Jerôme Colombain
mis en ligne le 10.10.2026 à 06:00
.L’IA freine l'emploi des jeunes, selon une étude : vrai ou faux ? • Mistral lance son gros chat • OpenAI bouscule la recherche en mathématiques • Amazon mise sur Alexa+ pour relancer ses tablettes • Les contenus générés par IA désormais marqués • Sam Altman : il faut accepter les risques de l'IA • Parler français à l'IA alourdit la facture • Un site pour aider à utiliser l'IA
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Une étude de HEC et de la Banque de France met en évidence une baisse des embauches de jeunes en CDI dans les métiers les plus exposés à l’IA générative. Mais les travaux internationaux ne convergent pas tous, et la responsabilité exacte de l’IA reste difficile à isoler du contexte économique. Une question se pose déjà : comment former les experts de demain si les entreprises recrutent moins de débutants ?
Avec Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk », la pépite française entend démontrer qu’elle reste dans la course aux grands modèles de langage. Destiné notamment aux entreprises, ce modèle mise sur le code, les usages spécialisés et la souveraineté numérique, même si ses performances face aux concurrents américains et chinois restent contrastées.
Le moteur de recherche écologique Ecosia abandonne les modèles de Mistral au profit d’autres solutions, notamment chinoises. Qualité, rythme de développement et choix énergétiques alimentent une décision qui interroge aussi la cohérence des arguments environnementaux avancés.
François Ruffin souhaite un moratoire sur les centres de données extra-européens en France. Derrière les questions d’énergie, d’environnement et de souveraineté, une difficulté apparaît : certains projets associent investisseurs étrangers et acteurs français, qui pourraient également pâtir de restrictions.
OpenAI publie des centaines de manuscrits produits par une IA, avec des résultats annoncés sur des problèmes mathématiques difficiles. Ces travaux ouvrent des perspectives spectaculaires, mais leur validation, leur originalité et la capacité des chercheurs à les examiner suscitent des débats. L’épisode revient sur ce que ces annonces pourraient changer pour la recherche.
Amazon dévoile une nouvelle gamme de tablettes intégrant son assistant IA Alexa+, avec notamment un modèle doté d’un écran à texture papier. Le passage à Android et l’accès aux applications du Google Play Store marquent un changement de stratégie pour concurrencer l’iPad et les autres tablettes du marché.
Avec Bruno Guglielminetti, du podcast Mon Carnet, nous décryptons les dispositifs de marquage et de détection des contenus générés par intelligence artificielle. Des images aux textes, ces outils apportent des indices, mais ne permettent pas toujours de distinguer une production entièrement automatisée d’un travail repris et validé par un humain. Les usages des journalistes, des députés et des avocats illustrent surtout l’importance du contrôle éditorial.
Sam Altman estime que la société doit accepter certains effets négatifs de l’intelligence artificielle, tout en se protégeant des scénarios extrêmes. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, le débat porte sur l’équilibre entre innovation, responsabilité et diffusion des outils les plus puissants. Une position audacieuse ou un discours trop commode pour les entreprises qui développent l’IA ?
Thomas Serval, fondateur de Baracoda et de Baracoda AI Labs, explique comment le découpage des langues en tokens désavantage le français par rapport à l’anglais. Pour les entreprises facturées à l’usage, cette différence peut augmenter sensiblement le coût des échanges avec les modèles. Son étude explore aussi des pistes pour réduire ce déséquilibre.
Solène Gransard-Delamarche, créatrice de Deklik, présente une plateforme qui accompagne les débutants à partir de besoins concrets : préparer des menus, exploiter une photo de son frigo ou rédiger un compte rendu de réunion. Les fiches proposent un parcours pas à pas, avec un accès gratuit limité et une formule payante. Elle raconte également comment elle a construit ce service sans coder, avec Nanocorp.
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mis en ligne le 09.10.2026 à 06:00
.Les contenus générés par IA deviennent progressivement identifiables · Sam Altman assume une vision plus tolérante des risques de l’IA · Mistral dévoile son nouveau modèle Large 4 allias "Le Chonk" · La Norvège veut encadrer les lunettes connectées · Apple mise sur le design et les produits · Hommage à Margaret Hamilton pionnière du logiciel Apollo.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
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Google étend SynthID pour permettre d’identifier plus largement les contenus générés par IA, tandis qu’OpenAI prépare un filigrane invisible pour les textes produits par ChatGPT dans l’Union européenne. Mais ces dispositifs restent imparfaits : une réécriture humaine peut modifier ou faire disparaître le signal, ce qui relance la question de la frontière entre création assistée par IA et création humaine.
Le débat dépasse largement la technique : écrivains, journalistes, avocats et responsables politiques utilisent déjà ces outils, parfois ouvertement, parfois beaucoup moins. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, le véritable enjeu est surtout de savoir où placer la responsabilité humaine lorsqu’une machine participe à la production d’un contenu.
Sam Altman estime que la société devra accepter certains effets négatifs de l’IA pour éviter que les modèles les plus puissants restent concentrés entre les mains de quelques entreprises. Une position jugée audacieuse par Jérôme Colombain, qui compare cette situation aux risques historiques liés à l’automobile ou aux véhicules autonomes.
Bruno Guglielminetti se montre beaucoup plus sceptique et soupçonne OpenAI et ses concurrents de préparer aussi leur discours face à leurs futurs investisseurs. Les deux chroniqueurs s’accordent néanmoins sur un point : les promesses de l’IA doivent être mises en balance avec ses risques réels et avec la question essentielle du contrôle humain.
Les performances des modèles d’IA dans les mathématiques franchissent de nouveaux seuils, au point de faire émerger une question vertigineuse : que se passera-t-il lorsque des systèmes artificiels produiront des résultats scientifiques que les humains pourront ensuite revendiquer ou publier ? Les progrès posent déjà des problèmes de propriété intellectuelle et d’attribution, avec la perspective d’une recherche scientifique où l’agent IA deviendrait un véritable partenaire de découverte.
Mistral dévoile Large 4, surnommé « le Chonk », un modèle multimodal à plus de 1 000 milliards de paramètres destiné avant tout aux entreprises et aux usages industriels. Cybersécurité, finance, ingénierie et souveraineté numérique constituent les principaux terrains de jeu de ce nouveau modèle à poids ouverts.
Pour Mistral, l’enjeu dépasse cependant la seule course aux modèles : l’entreprise investit massivement dans ses propres infrastructures de calcul en Europe. Le nouveau modèle illustre ainsi une stratégie à deux jambes, combinant développement de modèles et maîtrise de la puissance de calcul nécessaire à leur exploitation.
La Norvège envisage une interdiction temporaire des lunettes connectées capables de filmer ou d’enregistrer dans certains lieux publics, notamment pour éviter que des personnes soient captées à leur insu. L’objectif serait surtout de prendre le temps de construire un cadre réglementaire adapté à ces appareils beaucoup plus discrets qu’un smartphone.
Au Canada, Bruno Guglielminetti rappelle que les règles existantes concernant les téléphones peuvent déjà s’appliquer aux lunettes connectées dans de nombreux lieux publics. Jérôme Colombain défend de son côté une approche ciblée, qui permettrait de préserver les usages journalistiques ou documentaires sans transformer ces lunettes en technologie interdite par principe.
Avec l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, l’entreprise semble vouloir remettre le design industriel et la fabrication des produits au centre de sa stratégie. La réorganisation des équipes de design et l’arrivée du designer français Julien Renaud témoignent d’une volonté de rapprocher davantage la création des contraintes concrètes de l’ingénierie.
Cette orientation évoque un retour à certaines méthodes de l’ère Steve Jobs, après une période où Tim Cook a davantage incarné l’excellence opérationnelle, la chaîne logistique et le développement de l’écosystème Apple. Les futurs projets de maison connectée seront particulièrement scrutés, notamment parce qu’Apple devra composer avec un univers beaucoup plus ouvert et hétérogène que son propre écosystème.
Margaret Hamilton, décédée le 30 septembre à 90 ans, était l’une des grandes pionnières de l’ingénierie logicielle et a joué un rôle majeur dans le développement des logiciels des missions Apollo de la NASA. Son travail rappelle surtout qu’à l’époque des débuts de l’informatique, les femmes occupaient une place centrale dans la programmation.
Son parcours permet aussi de revenir sur une histoire souvent oubliée : celle d’une informatique longtemps considérée comme un domaine largement féminin avant sa professionnalisation et sa masculinisation progressive. Jérôme Colombain recommande à cette occasion la série For All Mankind, une uchronie qui imagine une conquête spatiale dans laquelle les femmes occupent une place déterminante.
Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti reçoit Louis Têtu, dirigeant de Coveo, entreprise canadienne spécialisée dans l’IA appliquée notamment au commerce électronique et aux grandes organisations internationales. Il revient également sur Montréal Connect, rendez-vous consacré au numérique, à l’IA et aux collaborations entre acteurs de la francophonie technologique.
Dans Monde Numérique, Jérôme Colombain s’intéresse à une étude de Thomas Serval et de Baracoda AI Labs consacrée au coût du français dans les grands modèles de langage. Selon leurs travaux, le français peut nécessiter davantage de tokens que l’anglais pour exprimer une même information, ce qui peut avoir un impact direct sur le coût des usages professionnels de l’IA facturés au token.
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mis en ligne le 08.10.2026 à 06:00
.Les supercalculateurs changent d’échelle, avec des machines capables d’atteindre des niveaux de puissance et de densité spectaculaires. À Angers, Bull vient de doubler la capacité de production de son usine pour répondre notamment à l’essor de l’intelligence artificielle et du calcul haute performance.
- Nous fabriquons des "Formule 1" informatiques.
- Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde.
- On refroidit les systèmes avec une eau chaude à 45 degrés Celsius.
- La souveraineté, ça ne veut pas dire être sans les autres.
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Un supercalculateur, c’est un super ordinateur capable de faire de grosses simulations pour la science. Cela peut servir à simuler le crash d’une voiture, l’écoulement d’un avion dans les airs, la recherche d’une nouvelle molécule ou encore la prévision du temps. On prend les composants d’un ordinateur classique — processeur, mémoire, disques et réseau — et on les agrège pour en faire un très gros processeur, une très grande mémoire et un très grand espace de stockage. Aujourd’hui, Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde, soit l’équivalent de 10 millions d’ordinateurs. On parle désormais en téraoctets de mémoire et les machines peuvent atteindre environ trois tonnes au mètre carré.
Dans notre méga-usine d'Angers, nous fabriquons d’abord le rack, cette grande armoire dans laquelle nous intégrons les alimentations électriques puis les lames de calcul. Nous mettons ensuite le système en eau et nous le testons en le poussant au-delà des préconisations du client pour vérifier son comportement. Une fois les tests terminés, nous désassemblons certaines parties et nous transportons les différents blocs dans des emballages spécifiques. Le rack vide peut déjà peser entre 250 et 300 kilos. La fabrication peut prendre de trois à douze mois, car nous ne vendons pas des produits sur étagère : chaque système est quasiment fabriqué à façon. Nous fabriquons des Formule 1 d’ordinateur.
La souveraineté ne veut pas dire être sans les autres. AMD, Nvidia et Intel sont des partenaires avec un savoir-faire excellent, et nous travaillons avec eux sur le long terme. Mais nous développons aussi nos propres technologies, notamment pour connecter les ordinateurs entre eux afin qu’ils soient vus comme un seul gros ordinateur. Nous avons une R&D en Europe, majoritairement en France, et une usine en France. Nous travaillons également avec des acteurs européens qui développent des processeurs et des accélérateurs pour l’IA, ainsi qu’avec des sociétés françaises, anglaises et finlandaises dans le quantique. L’objectif est de conserver des compétences critiques tout en travaillant avec des partenaires.
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mis en ligne le 07.10.2026 à 06:00
.Les cybercriminels industrialisent la collecte et la revente de données pour préparer leurs futures attaques. Face à cette menace, les entreprises cherchent désormais à connaître leur exposition réelle sur Internet et à automatiser leur réponse aux vulnérabilités critiques.
En partenariat avec Check Point
- Les cybercriminels industrialisent la revente de données.
- Les données servent ensuite à préparer les futures attaques.
- Les attaquants jouent plus vite que la défense.
- Il va falloir automatiser.
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Les attaquants peuvent récupérer différents types d'informations, mais les identifiants et les mots de passe restent très fréquents. Ils peuvent être volés par des infostealers ou apparaître à la suite d'attaques de supply chain. Ces données sont ensuite revendues sur le dark web. Leur valeur dépend notamment de leur qualité et de leur fraîcheur. Certaines informations peuvent coûter quelques centimes, tandis que de grandes bases de données peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d'euros.
Il faut d'abord comprendre ce qui est disponible, puis déterminer ce qui est réellement exploitable et enfin identifier ce qui est critique. Nous aidons nos clients à rechercher ces informations sur le dark web, avec des équipes qui réalisent de l'analyse, de l'audit et aussi de l'infiltration de groupes d'attaquants. Nous pouvons également consulter ou acheter des échantillons de données pour vérifier ce qui concerne nos clients. Ensuite, nous pouvons identifier les actifs exposés, rechercher les vulnérabilités exploitables et simuler des campagnes d'attaque de plus en plus crédibles.
Le problème est celui de la vitesse. Une vulnérabilité critique exploitable peut demander en moyenne environ sept jours à une entreprise pour être corrigée, alors qu'un attaquant peut l'exploiter en quelques secondes ou quelques minutes avec les outils dont il dispose. L'intelligence artificielle et les agents peuvent nous aider à automatiser la remédiation et à hiérarchiser les vulnérabilités. L'objectif est de réduire le délai nécessaire pour diminuer l'exposition au risque, en passant d'une semaine à quelques minutes, tout en évitant de casser la production informatique.
C'est une question qui se pose aujourd'hui dans les entreprises. Si nous voulons répondre aussi vite que les attaquants, il faudra utiliser nous aussi des agents capables de travailler de façon coordonnée. Mais cela implique de déléguer certaines prises de décision à des agents autonomes. Dans certains cas, une entreprise peut décider d'isoler un service extrêmement critique pour le protéger. Mais les conséquences peuvent être très importantes, notamment pour une banque, un grand industriel ou une organisation du secteur public. Il faut donc conserver l'humain au milieu du dispositif et déterminer jusqu'où l'entreprise accepte d'automatiser sa réponse.
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mis en ligne le 06.10.2026 à 06:00
.Flourish veut faire entrer le robot domestique dans les foyers en misant sur une approche différente : apprendre au robot les habitudes et l’environnement de chaque utilisateur. Son premier modèle, vendu 3 555 dollars en seulement 50 exemplaires, doit notamment s'attaquer aux tâches de rangement et de nettoyage.
- Nous, on a une approche basée sur l'apprentissage.
- On a un modèle qui a appris de ta manière de faire, de ta maison et qui est servi pour toi.
- Il y a 70 % des tâches déjà qui sont faisables avec moins d'un kilo cinq.
- Le but, c'est comment on est capable de mettre un robot dans chaque foyer qui te fait gagner deux heures par jour.
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Je pense que le principal enjeu est de mettre cette technologie dans les mains du grand public. Aujourd'hui, beaucoup d'acteurs cherchent à construire un modèle d'IA généraliste capable de comprendre une consigne et de réaliser directement une tâche. Nous avons choisi une approche différente. L'utilisateur montre au robot où sont les objets, comment il réalise la tâche et comment fonctionne son environnement. On va ensuite fine-tuner un modèle spécifiquement pour cette tâche et pour cette maison. Le robot apprend donc de la manière de faire de son utilisateur.
Tout se fait depuis une application mobile. Pour déplacer le robot, on utilise un joystick. Pour contrôler ses bras, on bouge son téléphone : grâce aux capteurs de l'appareil, nous pouvons reproduire les mouvements du téléphone sur le bras du robot. L'utilisateur peut ainsi lui montrer comment attraper une bouteille, prendre un arrosoir ou effectuer une autre tâche. Il répète plusieurs fois le geste, généralement pendant une trentaine de minutes, afin que le robot puisse apprendre.
Il y en a trois principales. D'abord, chaque bras peut soulever jusqu'à 1,5 kg. Ensuite, les bras ne peuvent pas aller sous l'eau, donc le robot ne peut pas encore faire la vaisselle. Enfin, les tâches qui demandent beaucoup de dextérité ou de fragilité, comme plier du linge, sont encore trop complexes. En revanche, il peut prendre du linge, le mettre dans la machine à laver, fermer la machine et lancer la machine.
Je veux apprendre directement avec les premiers utilisateurs. Chacun pourra me contacter s'il rencontre un problème ou s'il veut faire quelque chose que le robot ne sait pas encore faire. Cela nous permet de comprendre les usages, les difficultés et ce qui doit être amélioré. Avec une centaine d'unités, il deviendrait déjà beaucoup plus difficile de suivre chaque utilisateur aussi précisément. Cette première série est donc une forme de bêta-test à grande échelle, avec un robot déjà capable de réaliser des tâches.
À terme, nous voulons vraiment faire ton majordome. Le robot pourrait préparer à manger, servir la table, laver la vaisselle et ranger les objets à leur place lorsque tu pars travailler. L'objectif est que tu rentres chez toi et que ton appartement soit propre. Mais atteindre ce niveau demandera encore du temps et un niveau de recherche beaucoup plus élevé.
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mis en ligne le 03.10.2026 à 06:00
.Comment Mediapart a fouillé dans les archives de Meta pour authentifier des messages attribués à Jordan Bardella • OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels capables d’agir à votre place • Google teste les prémices de data centers dans l’espace • Les lunettes connectées arrivent en force • Un robot domestique français à 3 555 dollars promet d’apprendre vos corvées • Comment les entreprises traquent leurs données qui circulent sur le dark web • Bull agrandit son usine française de supercalculateurs
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La nouvelle version de l’application Monde Numérique améliore l’écoute des épisodes sur iPhone et Android, avec avance et retour rapides, changement de vitesse, minuteur et favoris. Elle est développée avec GoodBarber, spécialiste français de la création d’applications mobiles no-code.
Le classement Tyto Tech 500 me place cette année en tête de son palmarès français des personnalités influentes de la tech. Une reconnaissance qui met notamment en avant la présence multicanale — médias, réseaux sociaux, podcasts et plateformes — après cinq ans de développement de Monde Numérique.
Mediapart a publié des messages antisémites datant de 2013 qu’il attribue à Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui conteste formellement en être l’auteur. Le média explique avoir demandé à deux anciens interlocuteurs de récupérer directement auprès de Meta leurs archives Messenger, puis avoir fait constater l’une de ces extractions par un commissaire de justice ; il dit également avoir recoupé le contenu des échanges avec des éléments biographiques. La procédure permet d’étayer l’authenticité des fichiers extraits de Facebook, sans permettre à elle seule d’établir techniquement qui se trouvait derrière le clavier au moment de l’envoi.
Donald Trump a réuni à la Maison-Blanche les dirigeants de plusieurs grands acteurs de l’intelligence artificielle autour d’engagements volontaires portant notamment sur les tests des modèles et leur supervision. Une démarche qui privilégie pour l’instant l’autorégulation plutôt qu’un cadre législatif contraignant, sur fond de compétition technologique avec la Chine.
Avec son projet Suncatcher, Google vient de placer en orbite un satellite expérimental équipé de ses puces TPU. Le groupe veut vérifier leur résistance aux radiations et aux contraintes thermiques afin d’explorer, à terme, la possibilité d’infrastructures de calcul pour l’IA installées dans l’espace et alimentées en continu par l’énergie solaire.
Les lunettes Nuance Audio d’EssilorLuxottica intègrent microphones et haut-parleurs directionnels pour améliorer l’audition des personnes souffrant d’une perte légère à modérée, sans adopter la forme d’une prothèse auditive classique. Elles peuvent aussi recevoir des verres correcteurs, mais leur tarif approche les 900 euros hors correction.
Le constructeur chinois Rokid lance en France plusieurs modèles de lunettes connectées. Les Rokid AI Glasses associent affichage, assistant IA, transcription et traduction en temps réel, tandis que la gamme Style mise sur des fonctions d’intelligence artificielle sans écran intégré.
Even Realities propose également ses G2, des lunettes sans caméra mais dotées de microphones, d’un affichage tête haute et de fonctions d’assistance, de traduction et de prise de notes. Un nouvel exemple de l’accélération du marché des lunettes connectées en 2026.
Un nouveau réseau social français baptisé Epsilon entend proposer une alternative européenne aux grandes plateformes, avec davantage de place donnée au débat, à la culture et à l’information. Le projet promet notamment l’absence d’algorithme opaque et de revente de données, ainsi qu’une modération reposant en partie sur l’intelligence artificielle.
Avec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Chaque agent peut accéder à différents services et accomplir des tâches concrètes : gérer un agenda, créer un site, travailler sur des applications ou prendre en charge diverses actions en ligne.
Dans le Débrief Transatlantique, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, s’interrogent sur ce changement d’échelle : après les chatbots, l’IA devient un assistant capable d’agir directement sur nos comptes et nos outils. Cette autonomie ouvre un potentiel considérable, mais pose aussi une question centrale de confiance lorsque l’agent dispose d’un accès étendu aux e-mails, fichiers, applications ou services en ligne.
La discussion revient aussi sur plusieurs incidents et comportements inattendus attribués à des agents autonomes. Ces systèmes peuvent enchaîner plusieurs actions, explorer des voies qui n’avaient pas été anticipées et parfois contourner des garde-fous mal conçus, ce qui oblige les laboratoires à renforcer leurs méthodes d’évaluation, de confinement et de contrôle.
Antoine Marcel, fondateur et CEO de Flourish, présente un petit robot domestique monté sur roues, doté de deux bras et vendu 3 555 dollars pour une première série de 50 exemplaires. Sa particularité : plutôt que de reposer sur une intelligence artificielle généraliste, il apprend une tâche spécifique dans le logement de son propriétaire grâce à des démonstrations effectuées depuis un smartphone.
Le robot peut notamment ramasser des vêtements, ranger des objets ou arroser des plantes, avec certaines limites : charge maximale d’environ 1,5 kg par bras, pas de bras sous l’eau et encore peu de dextérité pour des tâches comme plier ou étendre le linge. L’ambition de Flourish est à terme de faire de ce type de machine un véritable assistant domestique accessible au grand public.
Jérôme Bouvet, directeur général France de Check Point Software, explique le concept d’« exposition externe » : identifiants volés, mots de passe, informations circulant sur le dark web, vulnérabilités de fournisseurs ou accès oubliés constituent autant de portes d’entrée potentielles. L’enjeu n’est plus seulement de dresser la liste des failles, mais d’identifier celles qui sont réellement exploitables et critiques. [PARTENARIAT]
Les spécialistes de la cybersécurité surveillent pour cela les espaces fréquentés par les attaquants, cartographient les actifs exposés puis simulent des scénarios d’attaque afin de prioriser la remédiation.
Bruno Lecointe, responsable des activités HPC, IA et quantique chez Bull, présente le site d’Angers consacré à la fabrication de supercalculateurs destinés à la science, à la météo, à l’industrie ou à l’intelligence artificielle. Ces systèmes agrègent processeurs, mémoire, stockage et réseau afin de fournir des puissances de calcul hors normes. Ces machines peuvent atteindre plusieurs tonnes au mètre carré et consommer des dizaines de mégawatts. Bull mise notamment sur un refroidissement liquide en circuit fermé, avec une eau pouvant atteindre 45 °C, pour améliorer leur efficacité énergétique et limiter la consommation de ressources.
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mis en ligne le 02.10.2026 à 07:00
.Les lunettes Nuance Audio veulent remplacer les aides auditives légères · OpenAI démocratise les agents personnels avec Dots · Google riposte avec Gemini 4 Argon · NVIDIA veut sécuriser les agents IA · Donald Trump mise sur l’autorégulation de l’intelligence artificielle.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
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Petite parenthèse personnelle avant de commencer : le classement Tyto Tech 500 vient de me placer n°1 des influenceurs tech en France. Une distinction flatteuse — et un peu vertigineuse — qui récompense surtout cinq années de travail quotidien avec Monde Numérique, sur le podcast, YouTube, le site, la newsletter et les réseaux sociaux. Le classement complet est ici : https://tytopr.com/insights/tyto-tech-500/france-top-50.
Retour de Milan où EssilorLuxottica présentait une nouvelle évolution de ses lunettes Nuance Audio, conçues pour les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée. Six microphones, amplification directionnelle, mode 360 degrés et environ dix heures d’autonomie : une technologie prometteuse, mais vendue près de 900 euros sans les verres. Nous revenons aussi sur l’intérêt de rendre l’assistance auditive beaucoup plus discrète et moins stigmatisante.
À lire aussi sur Monde Numérique.
Avec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Ces assistants persistants peuvent accéder aux applications autorisées, disposer de leur propre ordinateur dans le cloud et prendre en charge des tâches comme l’organisation d’un agenda, la gestion de fichiers ou certaines démarches à la place de l’utilisateur. Une évolution que nous comparons au tournant provoqué par ChatGPT en 2022.
À lire aussi : Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur.
Donner les clés de ses mails, fichiers et comptes à un assistant autonome suppose une confiance considérable. Nous revenons sur plusieurs histoires d’agents qui auraient accompli des actions inattendues ou dépassé les intentions de leurs utilisateurs, ainsi que sur les travaux menés par les laboratoires d’IA pour mieux comprendre ces comportements. Le risque n’est plus seulement celui de l’hallucination : une IA capable d’agir peut transformer une erreur en action concrète.
Google dévoile Gemini 4 Argon, son nouveau modèle destiné notamment aux tâches professionnelles complexes, au développement logiciel et à la cybersécurité. Une annonce qui illustre l’accélération permanente de la compétition entre Google, OpenAI, Anthropic et xAI, avec des performances qui évoluent désormais de génération en génération à un rythme très rapide.
Les assistants IA les plus puissants pourraient devenir nettement plus coûteux à mesure qu’ils accompliront davantage de tâches. Nous nous demandons si une nouvelle fracture technologique ne risque pas d’apparaître entre ceux qui pourront s’offrir de puissants agents personnels et ceux qui devront se contenter d’outils plus limités.
NVIDIA renforce son offensive dans la sécurité des agents avec OpenShell et Sentry. L’idée : isoler les agents, contrôler leurs permissions et surveiller leurs actions depuis des couches logicielles et matérielles indépendantes afin de pouvoir bloquer un comportement dangereux. Une nouvelle brique dans la stratégie de NVIDIA pour construire un écosystème complet autour de l’IA.
Nous revenons sur la stratégie américaine consistant à privilégier les engagements volontaires des grands acteurs de l’IA plutôt qu’une réglementation fédérale détaillée. Le débat porte aussi sur l’emploi croissant du terme « superintelligence » et sur l’équilibre recherché aux États-Unis entre développement rapide de l’industrie, compétition internationale et contrôle des risques. La Californie conserve de son côté sa propre politique d’encadrement des entreprises du secteur.
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mis en ligne le 01.10.2026 à 06:00
.Les objets connectés ne se contentent plus de mesurer le poids ou le rythme cardiaque : ils ambitionnent désormais de détecter les premiers signes d’une maladie.
- Plus on détecte tôt une maladie chronique, plus elle est réversible.
- La santé préventive se passe à la maison.
- Dans cinq ans, on ne parlera que de ça.
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Oui. Le BodyScan 2 mesure bien sûr le poids, mais aussi la composition corporelle segmentale, la graisse viscérale et de nombreux paramètres cardiaques. Il mesure également la santé nerveuse. En combinant toutes ces données avec des études cliniques, nous pouvons construire des scores, notamment de résilience glycémique, qui permettent d’évaluer un risque lié à la glycémie et donc au diabète. L’intérêt est particulièrement important pour les personnes qui peuvent avoir un diabète sans encore le savoir. Plus on le détecte tôt, plus on se rapproche d’un stade où la maladie peut encore être réversible.
Le but n’est justement pas d’ajouter de la charge mentale. Nous essayons de concevoir des produits faciles à utiliser : une montre avec une longue autonomie ou simplement une balance sur laquelle on monte régulièrement. Les mesures s’accumulent silencieusement et permettent de connaître la valeur de base propre à chaque personne. On peut alors repérer le moment où un paramètre commence à décrocher, au lieu d’attendre qu’il sorte d’une norme générale. Cette mesure longitudinale permet de se rapprocher du début de la maladie et donc du moment où l’on peut agir le plus tôt.
Nos appareils sont des dispositifs médicaux qui ont passé des certifications médicales en Europe et aux États-Unis. Avec BeamO, par exemple, on peut mesurer la température, enregistrer un électrocardiogramme, mesurer la saturation en oxygène et utiliser un stéthoscope. Nous avons ajouté des analyses des bruits des poumons et du cœur afin d’aider à déterminer s’il faut consulter. L’intérêt des objets connectés est aussi de pouvoir effectuer une mesure précisément au moment où l’on ressent quelque chose, puis de transmettre cet enregistrement à un médecin.
C’est déjà la direction prise aux États-Unis avec le programme ACCESS. Les mesures issues de nos appareils peuvent être analysées en permanence par l’IA, qui peut poser des questions complémentaires au patient et intervenir dans son accompagnement. L’objectif est d’utiliser le temps du médecin lorsqu’il est réellement nécessaire. Pour nous, la première étape a été la mesure longitudinale, la deuxième consiste à construire des scores et la troisième est d’accompagner les patients entre leur vie quotidienne et le système médical. À terme, même certains prélèvements aujourd’hui réalisés en laboratoire pourront être effectués à domicile.
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mis en ligne le 30.09.2026 à 06:00
.Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur l'actualité du mois : le premier iPhone pliable d'Apple, les lunettes boostées à l'IA de Meta, les robots humanoïdes qui apprennent les tâches domestiques, la course à la puissance des ténors de l'IA.
Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises
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L’iPhone pliable promet de réunir téléphone et tablette, mais on s’interroge sur les compromis évoqués face à l’iPhone 18 Pro Max : photo moins ambitieuse, retour de Touch ID et tarif nettement supérieur. L’expérience logicielle et l’adaptation des applications suffiront-elles à faire oublier ces concessions, ainsi que le poids et l’épaisseur du produit ? Un débat qui prolonge notre décryptage de l’arrivée du premier iPhone pliant.
Avec ses lunettes sans caméra, Meta s’attaque à un obstacle très concret : le malaise de ceux qui craignent d’être filmés à leur insu. François Sorel raconte son expérience des lunettes connectées au quotidien et s’enthousiasme pour les progrès des écrans immersifs, notamment les lunettes RayNeo qu’il teste comme un cinéma personnel. Retrouvez également notre tour d’horizon des lunettes et agents IA de Meta.
Les démonstrations de Figure AI montrent comment les robots peuvent apprendre des gestes domestiques en observant des humains, avant de se confronter à des logements différents. Des limites encore visibles : lenteur, échecs et incertitudes sur leur autonomie réelle, avec des conséquences potentiellement très concrètes dans une maison. On imagine un avenir où ces machines seraient louées plutôt qu’achetées, pour suivre leurs évolutions rapides sans supporter leur obsolescence.
Les appels au ralentissement se heurtent à la concurrence entre entreprises et à la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Néanmoins, un encadrement plus ferme pose la question d’un « bouton rouge » permettant d’interrompre des systèmes devenus incontrôlables, face aux risques de détournement et de contournement des règles.
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mis en ligne le 30.09.2026 à 06:00
.Face au changement climatique, l’adaptation devient aussi stratégique que la décarbonation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, détaille les technologies capables d’anticiper les événements extrêmes, de mieux gérer l’eau et de rendre les infrastructures plus résilientes.
En partenariat avec EDF
L'essentiel
- La technologie permet aujourd’hui d’agir avant l’urgence.
- Il faut créer de plus en plus de boucles fermées et vertueuses dans la consommation d’eau.
- On ne peut pas avoir des solutions binaires.
- On sera tourné vers l’anticipation et l’adaptation.
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Les technologies permettent d’abord de mieux anticiper les événements climatiques. Nous pouvons croiser les données de capteurs au sol et les images satellites avec l’intelligence artificielle pour améliorer les prévisions. Les jumeaux numériques permettent ensuite de simuler différents scénarios et de voir comment des infrastructures ou des organismes peuvent réagir à une forte chaleur, un grand froid ou une tempête. Même si nous ne pouvons pas prédire l’avenir, détecter tôt permet de simuler les scénarios et d’agir avant l’urgence.
Oui, notamment avec la réutilisation et le recyclage de l’eau. L’objectif est de créer des boucles les plus fermées possibles afin de limiter la consommation. Nous avons par exemple investi chez EDF Pulse dans Chemdoc Water Technology, qui recycle des eaux industrielles pour leur donner une seconde vie. Les data centers développent également des solutions de refroidissement sans eau, avec des boucles fermées ou avec d’autres technologies, comme les bains de silicone.
Nous devons anticiper des événements auxquels nous sommes moins habitués, comme les invasions de méduses qui ont affecté certaines infrastructures cet été. Nous travaillons notamment sur des systèmes permettant de prévoir plusieurs jours à l’avance l’arrivée de bancs de méduses, grâce aux capteurs, aux modèles numériques et aux informations de terrain. Nous développons aussi des systèmes de protection capables de limiter leur arrivée sur les infrastructures.
Je pense que nous arriverons à vivre, parce que la résilience de l’espèce humaine est assez formidable. Nous serons davantage tournés vers l’anticipation et l’adaptation, avec notamment la reforestation urbaine, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs, des réseaux plus résilients et des outils numériques permettant de tester différents scénarios avant d’agir. Mais il faudra continuer à lutter contre les énergies fossiles et à électrifier.
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mis en ligne le 29.09.2026 à 06:00
.Les détecteurs d’IA peuvent-ils réellement identifier un texte généré par une machine ? Thomas Jacquesson, président de Lucide AI, explique comment ces outils sont entraînés et pourquoi leur verdict doit rester un indice, jamais une preuve.
- Les détecteurs d’IA ne seront jamais fiables à 100 %.
- Claude ou ChatGPT ne peut pas dire si un texte a été produit par une IA ou pas.
- Le détecteur d’IA, c’est un peu comme le détecteur de fumée.
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L’idée est de vérifier si un texte a été généré par une IA, en totalité ou en partie, ou si un humain est à l’origine du texte. Les premiers détecteurs fonctionnaient avec des règles basées sur des caractéristiques fréquemment observées dans les textes générés par les IA. Les meilleurs détecteurs actuels sont entraînés avec des centaines de milliers de textes dont on connaît l’origine. L’IA apprend ainsi à distinguer mathématiquement les textes humains des textes générés par des machines. Il n’y a pas de watermark ni de marque secrète dans le texte.
Les différences peuvent venir des méthodes d’entraînement. Certains outils peuvent être davantage fondés sur des règles ou avoir été moins entraînés sur certains styles d’écriture. Nous avons nous-mêmes un taux général de bonne réponse autour de 97 %, avec un taux de faux positifs inférieur à 1 %. Mais tous les détecteurs peuvent se tromper, y compris le nôtre. La précision dépend notamment du registre d’écriture et de la quantité de texte disponible.
Un détecteur ne sera jamais fiable à 100 %, notamment parce que la langue évolue en permanence et que les IA évoluent elles aussi. Les textes courts sont également difficiles à analyser : il faut au bas mot 300 à 400 mots pour disposer de suffisamment de matière. Dans l’éducation, nous recommandons donc de ne pas considérer le résultat comme une preuve, mais comme un indice qui doit conduire à interroger l’étudiant et à vérifier s’il maîtrise réellement le sujet. C’est une démarche de levée de doute.
Il faut entraîner les modèles sur des écrits anciens et sur des styles différents. Nous avons déjà rencontré des cas où une ancienne version de notre modèle accusait à tort des écrivains ou des textes anciens. La longueur du texte joue aussi beaucoup : un poème peut être trop court pour permettre un verdict fiable. C’est pourquoi nous affichons, comme nos concurrents, un indice de confiance fortement lié à la longueur du texte fourni.
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mis en ligne le 26.09.2026 à 06:00
.L'affaire Thélyson Orélien met la littérature face au défi de l'IA • Les détecteurs d'IA sont-ils fiables ? • Meta lance de nouvelles lunettes connectées et mise sur son agent Muse • Trump rebaptise l’IA • Les appels à une gouvernance mondiale de l’IA se multiplient • Les robots humanoïdes s’essayent au ménage • EDF explore les technologies pour mieux gérer l’eau • Withings mise sur la prévention avec sa nouvelle balance connectée.
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Le roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, se retrouve au cœur d’un scandale après des analyses réalisées avec le détecteur Pangram. Thomas Jacquesson, président de Lucide.ai, explique comment ces outils apprennent à distinguer les textes humains des productions automatiques et pourquoi ils peuvent se tromper. Son message est clair : un résultat de détection constitue un indice à examiner, pas une preuve suffisante pour accuser un auteur ou un étudiant.
Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on élargit le débat et on s'interroge sur l'usage de l'IA dans la création artistique. Assistance intellectuelle, correction, réécriture ou génération de passages entiers : où placer la frontière, et un label permettrait-il réellement d’y voir plus clair ?
À l’occasion de Meta Connect 2026, Meta multiplie les annonces : Meta VR Glasses, Ray-Ban Meta Audio sans caméra, troisième génération de Ray-Ban Meta et arrivée des Display en France. Le groupe mise également sur son agent personnel Muse et sur le médaillon Muse Charm pour rendre l’intelligence artificielle accessible sans sortir son smartphone.
Les G2 d’Even Realities illustrent une autre approche des lunettes connectées, avec un affichage intégré et des microphones, mais sans caméra. Traductions, assistance pendant les conversations et comptes rendus de réunions figurent parmi les usages évoqués, sur un marché où des produits très différents cohabitent sous la même appellation.
Donald Trump veut remplacer l’expression « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans la communication officielle américaine. Un changement de vocabulaire qui soulève une question de fond : faut-il présenter ces systèmes comme une intelligence supérieure à celle des humains ?
Des interventions de Sam Altman et Dario Amodei à l’ONU aux prises de position du pape Léon XIV et d’Emmanuel Macron, l’encadrement de l’IA s’impose dans le débat international. Derrière ces appels, une même préoccupation : préserver le contrôle humain et éviter que cette technologie ne se concentre entre quelques mains.
L’émission revient sur un rapport du renseignement américain généré avec l’aide d’une IA, qui aurait attribué à tort à un navire chinois le transport de composants nucléaires. Ce mélange d’informations réelles et d’éléments erronés illustre les risques d’une confiance excessive dans les systèmes utilisés pour éclairer des décisions militaires.
Ranger une pièce, plier des serviettes et faire un lit : Figure confronte ses robots humanoïdes à des logements qu’ils ne connaissent pas. Avec un taux de réussite annoncé de 56 %, cette expérience montre les progrès de l’apprentissage par observation, mais aussi le chemin restant avant une véritable autonomie domestique.
Avec iOS 27, Apple enrichit les possibilités de modification des images, de la suppression d’éléments à l’extension du cadre et au repositionnement du point de vue. L’épisode fait également le point sur les évolutions de Photos, de Messages et du contrôle parental, ainsi que sur les restrictions européennes évoquées pour certaines fonctions d’IA.
Recyclage des eaux industrielles avec Chemdoc Water Technologies, refroidissement des data centers et adaptation des centrales aux températures des cours d’eau : plusieurs innovations cherchent à réduire la pression sur la ressource. L’entretien aborde aussi les invasions de méduses et les outils permettant d’anticiper leur arrivée près des prises d’eau des centrales, avec Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT]
Éric Carreel, cofondateur et président de Withings, présente la Body Scan 2 et ses mesures de composition corporelle, de santé cardiovasculaire et nerveuse. Il explique comment leur combinaison permet d’établir un score de risque de dérégulation glycémique et défend une prévention fondée sur un suivi régulier à domicile. Pour prolonger le sujet, retrouvez notre précédent entretien avec Éric Carreel sur les objets connectés et l’IA en santé.
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