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Monde Numérique

Jerôme Colombain

mis en ligne le 28.01.2026 à 07:00

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1 - 🎤 L’IA devient physique : small AI, robots et lunettes connectées au CES (Patrice Duboé, Capgemini)

Au CES de Las Vegas, l’intelligence artificielle a confirmé son entrée dans une phase de maturité. Robots, lunettes connectées et modèles plus petits illustrent une IA qui s’ancre désormais dans le monde physique.

Interview : Patrice Duboé, Directeur de l’innovation pour l’Europe du Sud chez Capgemini

En partenariat avec Capgemini

Punchlines

  • L’IA devient une infrastructure du monde physique.
  • Les petits modèles d'IA remplacent les grands modèles généralistes.

  • L'arrivé des humanoïdes s'accélère.
  • Les lunettes connectées créent de nouveaux usages quotidiens... et de nouveaux problèmes.

L’IA au CES a-t-elle connu un tournant cette année ?

On ne parle pas d’un tournant brutal, mais clairement d’une évolution vers une phase de maturité. Après l’arrivée des GPT, puis des LLM et des agents, le CES a mis en avant ce que beaucoup appellent désormais le Physical AI. L’IA devient une infrastructure que l’on déploie partout, notamment dans le monde physique, comme on a pu le constater au CES de Las Vegas.

Que signifie concrètement cette notion de Physical AI ?

Il s’agit d’IA embarquée dans des objets réels. On l’a vue dans les robots, en particulier les humanoïdes, qui vont fortement accélérer à partir de 2026. On en trouve déjà dans les usines et sur les stands des salons. Ils sont encore en phase d’apprentissage, mais la dynamique est très nette et montre que l’IA sort des seuls environnements logiciels.

Pourquoi parle-t-on de plus en plus de small AI et de edge computing ?

La tendance est aux modèles plus petits, très spécialisés, alimentés par des données de qualité. Cela permet de mieux maîtriser la donnée, de répondre aux enjeux de souveraineté et de sécurité, et d’éviter de tout envoyer dans le cloud. C’est la même logique que le edge computing, appliquée aujourd’hui à l’intelligence artificielle.

Les lunettes connectées commencent à arriver. Quelles conséquences ?

On voit enfin des usages concrets, comme la traduction simultanée en temps réel. L’IA embarquée apporte une meilleure autonomie, plus de rapidité et une précision impressionnante. Tous les lunetiers investissent massivement car c’est un objet du quotidien. Mais cela soulève aussi de vraies questions de confidentialité, notamment sur le fait d’être filmé sans forcément s’en rendre compte.

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mis en ligne le 27.01.2026 à 07:00

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2 - 🎤 Alice Recoque, le supercalculateur qui propulse l’Europe dans l’ère de l’exaflop (Nicolas Lardjane, CEA)

Le supercalculateur Alice Recoque, actuellement en construction, s’annonce comme une machine hors norme, capable de franchir le cap de l’exaflop. Installé l'année prochaine au TGCC du CEA, il doit ouvrir de nouveaux horizons à la recherche scientifique, à l’IA et au calcul quantique en Europe.

Interview : Nicolas Lardjane, directeur du Très Grand Centre de Calcul du CEA

Punchlines

  • Alice Recoque dépasse le milliard de milliards d’opérations par seconde.
  • Un exaflop, c’est 30 ans de calcul humain en une seconde.

  • C’est un outil de souveraineté scientifique européenne.
  • 15 mégawatts pour un exaflop : parmi les meilleurs rendements mondiaux.

A quoi ressemble le futur supercalculateur Alice Recoque ?

Alice Recoque est un supercalculateur exaflopique, capable de dépasser le seuil de l’exaflop. Il sera installé au TGCC à partir de 2026 pour une ouverture aux utilisateurs en 2027. Le projet est piloté au niveau européen par EuroHPC, avec un financement partagé entre l’Europe et un consortium national porté par GenCI. L’objectif est de doter l’Europe d’une machine parmi les plus puissantes au monde.

À quoi va servir une telle puissance de calcul ?

Une machine comme Alice Recoque permet de réaliser des simulations scientifiques beaucoup plus complexes, multi-échelles et multi-physiques. Elle va servir à explorer la matière, le climat, le vivant, la découverte de nouveaux matériaux ou encore le développement de nouveaux médicaments. Des calculs qui prenaient des mois sur les machines actuelles du CEA pourront être réalisés en une journée, voire moins. Alice Recoque est aussi conçue pour entraîner de grands modèles d’intelligence artificielle pour la science, en complément du calcul HPC classique.

Qui pourra accéder à Alice Recoque ?

L’accès se fera sur dossier scientifique, soit au niveau européen via EuroHPC, soit au niveau national via GenCI. L’utilisation sera gratuite pour les chercheurs, à condition que la science produite soit publiée. La machine est donc ouverte aux communautés académiques et industrielles, dès lors que les résultats sont partagés.

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mis en ligne le 26.01.2026 à 18:00

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3 - 🔎 Davos 2026 : l’IA au cœur du pouvoir mondial (Zoom Tech)

Dans cet épisode, on résume les prises de parole des grands patrons de la tech au Forum économique et social de Davos, au cours duquel l’intelligence artificielle s’est imposé comme un thème central, à la fois économique, social et géopolitique.

Extrait de L’Hebdo du 24/01/26

Une bataille industrielle et géopolitique mondiale

Au Forum économique mondial de Davos 2026, rarement la technologie — et en particulier l’intelligence artificielle — n’aura occupé une place aussi dominante. Cela révèle un basculement majeur : l’IA n’est plus seulement un enjeu technologique, mais un instrument de puissance économique et géopolitique. De OpenAI à Meta, en passant par Palantir ou la française Mistral AI, les dirigeants de la tech ne sont plus invités comme experts, mais comme acteurs centraux du pouvoir mondial. Le débat n’est plus de savoir si l’IA va transformer le monde, mais qui la contrôlera, qui en profitera… et qui en paiera le prix.

L’IA devient une infrastructure stratégique

Jensen Huang, patron de Nvidia, décrit désormais l’IA comme une véritable infrastructure, comparable à l’électricité ou aux télécoms. Une mutation qui implique des investissements colossaux et une mobilisation directe des États. Selon lui, chaque pays doit développer sa propre IA, en s’appuyant sur sa langue, sa culture et ses compétences locales.

La nécessité d'une IA "utile"

Deuxième enseignement majeur : l’IA doit impérativement démontrer son utilité concrète. Satya Nadella, PDG de Microsoft, met en garde contre un engouement purement technologique. Sans bénéfices visibles pour la santé, l’éducation ou l’efficacité des services publics, l’intelligence artificielle pourrait perdre sa légitimité sociale et susciter défiance et rejet.

Robots, emploi et promesses d’abondance

Fidèle à son style, Elon Musk projette un futur où les robots seraient plus nombreux que les humains, ouvrant selon lui une ère d’abondance sans précédent. Une vision optimiste qui contraste avec les inquiétudes sur l’emploi. Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, anticipe une transformation rapide du marché du travail, notamment dans le développement informatique, avec l’essor du « vibe coding », où l’IA écrit le code à la place des humains.

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mis en ligne le 26.01.2026 à 07:00

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4 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Assistants IA : que nous préparent Apple et OpenAI ?

Entre rumeurs crédibles, stratégies industrielles et enjeux de souveraineté, le Debrief Transat fait le point sur l’actualité tech de part et d’autre de l’Atlantique.
Apple, OpenAI, publicité dans ChatGPT et télécoms européens : une semaine dense, décryptée sans filtre.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Apple et OpenAI à la recherche du nouvel objet IA

Apple travaillerait sur un nouvel appareil dopé à l’intelligence artificielle, une sorte de badge ou d’objet à porter sur soi, intégrant caméra et micro, selon des informations relayées notamment par Bloomberg et The Information. Rien d’officiel à ce stade, mais ce projet s’inscrirait dans une tendance lourde : trouver une nouvelle interface pour dialoguer avec les agents conversationnels, au-delà du smartphone.
En parallèle, OpenAI avance aussi sur un produit matériel, développé avec Jonathan Ive, l’ex-designer d’Apple. Un objet sans écran, encore mystérieux, qui pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année et illustrer la course au “nouveau Graal” de l’IA grand public.

IA physique, lunettes connectées et vie privée

Lunettes intelligentes, écouteurs autonomes, badges ou objets de bureau : les pistes se multiplient pour intégrer l’IA dans le quotidien. Meta, Google et d’autres acteurs explorent déjà ces usages, avec une question centrale : la contextualisation par la caméra.
Mais cette évolution soulève aussi des inquiétudes majeures sur le respect de la vie privée. Des dispositifs toujours plus discrets pourraient banaliser la captation d’images et de données, relançant un débat déjà sensible autour de la surveillance et du consentement.

La publicité arrive dans ChatGPT

ChatGPT va intégrer de la publicité, d’abord aux États-Unis, puis progressivement ailleurs. Selon OpenAI, ces annonces seront clairement identifiées et réservées aux utilisateurs des versions gratuites ou intermédiaires.
L’objectif est clair : diversifier les sources de revenus pour compenser les coûts colossaux de fonctionnement. Pour autant, la publicité seule ne suffira pas à équilibrer le modèle économique, d’où la multiplication des offres payantes, des services spécialisés et des projets matériels.

L’Europe veut se passer des équipementiers télécoms chinois

L’Union européenne envisage d’exclure progressivement les équipementiers chinois des réseaux télécoms, notamment dans la 5G. Sont principalement visés Huawei et ZTE, leaders technologiques du secteur mais jugés sensibles sur le plan géopolitique.
Si certains pays, comme la France, ont déjà réduit leur dépendance, d’autres restent fortement équipés. Le remplacement de ces infrastructures poserait un défi financier majeur, estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros, au nom de la souveraineté numérique et de la sécurité des données.

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mis en ligne le 24.01.2026 à 08:00

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5 - 📆 L'HEBDO 24/01 - Davos 2026 : comment l'IA redessine le monde

À Davos, les géants de la tech ont donné le ton pour l’année à venir : intelligence artificielle, robots, emploi et souveraineté numérique. Entre annonces spectaculaires, promesses et zones d’ombre, décryptage d’une semaine où la technologie s’est imposée au sommet du pouvoir.

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Davos 2026 : l’IA devient une infrastructure mondiale

Au Forum économique mondial, les patrons de la tech – de NVIDIA à Microsoft, en passant par Google DeepMind et Tesla – ont occupé le devant de la scène. Ils décrivent une intelligence artificielle devenue une infrastructure stratégique, comparable à l’électricité ou aux télécoms, au cœur d’enjeux industriels, sociaux et géopolitiques majeurs. Robots plus nombreux que les humains, super-IA imminente et transformation du travail : des prédictions qui interrogent autant qu’elles fascinent.

Apple et OpenAI : la course aux assistants IA personnels

Apple travaillerait sur un nouvel objet connecté, un assistant IA à porter sur soi, tandis qu’OpenAI préparerait un appareil dédié à ChatGPT pour s’affranchir des smartphones et ordinateurs existants. Deux visions concurrentes d’une même ambition : donner un corps à l’IA et l’installer dans le quotidien, au-delà des écrans traditionnels.

Kyutai veut redonner la voix aux personnes handicapées

Le laboratoire Kyutai dévoile Invincible Voice, une technologie d’IA capable de reconstruire la voix de personnes atteintes de la maladie de Charcot. Une avancée majeure, open source, qui ouvre la voie à de nouveaux usages médicaux et redonne une dimension profondément humaine à l’intelligence artificielle (écouter aussi : L’IA qui parle (et écoute) en temps réel).

ChatGPT s'ouvre à la publicité

La publicité s’invite progressivement dans ChatGPT, d’abord pour les utilisateurs gratuits. Dans le même temps, une étude de l’APEC révèle l’engouement des cadres français pour l’outil, devenu un allié du travail intellectuel. Un paradoxe entre monétisation, adoption massive et coûts colossaux de l’IA générative.

Télécoms : les Chinois dans le collimateur de l'Europe

L’Europe veut écarter Huawei et ZTE des réseaux télécoms pour des raisons géopolitiques et de cybersécurité.

Gros plan sur le supercalculateur Alice Recoque, futur géant européen

Visite guidée du très grand centre de calcul du CEA avec Nicolas Lardjane – CEA, directeur du TGCC. Il présente Alice Recoque, appelé à devenir le supercalculateur le plus puissant d’Europe, un outil clé pour la recherche scientifique, l’IA, le climat, la santé et la souveraineté technologique du continent.

CES de Las Vegas : IA physique, robots et vie privée

Retour sur le CES avec Patrice Duboé – Capgemini. Robots humanoïdes, IA embarquée dans les lunettes, objets connectés plus responsables : les innovations se multiplient, mais soulèvent aussi des questions cruciales sur la vie privée, la surveillance et l’impact environnemental des technologies.

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mis en ligne le 23.01.2026 à 07:00

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6 - 🔎 Pourquoi la voiture autonome n’est pas encore vraiment autonome (Zoom Tech)

Les voitures sans chauffeur fascinent, mais leur intelligence reste limitée. Derrière les démonstrations spectaculaires se cache une réalité technologique bien plus complexe.

Les images de véhicules circulant seuls se multiplient : les robotaxis de Waymo à San Francisco, la petite voiture autonome de Zoox à Las Vegas, ou encore les démonstrations de Tesla à Paris, jusque sur la place de l’Étoile. Pourtant, ces véhicules ne sont pas totalement autonomes. Ils relèvent du niveau 4, capable de rouler sans conducteur… mais uniquement dans des zones très précises, longuement cartographiées et apprises à l’avance.

Contrairement à un humain, capable de s’adapter rapidement à des environnements imprévisibles, ces voitures reposent sur des systèmes d’intelligence artificielle entraînés sur des milliers de kilomètres, sans réelle compréhension du monde. Elles peinent face aux situations ambiguës : comportements atypiques, signalisation détournée, règles tacites de circulation. Le spécialiste de l’IA Luc Julia cite par exemple un ouvrier transportant un panneau stop : là où un humain comprend la situation, la voiture autonome peut s’arrêter indéfiniment.

La véritable autonomie, dite niveau 5, supposerait des véhicules capables de rouler partout, dans toutes les conditions, sans préparation préalable. Un objectif que certains jugent hors d’atteinte, à moins de repenser entièrement le modèle : infrastructures intelligentes ou nouvelles formes d’IA dites world models, capables de comprendre et d’apprendre le monde en temps réel.

C’est précisément sur ces modèles que travaille le chercheur français Yann LeCun, ancien directeur scientifique de Meta, aujourd’hui à la tête d’une nouvelle start-up à Paris. De son côté, NVIDIA a présenté au salon CES de Las Vegas un nouveau système d’IA pour véhicules autonomes, baptisé Alpamayo R1, censé permettre aux voitures de raisonner face à des situations complexes.

La promesse est immense, mais le chemin reste long. La voiture vraiment autonome n’est pas encore là… et son arrivée reste une question ouverte.

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mis en ligne le 21.01.2026 à 07:30

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7 - 🎤 Le français Lynx présente son nouveau casque de réalité mixte (Stan Larroque, Lynx)

L'entreprise française Lynx Mixed Reality présente, ce 21 janvier à San Francisco, son nouveau casque de réalité virtuelle. Destiné au marché professionnel, il s'agit du seul produit européen de ce type, concurrent des équipements américains et asiatiques.

Interview : Stan Larroque, fondateur et dirigeant de Lynx Mixed Reality

Punchlines

  • Lynx est le seul casque autonome européen.
  • Le champ de vision le plus large jamais vu sur un casque sans fil.
  • La réalité mixte fonctionne d’abord dans le monde professionnel.
  • La valeur se joue avant tout sur le logiciel.

Vous présentez un nouveau casque de réalité mixte. Qu’est-ce qui le distingue techniquement ?

On a entièrement revu le cœur du casque, avec une nouvelle optique et la puce Qualcomm XR2 Gen 2. Cela double quasiment la puissance graphique et augmente fortement les capacités de calcul dédiées à la vision par ordinateur et à l’IA. On a aussi 80 % de pixels en plus, ce qui améliore nettement la netteté, la réactivité et réduit la latence. Le champ de vue atteint 126 degrés horizontaux, ce qui est inédit pour un casque sans fil et change radicalement la sensation d’immersion.

Vous êtes souvent comparés à l’Apple Vision Pro. Comment se situe Lynx face à ce produit ?

Le Vision Pro est en 4K par œil, nous sommes en 2.5K. Notre écran coûte dix fois moins cher à produire. Cela permet de proposer un casque autour de 1200 euros, beaucoup plus accessible, tout en offrant plus de réactivité et moins de latence. D’un point de vue performance pure, c’est une vraie amélioration pour l’utilisateur sur de nombreux usages.

À quels usages ce casque est-il destiné en priorité ?

Il est clairement pensé pour le monde professionnel. Les usages qui fonctionnent aujourd’hui sont la formation et l’assistance à distance dans la défense, le médical et l’industrie. Pour nous, la formation, c’est du jeu vidéo sérieux : des environnements immersifs pour former des techniciens, des chirurgiens ou des opérateurs. C’est là que le marché existe réellement aujourd’hui.

Comment une startup française peut-elle rivaliser avec Meta ou Apple ?

Chez Lynx, nous allons vite, avec une vision claire. Notre casque n’est pas au rabais : sur certaines spécifications, il est même en avance. On est aussi souverains sur le logiciel, avec un système d’exploitation open source basé sur Android Open Source Project. Cela nous permet d’ouvrir entièrement le code à nos clients, ce qui est impossible avec les GAFAM. Aujourd’hui, être comparés à Apple ou Meta dans certaines analyses internationales, c’est déjà une victoire.

Site Web : https://www.lynx-r.com

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mis en ligne le 20.01.2026 à 07:00

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8 - 🎤 Souveraineté numérique : faut-il un protectionnisme technologique en Europe ? (Christophe Grosbost, IMA)

Le numérique n’est plus un simple outil technique, c'est devenu un enjeu stratégique majeur au même niveau que l’énergie ou la défense. A l'occasion du Sommet de la souveraineté technologique, organisé ce 20 janvier à Paris, les professionnels alertent sur les risques de dépendance et appelle à une prise de conscience collective.

Interview : Christophe Grosbost, directeur stratégie de l’IMA Innovation Makers Alliance

Punchlines

  • Le numérique n’est pas un outil, c’est une arme potentielle.
  • La souveraineté numérique est devenue un sujet géopolitique.
  • La dépendance aux technologies américaines représente un risque stratégique.
  • L’Europe doit assumer un protectionnisme numérique.

Pourquoi la souveraineté numérique est-elle devenue un enjeu aussi central aujourd’hui ?

On a longtemps considéré le numérique comme un simple outil. Cette vision a totalement changé. Aujourd’hui, le numérique est comparable au nucléaire, au militaire ou à l’énergie. C’est un facteur clé du développement économique et sociétal, mais aussi une arme potentielle. Dans le contexte géopolitique actuel, notamment avec les positions prises par les États-Unis, la dépendance numérique est devenue un risque stratégique majeur pour l’Europe.

Quels sont concrètement les risques liés à cette dépendance technologique ?

Ils sont multiples. Il existe un risque réel de coupure d’accès à des services numériques critiques, de blocage de mises à jour logicielles, voire de restrictions sur l’accès aux GPU nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Quand des infrastructures stratégiques reposent sur des technologies étrangères, cela expose nos États et nos entreprises à des pressions politiques et économiques majeures.

Quelles solutions envisagez-vous pour réduire cette dépendance ?

La première piste est un protectionnisme assumé sur certains marchés stratégiques. Il faut aussi accepter une approche pragmatique : analyser technologie par technologie leur niveau de criticité et décider du niveau de dépendance acceptable. Pour les données et usages les plus sensibles, il faut privilégier des solutions européennes, quitte à légiférer. C’est un travail de long terme, qui passe par l’acculturation des décideurs et par la mise en avant d’alternatives souveraines crédibles.

Quel est l’objectif du Sommet de la souveraineté technologique organisé par l’IMA ?

L’objectif est double. D’abord, acculturer les décideurs publics et privés aux risques liés à la dépendance numérique. Ensuite, permettre aux offreurs souverains de présenter leurs solutions et de démontrer qu’ils peuvent être performants et compétitifs. Ce sommet vise à créer une dynamique collective pour encourager une transition progressive vers plus d’autonomie numérique.

En savoir plus : Innovation Makers Alliance

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mis en ligne le 19.01.2026 à 07:00

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9 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Google renverse la table, Wikipédia fête ses 25 ans

Une semaine dominée par Google, entre alliance stratégique avec Apple et accélération spectaculaire de son IA.
Pendant ce temps, Wikipédia célèbre un quart de siècle d’existence et s’interroge sur son avenir face aux assistants conversationnels.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Google et Apple : une alliance qui change la donne de l’IA

L’annonce d’un partenariat pluriannuel entre Apple et Google marque un tournant majeur pour l’intelligence artificielle sur mobile. Google va fournir sa technologie Gemini pour alimenter Apple Intelligence, offrant enfin aux utilisateurs d’iPhone un assistant réellement contextuel et intégré à l’écosystème.
Derrière la bonne nouvelle pour les usagers, se cache aussi un aveu de faiblesse d’Apple, contraint de s’appuyer sur son principal concurrent pour combler son retard en IA.

Google Personal Intelligence : l’avance stratégique sur Apple

Google frappe fort avec le lancement de Personal Intelligence, une couche d’IA ultra-personnalisée capable d’exploiter, avec l’accord des utilisateurs, Gmail, Photos, YouTube et l’historique de recherche. Déjà en test sur Android et Pixel aux États-Unis, cette technologie préfigure ce qu’Apple promet… mais avec plusieurs mois d’avance.
Une démonstration de force qui souligne le retour en grâce de Google après des années de doutes sur sa stratégie IA.

Dépendance et régulation : l’Europe en ligne de mire

Cette domination croissante de Google soulève de lourdes questions en Europe, notamment sur la protection des données et la dépendance technologique. Le risque d’un quasi-monopole de l’IA, aussi bien sur Android que sur iOS, pourrait raviver les tensions avec les régulateurs européens.
Rien ne garantit d’ailleurs que ces services verront le jour en France à court terme.

Grok, Musk et les polémiques de l’IA générative

L’IA Grok, associée à Elon Musk, se retrouve au cœur de controverses après des usages problématiques liés à la génération d’images. Si les fonctions incriminées ont été corrigées ou retirées, le débat reste entier sur la responsabilité des outils versus celle des utilisateurs.
Dans le même temps, Grok vient d’être retenue par le département de la Défense américaine, preuve que la technologie conserve une crédibilité stratégique.

ChatGPT Traduction : une attaque silencieuse contre Google Traduction

Sans grande annonce, OpenAI déploie ChatGPT Traduction, un outil dédié à la traduction contextuelle et spécialisée. Plus précis selon les domaines et les usages, il vise clairement Google Traduction et les solutions professionnelles comme DeepL.
Une évolution qui inquiète directement les métiers de la traduction, déjà fragilisés par l’IA générative.

Wikipédia a 25 ans : un monument face à une nouvelle génération

Créée il y a 25 ans, Wikipédia a profondément transformé l’accès au savoir et reste une référence mondiale, souvent plus à jour que les encyclopédies traditionnelles. Mais les usages évoluent : les plus jeunes se tournent désormais vers ChatGPT, Gemini ou Perplexity pour s’informer.
Le défi pour la fondation est double : assurer son financement par les dons et redevenir une destination naturelle pour la nouvelle génération d’internautes.

Monde Numérique et Mon Carnet : les sommaires de la semaine

Dans Monde Numérique, Jérôme Colombain reçoit Stan Larroque, fondateur de Lynx, une startup française de casques de réalité virtuelle qui s’apprête à dévoiler un nouveau modèle à San Francisco. L’émission aborde aussi la souveraineté numérique, alors qu’Amazon AWS tente de convaincre avec ses data centers “européens”.
Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti explore le Cloud Code et le vibe coding, décrypte l’intégration d’influenceurs dans la communication de l’administration américaine, et reçoit Sinopé, entreprise québécoise spécialisée dans les thermostats intelligents en pleine évolution.

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mis en ligne le 17.01.2026 à 07:01

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10 - 📆 L'HEBDO 17/01 - Assistants intelligents : Google frappe fort sur iPhone et Android

Google démarre 2026 en fanfare avec un double coup stratégique dans l’intelligence artificielle. Partenariats, souveraineté numérique et innovations françaises sont au menu de cet Hebdo de Monde Numérique.

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Google s'allie à Apple pour le futur Siri sur iPhone...

C’est désormais officiel : Google fournira la technologie d’IA qui propulsera le futur Siri d’Apple. Grâce à Gemini, l’assistant vocal de l’iPhone promet enfin de vraies capacités conversationnelles et contextuelles, tout en respectant les standards de confidentialité revendiqués par Apple. Un tournant majeur pour les utilisateurs, et un aveu implicite des difficultés d’Apple à développer seul son IA.

...et lance un concurrent “Personal Intelligence” sur Android

En parallèle, Google dévoile son propre assistant ultra-personnalisé pour Android. Baptisé Personal Intelligence, il exploite les données personnelles de l’utilisateur (avec son accord) pour offrir des réponses contextualisées et des recommandations avancées. Un pas de plus vers l’assistant numérique total, pour l’instant réservé au marché américain.

Starlink perturbé en Iran : la connectivité sous pression

Le réseau satellitaire Starlink, opéré par l’entreprise d’Elon Musk, subit de fortes perturbations en Iran. En cause : des techniques de brouillage sophistiquées mises en œuvre par les autorités locales, notamment via l’altération des signaux GPS. Un rappel brutal des limites technologiques face aux stratégies étatiques.

Amazon lance son "cloud souverain européen"

Amazon Web Services officialise le lancement de son European Sovereign Cloud. Hébergées et opérées en Europe, ces infrastructures se veulent isolées des États-Unis afin de répondre aux exigences de souveraineté numérique. Une initiative qui suscite autant d’intérêt que de scepticisme sur la réelle indépendance technologique européenne.

Quand l’IA se trompe : la police britannique piégée

Au Royaume-Uni, la police des West Midlands reconnaît s’être appuyée sur des informations erronées générées par Microsoft Copilot. Résultat : des sanctions injustifiées prises à partir d’événements… totalement inventés par l’IA. Un cas d’école sur les dangers des hallucinations algorithmiques.

ChatGPT se lance officiellement dans la traduction

OpenAI déploie discrètement un nouveau service dédié à la traduction au sein de ChatGPT. Plus contextuel et paramétrable selon les usages, il vise directement les leaders du secteur, à commencer par Google Traduction.

Un casque de réalité mixte français ambitieux

Stan Larroque, fondateur de Lynx, présente en avant-première son nouveau casque de réalité mixte, destiné aux professionnels. Conçu pour la formation, l’industrie ou la défense, cet équipement revendique une approche souveraine, tant sur le matériel que sur le logiciel.

Souveraineté numérique : l’Europe face à ses dépendances

À l’occasion d’un sommet organisé à Paris, Christophe Grosbost, de l’association IMA – Innovation Makers Alliance, alerte sur les risques géopolitiques liés à la dépendance technologique européenne. Cloud, IA, données stratégiques : la souveraineté numérique devient un enjeu aussi crucial que l’énergie ou la défense.

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11 - 🎤 Les robots compagnons et les montres connectées pour enfants arrivent (Christophe Yérolimos, TCL)

Au CES, TCL dévoile sa vision de la robotique domestique et des objets connectés pour enfants. Robots compagnons, montres connectées et nouveaux usages dessinent un marché en forte croissance en Europe.

Interview : Christophe Yérolimos, TCL France

Punchlines

  • La robotique va devenir un marché commercial.
  • La montre connectée rassure les parents.
  • 2026 sera l’année de la kids watch.

Vous présentez au CES un petit robot compagnon baptisé AiMe. À quoi sert-il concrètement ?

AiMe est un robot compagnon conçu pour interagir avec les enfants. Il ne rend aucun service domestique et ne range rien. Il est là pour discuter, partager des émotions, réagir et créer une relation ludique et affective avec l’enfant.

Pensez-vous que ce type de robot peut trouver son public en Europe ?

Il y a un consensus sur le fait que la robotique va devenir un vrai marché. Cela commencera en Chine, puis en Amérique du Nord, et arrivera progressivement en Europe. Chez TCL, nous voulons être un acteur de ce marché, pas seulement sur le companionship mais sur d’autres usages de la robotique.

TCL est aussi très présent sur les montres connectées pour enfants. À quoi répond ce produit ?

La montre pour enfants est avant tout faite pour rassurer les parents. Les enfants n’ont pas le droit d’avoir un smartphone à l’école primaire, mais les parents veulent pouvoir les contacter et savoir où ils sont. La montre permet la géolocalisation et la communication, avec des appels limités à une liste définie par les parents.

Comment rendez-vous la montre attractive pour les enfants ?

Il faut que ce soit ludique pour que les enfants aient envie de la porter. Nous avons intégré des jeux, des interactions et des fonctions basées sur l’intelligence artificielle, comme la reconnaissance d’objets ou de fleurs via l’appareil photo, ainsi que la vidéoconférence.

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mis en ligne le 16.01.2026 à 07:00

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12 - 🔎 L’IA va-t-elle faire nos courses à notre place ? (Zoom Tech)

Cette semaine, Google a annoncé un nouveau protocole pour l'intelligence artificielle, UCP, qui pourrait bouleverser le commerce en ligne. Derrière cette annonce technique se joue peut-être une bataille stratégique majeure pour l’avenir du e-commerce.

Un langage universel pour le commerce en ligne

L’intelligence artificielle promet depuis des mois de transformer nos façons d’acheter en ligne. Mais pour passer des intentions aux actes, il fallait résoudre un casse-tête technique : permettre aux IA de dialoguer directement avec les sites marchands sans passer par des clics humains ou des intégrations complexes. C’est précisément l’objectif du Universal Commerce Protocol (UCP), un nouveau langage universel porté par Google, et déjà soutenu par de grands acteurs du commerce et du paiement, de Carrefour à Shopify, en passant par Walmart, Target, Visa ou Mastercard.

Des agents IA capables d’acheter à notre place

Ce protocole permettrait à des agents IA comme Gemini d’explorer des catalogues, comparer des offres, appliquer des promotions et finaliser des achats de manière autonome, avec des garanties de sécurité comme les paiements tokenisés et la validation cryptographique du consentement. Une infrastructure pensée pour un commerce « agentique », où l’IA ne se contente plus de conseiller, mais agit directement au nom du consommateur.

Des risques techniques et économiques bien réels

Mais cette fluidité soulève de nombreuses questions. En ouvrant leurs systèmes à des agents autonomes, les commerçants augmentent leur surface d’attaque et s’exposent à des risques inédits : erreurs de configuration démultipliées à grande vitesse, pertes financières instantanées, nouveaux défis de gouvernance et de responsabilité. D’autant que Google n’est pas seul : OpenAI, avec le soutien de Stripe, prépare un protocole concurrent, annonçant une véritable guerre des standards.

Jusqu’où déléguer nos décisions d’achat ?

Au-delà de la technique, c’est notre rapport à la consommation qui est interrogé. Jusqu’où sommes-nous prêts à déléguer nos décisions à des algorithmes ? Le shopping restera-t-il un acte humain, fait de comparaison et d’irrationnel, ou deviendra-t-il une simple ligne optimisée dans un budget automatisé ?

Un épisode de Monde Numérique assisté par l'IA Notebook LM de Google.

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