25.03.2026 à 10:36
La Déferlante
La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, d’une maison d’édition, d’une newsletter hebdomadaire et d’événements dans toute la France. Indépendant et sans publicité, notre média donne la parole aux femmes, aux minorités de genre et plus largement à toutes les personnes victimes d’oppressions systémiques.
La structure compte aujourd’hui 24 salarié·es (équivalent temps plein) ainsi que de nombreuses contributrices et contributeurs (auteur·ices, illustrateur·ices, photographes…).
Dans le cadre du remplacement d’une salariée absente, nous recherchons une personne pour assurer la continuité des missions administratives au sein de l’équipe.
Organisation :
En tant qu’assistant·e administratif·ve, vous jouerez un rôle clé dans le bon fonctionnement de l’entreprise. Sous la responsabilité de la responsable administrative et financière, vous contribuerez à la gestion quotidienne et à la coordination des activités, tout en participant activement au développement de La Déferlante.
Le poste est centré sur le back-office administratif quotidien, notamment :
Nous recherchons une personne rigoureuse, organisée et fiable, avec une aisance sur les sujets administratifs.
Une première expérience en administration, gestion ou office management est fortement appréciée.
Le poste nécessite de pouvoir être rapidement opérationnel·le sur des tâches et missions concrètes.
Une connaissance de la convention collective des journalistes et/ou du fonctionnement d’une maison d’édition serait un plus.
Nous serons particulièrement attentif·ves à :
Envoyer CV accompagné d’une lettre ou d’un message de motivation à l’attention de Priscille Baron, responsable administrative et financière à l’adresse suivante :
recrutement@revueladeferlante.fr
Merci de préciser en objet : Candidature – Assistant·e admin (CDD)
Les candidatures sont attendues au plus tard le mercredi 1er avril 2026, pour une prise de poste dès que possible.
En tant qu’entreprise engagée, La Déferlante est particulièrement attachée à la diversité des profils dans son équipe. Les candidatures de personnes LGBT+, porteuses de handicap ou non blanches seront examinées avec attention.
19.03.2026 à 17:03
Coline Clavaud-Mégevand
Un regard féministe sur les élections 3/4Pendant quatre semaines, la newsletter de La Déferlante vous propose de suivre les élections municipales avec des lunettes féministes. À travers des entretiens, des analyses et des reportages, nous interrogerons les discriminations et les logiques de pouvoir à l’œuvre dans la vie politique locale.
« Écœurée. » Alma, électrice marseillaise, a beau avoir voté pour la liste Printemps marseillais (divers gauche) du maire sortant Benoît Payan, elle n’a pas compris son refus de s’allier avec Sébastien Delogu (La France insoumise, LFI) : « En face, on a un RN à 35 %. La ville peut basculer », s’alarme-t-elle. En début de semaine, plusieurs centaines d’habitant·es de la Cité phocéenne ont manifesté devant le local de campagne de Benoît Payan, arrivé en tête du premier tour, pour réclamer la formation d’un « barrage républicain ». Sans succès : le candidat insoumis s’est finalement désisté. Ailleurs, à Paris, Nantes, Rennes ou encore Montpellier, s’il n’existe pas le même risque que l’extrême droite prenne les rênes de la ville, le refus des listes d’union de gauche de s’allier à LFI – ou celui de de certain·es candidat·es LFI de se retirer – inquiète. « La droite dure de Rachida Dati est aux portes de la mairie, s’agace Sébastien, électeur parisien. C’est le moment de solidifier le barrage, pas de flancher sur nos appuis. »
Cet appel au « barrage », aussi appelé « front républicain », revient en force dans un entre-deux-tours marqué par des scores importants du Rassemblement national (RN), mais également de La France insoumise, qui, dans plusieurs villes, se pose en alliée incontournable pour faire gagner la gauche. Au départ, le concept « est historiquement lié à l’antifascisme et aux forces politiques de gauche, rappelle la politiste et sociologue spécialiste du Rassemblement national Safia Dahani. Mais l’idée réunit aussi des personnes hors de ce camp », comme en témoignent, ces derniers jours, les supplications répétées aux électeur·ices de Christian Estrosi (Horizons), le maire sortant de Nice, en grande difficulté face à Éric Ciotti (Union des droites pour la République-Rassemblement national).
Apparue lors des élections législatives de 1956, l’idée de « front républicain » désigne alors la coalition électorale formée au centre gauche à la suite de l’inquiétante percée de l’extrême droite poujadiste. À partir des années 1980, à une époque où le Front national (FN) commence à apparaître comme une menace pour la démocratie, chacune de ses poussées dans les urnes entraîne la convocation du barrage. La pratique connaît un succès retentissant entre les deux tours de la présidentielle de 2002, quand des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour dire leur refus de voir Jean-Marie Le Pen, premier candidat d’extrême droite qualifié au second tour, accéder à l’Élysée. Son adversaire gaulliste du Rassemblement pour la République, Jacques Chirac, qui bénéficie d’un report massif des voix de gauche, remporte finalement l’élection avec 82,21 % des voix.
« Le concept de barrage républicain est historiquement lié à l’antifascisme, mais il réunit au-delà de ce camp. »
Safia Dahani, politiste
Vingt ans plus tard, lors des législatives de 2022, et alors que Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron refusent d’appeler à faire barrage contre le RN, « beaucoup d’éditorialistes, mais aussi de chercheur·euses, ont considéré que le front républicain était mort », analyse l’économiste Youssef Souidi, coauteur, avec Thomas Vonderscher, de Nouvelle Cartographie électorale de la France (Textuel, 2026). « Sauf que lors des législatives anticipées de 2024, où il existait une possibilité de majorité pour le RN, la gauche a maintenu une discipline stricte de désistement, et la coalition présidentielle a aussi largement joué le jeu. »
Aujourd’hui, le barrage semble à nouveau fragilisé. Par les divisions de la gauche, mais également par la banalisation du danger de l’extrême droite ouvrant la voie à un renversement complet des valeurs.
Le 18 février dernier, soit quatre jours après la mort du militant identitaire néonazi Quentin Deranque, Jordan Bardella, président du RN, proposait à toutes les droites de créer un « cordon sanitaire » – expression jusqu’ici honnie du parti – contre l’extrême gauche et tenir ainsi LFI « à l’écart des institutions ». Lundi 23 février, il était pris au mot par la ministre déléguée macroniste Aurore Bergé, qui demandait aux candidat·es RN de se désister en faveur de la droite, en cas de possible victoire de LFI. Quant à Bruno Retailleau (Les Républicains), c’est dès octobre 2025 qu’il appelait à ce que « pas une voix » n’aille à une candidate socialiste à l’élection législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, au profit du candidat de l’Union des droites soutenu par le RN.
Safia Dahani rappelle que cette volonté d’inverser le principe de barrage républicain n’est pas neuve : « Dès la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron renvoyait dos à dos extrême droite et extrême gauche en se présentant au-dessus de la mêlée dans une autre forme de ni-ni » – et dès 2011, Nicolas Sarkozy avait donné la consigne « ni vote FN, ni vote PS ». La politiste pointe également la responsabilité de certains médias mainstream dans ce renversement, remarquant « depuis 2010, une normalisation de la figure de Marine Le Pen et des journalistes qui insistent sur le fait qu’elle est une femme, et en cela, différente de son père. À l’inverse, le cadrage médiatique suivant la mort de Quentin Deranque a contribué à diaboliser La France insoumise ». Un discours perceptible depuis la victoire du Nouveau Front populaire en 2024 qui ne repose sur aucun élément factuel, affirme Youssef Souidi : « Quoi qu’on pense de LFI, notamment de sa stratégie de conflictualisation, le parti reste dans l’arc républicain et l’a montré à plusieurs reprises. » Par exemple, lors des législatives de 2024 dans le Calvados, en se désistant face au RN au profit de la candidate Renaissance Élisabeth Borne. Ainsi qu’en début de semaine, au profit de Benoît Payan à Marseille.
Doit-on s’alarmer de l’effondrement du front républicain ? Pas sûr, répond Safia Dahani, qui rappelle que nombre d’études scientifiques montrent l’impact limité des discours médiatiques sur le vote des électeur·ices. Grâce à des votant·es qui prennent leurs responsabilités, le barrage contre l’extrême droite pourrait donc se maintenir, à condition qu’ils et elles se mobilisent lors du second tour. Dimanche 15 mars, l’abstentionnisme atteignait un taux record de 57,17 %, ce qui en fait la première force politique du pays.
16.03.2026 à 16:50
La Déferlante
La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, une maison d’édition, une newsletter hebdomadaire d’actu et de recommandation et proposant de nombreux évènements dans toute la France. Indépendant et sans publicité, notre média donne la parole aux femmes, aux minorités de genre et plus largement à toutes les personnes victimes d’oppressions systémiques pour visibiliser leurs vécus et leurs combats.
Nous souhaitons renforcer notre couverture de l’actualité sur les réseaux sociaux. Pour cela, nous recrutons un·e journaliste réseaux sociaux (vidéo et desk) pour produire et diffuser des contenus éditoriaux et contribuer à la stratégie social media de La Déferlante.
MISSIONS
Développement éditorial des réseaux sociaux
Production de contenus éditoriaux (de la conception à la réalisation)
PROFIL
CONDITIONS
COMMENT POSTULER
Merci d’envoyer votre CV et votre lettre de motivation (les deux éléments sont obligatoires) au format PDF, ainsi que toute réalisation (articles, videos, posts RS) pertinente pour l’étude de votre candidature à recrutement@revueladeferlante.fr
La date limite de dépôt des candidatures est le 5 avril 2026 à minuit.
Déroulé des entretiens
Le recrutement prévoit au minimum un entretien en visio ou en présentiel ainsi que la réalisation d’un cas d’usage