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25.03.2026 à 10:36

La Déferlante recrute un·e assistant·e administratif·ve (CDD remplacement) — Urgent — Dès que possible

La Déferlante
La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, d’une maison d’édition, d’une newsletter hebdomadaire et d’événements dans toute la France. Indépendant et sans publicité, notre média donne la […]
Texte intégral (712 mots)

La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, d’une maison d’édition, d’une newsletter hebdomadaire et d’événements dans toute la France. Indépendant et sans publicité, notre média donne la parole aux femmes, aux minorités de genre et plus largement à toutes les personnes victimes d’oppressions systémiques.
La structure compte aujourd’hui 24 salarié·es (équivalent temps plein) ainsi que de nombreuses contributrices et contributeurs (auteur·ices, illustrateur·ices, photographes…).
Dans le cadre du remplacement d’une salariée absente, nous recherchons une personne pour assurer la continuité des missions administratives au sein de l’équipe.

POSTE

  • CDD de remplacement à temps partiel, 24h/semaine
  • Démarrage : dès que possible (prise de poste urgente)
  • Durée : 1 mois minimum, jusqu’au retour de la salariée (au plus tard fin août)
  • Lieu : Paris 11e

Organisation :

  • au moins 2 jours en présentiel (16h au bureau),
  • télétravail partiel possible une fois la prise en main effectuée

MISSIONS

En tant qu’assistant·e administratif·ve, vous jouerez un rôle clé dans le bon fonctionnement de l’entreprise. Sous la responsabilité de la responsable administrative et financière, vous contribuerez à la gestion quotidienne et à la coordination des activités, tout en participant activement au développement de La Déferlante.
Le poste est centré sur le back-office administratif quotidien, notamment :

  • préparation des variables de paie (salarié·es, pigistes, auteur·ices), pour un volume d’environ 25 à 40 paies mensuelles
  • suivi administratif RH (dossiers salarié·es, registre, formation, déclarations, etc.)
  • suivi de la facturation contributrices et fournisseurs
  • mise à jour de tableaux de bord administratifs et financiers
  • participation à des tâches de pré-comptabilité (rapprochements, suivi des pièces, etc.)
  • gestion du courrier et des services de presse
  • participation au bon fonctionnement administratif du bureau

PROFIL

Nous recherchons une personne rigoureuse, organisée et fiable, avec une aisance sur les sujets administratifs.
Une première expérience en administration, gestion ou office management est fortement appréciée.
Le poste nécessite de pouvoir être rapidement opérationnel·le sur des tâches et missions concrètes.
Une connaissance de la convention collective des journalistes et/ou du fonctionnement d’une maison d’édition serait un plus.

Nous serons particulièrement attentif·ves à :

  • la rigueur et l’attention aux détails
  • la capacité à structurer et suivre des tâches dans le temps
  • une autonomie dans l’exécution
  • l’aisance avec les outils (Excel, etc.)
  • des qualités analytiques et rédactionnelles solides
  • et une sensibilité aux valeurs de La Déferlante (respect, partage, confiance, bienveillance, indépendance)

RÉMUNÉRATION

  • 13 € brut / heure, soit 1 352 € brut mensuel pour 104 heures
  • + prime de précarité de 10 % en fin de contrat
  • Prise en charge 50% titres restaurant, transport et mutuelle

CANDIDATURE

Envoyer CV accompagné d’une lettre ou d’un message de motivation à l’attention de Priscille Baron, responsable administrative et financière à l’adresse suivante :
recrutement@revueladeferlante.fr
Merci de préciser en objet : Candidature – Assistant·e admin (CDD)

Les candidatures sont attendues au plus tard le mercredi 1er avril 2026, pour une prise de poste dès que possible.

En tant qu’entreprise engagée, La Déferlante est particulièrement attachée à la diversité des profils dans son équipe. Les candidatures de personnes LGBT+, porteuses de handicap ou non blanches seront examinées avec attention.

19.03.2026 à 17:03

Second tour : un barrage fragile contre l’extrême droite

Coline Clavaud-Mégevand
👁️ Un regard féministe sur les élections 3/4 Pendant quatre semaines, la newsletter de La Déferlante vous propose de suivre les élections municipales avec des lunettes féministes. À travers des entretiens, […]
Texte intégral (1390 mots)

👁 Un regard féministe sur les élections 3/4

Pendant quatre semaines, la newsletter de La Déferlante vous propose de suivre les élections municipales avec des lunettes féministes. À travers des entretiens, des analyses et des reportages, nous interrogerons les discriminations et les logiques de pouvoir à l’œuvre dans la vie politique locale.

« Écœurée. » Alma, électrice marseillaise, a beau avoir voté pour la liste Printemps marseillais (divers gauche) du maire sortant Benoît Payan, elle n’a pas compris son refus de s’allier avec Sébastien Delogu (La France insoumise, LFI) : « En face, on a un RN à 35 %. La ville peut basculer », s’alarme-t-elle. En début de semaine, plusieurs centaines d’habitant·es de la Cité phocéenne ont manifesté devant le local de campagne de Benoît Payan, arrivé en tête du premier tour, pour réclamer la formation d’un « barrage républicain ». Sans succès : le candidat insoumis s’est finalement désisté. Ailleurs, à Paris, Nantes, Rennes ou encore Montpellier, s’il n’existe pas le même risque que l’extrême droite prenne les rênes de la ville, le refus des listes d’union de gauche de s’allier à LFI – ou celui de de certain·es candidat·es LFI de se retirer – inquiète. « La droite dure de Rachida Dati est aux portes de la mairie, s’agace Sébastien, électeur parisien. C’est le moment de solidifier le barrage, pas de flancher sur nos appuis. »

Cet appel au « barrage », aussi appelé « front républicain », revient en force dans un entre-deux-tours marqué par des scores importants du Rassemblement national (RN), mais également de La France insoumise, qui, dans plusieurs villes, se pose en alliée incontournable pour faire gagner la gauche. Au départ, le concept « est historiquement lié à l’antifascisme et aux forces politiques de gauche, rappelle la politiste et sociologue spécialiste du Rassemblement national Safia Dahani. Mais l’idée réunit aussi des personnes hors de ce camp », comme en témoignent, ces derniers jours, les supplications répétées aux électeur·ices de Christian Estrosi (Horizons), le maire sortant de Nice, en grande difficulté face à Éric Ciotti (Union des droites pour la République-Rassemblement national).

Apparue lors des élections législatives de 1956, l’idée de « front républicain » désigne alors la coalition électorale formée au centre gauche à la suite de l’inquiétante percée de l’extrême droite poujadiste. À partir des années 1980, à une époque où le Front national (FN) commence à apparaître comme une menace pour la démocratie, chacune de ses poussées dans les urnes entraîne la convocation du barrage. La pratique connaît un succès retentissant entre les deux tours de la présidentielle de 2002, quand des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour dire leur refus de voir Jean-Marie Le Pen, premier candidat d’extrême droite qualifié au second tour, accéder à l’Élysée. Son adversaire gaulliste du Rassemblement pour la République, Jacques Chirac, qui bénéficie d’un report massif des voix de gauche, remporte finalement l’élection avec 82,21 % des voix.


« Le concept de barrage républicain est historiquement lié à l’antifascisme, mais il réunit au-delà de ce camp. »

Safia Dahani, politiste


Vingt ans plus tard, lors des législatives de 2022, et alors que Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron refusent d’appeler à faire barrage contre le RN, « beaucoup d’éditorialistes, mais aussi de chercheur·euses, ont considéré que le front républicain était mort », analyse l’économiste Youssef Souidi, coauteur, avec Thomas Vonderscher, de Nouvelle Cartographie électorale de la France (Textuel, 2026). « Sauf que lors des législatives anticipées de 2024, où il existait une possibilité de majorité pour le RN, la gauche a maintenu une discipline stricte de désistement, et la coalition présidentielle a aussi largement joué le jeu. »

Aujourd’hui, le barrage semble à nouveau fragilisé. Par les divisions de la gauche, mais également par la banalisation du danger de l’extrême droite ouvrant la voie à un renversement complet des valeurs.

Inverser le barrage républicain

Le 18 février dernier, soit quatre jours après la mort du militant identitaire néonazi Quentin Deranque, Jordan Bardella, président du RN, proposait à toutes les droites de créer un « cordon sanitaire » – expression jusqu’ici honnie du parti – contre l’extrême gauche et tenir ainsi LFI « à l’écart des institutions ». Lundi 23 février, il était pris au mot par la ministre déléguée macroniste Aurore Bergé, qui demandait aux candidat·es RN de se désister en faveur de la droite, en cas de possible victoire de LFI. Quant à Bruno Retailleau (Les Républicains), c’est dès octobre 2025 qu’il appelait à ce que « pas une voix » n’aille à une candidate socialiste à l’élection législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, au profit du candidat de l’Union des droites soutenu par le RN.

Safia Dahani rappelle que cette volonté d’inverser le principe de barrage républicain n’est pas neuve : « Dès la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron renvoyait dos à dos extrême droite et extrême gauche en se présentant au-dessus de la mêlée dans une autre forme de ni-ni » – et dès 2011, Nicolas Sarkozy avait donné la consigne « ni vote FN, ni vote PS ». La politiste pointe également la responsabilité de certains médias mainstream dans ce renversement, remarquant « depuis 2010, une normalisation de la figure de Marine Le Pen et des journalistes qui insistent sur le fait qu’elle est une femme, et en cela, différente de son père. À l’inverse, le cadrage médiatique suivant la mort de Quentin Deranque a contribué à diaboliser La France insoumise ». Un discours perceptible depuis la victoire du Nouveau Front populaire en 2024 qui ne repose sur aucun élément factuel, affirme Youssef Souidi : « Quoi qu’on pense de LFI, notamment de sa stratégie de conflictualisation, le parti reste dans l’arc républicain et l’a montré à plusieurs reprises. » Par exemple, lors des législatives de 2024 dans le Calvados, en se désistant face au RN au profit de la candidate Renaissance Élisabeth Borne. Ainsi qu’en début de semaine, au profit de Benoît Payan à Marseille.

Doit-on s’alarmer de l’effondrement du front républicain ? Pas sûr, répond Safia Dahani, qui rappelle que nombre d’études scientifiques montrent l’impact limité des discours médiatiques sur le vote des électeur·ices. Grâce à des votant·es qui prennent leurs responsabilités, le barrage contre l’extrême droite pourrait donc se maintenir, à condition qu’ils et elles se mobilisent lors du second tour. Dimanche 15 mars, l’abstentionnisme atteignait un taux record de 57,17 %, ce qui en fait la première force politique du pays.

16.03.2026 à 16:50

La Déferlante recrute un·e journaliste réseaux sociaux en CDD

La Déferlante
La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, une maison d’édition, une newsletter hebdomadaire d’actu et de recommandation et proposant de nombreux évènements dans toute la France. Indépendant […]
Texte intégral (768 mots)

La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, une maison d’édition, une newsletter hebdomadaire d’actu et de recommandation et proposant de nombreux évènements dans toute la France. Indépendant et sans publicité, notre média donne la parole aux femmes, aux minorités de genre et plus largement à toutes les personnes victimes d’oppressions systémiques pour visibiliser leurs vécus et leurs combats.

Nous souhaitons renforcer notre couverture de l’actualité sur les réseaux sociaux. Pour cela, nous recrutons un·e journaliste réseaux sociaux (vidéo et desk) pour produire et diffuser des contenus éditoriaux et contribuer à la stratégie social media de La Déferlante.

MISSIONS

Développement éditorial des réseaux sociaux

  • Sous la supervision de la responsable de communication et de la rédaction en chef de La Déferlante, participer au développement éditorial des réseaux sociaux de La Déferlante
  • Assurer la veille sur l’actualité et proposer des rebonds avec un angle féministe

Production de contenus éditoriaux (de la conception à la réalisation)

  • Produire des posts (textes, images, vidéos) dédiés aux réseaux sociaux
  • Promouvoir tous les contenus de La Déferlante :revue, maison d’édition et newsletter, archives
  • Concevoir des formats adaptés au différentes plateformes
  • Réaliser le tournage et le montage complet (habillage, sous-titrage, titrage) de vidéos pour les réseaux sociaux de La Déferlante
  • Diffusion des posts sur les réseaux sociaux de La Déferlante (Instagram, YouTube, Facebook, LinkedIn, Threads, Mastodon, Bluesky, TikTok.)
  • Veille technique et stratégique sur les réseaux sociaux
  • Collaboration avec la cheffe de projet marketing digitales pour la production de vidéos sponsorisées

PROFIL

  • Journaliste avec une expérience confirmée en production de contenus, notamment vidéos, sur les réseaux sociaux
  • Forte appétence pour l’actualité et les questions féministes, LGBTQIA+, antiracistes et décoloniales
  • Capacité à assurer l’ensemble d’une production vidéo : écriture, tournage, montage, habillage et adaptation aux formats des différentes plateformes -
  • Sens du rythme et compréhension fine des codes narratifs propres aux réseaux sociaux
  • Maîtrise de la suite Adobe (Premiere Pro, After Effect et Photoshop) souhaitée
  • Créativité et intérêt pour l’écriture journalistique sous plusieurs formats
  • Bonne compréhension des tendances et des pratiques sur les réseaux sociaux
  • Vous êtes sensible aux valeurs de La Déferlante (respect, partage/échange, confiance, bienveillance, simplicité, indépendance)
  • Vous possédez de fortes qualités analytiques et rédactionnelles
  • Vous êtes force de proposition

CONDITIONS

  • Poste à pourvoir au 15 mai 2026
  • CDD d’un an
  • Temps de travail : 3 jours par semaine (60% d’un temps plein, soit environ 22 heures hebdomadaires sur une base de 37h), avec possibilité d’augmenter le temps de travail à terme.
  • Rémunération mensuelle brute à partir de 2500 euros bruts équivalent temps plein, à déterminer selon expérience et ancienneté.
  • Rémunération fixée conformément à la Convention collective nationale des journalistes (CCNJ) et à la grille salariale interne, hors prime d’ancienneté, hors 13eme mois et hors indemnité de fin de contrat (prime de précarité de 10%) — Titres restaurant, mutuelle, prise en charge Pass Navigo 50%
  • Poste basé dans le 11eme arrondissement de Paris
  • Télétravail ponctuel possible


COMMENT POSTULER

Merci d’envoyer votre CV et votre lettre de motivation (les deux éléments sont obligatoires) au format PDF, ainsi que toute réalisation (articles, videos, posts RS) pertinente pour l’étude de votre candidature à recrutement@revueladeferlante.fr

La date limite de dépôt des candidatures est le 5 avril 2026 à minuit.

Déroulé des entretiens

Le recrutement prévoit au minimum un entretien en visio ou en présentiel ainsi que la réalisation d’un cas d’usage

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