Jerôme Colombain
mis en ligne le 14.03.2026 à 07:00
.La startup de Yann Le Cun lève un milliard de dollars pour réinventer l’intelligence artificielle. Les agents autonomes affolent les géants de la tech. Qwant passe à l'IA "équitable". YouTube dépasse Disney.
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Le chercheur français Yann LeCun, figure historique de l’IA et ancien directeur scientifique de Meta, lève un milliard de dollars pour sa start-up dédiée aux “world models”, AMI Labs. L’objectif : dépasser les limites des modèles de langage actuels pour concevoir des intelligences artificielles capables de comprendre le monde physique, avec des applications en robotique et en conduite autonome.
Ecouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun.
La guerre des agents est lancée. Meta rachète Moltbook, plateforme présentée comme le “Reddit des agents IA”, tandis qu’OpenAI recrute le fondateur d’OpenCloud et que Perplexity lance un outil pour transformer un simple ordinateur en assistant autonome. Derrière cette effervescence, une même promesse : des IA capables non plus seulement de répondre, mais d’agir. Gérer des emails, automatiser des process métier, piloter des logiciels… Les agents pourraient constituer le prochain grand tournant de l’intelligence artificielle.
Selon une étude d’Ipsos BVA pour la Fondation Jean Jaurès, 27 % des Français envisagent d’utiliser un chatbot pour s’informer avant les élections municipales, un chiffre qui grimpe à 75 % chez les jeunes. Une tendance qui interroge sur la fiabilité des modèles et leurs biais potentiels. Des travaux scientifiques, avaient mis en évidence des biais politiques dans certains modèles conversationnels. L’IA peut éclairer le débat démocratique, mais elle n’est ni neutre ni infaillible.
Le ministère de l’Éducation nationale renouvelle son contrat avec Microsoft pour un montant pouvant atteindre 152 millions d’euros. Un choix critiqué au regard des ambitions de souveraineté numérique française et européenne. Cette décision illustre la difficulté pour les grandes administrations de sortir de leur dépendance aux géants américains, malgré un contexte politique favorable aux alternatives locales.
Le moteur de recherche français Qwant expérimente “Réponse Flash”, une fonctionnalité d’IA générative intégrée à ses résultats d’actualité. Particularité : un accord de partage de revenus avec une vingtaine de médias partenaires. Contrairement à Google et son AI Overview, encore absent en Europe pour des raisons réglementaires, Qwant tente une approche concertée avec les éditeurs. Un test grandeur nature de souveraineté numérique.
Selon le cabinet MoffettNathanson, YouTube aurait généré 62 milliards de dollars de revenus en 2025, dépassant Disney. La plateforme, propriété d’Alphabet, confirme sa transformation en géant mondial des médias, entre publicité et abonnements (YouTube Premium, Music, TV). Un basculement historique qui consacre la domination des plateformes numériques dans l’économie des contenus.
Depuis Montréal, Bruno Guglielminetti – Mon Carnet analyse le rachat de Moltbook par Meta et explore un phénomène étonnant : des humains qui se filment 18 heures par jour pour entraîner des robots domestiques. Au programme également : un compositeur de Disney qui utilise l’IA pour créer, un hackathon canadien sur la santé mentale des jeunes et un jeu en ligne pour tester sa capacité à repérer la désinformation.
Dans la série Innovateurs, Stan Larroque – Lynx raconte comment l’inventeur d’Oculus, Palmer Luckey, lui a prêté sa maison en Californie en pleine pandémie pour rencontrer les investisseurs de la Silicon Valley. Une anecdote spectaculaire qui éclaire les coulisses du financement des start-up XR et la difficulté, pour une entreprise française, de lever des fonds face aux géants américains.
Jean-Luc Haurais – Delentra présente un agent capable de manipuler la souris, d’ouvrir Photoshop, de traiter des candidatures ou de publier sur LinkedIn, le tout en langage naturel.
Pensé pour les entreprises, l’outil mise sur la sécurité via des modèles locaux et des environnements cloisonnés. Une illustration concrète de l’ère post-chatbot.
Avec Vivien Mura – Orange Cyberdéfense, Monde Numérique inaugure une série consacrée aux enjeux de cybersécurité liés à l’IA. Accélération des attaques, automatisation des vulnérabilités, agents intégrés aux workflows critiques : l’IA renforce les capacités des entreprises… mais aussi celles des cybercriminels. La sécurité by design et la vigilance humaine restent plus que jamais essentielles. [PARTENARIAT]
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mis en ligne le 13.03.2026 à 07:00
.OpenAI débauche l'inventeur d'OpenClaw. Meta rachète le réseaux d'agents Moltbook. Perplexity lance Personal Computer. Bref, c'est la folie autour de l'IA agentique, qui peut exécuter des tâches complètes à notre place. Un nouveau monde et aussi de nouveaux risques en matière de cybersécurité.
La frénésie autour des agents IA s’accélère. Le phénomène s’est cristallisé autour d’OpenClaw, un projet open source imaginé par Peter Steinberger, qui permet de faire tourner sur sa propre machine des agents capables d’agir sur des applications, des fichiers ou des services. Le sujet a déjà été exploré par Monde Numérique, qui y voyait une étape clé dans l’émergence de l’IA agentique.
Autour de cette dynamique, les grands acteurs multiplient les annonces. OpenAI a recruté Peter Steinberger, Meta a mis la main sur Moltbook, ce réseau social peuplé d’agents IA, et Microsoft pousse Copilot vers des usages plus autonomes grâce à une collaboration étroite avec Anthropic. De son côté, Perplexity a dévoilé Personal Computer, un système conçu pour transformer un Mac dédié, notamment un Mac mini, en environnement permanent pour agents IA.
La différence avec un chatbot classique est nette. Là où un outil comme ChatGPT ou Claude attend une consigne puis génère une réponse, un agent IA peut enchaîner des actions, utiliser des outils, interagir avec des logiciels et accomplir des tâches de manière semi-autonome ou autonome. C’est cette bascule, du dialogue vers l’exécution, qui alimente aujourd’hui les espoirs de gains de productivité dans les entreprises.
Cette promesse est séduisante : traitement d’emails, prospection, nettoyage de bases de données, assistance au codage, préparation de documents ou coordination de workflows. En filigrane, se dessine l’idée d’un futur collègue logiciel, capable non seulement d’agir, mais aussi de s’inscrire dans les méthodes et les règles d’une organisation.
Mais cette montée en puissance s’accompagne d’un risque croissant. En accédant aux fichiers, aux sessions utilisateur, aux applications et parfois aux systèmes internes, les agents deviennent aussi de nouvelles surfaces d’attaque. Microsoft alerte d’ailleurs sur l’usage opérationnel de l’IA par des acteurs malveillants tout au long de la chaîne d’attaque.
Les premiers incidents rappellent que le danger est déjà concret. Amazon a reconnu en interne qu’un incident du 2 mars 2026, lié en partie à son assistant de codage Q, avait contribué à une vague d’erreurs sur les délais de livraison, avec des effets directs sur les commandes. Autre exemple marquant : chez McKinsey, un agent autonome a pu exploiter une faille après avoir consulté une documentation technique accessible en ligne, illustrant la capacité de ces systèmes à reproduire des comportements proches de ceux d’un pirate humain.
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mis en ligne le 12.03.2026 à 07:00
.Présent au Mobile World Congress de Barcelone, Patrice Duboé analyse les grandes tendances de l’édition 2026. Entre domination chinoise, explosion de l’IA et nouveaux usages de la 5G, les télécoms deviennent plus que jamais une infrastructure au service de nouveaux services.
En partenariat avec Capgemini
Punchlines
- La 5G est la seule technologie capable d’assurer une latence très faible.
- Les télécoms deviennent une infrastructure pour de nouveaux services.
- Le direct-to-device par satellite ouvre un nouveau marché des messages courts.
- L’innovation dans les smartphones se concentre désormais sur l’écran, la photo et la confidentialité.
- L’IA embarquée dans les réseaux peut traduire des communications en temps réel.
La première chose qui frappe, c’est la présence massive de la Chine. Le Hall 1 est quasiment entièrement occupé par des entreprises chinoises qui frappent chaque année plus fort dans les télécoms.
La deuxième tendance majeure, c’est évidemment l’intelligence artificielle. On voit beaucoup d’agents IA et de services qui se greffent sur les infrastructures télécoms. Les telcos deviennent de plus en plus une plateforme qui permet d’héberger de nouveaux services.
On voit aussi apparaître des robots, un peu comme dans d’autres grands salons technologiques. Même si cela peut sembler éloigné des télécoms, la connectivité 5G permet justement de piloter ces machines et de remonter les données en temps réel.
Oui, notamment avec ce qu’on appelle le direct-to-device (D2D). L’idée est de pouvoir envoyer directement des messages depuis un smartphone vers un satellite sans passer par une infrastructure terrestre classique.
Ce n’est pas forcément pour faire du très haut débit comme avec les constellations internet. L’intérêt est aussi de pouvoir transmettre de petits messages pour de la supervision, de la surveillance environnementale ou des alertes.
C’est particulièrement utile dans des situations où il n’y a pas de réseau. On peut imaginer envoyer un message d’alerte lorsqu’on est perdu ou dans une zone isolée. C’est un nouveau service qui commence à émerger.
Pour atteindre un niveau élevé d’autonomie, les véhicules doivent réagir presque instantanément. Si une voiture doit freiner, elle doit le faire immédiatement, pas une demi-seconde plus tard.
Aujourd’hui, seule la 5G permet d’obtenir à la fois des débits élevés et une latence extrêmement faible, parfois en dessous de cinq millisecondes. Cela garantit aussi une très grande fiabilité dans la transmission des messages.
Cette fiabilité du réseau et la capacité à confirmer très rapidement l’envoi ou la réception d’une information sont essentielles pour des applications critiques comme la conduite autonome.
Oui, notamment dans les communications opérationnelles. Par exemple, nous avons présenté une démonstration pour les services de secours.
Le système utilise des radios portatives connectées à un réseau qui embarque de l’IA pour effectuer de la traduction simultanée. Des pompiers de différents pays peuvent ainsi communiquer chacun dans leur langue et se comprendre instantanément.
Dans une situation de crise comme un grand feu de forêt impliquant plusieurs brigades européennes, ce type de technologie peut améliorer considérablement la coordination et l’efficacité des opérations.
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mis en ligne le 11.03.2026 à 07:00
.Le chercheur français Yann Le Cun frappe fort avec une levée de fonds record pour sa start-up parisienne Ami Labs. Son objectif : développer une nouvelle forme d’intelligence artificielle capable de comprendre réellement le monde. Mais, est-il réellement sur la bonne voie ?
Le chercheur français Yann Le Cun, ancien directeur scientifique de l’IA chez Meta, vient de réussir une levée de fonds exceptionnelle pour sa start-up parisienne Ami Labs. L’entreprise a récolté près de 900 millions d’euros, bien au-delà des 500 millions initialement recherchés. Avec une valorisation estimée à 3 milliards d’euros, la société devient l’une des plus importantes start-ups d’intelligence artificielle françaises. Pour Yann Le Cun, il ne s’agit pas seulement d’un projet entrepreneurial, mais d’un pari scientifique majeur sur l’avenir de l’IA.
Pour dépasser ces limites, Ami Labs travaille sur un concept appelé World Models, ou “modèles du monde”. L’idée est de développer des systèmes d’intelligence artificielle capables d’apprendre à partir de vidéos, d’environnements 3D et de données spatiales, plutôt que uniquement de textes. L’objectif est que la machine construise une représentation interne du monde physique et puisse anticiper les conséquences de ses actions.
Cette approche ne fait toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Certains chercheurs estiment que les modèles de langage actuels pourraient continuer à progresser grâce à des volumes de données et de calcul toujours plus importants. Selon eux, ces systèmes pourraient finir par simuler une compréhension du monde suffisamment réaliste pour rivaliser avec des approches plus complexes.
L’ingénieur et auteur Aymeric Roucher évoque notamment la théorie de la “Bitter Lesson” du chercheur Richard Sutton. Cette idée suggère que les méthodes les plus simples, alimentées par d’énormes ressources de calcul et de données, finissent souvent par surpasser les approches plus sophistiquées imaginées par les chercheurs.
Au-delà du débat scientifique, cette initiative relance aussi la compétition internationale dans l’IA. Avec Ami Labs, Yann Le Cun tente de bâtir une alternative aux géants américains qui dominent actuellement les modèles de langage. L’entreprise se veut globale, avec des équipes à Paris mais aussi à New York, Montréal et Singapour.
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mis en ligne le 10.03.2026 à 09:00
.Au Mobile World Congress de Barcelone, Honor dévoile un smartphone pas comme les autres. Avec un module caméra robotisé capable de suivre l’utilisateur, la marque chinoise veut casser les codes d’un marché du smartphone jugé trop figé.
Punchlines
- Les smartphones sont les mêmes depuis 10 à 15 ans.
- Nous voulons bousculer ce marché avec une vraie innovation.
- Le premier téléphone robot au monde intègre un gimbal motorisé.
- L’IA doit épauler l’humain, pas le remplacer.
- Notre objectif est de simplifier le quotidien avec un seul appareil.
Nous avons présenté ce que nous appelons le premier téléphone robot au monde. Sa particularité est d’intégrer un gimbal motorisé directement dans le smartphone.
La caméra peut sortir du dos du téléphone, filmer à 360 degrés et suivre automatiquement l’utilisateur. On peut par exemple poser le téléphone sur une table ou au sol et se déplacer autour : la caméra comprend ce que l’on fait et choisit les meilleurs angles de vue.
Pour réussir cela, nous avons dû créer le plus petit moteur au monde, ce que nous avons développé en seulement huit mois.
L’idée est de centraliser plusieurs appareils dans un seul. Aujourd’hui, on peut avoir un smartphone, une caméra stabilisée, voire un appareil photo. Nous voulons tout réunir dans un seul produit pour simplifier le quotidien.
Cela peut servir aux créateurs de contenu, mais aussi au grand public. Une fois le module rentré dans le téléphone, il sert aussi d’appareil photo principal de 200 mégapixels.
Nous imaginons également de nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle. Par exemple, la caméra pourrait sortir automatiquement et interagir avec vous, vous aider dans votre quotidien, voire vous donner des indications grâce à des mouvements, comme un petit robot.
Oui, il sera commercialisé d’ici la fin de l’année 2026.
Depuis trop longtemps, les smartphones sont restés quasiment identiques : un rectangle noir qui évolue peu. Notre objectif est de changer ce marché et d’apporter une vraie innovation utile.
Nous travaillons aussi sur la robustesse et l’autonomie. Nous utilisons notamment des batteries en silicium carbone, qui offrent une densité énergétique plus élevée dans un format très fin.
Non, nous sommes dans une phase de diversification importante. Cette année, nous avons également présenté un ordinateur portable, le MagicBook Pro 14, une tablette très fine appelée Magic Pad 4, ainsi que notre smartphone pliable Magic V6.
Nous travaillons aussi sur des projets plus futuristes, comme un robot humanoïde capable de danser ou faire des figures. Ce n’est pas encore prêt pour le grand public, mais cela montre la direction que nous explorons.
Notre ambition est aussi d’être le plus ouvert possible : nos produits peuvent par exemple fonctionner avec des appareils Apple, servir de deuxième écran pour un Mac ou être compatibles avec les AirPods et iCloud.
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mis en ligne le 10.03.2026 à 07:00
.Au Mobile World Congress de Barcelone, TCL met en avant sa technologie d’écran NXTPAPER. Réduction de la lumière bleue, surface mate anti-reflet et nouvelles applications dans les smartphones, les e-notes et les lunettes connectées : la marque veut améliorer le confort visuel tout en ouvrant de nouveaux usages.
Punchlines
- NextPaper réduit la lumière bleue jusqu’à 2,9 %.
- C’est le meilleur des deux mondes entre confort visuel et performances AMOLED.
- On a plus de 100 brevets autour de NextPaper.
- Le mode NextPaper permet une vraie digital detox.
- Avec notre e-note, on peut presque tout faire sans restriction.
Nous présentons au Mobile World Congress une évolution importante de notre technologie NXTPAPER. Jusqu’ici, elle existait déjà sur certains produits, mais pas encore sur des écrans AMOLED. Nous montrons aujourd’hui une démonstration qui préfigure les produits à venir.
L’idée est simple : offrir le meilleur des deux mondes. D’un côté, un écran AMOLED avec une luminosité très élevée, jusqu’à 3200 nits, comparable aux produits les plus haut de gamme du marché. De l’autre, notre technologie NXTPAPER qui améliore fortement le confort visuel.
Elle réduit notamment la lumière bleue jusqu’à 2,9 % par rapport à un écran classique et ajoute un traitement anti-reflet et anti-traces de doigt. Le résultat est un écran très mat, plus proche de la lumière naturelle et beaucoup moins fatigant pour les yeux.
Nous présentons le TCL NXTPAPER 70 Pro qui reprend les points clés de notre flagship précédent. Il embarque la dernière version de la technologie NXTPAPER, un appareil photo stabilisé de 50 mégapixels et une certification IP68 pour la résistance à l’eau et à la poussière.
L’une des fonctions emblématiques est le bouton NXTPAPER situé sur le côté du téléphone. En un geste, on peut transformer l’écran en mode liseuse. Le téléphone passe alors en noir et blanc ou dans une couleur très atténuée qui rappelle le papier.
Ce mode coupe également les notifications pour favoriser la concentration. C’est une façon d’introduire une vraie fonction de digital detox : on peut lire ou écrire sans être interrompu.
Nous lançons un nouveau produit appelé TCL Note A1 NXTPAPER. C’est un e-notes pensé principalement pour la prise de notes et l’écriture, mais avec beaucoup plus d’ouverture que les blocs-notes numériques classiques.
On peut évidemment écrire avec le stylet qui gère jusqu’à 8000 niveaux de pression et qui reproduit la sensation du papier. Mais on peut aussi enregistrer une réunion ou un cours grâce à huit microphones, puis obtenir automatiquement la transcription ou même la traduction en temps réel.
Toutes les notes peuvent ensuite être synchronisées dans le cloud avec des services comme Google Drive, OneNote ou Dropbox. L’appareil permet aussi d’accéder à des emails, à un navigateur ou à certaines applications. L’objectif est de garder la simplicité d’un bloc-notes tout en supprimant les limitations habituelles de ces appareils.
Nous travaillons sur deux grandes catégories de lunettes connectées. La première correspond à ce que l’on appelle des display glasses. Elles permettent d’avoir un écran géant virtuel devant soi, comme un cinéma portable d’environ 200 pouces.
On peut les connecter à un smartphone, un ordinateur ou un iPad via un câble compatible DisplayPort. Il existe aussi un petit boîtier optionnel avec Google TV pour continuer une série ou regarder un film en mobilité, même hors connexion grâce au stockage interne ou à une carte microSD.
La deuxième catégorie est plus avancée : des lunettes avec affichage directement dans le champ de vision. Elles permettent par exemple la traduction en temps réel, la navigation ou la prise de photos et de vidéos. Chez TCL RayNeo, nous avons choisi d’intégrer un écran couleur dans chaque œil afin d’offrir un meilleur confort visuel.
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mis en ligne le 09.03.2026 à 07:00
.Le Mobile World Congress 2026 a fait la part belle à l'intelligence artificielle, aux smartphones réinventés et à la connectivité satellitaire. Apple lance un Mac “abordable”.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
Le Mobile World Congress de Barcelone était moins centré sur les smartphones, cette année, mais plus stratégique que jamais pour les opérateurs, les équipementiers et les futures infrastructures. L’intelligence artificielle s’impose partout, jusqu’aux réflexions sur la 6G et sur l’“edge intelligence”, avec l’idée d’une IA plus proche des terminaux et moins dépendante du cloud. Autre signal fort : la connectivité satellitaire sort du registre de l’urgence pour entrer dans celui des usages quotidiens.
À écouter aussi : Le récap du MWC 2026.
Parmi les démonstrations les plus commentées, on retiendra le “robophone” de HONOR, doté d’un module photo motorisé façon mini-gimbal. Au-delà de l’effet waouh, peut-être une tentative crédible de faire évoluer la capture vidéo sur smartphone, même si les usages du suivi automatisé et de la captation permanente soulèvent déjà des questions très concrètes de vie privée.
On a pu découvrir aussi le filtre Privacy Display de Samsung, pensé pour masquer l’écran aux regards latéraux, ainsi que sur les avancées de Huawei dans les objets connectés et les terminaux pliants. Même constat pour les lunettes de RayNeo et d’Alibaba : la traduction en temps réel progresse, mais la promesse d’assistance continue s’accompagne d’un vrai débat sur la captation d’images et le traitement des données personnelles.
L’autre grand sujet du débrief concerne la salve de nouveautés Apple. Bruno et Jérôme s’arrêtent surtout sur le MacBook Neo, présenté comme une porte d’entrée plus accessible dans l’univers Mac, avec un prix annoncé autour de 700 euros et un positionnement assumé vers les étudiants et les utilisateurs au budget plus serré.
Le débat est double : pour Bruno, ce nouvel ordinateur peut enfin faire tomber une partie de la barrière tarifaire qui freinait l’adoption du Mac ; pour Jérôme, il révèle aussi les limites de l’iPad comme remplaçant du PC, tout en illustrant la nécessité pour Apple de relancer une catégorie qui pèse moins que l’iPhone et les services dans son écosystème.
À écouter aussi sur Monde Numérique : Apple dévoile plusieurs nouveautés : MacBook Neo, iPhone 17e, iPad Air M4.
Bruno profite aussi de l’échange pour teaser le sommaire de Mon Carnet. Au programme : un retour sur la grande rencontre du podcast à Toronto, un détour par les 30 ans de Pokémon et un sujet sur la fraude en ligne qui touche aussi les plus jeunes, preuve que la culture numérique, les usages médiatiques et les risques du web restent plus entremêlés que jamais.
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mis en ligne le 07.03.2026 à 07:00
.Anthropic claque la porte du Pentagone, OpenAI récupère le contrat : l’IA s’invite au cœur des tensions géopolitiques. Pendant ce temps, Apple dégaine de nouveaux produits et le Mobile World Congress dévoile les innovations qui façonneront la tech de demain.
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Coup de tonnerre à Washington : Anthropic refuse d’accorder un accès sans restriction à son IA Claude dans le cadre d’un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone. L’administration américaine riposte en excluant l’entreprise des marchés fédéraux, ouvrant la voie à OpenAI, qui récupère le contrat pour ChatGPT. Derrière ce bras de fer, deux visions s’affrontent : celle de Dario Amodei, patron d’Anthropic, qui refuse que l'IA serve la Défense à tout prix, et celle de Sam Altman, qui assure avoir obtenu des garanties éthiques. En toile de fond, la guerre en Iran et l’essor de l’IA militaire relancent le débat sur la ligne jaune entre analyse stratégique et développement d’armes autonomes.
L’intelligence artificielle est désormais au cœur des dispositifs militaires : analyse en temps réel d’images satellites, simulations tactiques, renseignement prédictif. Aux États-Unis, des acteurs comme Palantir ou xAI multiplient les contrats, tandis que le programme Maven illustre cette industrialisation de l’IA militaire. En France, l’armée se rapproche de Mistral AI. Partout, la même question : jusqu’où aller ? L’IA devient un outil stratégique incontournable, mais aussi un marché colossal pour les entreprises technologiques.
Apple a dévoilé une salve de nouveautés, dont l’iPhone 17e, version plus accessible de sa gamme, et un nouveau MacBook Neo ultra léger à prix agressif. La marque met en avant des puces optimisées pour l’IA embarquée et une montée en puissance de ses processeurs M5 sur iPad et MacBook. Un lancement stratégique qui vise notamment les étudiants, avec des tarifs plus contenus que d’habitude. Apple semble vouloir démocratiser l’accès à ses machines dopées à l’intelligence artificielle.
Des scènes très personnelles filmées par des lunettes connectées se sont retrouvées sur les écrans d’employés d’un sous-traitant au Kenya. En cause : des enregistrements involontaires et des processus de modération externalisés. L’affaire rappelle que ces dispositifs captent en permanence l’environnement visuel des utilisateurs.
Selon une note récente de la Banque centrale européenne, les entreprises utilisant massivement l’IA enregistreraient au contraire davantage d’embauches, notamment dans la R&D. Une conclusion qui tempère les scénarios catastrophes publiés ces derniers mois. Pour autant, Christine Lagarde appelle à la prudence : les effets à long terme restent incertains. L’IA pourrait être autant un accélérateur de productivité qu’un facteur de recomposition du marché du travail.
Des escrocs utilisent désormais des images générées par IA pour simuler des produits abîmés sur des plateformes de vente entre particuliers. Objectif : obtenir un remboursement frauduleux. Une méthode déjà observée en Chine et qui arrive en Europe. Les systèmes automatisés de traitement des litiges peinent à détecter ces faux visuels, rendant la fraude particulièrement efficace.
La Cour suprême américaine refuse d’examiner le recours dans l’affaire Thaler vs Perlmutter : une œuvre générée uniquement par une IA ne peut pas bénéficier d’un copyright. Sans auteur humain identifié, pas de protection. Une décision clé qui confirme la position américaine et européenne : l’IA ne dispose pas de personnalité juridique.
Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises
A Barcelone, le salon MWC 2026 a confirmé la montée en puissance de l’IA dans les télécoms, la robotique et les réseaux. Les entreprises chinoises ont dominé les stands, tandis que la 6G et l’edge intelligence ont animé les débats. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, focus sur les tendances majeures et les coulisses du salon.
Pierre-Alain Houard, représentant de Honor en France, présente le “robophone” : un smartphone doté d’un module photo motorisé capable de suivre son utilisateur.
Au-delà de l’effet spectaculaire, Honor mise sur des batteries silicium-carbone ultra fines et une intégration poussée de l’IA pour enrichir les usages quotidiens.
Yacine Bourahoua, porte-parole de TCL, dévoile l’évolution de la technologie NextPaper vers l’AMOLED. Objectif : réduire la lumière bleue, limiter les reflets et améliorer le confort visuel.
Une approche différenciante qui pourrait séduire les utilisateurs sensibles à la fatigue oculaire.
Guillaume Kempf, de Skylo, détaille l’arrivée des SMS via satellite sur smartphones classiques. Grâce à des partenariats avec les opérateurs, ces services pourraient devenir une option intégrée aux forfaits mobiles.
[PARTENARIAT] Bilan du Mobile World Congress avec Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini. IA embarquée dans les réseaux, robots pilotés en 5G privée, applications pour la sécurité civile : les télécoms deviennent une véritable infrastructure intelligente. Il évoque notamment des solutions de traduction simultanée par radio pour les pompiers européens, illustration concrète de l’IA au service des opérations de terrain.
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mis en ligne le 06.03.2026 à 07:00
.Du “robophone” qui filme à 360° aux lunettes IA, le MWC 2026 a confirmé que le mobile devient un hub de services, dopé à l’intelligence artificielle et connecté… jusque dans l’espace. Tour d’horizon des annonces et tendances marquantes du salon de Barcelone, avec un focus sur les usages concrets.
En partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises
Le MWC Barcelona (édition du 2 au 5 mars 2026) fêtait ses 20 ans d’installation à Barcelone. Tendances cette année : moins de “smartphones rois”, davantage d’écosystèmes (IA, objets, cloud, réseaux, robotique), avec une forte présence des industriels chinois.
Parmi les produits “wahou”, Honor attire l’attention avec un concept de smartphone intégrant un module caméra stabilisé (type gimbal) qui sort du dos de l’appareil, filme à 360° et suit automatiquement la personne pour simplifier la création de contenus… et même améliorer la visio.
Côté pro, le salon rappelle une réalité européenne : la “vraie” 5G (stand-alone) avance lentement, alors que la filière commence déjà à préparer la suite (6G, IoT avancé, intelligence en périphérie/edge).
Autre tendance forte : la connectivité satellitaire, pour compléter les réseaux terrestres dans les zones mal couvertes. La référence du moment reste Starlink, tandis que les opérateurs multiplient les partenariats et que certains smartphones proposent déjà des fonctions de communication par satellite (au moins pour des messages).
L’intelligence artificielle s’invite partout, y compris dans les usages très concrets : tri et suggestion automatique de photos à envoyer, assistance contextuelle, amélioration photo/vidéo. Des marques comme Xiaomi la mettent particulièrement en avant avec leurs nouveaux modèles haut de gamme, tandis que Samsung continue d’industrialiser ces fonctions dans ses gammes récentes.
Le MWC 2026 montre aussi la montée des formats pliants “spectaculaires”, notamment les concepts à trois volets (tri-fold), encore inégalement disponibles selon les marchés.
Autre idée très remarquée : des solutions de confidentialité à l’écran, capables de rendre l’affichage illisible hors de l’axe. Enfin, TCL poursuit sa stratégie “confort des yeux” avec NxtPaper (écran mat, réduction de lumière bleue, mode lecture/digital detox). À (re)voir sur Monde Numérique : MWC 25 – TCL présente l’évolution de NxtPaper.
Les lunettes connectées reprennent de l’élan, entre traduction en temps réel et affichage d’informations, mais avec un point de friction majeur : la captation (caméra) et l’acceptabilité sociale. Alibaba prépare notamment des lunettes sous la marque Qwen, annoncées autour du salon.
En parallèle, les écouteurs continuent de progresser (réduction de bruit, nouveaux designs semi-ouverts plus confortables au quotidien).
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mis en ligne le 05.03.2026 à 07:00
.Apple enchaîne les annonces en ce début mars avec une rafale de nouveautés grand public. Ordinateurs, smartphone d’entrée de gamme et tablette polyvalente : tour d’horizon des produits et de ce qu’ils disent de la stratégie de la marque.
Apple lance le MacBook Neo, un portable 13 pouces au châssis aluminium, pensé pour le grand public et surtout pour les étudiants. Affiché à partir de 700 €, il mise sur une puce A18 Pro (issue de l’univers iPhone) pour privilégier l’efficacité énergétique et une autonomie annoncée autour d’une journée en usage standard.
En configuration de base, on trouve 8 Go de RAM et 256 Go de stockage, avec une montée à 512 Go. La connectique reste minimaliste (deux ports USB-C et une prise casque) et certaines fonctions sont réservées aux versions supérieures (comme le Touch ID sur la déclinaison 512 Go, selon les informations évoquées dans l’épisode). Apple met aussi en avant des coloris plus “jeunes”, et une remise étudiante visant clairement le monde de l’éducation.
Pas de révolution esthétique, mais une mise à jour musclée : le MacBook Air passe à la puce M5, avec des promesses de gains en performances, en graphisme et en traitements liés à l’IA locale, ainsi qu’une réactivité accrue (sortie de veille quasi instantanée, selon Apple). L’appareil conserve son positionnement : ultraportable, silencieux, sans refroidissement mécanique.
Sur la gamme pro, les MacBook Pro adoptent les déclinaisons M5 Pro et M5 Max, destinées aux usages intensifs : montage vidéo, 3D, compilation, développement et exécution de modèles d’IA en local. Une tendance de fond se dessine : faire tourner davantage de calculs “sur la machine”, plutôt que d’envoyer systématiquement tout vers le cloud.
Apple ajoute un modèle plus abordable à sa gamme avec l’iPhone 17e. Au programme : puce A19, compatibilité MagSafe, connectivités modernisées (5G, Wi-Fi) et un design ajusté (bordures plus fines, nouveau coloris). Surtout, le stockage de base passe à 256 Go, sans hausse de prix annoncée par rapport au modèle précédent, autour de 720 € dans l’épisode.
L’angle est clair : un iPhone “d’accès” qui conserve l’essentiel, sans les raffinements photo/vidéo des versions les plus premium, tout en restant prêt pour l’IA embarquée… même si Apple doit encore concrétiser sa promesse sur ce terrain.
L’iPad Air évolue lui aussi avec l’arrivée de la puce M4, rapprochant ses performances de celles d’un iPad Pro. Apple maintient sa recette : une tablette “à tout faire”, aussi à l’aise en divertissement qu’en productivité avec clavier et stylet.
Deux tailles sont proposées (11 et 13 pouces), avec du Wi-Fi 7 et une option 5G. Le but : couvrir aussi bien l’usage “canapé” que les usages plus sérieux en mobilité, dans la lignée de l’iPad-ordinateur que la marque tente de pousser depuis des années.
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mis en ligne le 04.03.2026 à 07:00
.Face à la domination des géants américains du numérique, Christofer Ciminelli lance “Le Switch”, une newsletter dédiée aux alternatives européennes. Son objectif : démontrer qu’il est possible de conjuguer performance, souveraineté et pragmatisme.
Punchlines
- Il existe des dizaines de logiciels français, mais on ne les connaît pas.
- Choisir européen ne suffit pas, il faut que ce soit performant.
- On peut déjà absorber 80 % de nos usages.
- En agissant, nous avons plus de pouvoir que le Parlement européen.
L’idée est partie d’un constat que je mûris depuis plusieurs mois et qui s’est accéléré avec l’élection de Donald Trump. On a toujours le réflexe d’utiliser des outils américains, que ce soit Google Workspace, Pipedrive ou Adobe. Quand on donne nos datas et notre argent à ces modèles SaaS, on affaiblit l’écosystème tech européen. S’il n’y a pas de marché local, il n’y a pas d’investissement. Et sans investissement, on ne peut pas recruter les meilleurs ingénieurs ni développer des produits compétitifs. C’est un cercle vicieux. Je me suis demandé s’il existait des alternatives européennes. J’ai commencé par les CRM et j’en ai trouvé une trentaine en France. L’offre existe, mais elle est méconnue. “Le Switch” est né pour montrer que ces solutions sont performantes et accessibles.
Oui. Je ne parle que d’outils performants. Par exemple, j’utilise désormais Yousign, alternative européenne à DocuSign : c’est moins cher et l’interface est meilleure. Je parle aussi de Noota pour la prise de notes, de Brevo Meetings comme alternative à Calendly, de Lovable pour le développement, de Vivaldi comme navigateur ou encore de Swiss Transfer. Le vrai enjeu n’est pas la performance des outils, mais leur interconnexion. La force des GAFAM, c’est leur écosystème : tout dialogue avec tout. En Europe, on a encore du chemin à faire sur ces connexions API et cette logique de stack cohérente.
Certains détails manquent encore dans certaines applications. Ce sont les 20 % d’usages qui peuvent faire la différence. Mais si on absorbe déjà 80 % des besoins, c’est un énorme pas. Je constate aussi une vraie prise de conscience dans les grandes entreprises. On parle de plus en plus de dégaffamisation. Dans les appels d’offres, il y a désormais des critères qui valorisent les solutions développées en Europe.
Il y a aussi un débat politique avec l’Industrial Accelerator Act, porté notamment par Stéphane Séjourné. Mais au-delà des décisions politiques, nous avons un pouvoir immédiat : flécher nos dépenses vers des acteurs européens.
Ça ne prend pas tant de temps. Pour une PME de 30 ou 50 salariés, changer un outil de visio ou de signature électronique est relativement simple. Je conseille de cartographier toute sa stack logicielle. On découvre souvent qu’on paie des outils inutilisés. Ensuite, commencer par les outils périphériques et avancer progressivement vers le cœur du système. Le plus complexe reste la messagerie, notamment Google Workspace, car tout est interconnecté. Mais à un moment, il faut se poser la question sérieusement. Sinon, on ne sortira jamais de cette dépendance.
La newsletter Le Switch
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mis en ligne le 03.03.2026 à 07:00
.Les fondateurs de Presage défendent une vision radicalement différente de l’intelligence artificielle. Selon eux, les World Models représentent une voie plus frugale, plus intelligente et plus adaptée aux enjeux industriels que les IA génératives actuelles.
Punchlines
- Un World Model comprend les conséquences de ses actions.
- Un LLM n'a pas une vraie compréhension du monde.
- Les infrastructures cloud ne peuvent plus être gérées uniquement par des humains.
- Les World Models sont plus rapides et plus frugaux que les LLM.
- La recherche sur les LLM est finie.
Un World Model est une intelligence artificielle capable de comprendre les conséquences de ses actions. Contrairement à un LLM qui prédit des mots ou génère du texte, un World Model apprend les lois du monde dans lequel il évolue. Un LLM est une très bonne interface entre l’humain et la machine, mais il ne comprend pas réellement le fondement de ce qu’il génère. Le World Model, lui, comprend pourquoi une action produit un effet. Il peut simuler l’état futur d’un système après une décision, ce qui change profondément sa capacité à raisonner.
Le cloud est devenu extrêmement complexe. Il faut gérer la cybersécurité, les coûts, la consommation énergétique, la configuration de centaines de services et surveiller en permanence des dizaines de paramètres. Aujourd’hui, des agents autonomes prennent des décisions 24h/24 sur les infrastructures. Les équipes techniques perdent en contrôle et ne savent pas toujours quand ni pourquoi une infrastructure casse. Notre ambition est d’utiliser les World Models pour simuler les conséquences d’une action avant qu’elle ne soit exécutée. Un modèle peut prédire en quelques millisecondes l’état futur d’une infrastructure après une modification. Cela permet d’apporter plus de contrôle, plus de sécurité et moins de stress aux équipes.
Nous pensons que oui, et même une alternative européenne crédible. Les LLM sont une excellente interface homme-machine, mais ils ont un plafond de verre. Ils consomment énormément d’énergie, nécessitent des milliards d’investissements et ne comprennent pas réellement les lois physiques du monde. Les World Models, eux, nécessitent moins de données, moins d’énergie à l’entraînement et aucune énergie à l’inférence pour produire une prédiction. Nous pensons qu’il faut réduire le rôle des LLM à l’interface et confier l’intelligence décisionnelle à des systèmes plus frugaux et plus capables de comprendre le monde réel.
Nous avons levé 1,2 million d’euros pour accélérer le développement de notre premier modèle, Cloud One. Notre approche est très appliquée : nous travaillons déjà avec des partenaires et nous visons des modèles en production chez des clients dès le premier trimestre. À terme, les World Models peuvent s’appliquer à bien d’autres domaines : voitures autonomes, médical, BTP… Partout où un système doit comprendre un environnement et agir dedans, cette technologie peut faire la différence.
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