les formes de vie qu’ils ressentent comme leurs. Ils décident effectivement de leurs propres vies. C’est cet air de liberté – et de dignité – que l’on respire en terres zapatistes. Et c’est ce par quoi cette expérience, aussi fragile et singulière soit-elle, nous touche et nous regarde.

Hugues Charybde, le 22/04/2026
Mat Jacob - Chiapas, l’insurrection zapatiste au Mexique - Actes Sud/ Photo poche

l’acheter chez Charybde, ici

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