Jerôme Colombain
mis en ligne le 08.01.2026 à 07:00
.Au CES de Las Vegas, les startups restent au cœur de l’innovation. De la santé connectée aux robots humanoïdes, plongée dans l’effervescence de l’Eureka Park.
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Au CES 2026 de Las Vegas, près de 1 400 startups investissent l’Eureka Park, vitrine mondiale de l’innovation émergente. La délégation française French Tech est un peu moins fournie que lors des grandes années, mais la diversité technologique est bien au rendez-vous, face à une présence asiatique toujours plus offensive, notamment chinoise.
Cette édition met en lumière une tendance forte : la longévité. Au-delà de la e-santé classique, objets connectés, applications et équipements promettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Biohacking, wearables, prévention, intelligence artificielle et santé personnalisée deviennent des thèmes centraux. Arnaud Auger, de Cathay Innovation, décrypte cette « consumerisation » de la santé, où les outils autrefois réservés aux experts arrivent chez le grand public.
Le CES est aussi un terrain d’exploration pour les professionnels de santé. Une délégation de l’AFIB (Association française des ingénieurs biomédicaux) est venue repérer des innovations concrètes, notamment françaises : dispositifs pour personnes malvoyantes, mobilité des fauteuils roulants, dépistage du cancer du sein ou solutions hospitalières émergentes. Mais entre innovation et adoption, les obstacles restent nombreux : modèle économique, validation clinique et lourdeurs administratives.
Enfin, impossible d’ignorer les robots humanoïdes, omniprésents cette année. S’ils fascinent, leur maturité interroge encore. Exemple avec Starbot, un robot serveur destiné à la restauration : prometteur, déjà en test sur le terrain, mais encore loin d’une perfection industrielle. Le CES demeure ainsi un immense laboratoire, où l’innovation se cherche autant qu’elle se montre.
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mis en ligne le 07.01.2026 à 07:00
.Le CES 2026 est officiellement lancé à Las Vegas. Direction le Las Vegas Convention Center, le plus vaste hall du salon, récemment réaménagé, où se concentrent les géants de l’électronique grand public. Des stands monumentaux et une impression générale de continuité : l’innovation progresse, mais sans rupture spectaculaire.
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Côté télé, les constructeurs convergent vers les technologies RGB mini-LED et micro-LED, synonymes de couleurs plus pures, de forte luminosité et de réduction des halos lumineux. Samsung, LG, Sony, TCL ou Hisense rivalisent aussi sur la taille, avec des écrans géants dépassant les trois mètres de diagonale, véritables démonstrateurs technologiques.
Autre tendance très attendue : les lunettes connectées. Meta mène la danse avec les Ray-Ban Meta, intégrant un écran discret, un bracelet haptique et de nouvelles fonctions comme le téléprompteur ou la messagerie par écriture manuscrite. Navigation piétonne en réalité augmentée et sous-titres en temps réel illustrent une AR plus mature, même si ces modèles ne sont pas encore disponibles en Europe. TCL, pionnier du secteur, poursuit ses travaux de miniaturisation de ses lunettes à réalité augmenté Ray Neo, tout en proposant parallèlement des lunettes de divertissements à écrans personnels immersifs.
Les robots occupent toujours une place de choix au CES. Humanoïdes encore largement téléopérés, robots aspirateurs capables de ramasser des objets ou de monter les escaliers, et même robots compagnons pour enfants, comme le TCL AiMe. Bref, la robotique avance à plusieurs vitesses.
L’intelligence artificielle s’impose comme le prolongement naturel de la domotique. Réfrigérateurs, téléviseurs, chauffage ou éclairage deviennent les éléments d’un même écosystème intelligent. Les grands groupes imaginent une maison pilotée par des assistants et des écrans omniprésents, avec la télévision comme hub central.
Enfin, le CES confirme son virage vers la mobilité. Sony expose un nouveau prototype de berline développé avec Honda, la future Afeela. Un concentré de technologies mêlant divertissement, capteurs et IA conversationnelle, qui symbolise l’ambition du salon au-delà de l’électronique domestique.
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mis en ligne le 06.01.2026 à 18:30
.Depuis les rues de Las Vegas, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti embarquent dans un véhicule sans volant ni conducteur. Une immersion sonore et visuelle au cœur de l’une des expériences les plus marquantes du CES.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
À Las Vegas, la mobilité autonome sort du laboratoire. À l’occasion du CES, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti montent à bord d’un véhicule 100 % autonome développé par Zoox, filiale de Amazon. Un taxi électrique sans volant, sans pédales et sans chauffeur, désormais autorisé à circuler en conditions réelles sur le Strip.
Accélérations franches, arrêts précis, respect strict du code de la route : la Zoox s’intègre naturellement dans la circulation dense de Las Vegas. Le véhicule, autonome de niveau 4, s’appuie sur des lidars et une cartographie très fine de la ville pour gérer feux, piétons et autres usagers, au point que les passagers finissent par oublier qu’aucun humain ne conduit.
Derrière Zoox, c’est toute la stratégie d’Amazon qui se dessine. Comme Waymo pour Google, l’enjeu dépasse le simple transport de passagers : collecte de données, intelligence artificielle et puissance du cloud AWS sont au cœur de cette révolution. Une étape de plus vers un futur fait de véhicules autonomes, de logistique robotisée et de services sans conducteur.
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mis en ligne le 06.01.2026 à 07:00
.Deuxième jour à Las Vegas avant l’ouverture officielle du CES 2026, marqué par les keynotes des géants de la tech. NVIDIA, LG et consorts ont donné le ton entre IA physique et robots domestiques. De son côté, Withings continue d'innover en santé.
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Lors du Media Day, Jensen Huang , le patron de NVIDIA a présenté Rubin, la nouvelle plateforme de calcul succédant à Blackwell, avec des gains spectaculaires pour l’IA. Il a surtout détaillé sa vision de la « Physical AI », une intelligence artificielle capable d’agir dans le monde réel, au cœur de la robotique, des jumeaux numériques et des véhicules autonomes. NVIDIA a aussi levé le voile sur Alpamayo, une famille de modèles IA destinée à la conduite autonome, intégrée prochainement à la Mercedes-Benz CLA pour une autonomie de niveau 3.
Le constructeur coréen a créé la surprise avec CLOiD, un robot domestique humanoïde capable d’assister aux tâches ménagères du quotidien. LG a également dévoilé une nouvelle version de son téléviseur « wallpaper », un écran ultra-fin de 9 mm, sans fil, et basé sur la technologie micro RGB, l’une des stars de cette édition 2026 du CES.
La marque française Withings France a profité du CES Unveiled pour présenter une nouvelle génération de balance connectée, pensée comme une véritable station de longévité. Capable de mesurer plus de 60 biomarqueurs, elle intègre désormais l’évaluation du risque d’hypertension et de l’âge du cœur, avec l’objectif d’accompagner les utilisateurs sur le long terme sans les anxiété inutile. Explications de Caroline Lagarde.
En marge du salon, Monde Numérique prépare un épisode à part consacré à une balade en véhicule 100 % autonome dans les rues de Las Vegas. Une immersion à bord des robotaxis Zoox, développés par Amazon, à découvrir très prochainement en audio et en vidéo. A ne pas rater !
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mis en ligne le 05.01.2026 à 18:00
.Au cœur du CES Unveiled, François Sorel et Jérôme Colombain livrent leurs premières impressions à chaud. Entre gadgets surprenants, robots en tout genre et rareté des startups françaises, ce mini-CES donne le ton de l’édition à venir.
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Moins d’exposants et surtout beaucoup moins de startups françaises cette année au CES Unveiled. François Sorel et Jérôme Colombain soulignent en revanche la forte présence des entreprises chinoises, qui dominent largement les allées de ce « mini CES » parfois comparé à une foire à inventions.
Robots tondeuses, robots de piscine, robots chasse-neige ou encore machines lanceuses de balles de tennis : la robotique utilitaire est omniprésente. François Sorel s’attarde sur des innovations intéressantes autour de l’autonomie, notamment des robots capables de se recharger seuls, une évolution clé pour l’avenir de la robotique domestique et humanoïde.
Les robots pets, mi-peluches mi-objets connectés, intriguent autant qu’ils interrogent. Ces compagnons artificiels, surtout portés par des acteurs asiatiques, cherchent à reproduire une présence animale sans les contraintes du quotidien, ouvrant le débat sur notre rapport affectif aux machines.
Malgré leur rareté, certaines jeunes pousses françaises se distinguent par des solutions concrètes. François Sorel évoque une startup tricolore proposant un boîtier portable capable de détecter les allergènes alimentaires, un outil potentiellement vital pour les personnes souffrant d’allergies sévères.
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mis en ligne le 05.01.2026 à 12:00
.Le CES de Las Vegas s'apprête à ouvrir ses portes et donne le ton de l’innovation mondiale pour 2026. Téléviseurs géants, intelligence artificielle, robotique et santé connectée s’annoncent comme les grandes vedettes de cette édition à nouveau exceptionnelle.
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Dès les jours qui précèdent l’ouverture officielle du CES 2026, Las Vegas se transforme en capitale mondiale de la high-tech. Avec plus de 4 500 exposants et 6 500 journalistes accrédités, le salon confirme son statut de vitrine incontournable de l’innovation, bien au-delà de la seule électronique grand public. Téléviseurs de nouvelle génération, objets connectés pour la santé, robots domestiques ou industriels, véhicules autonomes et intelligence artificielle s’imposent comme les grands thèmes de l’année.
Parmi les annonces marquantes, Samsung frappe fort avec des téléviseurs toujours plus spectaculaires, dont un modèle de 130 pouces reposant sur une nouvelle technologie RGB, ainsi qu’un Frame de 98 pouces. De son côté, LG mise sur ses dalles OLED tandem, promettant davantage de luminosité et de longévité, tout en dévoilant un étonnant robot domestique humanoïde capable d’aider aux tâches ménagères.
Le CES, c’est aussi le CES Unveiled, un avant-goût qui a lieu le dimanche soir précédent l'ouverture. Une édition décevante cette année mais deux innovations françaises se distinguent : un détecteur portable d’allergènes alimentaires, Allergen Alert, pensé pour sécuriser les repas des personnes allergiques, et une nouvelle station de santé connectée signée Withings, dédiée au suivi de la longévité.
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mis en ligne le 05.01.2026 à 07:00
.L’intelligence artificielle bouleverse la médecine, non sans susciter des débats. Thomas Klein, directeur de la stratégie chez Microsoft, plaide pour une alliance entre médecins et IA, et décrypte les enjeux d’une transformation moins technique que sociétale.
- L’IA ne remplace pas les médecins, elle les renforce.
- Avec l’IA, le taux de détection du cancer du sein grimpe de 17 %.
- L’IA permet de détecter un problème cardiaque avant les premiers symptômes.
- Un tiers du temps de travail des médecins est consacré à l’administratif.
Oui, on est à un moment charnière. L’IA ne va pas tout transformer d’un coup, mais elle permet de poser de bonnes questions sur ce qu’on veut améliorer dans nos systèmes de santé. Le but de mon livre, c’est justement de démystifier l’IA en santé : ce qu’elle permet, et ce qu’elle ne permet pas. Le débat ne doit pas opposer médecins et IA, mais créer une alliance entre les deux. Ensemble, ils peuvent aller plus loin.
Les outils d'IA sont surtout utilisés dans l’imagerie médicale. Elle agit comme une seconde paire d’yeux, inlassable et bien informée. Elle peut repérer une tumeur minuscule, invisible à l’œil humain. Par exemple, dans la détection du cancer du sein, l’IA augmente la précision de 17 %. Mais il ne faut pas voir ça comme une médecine froide ou déshumanisée. J’ai vécu aux États-Unis une consultation où l’IA assistait le médecin dans la rédaction du compte-rendu. Résultat : plus de temps d’échange humain, moins de temps sur l’ordinateur.
L’IA peut faire évoluer la médecine de « réparation » vers la médecine d’anticipation. Grâce aux objets connectés — montres, bagues, capteurs — on peut détecter des anomalies plusieurs heures avant les premiers symptômes, comme pour un infarctus. Pour les malades chroniques, c’est une aide précieuse au quotidien, une sorte d’ange gardien numérique. Et avec des outils comme les jumeaux numériques, on peut simuler l’effet d’un traitement sur un patient précis avec plus de 90 % de précision. C’est un gain énorme pour les patients comme pour les soignants.
C’est même l’enjeu principal. Qui décide ? Qui est responsable ? Il ne faut pas que l’IA crée une médecine à deux vitesses. Il faut s’assurer que tout le monde y ait accès, pas seulement les hôpitaux les mieux dotés. Et puis, il y a la formation : les professionnels de santé doivent être accompagnés pour comprendre et utiliser ces outils. La France est parfois plus lente que les États-Unis, mais elle bâtit un socle de confiance qui sera, à long terme, un atout majeur.
En savoir plus : L'IA au service de la Santé
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mis en ligne le 04.01.2026 à 17:00
.Dans cet épisode, je vous raconte mon expérience de “vibe coding”, cette nouvelle façon de développer des outils sans écrire une seule ligne de code grâce à l’IA. Spoiler : c'est incroyable.
Tout est parti d’un besoin très conret : améliorer les outils que j’utilise au quotidien pour produire et organiser ce podcast. Jusqu’ici, Notion faisait bien le travail, mais avec le temps, le système est devenu plus lourd, plus complexe et surtout limité. Je me suis alors tourné vers Airtable pour structurer un véritable tableau de bord dédié à la gestion “business” (suivi commercial, engagements, controle de facturation, etc.). J’ai apprécié la richesse des interfaces visuelles, les automatisations et l’assistant IA intégré, que j’ai complété avec ChatGPT et Gemini qui m’ont aidé à réfléchir à la logique globale et à l’architecture des bases de données.
Mais la vraie révélation a été Lovable. Cette start-up suédoise permet de créer une véritable application web simplement en décrivant ce que l’on veut. En quelques jours, j’ai conçu un outil que j’ai baptisé PodTracker pour la planification des épisodes, la gestion des interviews et des messages de partenariats à travers un calendrier partagé; avec même un éditeur de texte intégré, le tout à travers une interface élégante et même une version mobile. Pour tout cela, je n’ai pas écrit une seule ligne de code. J’ai travaillé uniquement avec le chatbot inclus qui propose, teste, corrige et améliore en continu.
Bien sûr, il y a des limites, comme des interrogations autour de la sécurité du code généré, ou encore une dépendance à la plateforme pour l’hébergement et l’exportation de l’application. Mais le constat est clair : ces outils transforment profondément la manière de concevoir le développement logiciel. L’expérience est à la fois grisante et addictive.
Au final, ce que je retiens surtout, c’est ce sentiment très fort d’être réellement “augmenté” par l’intelligence artificielle. J’ai pu créer des outils sur mesure dont j’avais besoin depuis longtemps, mais que j’étais incapable de réaliser seul auparavant. Pouvoir transformer une idée en application fonctionnelle, en quelques semaines à peine, sans compétences professionnelles réelles, est une incroyable révolution.
Quant au métier de développeur, il est certain que celui-ci va évoluer très vite, en étant moins centré sur l’écriture de code que sur l’analyse des besoins, le pilotage de l’IA et la vérification des résultats. Le vibe coding est certainement l’avenir du code, tout simplement.
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mis en ligne le 03.01.2026 à 07:00
.Bilan d’une année 2025 hors normes pour la tech, projections pour 2026 et premières tendances du CES de Las Vegas : Monde Numérique ouvre l’année avec un épisode dense, analytique et résolument tourné vers l’avenir.
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2025 restera comme l’année de tous les bouleversements autour de l’intelligence artificielle : course aux modèles géants, investissements records dans les data centers, affrontement réglementaire entre États-Unis et Europe. Cet épisode dresse un panorama clair des forces en présence, des gagnants de l’année et des signaux faibles qui annoncent 2026, entre agents autonomes, IA embarquée et risques de bulle économique.
À quelques jours de l’ouverture du CES de Las Vegas, Mathieu Deboeuf-Rouchon et Lionel Tardy, co-auteurs du Guide de survie du CES, analysent les grandes tendances de l’édition 2026. Moins de gadgets spectaculaires, plus de deep tech, d’IA invisible, de robotique et de technologies agricoles et industrielles : le salon confirme un basculement structurel de l’innovation mondiale (🎧 interview intégrale).
L’intelligence artificielle transforme concrètement la médecine, du diagnostic à la prévention en passant par la réduction massive des tâches administratives. Thomas Klein, directeur de la stratégie santé chez Microsoft, explique comment l’IA augmente les médecins, améliore la relation patient-soignant et ouvre la voie à une médecine prédictive, personnalisée et plus humaine.
Retour d’expérience personnel sur le vibe coding, cette nouvelle façon de développer grâce à l’IA. Je vous raconte comment j'ai conçu deux applications professionnelles sur mesure, sans coder, En s’appuyant sur Airtable et Lovable. Réflexion sur un basculement profond dans la manière de créer des outils numériques et le métier de développeur.
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mis en ligne le 02.01.2026 à 07:00
.Les auteurs du « Guide de survie du CES » livrent leurs analyses et conseils pour naviguer dans le salon de Las Vegas qui se tiendra la semaine prochaine.
- Le CES 2026 sera celui de la tech invisible et des infrastructures critiques.
- L’intelligence artificielle devient un orchestrateur central dans tous les domaines.
- Un CES bien préparé, c’est 25 % de sérendipité, 75 % de stratégie.
- Le guide de survie est devenu le guide Michelin du CES.
- L’IA au CES, ce n’est plus un thème, c’est un prisme.
Lionel Tardy : On assiste à un basculement. Fini l’exubérance matérielle, place à l’infrastructure logicielle critique. L’IA générative et agentique transforme les usages. Le CES 2026 sera dominé par la tech invisible : deep tech, composants, orchestration intelligente. Les grands stands sont toujours là, mais la valeur se déplace sous la surface.
Matthieu Deboeuf-Rouchon : Elle est partout, mais surtout en profondeur. On ne parle plus seulement d’IA comme gadget ou démonstrateur. Elle agit comme un cerveau copilote, un orchestrateur de systèmes complexes. C’est ce qu’on retrouve dans l’agriculture avec des robots autonomes, dans la santé avec des capteurs prédictifs, ou encore dans le spatial computing. L’IA devient structurelle, pas juste thématique.
Matthieu Deboeuf-Rouchon : C’est un outil stratégique. On l’a conçu comme on aurait aimé le lire avant notre première venue. Il aide à fixer ses objectifs, à organiser ses rencontres, à maximiser son temps. Aujourd’hui, on propose même des versions personnalisées pour des délégations comme la région Auvergne-Rhône-Alpes. Gary Shapiro, le patron du CES, nous appelle le “guide Michelin du CES”.
Lionel Tardy : Il faut une vraie préparation. Un bon CES, c’est celui où l’on sait à l’avance pourquoi on vient, qui l’on veut voir, ce qu’on veut montrer ou découvrir. Pour les visiteurs comme pour les exposants, on recommande de garder 20 à 25 % de son temps pour la découverte fortuite, mais le reste doit être planifié. Sinon, on passe à côté de tout.
Liens : Guide de survie du CES 2026, CES 2026
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mis en ligne le 01.01.2026 à 07:00
.Le mot n'est pas nouveau mais il s'est imposé dans les débats tech en 2025 : “Doomer”. Derrière ce terme, une inquiétude croissante face aux dérives possibles de l’intelligence artificielle.
Le terme Doomer désigne celui ou celle qui estime que les technologies numériques, et en particulier l’intelligence artificielle, représentent une menace majeure pour l’humanité.
Apparu dès 2010, popularisé en 2025 sur les réseaux sociaux et dans certains cercles scientifiques, ce courant de pensée est relayé par des figures influentes de la recherche en IA comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio, qui alertent sur l’absence de garanties solides pour contrôler des systèmes de plus en plus puissants.
Le mot “doom”, qui évoque le destin ou la catastrophe, résume bien l’état d’esprit de ces “inquiets”.
Les risques pointés sont nombreux : disparition d’emplois, manipulation de l’information, déstabilisation des sociétés, cybercriminalité ou usages militaires. Les plus alarmistes redoutent même une perte de contrôle totale de l’humain sur la machine, dans des scénarios dignes de Terminator.
À l’opposé, les bloomers défendent une approche plus confiante et pragmatique, convaincus que des garde-fous peuvent être mis en place. Un clivage qui dépasse l’IA et qui s’invite aussi dans les débats sur le climat ou l’avenir du numérique.
Dans cet épisode, Yoshua Bengio propose une lecture raisonnée mais réaliste des risques liés à l’intelligence artificielle.
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mis en ligne le 31.12.2025 à 07:00
.Un mot étrange s’est imposé dans le vocabulaire de la tech en 2025 : sycophancy. Derrière ce terme se cache un risque bien réel pour les utilisateurs de l’intelligence artificielle, notamment les plus jeunes.
La sycophancy, ce terme anglais que l’on peut traduire par flagornerie ou flatterie, désigne la tendance de certains modèles d’IA à aller systématiquement dans le sens de l’utilisateur, quitte à valider des propos inexacts ou dangereux. Un biais problématique, car une IA trop complaisante ne corrige plus les erreurs et peut renforcer des croyances fausses, notamment dans des domaines sensibles comme l’information, la santé, l’éducation ou l’aide à la décision.
Ce phénomène, désormais bien documenté par la recherche, trouve son origine dans les données humaines utilisées pour entraîner les modèles et dans la recherche d’interactions positives.
Grégory Renard, spécialiste de l’intelligence artificielle et cofondateur de l’association Everyone.ai, alerte sur les dérives possibles, y compris l’addiction aux chatbots et les risques psychologiques pour les plus jeunes.
Les concepteurs de modèles travaillent à des garde-fous, via le nettoyage des données et l’alignement des IA, mais le problème reste loin d’être totalement résolu.
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