Jerôme Colombain
mis en ligne le 08.04.2026 à 07:00
.À l’occasion de l’AWS Summit 2026 à Paris, quatre acteurs de l’IA explorent ses usages concrets, de la psychiatrie à l’industrie. Entre avancées médicales, jumeaux numériques et IA agentique, ils dressent un état des lieux sans filtre de l’adoption en entreprise.
En partenariat avec AWS
Punchlines
- Ce n’est pas une question de productivité, c’est une question de survie.
- L’évolution de l’IA générative à l’IA agentique a pris moins d’un an.
- En santé, l'IA peut analyser la voix pour soigner la santé mentale.
- Les entreprises doivent tester vite et mesurer le retour sur investissement.
Martin Denais :
Je développe une plateforme d’IA clinique pour aider les médecins à mieux suivre leurs patients. Nous analysons la voix, le comportement et des données comme le sommeil pour évaluer l’évolution des troubles. L’objectif est d’améliorer la décision médicale et de détecter plus tôt les rechutes.
Nolwenn Morris :
Je travaille sur un jumeau numérique du corps humain. Cela permet de comprendre les mécanismes biologiques et de générer directement le traitement le plus adapté. On ne teste plus des molécules au hasard, on part du besoin du patient pour concevoir la bonne solution.
Martin Denais :
Je suis parti de modèles open source que j’ai adaptés à la psychiatrie, car les modèles généralistes ne sont pas performants dans ce domaine. Nous avons collecté des données inédites issues de milliers de patients pour entraîner notre modèle.
Nolwenn Morris :
Dans notre cas, toute la structuration des données est propriétaire. Nous utilisons aussi d’autres modèles, mais notre valeur repose sur une approche neurosymbolique qui permet de combler les zones inconnues et de générer de nouvelles connaissances.
Sasha Rubel :
Le principal frein reste le manque de compétences et la difficulté à suivre un rythme d’innovation très rapide. L’évolution technologique est devenue extrêmement rapide, ce qui complique l’adoption.
Gautier Cloix :
Il y a aussi des obstacles réglementaires et culturels. En Europe, la complexité et la fragmentation ralentissent les déploiements. Mais en parallèle, ces exigences apportent aussi un cadre éthique important, notamment dans la santé.
Gautier Cloix :
On est entré dans une nouvelle génération d’IA avec des agents capables d’agir directement dans les systèmes. Ils utilisent les outils comme le ferait un humain, sans nécessiter des mois d’intégration technique. Cela permet de tester et déployer des cas d’usage en quelques jours seulement.
Sasha Rubel :
Les agents vont jouer un rôle clé, mais ils reposent aussi sur des fondations essentielles comme le cloud. C’est ce qui permet de passer à l’échelle, de garantir la sécurité des données et de rendre ces technologies accessibles aux entreprises, quelles que soient leur taille.
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mis en ligne le 07.04.2026 à 11:00
.Et si votre identité numérique passait directement par votre cerveau ? Yneuro développe une technologie d’authentification neuronale continue, sans mot de passe ni geste. Une innovation qui pourrait transformer radicalement notre rapport à la sécurité numérique.
Cette interview a été réalisée lors de l’AWS Summit 2026
Punchlines
- On n’a plus besoin de reconnaissance faciale ni d’empreinte digitale.
- La biométrie est vérifiée en continu, toutes les 50 millisecondes.
- L’utilisateur est reconnu sans aucun geste ni mot de passe.
- On ne lit pas les pensées, on fait uniquement de l’authentification.
- L’objectif est de remplacer toutes les méthodes biométriques actuelles.
Chez Yneuro, nous avons créé une solution d’authentification basée sur le cerveau. Concrètement, on utilise une signature neuronale captée via des objets du quotidien comme des lunettes connectées ou des écouteurs. Cela permet de s’authentifier sans reconnaissance faciale, sans empreinte digitale et sans scan de l’iris. L’objectif est de faire de cette technologie un standard capable de remplacer les méthodes biométriques traditionnelles.
Le principal avantage, c’est le sans friction. L’utilisateur met simplement son appareil — casque, écouteurs ou lunettes — et il est reconnu automatiquement, sans aucune action. Il n’y a plus de mot de passe à retenir ni de geste à effectuer. Cette simplicité attire déjà de nombreux acteurs de la tech et de l’électronique grand public à l’international.
Il y a d’abord une phase de création de profil, puis une phase d’authentification. Mais contrairement aux systèmes classiques, ce n’est pas une vérification ponctuelle. Ici, la biométrie est analysée en continu, toutes les 50 millisecondes. Tant que le système reconnaît l’utilisateur, l’accès reste ouvert. Cela permet de relier en permanence un espace sécurisé à une identité, de manière dynamique.
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mis en ligne le 07.04.2026 à 07:00
.Gradium développe des modèles d’intelligence artificielle capables de comprendre, générer et transformer la voix en temps réel. Son cofondateur Neil Zeghidour revient sur une technologie en pleine explosion et ses débouchés concrets.
Cette interview a été réalisée lors de l’AWS Summit 2026
Punchlines
- On entraîne des modèles pour retranscrire, générer et traduire la voix.
- On fournit des briques pour créer des applications vocales interactives.
- On a eu nos premiers clients en six semaines.
- Le marché de la voix est en croissance exponentielle.
- Le défi est de transformer l’avance technologique en succès commercial.
Gradium développe des modèles d’intelligence artificielle dédiés à la voix. Nous travaillons sur la retranscription, la génération de voix naturelle, la transformation et la traduction vocale.
L’idée est de proposer ces technologies comme des briques pour permettre à d’autres de construire des applications vocales. Cela peut être du secrétariat médical automatisé, des agents de support client, des personnages interactifs dans les jeux vidéo ou encore du contenu généré automatiquement.
Nous sommes à l’origine du laboratoire Kyutai, qui se concentre sur la recherche en open source. Nous y avons développé des modèles de conversation et de traduction en temps réel.
Mais rapidement, des demandes commerciales sont apparues pour des solutions plus robustes et prêtes à l’emploi. Cela a conduit à la création de Gradium, qui se concentre sur les applications commerciales, tandis que Kyutai poursuit la recherche.
Nous avons signé nos premiers clients en seulement six semaines, ce qui est très rapide pour une entreprise qui développe ses propres modèles depuis zéro.
Nos clients sont principalement dans les interactions téléphoniques, où ils cherchent des expériences rapides, fiables et naturelles. Nous travaillons aussi avec les médias, notamment pour créer des contenus à partir de voix spécifiques grâce au clonage vocal.
Notre force principale est notre avance technologique. Nous avons été les premiers à résoudre des problèmes comme la conversation et la traduction vocale en temps réel.
Le défi aujourd’hui n’est plus technologique mais commercial : transformer cette avance en succès durable sur un marché en très forte croissance.
La qualité dépend beaucoup du contexte d’usage. Une voix peut être très expressive ou au contraire plus neutre selon la situation.
Il faut aussi une interaction fluide, avec très peu de latence, pour se rapprocher d’une conversation humaine. L’objectif n’est pas de tromper l’utilisateur, mais d’offrir une expérience agréable, tout en indiquant clairement qu’il s’agit d’une IA.
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mis en ligne le 06.04.2026 à 07:00
.Apple fête un demi-siècle d'innovations et de soubresauts. Proton veut s’imposer comme alternative européenne à Google et Microsoft. Meta referme la parenthèse Messenger.com. Free bouscule le marché avec un forfait mondial illimité.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
À l’occasion des 50 ans d’Apple, nous évoquons la place unique de la marque dans l’histoire de la tech, entre mythe fondateur, nostalgie personnelle et puissance industrielle. Il évoque aussi les zones d’ombre de la firme, son culte du secret, sa communication ultra-verrouillée et le basculement d’une marque d’informaticiens vers un géant du lifestyle.
L’épisode rappelle aussi un moment clé de cette saga : le sauvetage d’Apple par Microsoft à la fin des années 1990, un épisode resté célèbre dans l’histoire de la rivalité Mac-PC. À réécouter sur Monde Numérique : Apple, 50 ans de révolutions technologiques et Apple : retour sur 50 ans d’innovations avec Olivier Frigara, On refait le Mac.
La société suisse Proton élargit son offensive avec Proton Workspace, une suite bureautique pensée comme une alternative à Google Workspace et Microsoft 365. Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain saluent l’émergence d’une offre européenne crédible, centrée sur la confidentialité, le chiffrement et la souveraineté numérique.
Nous soulignons le vrai défi : convaincre les utilisateurs de quitter des outils déjà omniprésents. Pour prolonger le sujet sur les alternatives européennes, voir aussi sur Monde Numérique : Le Switch : sortir de la dépendance aux GAFAM, avec Christofer Ciminelli, Orso Média.
Petit changement qui peut en agacer plus d’un : Meta va mettre fin à Messenger.com en le redirigeant vers Facebook. Une décision qui oblige les utilisateurs à repasser par l’univers Facebook, alors même que Messenger avait été progressivement émancipé du réseau social.
Bruno y voit une façon habile de ramener dans Facebook des usagers qui n’utilisaient plus que la messagerie. Un retour en arrière révélateur de la manière dont les grandes plateformes réorganisent leurs services au gré de leurs intérêts stratégiques.
En France, Free a frappé fort avec Free Max, un forfait promettant de la data illimitée en France et dans plus de 135 destinations. Une annonce très commentée, à la fois pour son positionnement agressif et pour ce qu’elle dit de l’évolution du marché mobile face aux offres eSIM internationales. On rappelle cependant qu’au-delà de l’effet d’annonce, tout dépendra de la qualité réelle du réseau et des usages concrets.
Coup d'oeil sur le sommaire de L’Hebdo 04/04 : le AWS Summit Paris 2026, où j'ai enregistré une émission spéciale en partenariat avec Amazon Web Services. Au programme : santé connectée, intelligence artificielle en entreprise et panorama des innovations vues sur place. L’un des enseignements marquants concerne l’adoption de l’IA dans les entreprises françaises : selon une étude relayée par AWS, 40 % des entreprises françaises utilisent l’IA, contre 54 % en moyenne en Europe, avec un retard persistant des PME. À écouter dans.
De son côté, Bruno Guglielminetti annonce un épisode très éditorial de Mon Carnet, avec plusieurs auteurs invités. Il recevra notamment Alexandre Piquard, Le Monde, autour du livre Les Nouveaux Maîtres, consacré aux dirigeants des GAFAM et à leur influence croissante sur la société.
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mis en ligne le 04.04.2026 à 07:00
.Un bug de messagerie à bord d'Artemis II. L'Iran menace les Big Tech. Anthropic perd son code source. L'IA, parfois, désobéit. OpenAI investit un média. L’IA dans les entreprises françaises. Mistral s'offre un méga data center. Free lance un forfait mondial. Innovations à l'AWS Summit à Paris.
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Petit moment de solitude pour la NASA : en pleine mission Artemis II, un bug d’Outlook sur une tablette Surface Pro du commandant a été diffusé en direct. Rien de critique pour le vol, les systèmes essentiels étant séparés des outils grand public. Mais l’incident, impliquant un logiciel Microsoft, rappelle que même dans l’espace, l’informatique du quotidien peut dérailler. Pas d'impact sur la mission mais un mauvais coup pour l’image de la Nasa et de Microsoft.
Le corps des gardiens de la révolution iranien a menacé plusieurs entreprises américaines présentes au Proche-Orient, parmi lesquelles Google, Apple, Meta, Tesla, Palantir, Boeing ou encore Nvidia. Téhéran accuse ces groupes de contribuer aux opérations militaires via leurs technologies de ciblage et d’analyse de données. Un nouvel épisode qui confirme le rôle central de l’IA et du numérique dans ce que certains qualifient déjà de première guerre de l’intelligence artificielle.
La start-up américaine Anthropic a laissé fuiter par erreur 512 000 lignes de code de son modèle Claude Code. Découverte par un expert en cybersécurité, la fuite expose des éléments sensibles de son architecture interne, sans données clients selon l’entreprise. Ce revers fragilise l’éditeur face à ses concurrents et pourrait faciliter le contournement de certains garde-fous de sécurité, malgré les tentatives de retrait des contenus publiés notamment sur GitHub.
Une étude britannique révèle des comportements préoccupants chez certains agents IA développés par OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. Suppression d’e-mails sans autorisation, contournement de règles, voire mensonges : les chercheurs évoquent des stratégies émergentes inattendues. Des dérives qui relancent le débat sur la fiabilité des systèmes dans des environnements critiques et font écho aux mises en garde de Dario Amodei, patron d’Anthropic, sur la complexité croissante de ces modèles.
Nouvelle stratégie pour OpenAI, qui met la main sur le podcast TBPN (Technology Business Programming Network), talk-show quotidien suivi par des dizaines de milliers d’entrepreneurs de la Silicon Valley. Au-delà du développement technologique, la société de Sam Altman entend désormais peser directement dans le débat public autour de l’intelligence artificielle — au risque de brouiller les frontières entre information et communication.
Selon une étude publiée par Amazon Web Services, 40 % des entreprises françaises utilisent désormais l’IA, contre 54 % en moyenne en Europe. Les startups sont les plus avancées, tandis que PME et grandes entreprises avancent plus prudemment. Seules 19 % des organisations se situent à un stade d’adoption avancé, avec une transformation en profondeur des modèles économiques. Le manque de compétences numériques reste le principal frein.
La pépite française Mistral AI va construire son propre data center en Essonne, près de Paris, pour un montant de 830 millions de dollars. Objectif : renforcer son autonomie technologique et réduire sa dépendance au cloud de Microsoft. Avec près de 14 000 GPU Nvidia et une puissance de 44 MW, ce projet marque une nouvelle étape dans la quête de souveraineté numérique française.
L’opérateur Free lance FreeMax, un forfait à 30 euros par mois promettant de la data illimitée dans 138 destinations. Une offensive directe contre les offres eSIM et les forfaits voyageurs traditionnels. Reste à voir si cette stratégie séduira les grands voyageurs et si l’illimité international tiendra toutes ses promesses.
Dans le débrief avec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, retour sur les 50 ans de Apple. De la rivalité mythique avec Microsoft au retour spectaculaire de Steve Jobs, l’histoire de la marque à la pomme continue de fasciner. L’épisode rappelle aussi combien l’entreprise, aujourd’hui géant mondial du lifestyle technologique, a connu plusieurs vies avant de devenir l’icône que l’on connaît.
À l’occasion de l’AWS Summit à Paris, rencontre avec Sasha Rubel – Amazon Web Services, autour des enjeux d’adoption de l’IA en France. L’événement a également mis en lumière des startups innovantes dans la santé.
Martin Denais – Callyopé présente une IA capable d’analyser la voix pour suivre l’évolution de troubles psychiatriques, en complément du travail des médecins.
Nolwenn Morris – iRoc développe un “jumeau numérique” du corps humain pour concevoir plus rapidement des traitements personnalisés, notamment contre la maladie de Charcot.
Enfin, Thomas Sehma – Yneuro propose une authentification par signature neuronale, via lunettes ou écouteurs connectés, pour remplacer mots de passe et empreintes digitales.
Chapitres
00:10 – Bug Outlook dans l’espace
03:43 – Menaces iraniennes sur la tech
05:27 – Fuite chez Anthropic
06:54 – IA désobéissantes
09:09 – OpenAI rachète TBPN
10:18 – Adoption de l'IA en France
11:20 – Data center Mistral
12:21 – Forfait FreeMax
14:18 – 50 ans d’Apple
28:21 – IA et santé à l’AWS Summit
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mis en ligne le 02.04.2026 à 07:00
.Et si le code source était le patrimoine le plus précieux de notre époque ? Roberto Di Cosmo explique pourquoi il est vital de préserver tous les logiciels, même les plus insignifiants. Une mission titanesque qui pourrait bien devenir un enjeu stratégique majeur pour nos sociétés.
Punchlines
- Sans code source, on perd le contrôle du numérique.
- GitHub n’est pas une archive, c’est une plateforme éphémère.
- On archive tout, même les logiciels inutiles.
- Quelques pétaoctets suffisent pour préserver toute l’histoire du code.
- Le code est un enjeu de souveraineté stratégique.
L’informatique est le fondement de notre société, mais on oublie que tout repose sur des codes sources. Sans ces codes, on perd la maîtrise de ce qu’on utilise au quotidien. On s’est rendu compte que ces codes étaient dispersés sur des plateformes fragiles et parfois éphémères. Certains ont déjà disparu du jour au lendemain. Il n’existait aucune véritable archive, contrairement au web ou aux images. C’est ce constat qui a déclenché notre projet.
Non, absolument pas. GitHub ou GitLab sont des plateformes de collaboration, pas des archives. On peut y supprimer un projet à tout moment, ou une plateforme peut fermer. Cela s’est déjà produit avec des services comme Google Code. Des millions de projets ont disparu. Une archive, au contraire, garantit que ce qui est déposé restera accessible dans le temps.
Parce qu’il est impossible de juger à l’avance ce qui sera important. Un exemple marquant est PHP, qui semblait insignifiant à ses débuts et qui est devenu essentiel pour le web. Le logiciel évolue avec le temps. Ce qui paraît inutile aujourd’hui peut devenir crucial demain. Donc on archive tout, sans filtrer, et on laisse l’histoire faire le tri.
Oui, clairement. Nous dépendons énormément de plateformes étrangères sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Si l’accès est coupé, toute la chaîne logicielle peut s’arrêter. Software Heritage permet de reconstruire cette continuité en fournissant une copie indépendante. Cela devient un enjeu de souveraineté, pour les entreprises comme pour les États.
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mis en ligne le 01.04.2026 à 08:00
.De l’Apple I bricolé dans un garage californien à l’iPhone devenu objet-monde, cet épisode retrace un demi-siècle d’innovations qui ont redéfini l’informatique grand public. Il raconte aussi comment la vision de Steve Jobs, puis la continuité imposée par Tim Cook, ont fait d’Apple une entreprise à part dans l’histoire de la tech.
Fondée le 1er avril 1976 par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ron Wayne, Apple démarre modestement avec l’Apple I avant de prendre son envol avec l’Apple II. L’épisode revient sur cette naissance quasi légendaire, dans le garage de Los Altos, sur le rôle souvent oublié de Ron Wayne, et sur les premiers choix fondateurs de la marque : marier innovation technique, simplicité d’usage et ambition commerciale. Au fil des années, Apple impose déjà ce qui fera sa différence : une attention obsessionnelle au design, à l’ergonomie et à l’intégration entre matériel et logiciel.
L’histoire bascule dans les années 1980 avec le Macintosh, lancé dans le sillage de la mythique campagne “1984”. L’épisode montre comment Apple s’oppose alors au modèle dominant incarné par IBM et l’univers PC, en défendant une informatique plus intuitive, plus graphique, plus humaine. C’est aussi le temps des tensions internes, de l’éviction de Steve Jobs en 1985, puis de son grand retour en 1997, moment-clé sans lequel Apple aurait peut-être disparu.
Le récit suit ensuite la spectaculaire renaissance de la marque avec l’iMac, puis l’iPod, qui propulse Apple au-delà du seul marché informatique. Vient ensuite 2007 et la rupture majeure : l’iPhone, présenté comme un iPod, un téléphone et un terminal Internet réunis dans un seul appareil. L’épisode rappelle combien cette séquence a transformé Apple en géant du numérique, avant l’arrivée de l’iPad, qui ouvre une nouvelle catégorie entre ordinateur et mobile. En écho, Monde Numérique a également consacré un épisode à la démocratisation du tactile avec Tech de rupture : l’écran tactile.
Après la mort de Steve Jobs en 2011, Tim Cook prend les commandes et installe une forme de continuité dans le changement. L’épisode raconte l’accélération d’Apple Pay, d’Apple Music, d’iCloud et de l’Apple Watch, tout en soulignant l’importance croissante des services et de la santé connectée. Il revient aussi sur un virage industriel majeur : l’ère Apple Silicon, qui renforce encore la stratégie d’intégration verticale chère à Apple.
Enfin, cet épisode anniversaire s’interroge sur la suite. Avec l’Apple Vision Pro et sa promesse d’informatique spatiale, Apple tente d’ouvrir un nouveau chapitre, sans avoir encore trouvé l’équivalent de l’évidence commerciale de l’iPhone. Au moment où la marque célèbre officiellement ses 50 ans, la question posée est claire : comment rester un leader du design, des usages et de l’innovation, tout en rattrapant le tempo imposé par l’intelligence artificielle et les nouveaux paradigmes matériels ?
À écouter aussi : Interview d'Olivier Frigara, spécialiste du monde Apple
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mis en ligne le 01.04.2026 à 07:00
.Depuis le premier Macintosh jusqu’à l’iPhone, Olivier Frigara retrace les grandes secousses qui ont façonné Apple. Le journaliste et podcasteur livre aussi son regard sur l’ère Tim Cook et les défis qui attendent encore la marque.
Punchlines
- Le premier Macintosh m’a mis un coup dans l’estomac.
- Apple a rendu la technologie accessible à tous.
- Le retour de Steve Jobs en 1997 est un moment clé.
- L’iMac a sauvé Apple de la faillite.
- Apple n’invente pas toujours en premier, mais souvent au bon moment.
J’ai découvert vraiment l’univers Apple avec le premier Macintosh en 1984. Ce qui m’a frappé, c’était l’interface graphique, la souris, le fait de pouvoir cliquer sur une icône au lieu de taper des lignes de commande : à l’époque, c’était révolutionnaire.
Apple portait déjà une idée très forte : rendre la technologie accessible au plus grand nombre. C’est ce qui m’a séduit dès le départ, avec en plus ce souci du beau, du détail et de l’expérience utilisateur.
Le lancement du Macintosh est évidemment un moment fondateur, autant pour le produit que pour la manière de le présenter. Steve Jobs a imposé un style, une mise en scène, une façon de raconter la technologie qui a marqué durablement toute l’industrie.
Il y a aussi son départ, puis son retour en 1997. Son retour a été un moment extrêmement fort, notamment lorsqu’il a réussi à retourner la situation avec Microsoft et Bill Gates. Ensuite, l’iMac a sauvé Apple, puis l’iPhone a fait changer l’entreprise de dimension.
Sur le plan économique et industriel, le bilan est plus que positif. Tim Cook a transformé Apple en machine redoutable, capable de lancer un produit mondialement en quelques jours et de faire d’Apple une marque encore plus puissante, presque une marque de luxe.
En revanche, ce n’est pas un homme de produit comme Steve Jobs. Je trouve qu’il manque parfois cette étincelle, cette fraîcheur, cette capacité à faire surgir des produits réellement bouleversants dans leur usage. Apple reste très solide, mais on attend encore le prochain grand choc.
Le Vision Pro m’a impressionné quand je l’ai essayé. La démonstration est bluffante, mais le prix reste un frein énorme. Pour que cette technologie change vraiment la donne, il faudra qu’elle devienne beaucoup plus accessible ou qu’elle se transforme en quelque chose de plus léger, comme des lunettes.
Sur l’intelligence artificielle, Apple a clairement raté un virage. L’enjeu désormais, ce n’est pas seulement d’intégrer l’IA dans les appareils existants, c’est d’inventer le produit qui accueillera naturellement cette intelligence dans notre quotidien.
Ecouter aussi : Apple, 50 ans d'innovations technologiques
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mis en ligne le 31.03.2026 à 07:00
.Les cybercriminels passent à la vitesse supérieure avec des attaques toujours plus crédibles et automatisées. Entre faille critique sur iOS et arnaques dopées à l’IA, les risques n’ont jamais été aussi élevés.
En partenariat avec ESET
Punchlines
- Les deepfakes deviennent de plus en plus crédibles.
- Les cyberattaques sont désormais industrialisées.
- Les données personnelles alimentent les arnaques ciblées.
- Mettre à jour ses appareils est indispensable.
Cette alerte va au-delà d’une simple faille. On parle d’un kit d’exploit, c’est-à-dire un ensemble d’outils permettant d’utiliser une vulnérabilité pour prendre le contrôle d’un appareil. Dans ce cas précis, il suffit de visiter un site piégé avec un iPhone non à jour pour être infecté. Le scénario est simple : je reçois un SMS avec un lien, je clique, j’arrive sur un site compromis, et l’exploit s’exécute automatiquement. À partir de là, l’attaquant peut prendre le contrôle total de mon téléphone et accéder à mes données personnelles comme les contacts, les photos ou ma position.
En effet, on observe une nouvelle génération d’arnaques utilisant des images générées par IA. Par exemple, je reçois un message d’un prétendu livreur avec une photo d’un colis à mon nom, parfois même avec mon adresse. Ce qui change, c’est la personnalisation et l’industrialisation. Les cybercriminels ne se contentent plus de messages génériques : ils utilisent des bases de données et des outils automatisés pour générer des messages et des images sur mesure à grande échelle. Même si certaines images peuvent sembler imparfaites, elles deviennent de plus en plus crédibles. Et surtout, dans un contexte d’urgence ou de distraction, elles peuvent facilement tromper.
Les fuites de données jouent un rôle clé. Elles fournissent aux cybercriminels une énorme quantité d’informations personnelles qu’ils exploitent pour rendre leurs attaques plus convaincantes. On observe aussi une diversification des scénarios : colis, sécurité sociale, offres promotionnelles… Par exemple, des fausses offres de cartes de réduction très attractives peuvent inciter à cliquer rapidement sans vérifier. Les attaques sont de mieux en mieux construites, avec des noms de domaine crédibles et des messages personnalisés. Si on prend le temps d’analyser, on peut détecter des incohérences, mais dans la précipitation, le risque d’erreur est réel.
Le premier réflexe, c’est la vigilance face aux messages non sollicités, quel que soit le canal : SMS, email ou messagerie. Le second, fondamental, c’est de maintenir tous ses appareils à jour. Dès qu’une mise à jour est disponible, il faut l’installer. C’est une mesure simple mais essentielle pour se protéger contre les failles connues.
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mis en ligne le 30.03.2026 à 07:00
.La justice américaine ouvre une brèche historique contre Meta et YouTube pour les dommages causés aux mineurs. OpenAI revoit sa stratégie, entre l’arrêt de Sora et une réorganisation en profondeur. Anthropic impressionne avec Dispatch, un agent capable d’agir sur un ordinateur à distance. Google avance sur les avatars 3D dans Gemini tandis que Meta imagine une IA comme bras droit de son PDG. Enfin, Apple donne rendez-vous en juin pour une WWDC très attendue sur le front de l’IA.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
Les États-Unis franchissent un cap avec des décisions de justice qui reconnaissent la responsabilité de plateformes comme Meta et YouTube dans les dommages psychologiques subis par des mineurs. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), ces jugements pourraient marquer le début d’une longue série de procédures, avec à la clé une jurisprudence potentiellement comparable aux grands procès contre l’industrie du tabac.
Le générateur vidéo Sora est mis à l’arrêt, signe d’un recentrage stratégique chez OpenAI. Les deux animateurs décryptent ce virage, alors que Sam Altman semble désormais davantage mobilisé sur la conquête de clients et la solidité du modèle économique, dans un contexte de concurrence accrue.
Avec Dispatch, Anthropic pousse encore plus loin la logique des agents IA. L’outil permettrait de piloter un ordinateur à distance depuis un smartphone, non plus comme une simple télécommande, mais comme un véritable assistant capable d’agir seul sur des fichiers, des applications ou des documents. Prometteur, mais pas sans risques en matière de sécurité et de contrôle.
Google travaillerait sur des avatars 3D réutilisables dans Gemini, pour s’intégrer à des images et des vidéos générées par IA. Une évolution qui rappelle certaines ambitions du métavers, mais avec des usages cette fois plus concrets, notamment pour la création de contenus personnalisés.
Mark Zuckerberg chercherait à se doter d’un agent IA conçu comme un véritable copilote exécutif. L’idée : agréger toute l’information utile de Meta pour aider à la décision, du suivi opérationnel aux arbitrages stratégiques. Un fantasme de dirigeant peut-être, mais aussi un aperçu de futurs outils pour les états-majors des grandes entreprises.
La WWDC d’Apple débutera le 8 juin et pourrait enfin clarifier la stratégie du groupe en matière d’intelligence artificielle. En ligne de mire : une intégration plus profonde de Gemini et, peut-être, une version plus crédible et plus aboutie d’Apple Intelligence.
Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) annonce un épisode consacré à la cybersécurité post-quantique ainsi qu’à un photographe qui crée ses images au cœur des jeux vidéo. De son côté, Jérôme Colombain recevra Benoît Grunemwald (ESET) pour un point sur l’actualité cyber, entre faille iPhone et arnaques aux faux colis générés par IA, puis Roberto Di Cosmo (Software Heritage) autour de l’ambition de Software Heritage : archiver la mémoire mondiale du logiciel.
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mis en ligne le 29.03.2026 à 07:00
.Les agents IA franchissent un nouveau cap. Anthropic joue les chevaliers blancs. Yann Le Cun fait cavalier seul avec les world models. Le smartphone fête ses 25 ans. Apple bouscule le marché avec son MacBook Neo. Sony en panne d'innovation lâche l’auto électrique. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) et François Sorel (Tech & Co)
Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises
Nous revenons sur l’explosion des agents IA capables d’agir directement sur un ordinateur. Derrière l’effet spectaculaire, on souligne aussi les dangers de ces outils encore jeunes, notamment lorsqu’ils accèdent à des machines personnelles ou à des données sensibles (Monde Numérique a déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises, notamment à propos de la révolution des agents IA en liberté, de la folie des agents IA et de la définition même d’agent IA).
Nous nous interrogeons sur la posture d’Anthropic et de son patron Dario Amodei face aux usages militaires de l’intelligence artificielle. Sincérité éthique ou stratégie d’image ?
On revient aussi sur l’offensive de Yann LeCun avec AMI Labs, sa nouvelle structure consacrée aux world models. Son ambition est claire : dépasser les limites des grands modèles de langage en développant une IA capable de comprendre le monde physique, de raisonner et, à terme, de gagner en autonomie (à écouter aussi sur Monde Numérique : L’HEBDO du 14 mars et L’Actu Tech du 14/03).
À l’occasion du MWC Barcelona, nous revenons sur l’émission spéciale de François Sorel consacrée aux 25 ans du smartphone. C’est l’occasion de replonger dans la préhistoire du mobile intelligent, des premiers terminaux hybrides aux affrontements entre constructeurs, opérateurs et, plus tard, Apple. Au fil des souvenirs et des anecdotes, on voit comment une technologie encore floue au début des années 2000 s’est imposée comme le centre de notre vie numérique. On en profite aussi pour raconter les coulisses d’une révolution industrielle et culturelle qui continue de structurer toute la tech actuelle.
Le MacBook Neo, nouvelle offensive d’Apple sur le marché des ordinateurs portables abordables, démarre en trombe. Un produit à la fois séduisant, bien fini et stratégiquement redoutable. Pourrai-t-il attirer étudiants et nouveaux venus dans l'écosystème de la marque et propulser Apple sur un nouveau segment de marché, jadis réservé au monde PC ? Au-delà du prix, on analyse la logique d’Apple : proposer du matériel plus accessible pour mieux installer ensuite ses services et fidéliser sur le long terme.
Où va Sony ? Entre le recul dans les téléviseurs et l’abandon du programme automobile Afeela mené avec Honda, on a le sentiment que la marque japonaise perd encore un peu de son aura dans l’électronique grand public. Au-delà du cas Sony, c'est la fragilité plus large de l’industrie japonaise face aux géants chinois qui est en jeu.
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mis en ligne le 28.03.2026 à 07:00
.Décision de justice historique contre les géants des réseaux sociaux. OpenAI se prépare à la Bourse. Anthropic invente l'agent IA télécommandé. Google crée un "compresseur" pour IA afin d'économiser la mémoire informatique. Sony abandonne son projet de voiture. Nouvelle cyberarnaque au deepfake. Une bibliothèque mondiale du logiciel
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Coup de tonnerre aux États-Unis : Mark Zuckerberg et ses pairs voient leur responsabilité reconnue par la justice. En Californie, Meta et Google ont été condamnés à verser 6 millions de dollars à une jeune femme accusant Instagram et YouTube d’avoir gravement altéré sa santé mentale. Une autre décision, au Nouveau-Mexique, impose à Meta 375 millions de dollars pour manquements dans la protection des mineurs. Pour la première fois, la justice américaine établit un lien clair entre les plateformes et les préjudices psychologiques subis par des adolescents. Des milliers d’actions similaires sont en préparation : un tournant majeur pour l’industrie.
Grande réorganisation chez OpenAI. L’entreprise abandonne son outil de génération vidéo Sora, jugé trop coûteux, et renonce à une version “adulte” de ChatGPT. Objectif : rationaliser et rassurer les investisseurs avant une introduction en Bourse attendue cette année. Sam Altman se recentre sur la stratégie financière et les infrastructures, laissant de côté la supervision directe de la sécurité. Une nouvelle phase s’ouvre pour le champion de l’IA générative.
Le concurrent Anthropic frappe fort avec une nouvelle fonction permettant de piloter un agent IA installé sur son ordinateur à distance depuis un smartphone. L’IA peut exécuter des tâches complexes de manière autonome, sans instructions détaillées. Une avancée spectaculaire vers l’IA “agentique”, capable d’agir pour l’utilisateur. Mais avec, en toile de fond, des questions de sécurité bien réelles.
Avec son algorithme de compression TurboCant, Google promet de diviser par six la mémoire nécessaire aux modèles d’IA. Un enjeu stratégique alors que le prix de la RAM flambe et que la demande en puissance explose. Le groupe déploie aussi de nouvelles fonctions dopées à l’IA : Search Live pour interroger son smartphone en vidéo, et Ask Maps dans Google Maps pour formuler des requêtes d’itinéraires complexes.
Au Royaume-Uni, Apple introduit avec iOS 26.4 un système de vérification d’âge obligatoire pour les adultes. Carte bancaire ou pièce d’identité seront nécessaires pour prouver sa majorité. Une mesure saluée pour la protection des mineurs, mais critiquée par certains défenseurs de la vie privée. Le débat sur l’équilibre entre sécurité et confidentialité est relancé.
Clap de fin pour l’Afeela. Le partenariat entre Sony et Honda, via leur coentreprise Sony Honda Mobility, prend fin. Les deux modèles électriques présentés ces dernières années ne verront jamais le jour. Un revers stratégique pour Sony, qui ambitionnait de se diversifier dans l’automobile connectée.
En France, 243 000 agents de l’Éducation nationale ont vu leurs données personnelles diffusées sur le dark web après la compromission du logiciel RH Compass. Noms, adresses, numéros de téléphone et plannings figurent parmi les informations dérobées. Une attaque de plus qui illustre la vulnérabilité persistante des institutions publiques face au phishing et aux intrusions ciblées.
[PARTENARIAT] Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur un kit d’exploit visant iOS : la simple visite d’un site piégé peut permettre la prise de contrôle d’un iPhone non mis à jour. Autre phénomène inquiétant : des arnaques à la livraison utilisant des images générées par IA, personnalisées avec nom et adresse de la victime. Une industrialisation du phishing qui franchit un nouveau cap.
Préserver tous les logiciels de la planète : l’ambition de Roberto Di Cosmo, fondateur de Software Heritage. L’organisation archive déjà des milliards de fichiers sources issus de plateformes comme GitHub ou GitLab. À l’heure du code généré par IA et du “vibe coding”, l’enjeu est patrimonial mais aussi stratégique : conserver la mémoire et la traçabilité du logiciel mondial.
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