Jerôme Colombain
mis en ligne le 24.10.2026 à 06:00
.Les réseaux sociaux accusés d’amplifier les émeutes • Des produits tech volés se retrouvent sur les plateformes de revente • Nvidia accélère dans la robotique intelligente • Une panne de Google Cloud perturbe Revolut • Orange subit une panne nationale • Le cinéma généré par IA cherche son public • Geoffrey Hinton invite à traiter les IA avec bienveillance • Des failles PHP perturbent le Web • Controverses littéraires autour de l’IA • Une commune refuse de subventionner les associations qui utilisent l’IA • Les progrès de la voiture électrique • Mallow, des jeux audio pour enfants avec intelligence artificielle.
⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici
===============
Appels à manifester, circulation des vidéos de pillages, effets d’entraînement : quel rôle les plateformes jouent-elles dans les violences ? On s'intéresse aux mécanismes d'amplification, aux soupçons d’organisation et d’ingérence étrangère, puis au débat sur un éventuel blocage des réseaux sociaux.
Des smartphones et des ordinateurs dérobés sont proposés sur les plateformes de vente entre particuliers. Derrière les prix alléchants, ces achats exposent à des risques judiciaires et à de mauvaises surprises techniques, notamment lorsque les appareils peuvent être verrouillés ou bloqués à distance.
À Berlin, Jensen Huang présente les ambitions de Nvidia dans l’« IA physique », destinée aux robots et aux véhicules autonomes. Robots humanoïdes, entraînement en simulation et partenariats industriels illustrent cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle.
Un incident dans un centre de données londonien de Google Cloud perturbe les services de Revolut. Une illustration concrète de la dépendance des services financiers aux grandes infrastructures du cloud.
Une panne nationale affecte les abonnés Orange et Sosh, avec des conséquences pour les particuliers comme pour les professionnels dépendant du réseau mobile. L’épisode revient sur l’origine évoquée de l’incident et sur les limites d’une compensation sous forme de données supplémentaires.
Des films générés par intelligence artificielle arrivent en salle et relancent les interrogations sur l’avenir de la création cinématographique. Ces productions mobilisent encore d’importantes équipes humaines, tandis que leur réception pose la question de l’adhésion du public.
Le pionnier de l’intelligence artificielle invite à entretenir une relation bienveillante avec les machines, dans une perspective qui fait débat. Ses déclarations soulèvent à nouveau la question controversée d’une éventuelle expérience subjective des modèles.
Dans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, retour sur l’alerte de sécurité qui touche PHP, un langage au cœur de nombreux sites et de WordPress. Au-delà des interruptions préventives et des correctifs, l’échange explore le rôle de l’IA dans la recherche de vulnérabilités et les enjeux de leur divulgation.
Bruno Guglielminetti revient sur la décision de l’éditeur québécois de Thélison Orélien de cesser leur collaboration après une analyse concluant à une utilisation de l’IA. Cette affaire ravive le débat sur la transparence des auteurs et la place des outils génératifs dans l’écriture.
À l’inverse des controverses sur les usages dissimulés, le Prix Pascal revendique la collaboration entre auteurs et intelligence artificielle. Ouvert à la francophonie, il demande aux candidats de documenter leur démarche et les outils utilisés.
Une décision municipale rapportée à Vallorcine suscite le débat : refuser des subventions aux associations utilisant l’intelligence artificielle. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti discutent de la protection du travail humain, mais aussi des possibilités offertes aux petites structures disposant de moyens limités.
Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les tendances du Mondial de l’Auto : autonomie plus accessible, recharge ultrarapide et assistants intelligents à bord. Il détaille également le pilotage de la recharge et l’utilisation des batteries pour soutenir le réseau électrique, avec l’ambition de simplifier les usages et de réduire la facture. Julien Villeret, EDF [PARTENARIAT]
Cédric O, cofondateur et dirigeant de Mallow, présente une enceinte proposant des aventures interactives sans écran aux enfants de 4 à 10 ans. Il explique les difficultés de reconnaissance des voix enfantines, les protections mises en place pour encadrer les échanges et le choix de jeux avec un début, une fin et un objectif, puis revient sur son passage de la politique à l’entrepreneuriat.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 23.10.2026 à 06:00
.Une faille PHP déclenche une alerte mondiale • NVIDIA accélère dans la robotique intelligente • Orange subit une panne majeure en France • Meta expose des conversations avec son IA • L’IA ravive la polémique dans l’édition...
Deux vulnérabilités critiques du langage PHP ont déclenché une alerte mondiale, avec des risques d’exécution de code à distance et des attaques accélérées par l’intelligence artificielle. La publication prématurée d’informations sur ces failles a compliqué la réponse des équipes de sécurité, tandis que les grands hébergeurs déployaient les correctifs et que les petites structures restaient particulièrement exposées.
L’écosystème français du numérique cherche à réduire sa dépendance aux géants américains grâce à de nouvelles infrastructures et à des outils d’intelligence artificielle. OVHcloud travaille sur une IA européenne, tandis que Shadow entend valoriser la puissance de ses cartes graphiques en proposant des ressources de calcul aux jeunes entreprises qui développent leurs modèles.
À Berlin, Jensen Huang, patron de NVIDIA, a mis en avant les ambitions du groupe dans la robotique et l’IA physique. Les outils présentés visent à simplifier le développement des robots grâce à des instructions en langage naturel, à la simulation et à l’apprentissage continu, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’automatisation industrielle.
Une panne majeure du réseau mobile d’Orange a privé de nombreux clients de téléphonie, de SMS et d’accès aux données pendant près de dix heures. L’incident, associé à un problème lors d’une migration du cœur de réseau impliquant des équipements Nokia, a perturbé les déplacements et les services numériques, tandis que la compensation annoncée sous forme de données mobiles supplémentaires suscitait des critiques.
Des chercheurs en cybersécurité ont identifié plus de 6 800 liens permettant d’accéder à des conversations partagées avec Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta. Certaines pages contenaient des informations personnelles ou professionnelles sensibles, rappelant qu’un simple lien de partage peut transformer un échange privé en contenu accessible publiquement ; Meta a suspendu temporairement la fonctionnalité concernée.
Les échanges avec les intelligences artificielles révèlent souvent bien davantage que les publications sur les réseaux sociaux : projets, habitudes, préoccupations personnelles et informations financières ou médicales. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti s’interrogent également sur les mécanismes de détection des situations de détresse chez les jeunes utilisateurs et sur les limites des dispositifs d’alerte, dont l’efficacité est au cœur de débats sensibles.
Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien après une analyse externe ayant révélé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés au roman C’était ça ou mourir. L’éditeur ne réimprimera pas le livre et ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur, tout en reconnaissant ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure l’IA a été utilisée.
Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle divise le monde de l’édition, un nouveau prix littéraire entend valoriser les œuvres conçues avec ces outils. Ouvert aux auteurs francophones, le prix Pascal prévoit que les candidats documentent les modèles utilisés et leur rôle dans le processus de création, afin de mettre en lumière une collaboration entre humains et machines.
Une municipalité de Haute-Savoie a décidé de suspendre les aides aux associations qui recourent à l’intelligence artificielle, notamment pour produire des affiches ou des supports de communication. Cette mesure, justifiée par la volonté de privilégier le travail humain, relance le débat sur la place des outils génératifs dans la vie locale et sur les moyens dont disposent les petites associations.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 22.10.2026 à 16:00
.Une faille critique dans PHP, le langage informatique qui fait fonctionner une grande partie du Web, déclenche une alerte mondiale et pousse de nombreux opérateurs à couper temporairement leurs sites.
Deux vulnérabilités critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une immense partie des sites web, déclenchent une alerte internationale les 20 et 21 octobre 2026. Notées 9,2 sur 10 en gravité, elles peuvent permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur vulnérable, sans authentification préalable. Le risque concerne aussi bien les sites institutionnels que les médias, les entreprises et les petits sites indépendants.
PHP fonctionne côté serveur : il permet aux sites web de traiter des informations, d’interagir avec des bases de données et de générer les pages consultées par les internautes. Il est notamment utilisé par des systèmes de gestion de contenu comme WordPress, Drupal et Joomla.
Cette omniprésence transforme une faille dans le langage lui-même en menace systémique. Les sites concernés ne sont pas tous vulnérables de la même manière, mais l’ampleur de l’écosystème impose une réaction rapide.
L’épisode revient sur l’histoire de ces vulnérabilités : repérées en 2024, elles auraient été considérées à l’époque comme difficiles à exploiter. Selon les éléments présentés dans l’émission, des chercheurs ont ensuite utilisé des outils d’intelligence artificielle pour élaborer un scénario d’attaque permettant de tirer parti de ces failles.
Cette découverte aurait accéléré les travaux de correction, menés dans la discrétion avant que les informations ne deviennent publiques. L’affaire illustre une double réalité : l’IA peut renforcer les capacités des spécialistes de la cybersécurité, mais aussi faciliter la recherche de nouvelles méthodes d’attaque.
La publication des correctifs le 21 octobre place les administrateurs et les hébergeurs face à une urgence : identifier les systèmes concernés, installer les versions corrigées et surveiller les signes d’une éventuelle compromission. Le CERT-FR recommande notamment d’isoler les équipements utilisant des versions anciennes qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité, puis de migrer vers une version maintenue.
Pour les sites construits avec WordPress ou un autre CMS, la correction doit être appliquée au niveau de PHP sur le serveur. Les responsables de sites hébergés doivent donc se rapprocher de leur prestataire pour vérifier la mise à jour de leur environnement.
L’ampleur réelle des conséquences reste à établir : des tentatives d’exploitation sont signalées, mais il est encore difficile de mesurer le nombre de systèmes compromis. Les versions anciennes de PHP, qui ne reçoivent plus de correctifs, représentent un risque supplémentaire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 21.10.2026 à 06:00
.Et si recharger sa voiture électrique devenait aussi simple que de la garer ? Au Mondial de l’Auto 2026, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up & Charge, présente une solution de recharge par induction qui promet de simplifier le quotidien des automobilistes, de faciliter l’accès aux bornes et d’accompagner le développement des véhicules autonomes.
- Aujourd’hui, les véhicules sont autonomes, mais jusqu’à la recharge.
- On a un rendement qui est à 95 % du réseau jusqu’à la batterie.
- Cette borne est disponible aussi pour les personnes à mobilité réduite.
- Dès le départ, ça a été prévu comme une troisième solution de recharge.
=================================
Le principe est simple : on se gare au-dessus d’une bande de recharge installée au sol, puis on lance la charge depuis une application. La bande remonte pour optimiser la distance avec le récepteur installé sous le véhicule, sans contact direct. Lorsque la recharge est terminée, le système redescend et s’arrête automatiquement. Notre solution atteint un rendement de 95 % entre le réseau et la batterie. C’est un résultat qui permet de limiter les pertes d’énergie et de réduire la consommation électrique liée à la recharge.
Le premier avantage, c’est la simplicité : plus besoin de manipuler un câble, de le brancher ou de le ranger. C’est également un bénéfice pour les personnes à mobilité réduite, pour qui les opérations de branchement peuvent être compliquées. Nous testons actuellement notre solution chez Enedis avec des personnes concernées. Il y a aussi un enjeu de sécurité, puisque les vols de câbles de recharge sont en augmentation. Enfin, notre bande est conçue pour résister à des conditions difficiles : elle est certifiée IP69K et peut supporter le passage de véhicules de 40 tonnes.
Oui, notre solution peut être intégrée directement chez un constructeur ou installée après la fabrication, sur des véhicules déjà en circulation. Nous proposons un kit qui peut équiper aussi bien des véhicules récents que des modèles plus anciens. Nous avons notamment testé la solution sur des Renault Zoé. Le dispositif ajoute entre 15 et 20 kilos au véhicule, selon sa configuration, et permet de conserver la recharge traditionnelle par câble. L’induction vient donc compléter les solutions existantes, en courant alternatif comme en courant continu.
Nous travaillons actuellement sur les homologations, avec une première phase de tests prévue en décembre, puis un objectif de mise en production en série à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril. Nous disposons déjà de prototypes et nous travaillons avec des constructeurs pour préparer le déploiement à plus grande échelle. Nous voulons également industrialiser notre production grâce à une levée de fonds envisagée de 9 millions d’euros. À terme, cette technologie pourrait notamment faciliter la recharge des véhicules autonomes : ils pourraient revenir seuls sur une borne, se recharger et repartir sans intervention humaine.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 20.10.2026 à 06:00
.L’automobile se transforme sous l’effet de l’intelligence artificielle, de l’électrification et de la conduite autonome. Au Mondial de l’Auto 2026, Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini, décrypte les grandes tendances du secteur, entre innovations technologiques et retour des voitures plaisir.
En partenariat avec Capgemini
L'essentiel
- Le retour à la voiture plaisir est une tendance intéressante.
- Aujourd’hui, une voiture est un ordinateur sur roues avec des capteurs, des roues et un toit.
- L’intelligence artificielle permet d’accélérer les cycles de conception et de production des véhicules.
- Pour développer les véhicules électriques, la rapidité de recharge et le réseau restent des points très importants.
=================================
Oui, c’est une très bonne première impression. On retrouve un vrai salon, avec quatre halls remplis de belles voitures et de concept-cars, ainsi qu’une soixantaine d’exposants automobiles. Après les années difficiles qui ont suivi le Covid, c’est un vrai plaisir de voir autant de constructeurs et de modèles réunis. Ce qui me frappe aussi, c’est le retour de la voiture plaisir, avec des modèles qui font appel à la nostalgie, comme la Citroën 2 CV revisitée ou les sportives inspirées de modèles historiques.
Je retiens trois grandes tendances : les technologies numériques appliquées à la conception, l’électrification et l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les voitures intègrent beaucoup d’électronique, de logiciels et de capteurs. Le jumeau numérique et les outils 3D permettent de concevoir les véhicules, tandis que l’IA contribue à raccourcir les cycles de production et à améliorer la fiabilité. Une fois le véhicule livré, les capteurs peuvent aussi faciliter la maintenance prédictive et prévenir certaines pannes. Enfin, les interfaces deviennent plus intuitives et des technologies comme l’affichage tête haute se démocratisent, notamment lorsqu’elles contribuent à la sécurité.
La conduite autonome progresse, mais son déploiement dépend des réglementations et des pays. Aux États-Unis et dans certaines villes chinoises, elle est déjà autorisée dans certains cadres, tandis qu’en France et en Europe, les démonstrations restent supervisées. Cette évolution peut aussi remettre en question le modèle économique de l’automobile. Dans les grandes métropoles, si des véhicules autonomes peuvent être partagés facilement, l’achat d’une voiture individuelle pourrait perdre de son intérêt. De nouveaux modèles de mobilité pourraient alors se développer autour de véhicules partagés et autonomes.
Nous travaillons notamment avec Peugeot Sport sur l’optimisation de la performance de la 9X8 grâce à l’IA, en tenant compte de la consommation, du circuit et des freinages. Pour le grand public, nous avons également développé un agent d’IA destiné à assister les automobilistes après un accident. Il peut aider à analyser les dommages, par exemple sur un pare-brise, et à déterminer s’ils nécessitent une intervention. Il peut aussi exploiter les informations d’assurance pour identifier les garanties et faciliter la recherche d’une solution adaptée. L’objectif est de simplifier les démarches et de supprimer certains inconvénients du quotidien.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 17.10.2026 à 06:00
.Tesla fait décoller son Roadster et relance le rêve de la voiture volante • Des scientifiques réclament un meilleur contrôle des IA avancées • ArtCraft recrée des logiciels populaires grâce à l'IA • Un robot télécommandé provoque un scandale en Allemagne • Apple présente HomeView, son centre de contrôle domotique • Réfrigérateurs piratés : la vulnérabilité des infrastructures • Mondial de l’Auto : high-tech contre neo-retro • Recharger les voitures électriques sans câble.
⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici
===============
Un Roadster qui roule à l’envers, quitte le sol et réalise des acrobaties : Tesla repousse les limites de la démonstration automobile grâce à un système d’aspiration et à des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX. En plein Mondial de l’Auto, le contraste est saisissant avec la tendance néo-rétro des constructeurs français. Mais derrière le spectacle et le coup marketing, les questions restent nombreuses sur les usages, la sécurité et la commercialisation.
Plus de 400 scientifiques, dont Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, demandent un encadrement renforcé des IA les plus avancées, avec un meilleur confinement informatique et une supervision internationale. L’épisode revient également sur les travaux d’Anthropic concernant les possibilités de réplication des modèles sur des appareils connectés, ainsi que sur les enjeux de cybersécurité et de souveraineté.
Le développeur Brandon Thomas, fondateur d’ArtCraft, propose des alternatives open source à des logiciels comme Photoshop, Word ou Excel, réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Cette démarche ouvre la perspective d’outils personnalisés et sans abonnement, tout en soulevant des questions sur leur fiabilité, leur sécurité et la reproduction des interfaces. De quoi interroger le modèle économique des grands éditeurs de logiciels.
À Cologne, un robot humanoïde télécommandé aurait commis des gestes à caractère sexuel envers une adolescente, dans le cadre de vidéos mises en scène pour les réseaux sociaux. Derrière le comportement prétendument autonome de la machine, l’affaire pose la question de la responsabilité de ceux qui la pilotent et l’utilisent pour provoquer.
Apple présente HomeView, un appareil associant écran, haut-parleur et Siri AI pour contrôler les équipements connectés et accéder à des services personnalisés. L’épisode décrypte cette offensive face à Amazon et Google, ainsi que l’absence du produit dans l’Union européenne au lancement.
Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et créateur de Mon Carnet, retour sur le piratage de systèmes de réfrigération dans plusieurs enseignes françaises. Interfaces exposées, équipements vieillissants, mises à jour et responsabilités des prestataires : la discussion examine les fragilités possibles, sans trancher sur le scénario exact de l’intrusion. Au-delà de la grande distribution, les réseaux d’eau, d’électricité et les équipements médicaux illustrent les conséquences très concrètes de ces menaces.
Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, explique comment il utilise Dot, l’agent d’OpenAI, pour exploiter ses courriels, préparer des animations de conférences et organiser sa veille technologique. Son témoignage met en lumière le passage d’un outil auquel on pose des questions à un assistant capable de mener des tâches plus longues et de prendre des initiatives. L’échange aborde aussi les différences d’accès à ces services entre l’Amérique du Nord et l’Europe.
Avec Patrice Duboé, de Capgemini, tour d’horizon des tendances technologiques du Mondial de l’Auto 2026. L’occasion d’interroger la mode du néo-rétro, qui pousse notamment les constructeurs français à revisiter leurs modèles historiques, face à une industrie automobile tournée vers toujours plus de technologies [PARTENARIAT].
Au Mondial de l’Auto, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up&Charge, présente une solution française de recharge par induction adaptable à des véhicules déjà en circulation. Sa borne motorisée ajuste la distance avec le récepteur placé sous la voiture, avec un rendement annoncé de 95 % du réseau à la batterie. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, recharge des véhicules autonomes et déploiement auprès des flottes professionnelles figurent parmi les applications présentées.
Liens utiles
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 16.10.2026 à 06:00
.Des frigos piratés révèlent la vulnérabilité des infrastructures · Le néo rétro automobile divise face aux voitures chinoises · Bengio réclame des garde fous pour les IA · Bruno teste Dot face à Muse · En Ukraine la guerre se joue aussi dans les réseaux
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
===============
Des centaines de supermarchés touchés, des températures déréglées et des produits détruits : le piratage des installations frigorifiques illustre les conséquences très concrètes des cyberattaques. Nous revenons sur les équipements de Danfoss, les accès à distance insuffisamment protégés et les possibles négligences, alors que le scénario précis de l’intrusion reste à établir.
Au-delà des rayons alimentaires, les installations de traitement de l’eau, les équipements médicaux et les réseaux électriques sont aussi concernés par les cybermenaces. Nous discutons du vieillissement des systèmes, du rôle des prestataires et des responsabilités parfois diluées, avec une conviction : la cybersécurité doit être considérée comme un investissement stratégique. À écouter également : comment réduire l’exposition des entreprises aux cyberattaques.
Au Mondial de l’Auto, le retour de modèles emblématiques en version électrique contraste avec les véhicules hypertechnologiques des constructeurs chinois. Le néo-rétro traduit-il une peur du futur ou une stratégie pertinente pour séduire plusieurs générations avec des voitures accessibles ? Un débat à prolonger avec notre reportage sur ces deux visions de l’automobile.
Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton et plusieurs centaines de chercheurs appellent à renforcer la surveillance des systèmes d’intelligence artificielle avancés. Nous examinons les pistes évoquées : coordination internationale, confinement plus rigoureux et règles destinées à maintenir les agents dans les limites fixées par les humains.
Portes dérobées, initiatives inattendues, expériences de réplication : les comportements rapportés dans l’émission interrogent notre capacité à contrôler des agents toujours plus autonomes. Nous distinguons les expériences menées en environnement fermé des risques en situation réelle, tout en évoquant les recherches de LoiZéro pour concevoir des IA sûres dès leur conception.
Les différences d’accès aux nouveaux assistants entre le Canada et la France relancent notre débat sur la régulation européenne. Comment protéger les utilisateurs tout en leur permettant de bénéficier des innovations ? Jérôme exprime sa frustration face aux outils encore indisponibles et au manque d’explications sur ces restrictions.
Bruno partage son expérience de Dot, l’agent d’OpenAI, qu’il compare à Muse de Meta : synthèse d’une cinquantaine de cour
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 15.10.2026 à 06:00
.Après des années à vouloir faire disparaître les boutons au profit des écrans tactiles, les fabricants font machine arrière. Des voitures aux casques audio, en passant par les ordinateurs et les lunettes connectées, les commandes physiques reviennent pour une raison simple : le design épuré n’est pas toujours synonyme de simplicité d’utilisation.
Après des années de course au minimalisme, les boutons physiques font leur retour dans les appareils électroniques. Constructeurs automobiles, fabricants de casques audio et concepteurs de lunettes connectées redécouvrent les avantages des commandes que l'on peut manipuler sans regarder.
Dans l'automobile, Volkswagen, Mercedes-Benz, Tesla et Peugeot illustrent cette évolution. Boutons au volant, molettes de volume et commandes dédiées retrouvent leur place, parfois à la demande directe des utilisateurs.
Le phénomène dépasse les voitures. Les lunettes auditives Nuance Audio intègrent des boutons de réglage du volume, tandis que Nothing mise sur une molette et une commande physique pour piloter son casque audio. Des accessoires permettent également de retrouver un clavier sur smartphone ou des boutons pour naviguer dans l'interface d'une liseuse.
L'exemple emblématique reste la Touch Bar d'Apple, cette bande tactile introduite sur les MacBook Pro en 2016 pour remplacer les touches de fonction traditionnelles. Malgré ses possibilités, elle a montré les limites d'une interface qui oblige à regarder le clavier pour effectuer des gestes autrefois automatiques. Apple a finalement réintroduit les touches physiques sur ses MacBook Pro à partir de 2021.
Un bouton possède un emplacement fixe, une forme identifiable et un retour tactile qui confirme l'action. Avec l'habitude, il devient possible de l'utiliser sans détourner le regard. À l'inverse, un écran tactile impose souvent de chercher une commande, d'ouvrir des menus et de mobiliser davantage son attention.
Dans une voiture, cette contrainte pose notamment une question de sécurité : régler le volume ou la climatisation devrait demander le moins d'attention possible. Dans une cuisine, les commandes tactiles peuvent également se révéler peu pratiques avec les doigts humides, des gants ou des objets posés sur la surface.
Le tactile reste pertinent pour naviguer sur une carte, consulter des photos ou accéder à des fonctions complexes. Mais tout ne gagne pas à être dématérialisé. Le défi des designers consiste à choisir les commandes qui méritent de rester physiques, en privilégiant la simplicité, la rapidité et l'intuitivité plutôt que la seule esthétique.
Une leçon qui rappelle qu'en matière de technologie, le progrès ne consiste pas toujours à supprimer les boutons. Parfois, la meilleure innovation est simplement celle qui permet d'agir sans avoir à y penser.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 14.10.2026 à 06:00
.Et si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’un moteur de recherche ? Avec Deklik, Solène Gransard Delamarche veut guider les non-initiés vers les bons outils et les usages concrets de l’IA, sans jargon ni compétences techniques.
- Je veux qu’on dédramatise l’IA et qu’on donne vraiment accès à tout le monde.
- Je m’adresse vraiment aux personnes qui ne savent pas quelle IA utiliser.
- C’est plein de petits tips comme ça qui sont simples, pris chacun.
- Je ne veux pas apprendre aux gens ce que c’est que l’IA. Je veux juste en fait que ce soit de l’utilisation.
=================================
Je suis passionnée d’IA et de nouvelles technologies, mais je trouve que les médias spécialisés s’adressent souvent à des personnes qui connaissent déjà bien le sujet. Beaucoup de gens aimeraient utiliser l’intelligence artificielle, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir. J’ai donc voulu regrouper des usages concrets dans un site simple et accessible, qui s’adresse à tout le monde, y compris aux personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA.
Je propose des fiches pratiques classées par thèmes : travail, repas, maison, argent ou famille. On peut, par exemple, apprendre à préparer les menus de la semaine à partir d’une photo de son réfrigérateur, à apprendre les bases d’un sujet en dix minutes ou à faire expliquer oralement un document par une IA. Chaque fiche indique quelle intelligence artificielle utiliser et guide l’utilisateur pas à pas, avec un petit prompt prêt à l’emploi. Je privilégie les versions gratuites des outils pour que chacun puisse essayer sans multiplier les abonnements payants.
Le site propose trois questions gratuites par mois. Elles restent accessibles pendant tout le mois, et l’utilisateur peut ensuite souscrire un abonnement à 6,90 euros par mois pour accéder à davantage de fiches. L’objectif est de donner des chemins simples pour utiliser les versions gratuites des différentes IA. Je m’adresse avant tout aux personnes qui veulent intégrer ces outils dans leur quotidien, sans avoir besoin de maîtriser leur fonctionnement technique.
J’ai utilisé Nanocorp, une plateforme qui permet de construire un projet à partir d’instructions données à une IA. J’y ai consacré plusieurs jours et nuits avant d’aboutir au résultat actuel, avec l’aide de mes deux fils. J’ai l’ambition d’en faire un véritable business. Pour la suite, je ne veux pas proposer de formation à l’intelligence artificielle : je veux surtout enrichir le site avec de plus en plus de fiches pratiques. À terme, j’aimerais que Deklik fonctionne presque comme un moteur de recherche permettant de trouver comment utiliser l’IA pour répondre à un besoin précis du quotidien.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 13.10.2026 à 06:00
.Parler français à une intelligence artificielle peut coûter jusqu’à 58 % de tokens supplémentaires par rapport à l’anglais, selon une étude de Baracoda AI Labs. Thomas Serval, PDG de Baracoda, explique les raisons de ce surcoût et les solutions possibles pour rendre les modèles d’IA plus efficaces en français.
- En moyenne, en français, il faut deux tokens par mot.
- Le français est plus inefficace que l’anglais pour parler aux machines.
- Il va falloir réentraîner les modèles, ce qui est très, très coûteux.
- Consommer plus de tokens, c’est consommer plus d’énergie, plus de GPU, plus de hardware.
=================================
Pour qu’un ordinateur comprenne une langue, il faut la découper en petits morceaux appelés tokens. Or, les modèles de langage sont généralement plus efficaces dans les langues sur lesquelles ils ont été entraînés. En anglais, un token correspond souvent à un mot, tandis qu’en français, il faut en moyenne deux tokens par mot. Nos accents, nos accords et les particularités de notre grammaire rendent cette tokenisation moins efficace. À cela s’ajoute un déséquilibre dans les données d’entraînement disponibles : les corpus anglophones sont beaucoup plus importants.
Les grandes entreprises qui proposent des modèles d’IA facturent souvent leur utilisation au token. Notre étude montre que le surcoût varie selon les modèles : environ 30 % pour GPT-5 dans nos mesures, 45 % pour Claude et 56 % pour Qwen, par rapport à l’anglais. Pour Mistral, nous avons mesuré un surcoût de 31 %. Ces chiffres sont des moyennes. Pour une entreprise qui multiplie les conversations et les projets d’IA, cette différence peut peser sur les coûts, mais aussi sur la consommation de ressources informatiques et d’énergie.
Il faut agir dès la conception des modèles, notamment au niveau de la tokenisation, avant l’entraînement. Réentraîner un modèle coûte très cher, et les corrections réalisées après l’entraînement ne permettent d’améliorer la situation que marginalement. Chez Baracoda AI Labs, nous avons développé une deuxième version de notre encodeur, Baracoda FR2, qui ramène le surcoût à 12 % par rapport à l’anglais. Nous testons également notre approche sur les 24 langues de l’Union européenne. Il est possible de faire beaucoup mieux, sans pour autant transformer le français en langage SMS.
L’efficacité des modèles a un coût économique et énergétique. L’Europe ne dispose que d’une part limitée des capacités de calcul nécessaires, et les entreprises consomment de plus en plus de tokens avec leurs projets d’IA. Pour les langues régionales et moins représentées, comme le breton, le corse ou le créole haïtien, le surcoût peut atteindre deux à trois fois celui d’une langue mieux prise en charge. Il faut donc investir dans des environnements d’entraînement adaptés et faire de l’efficacité dans les langues nationales un critère de choix des solutions d’IA. Sans cela, nous risquons de marginaliser certaines langues dans le monde numérique.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 10.10.2026 à 06:00
.L’IA freine l'emploi des jeunes, selon une étude : vrai ou faux ? • Mistral lance son gros chat • OpenAI bouscule la recherche en mathématiques • Amazon mise sur Alexa+ pour relancer ses tablettes • Les contenus générés par IA désormais marqués • Sam Altman : il faut accepter les risques de l'IA • Parler français à l'IA alourdit la facture • Un site pour aider à utiliser l'IA
⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici
===============
Une étude de HEC et de la Banque de France met en évidence une baisse des embauches de jeunes en CDI dans les métiers les plus exposés à l’IA générative. Mais les travaux internationaux ne convergent pas tous, et la responsabilité exacte de l’IA reste difficile à isoler du contexte économique. Une question se pose déjà : comment former les experts de demain si les entreprises recrutent moins de débutants ?
Avec Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk », la pépite française entend démontrer qu’elle reste dans la course aux grands modèles de langage. Destiné notamment aux entreprises, ce modèle mise sur le code, les usages spécialisés et la souveraineté numérique, même si ses performances face aux concurrents américains et chinois restent contrastées.
Le moteur de recherche écologique Ecosia abandonne les modèles de Mistral au profit d’autres solutions, notamment chinoises. Qualité, rythme de développement et choix énergétiques alimentent une décision qui interroge aussi la cohérence des arguments environnementaux avancés.
François Ruffin souhaite un moratoire sur les centres de données extra-européens en France. Derrière les questions d’énergie, d’environnement et de souveraineté, une difficulté apparaît : certains projets associent investisseurs étrangers et acteurs français, qui pourraient également pâtir de restrictions.
OpenAI publie des centaines de manuscrits produits par une IA, avec des résultats annoncés sur des problèmes mathématiques difficiles. Ces travaux ouvrent des perspectives spectaculaires, mais leur validation, leur originalité et la capacité des chercheurs à les examiner suscitent des débats. L’épisode revient sur ce que ces annonces pourraient changer pour la recherche.
Amazon dévoile une nouvelle gamme de tablettes intégrant son assistant IA Alexa+, avec notamment un modèle doté d’un écran à texture papier. Le passage à Android et l’accès aux applications du Google Play Store marquent un changement de stratégie pour concurrencer l’iPad et les autres tablettes du marché.
Avec Bruno Guglielminetti, du podcast Mon Carnet, nous décryptons les dispositifs de marquage et de détection des contenus générés par intelligence artificielle. Des images aux textes, ces outils apportent des indices, mais ne permettent pas toujours de distinguer une production entièrement automatisée d’un travail repris et validé par un humain. Les usages des journalistes, des députés et des avocats illustrent surtout l’importance du contrôle éditorial.
Sam Altman estime que la société doit accepter certains effets négatifs de l’intelligence artificielle, tout en se protégeant des scénarios extrêmes. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, le débat porte sur l’équilibre entre innovation, responsabilité et diffusion des outils les plus puissants. Une position audacieuse ou un discours trop commode pour les entreprises qui développent l’IA ?
Thomas Serval, fondateur de Baracoda et de Baracoda AI Labs, explique comment le découpage des langues en tokens désavantage le français par rapport à l’anglais. Pour les entreprises facturées à l’usage, cette différence peut augmenter sensiblement le coût des échanges avec les modèles. Son étude explore aussi des pistes pour réduire ce déséquilibre.
Solène Gransard-Delamarche, créatrice de Deklik, présente une plateforme qui accompagne les débutants à partir de besoins concrets : préparer des menus, exploiter une photo de son frigo ou rédiger un compte rendu de réunion. Les fiches proposent un parcours pas à pas, avec un accès gratuit limité et une formule payante. Elle raconte également comment elle a construit ce service sans coder, avec Nanocorp.
Liens utiles
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
mis en ligne le 09.10.2026 à 06:00
.Les contenus générés par IA deviennent progressivement identifiables · Sam Altman assume une vision plus tolérante des risques de l’IA · Mistral dévoile son nouveau modèle Large 4 allias "Le Chonk" · La Norvège veut encadrer les lunettes connectées · Apple mise sur le design et les produits · Hommage à Margaret Hamilton pionnière du logiciel Apollo.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
===============
Google étend SynthID pour permettre d’identifier plus largement les contenus générés par IA, tandis qu’OpenAI prépare un filigrane invisible pour les textes produits par ChatGPT dans l’Union européenne. Mais ces dispositifs restent imparfaits : une réécriture humaine peut modifier ou faire disparaître le signal, ce qui relance la question de la frontière entre création assistée par IA et création humaine.
Le débat dépasse largement la technique : écrivains, journalistes, avocats et responsables politiques utilisent déjà ces outils, parfois ouvertement, parfois beaucoup moins. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, le véritable enjeu est surtout de savoir où placer la responsabilité humaine lorsqu’une machine participe à la production d’un contenu.
Sam Altman estime que la société devra accepter certains effets négatifs de l’IA pour éviter que les modèles les plus puissants restent concentrés entre les mains de quelques entreprises. Une position jugée audacieuse par Jérôme Colombain, qui compare cette situation aux risques historiques liés à l’automobile ou aux véhicules autonomes.
Bruno Guglielminetti se montre beaucoup plus sceptique et soupçonne OpenAI et ses concurrents de préparer aussi leur discours face à leurs futurs investisseurs. Les deux chroniqueurs s’accordent néanmoins sur un point : les promesses de l’IA doivent être mises en balance avec ses risques réels et avec la question essentielle du contrôle humain.
Les performances des modèles d’IA dans les mathématiques franchissent de nouveaux seuils, au point de faire émerger une question vertigineuse : que se passera-t-il lorsque des systèmes artificiels produiront des résultats scientifiques que les humains pourront ensuite revendiquer ou publier ? Les progrès posent déjà des problèmes de propriété intellectuelle et d’attribution, avec la perspective d’une recherche scientifique où l’agent IA deviendrait un véritable partenaire de découverte.
Mistral dévoile Large 4, surnommé « le Chonk », un modèle multimodal à plus de 1 000 milliards de paramètres destiné avant tout aux entreprises et aux usages industriels. Cybersécurité, finance, ingénierie et souveraineté numérique constituent les principaux terrains de jeu de ce nouveau modèle à poids ouverts.
Pour Mistral, l’enjeu dépasse cependant la seule course aux modèles : l’entreprise investit massivement dans ses propres infrastructures de calcul en Europe. Le nouveau modèle illustre ainsi une stratégie à deux jambes, combinant développement de modèles et maîtrise de la puissance de calcul nécessaire à leur exploitation.
La Norvège envisage une interdiction temporaire des lunettes connectées capables de filmer ou d’enregistrer dans certains lieux publics, notamment pour éviter que des personnes soient captées à leur insu. L’objectif serait surtout de prendre le temps de construire un cadre réglementaire adapté à ces appareils beaucoup plus discrets qu’un smartphone.
Au Canada, Bruno Guglielminetti rappelle que les règles existantes concernant les téléphones peuvent déjà s’appliquer aux lunettes connectées dans de nombreux lieux publics. Jérôme Colombain défend de son côté une approche ciblée, qui permettrait de préserver les usages journalistiques ou documentaires sans transformer ces lunettes en technologie interdite par principe.
Avec l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, l’entreprise semble vouloir remettre le design industriel et la fabrication des produits au centre de sa stratégie. La réorganisation des équipes de design et l’arrivée du designer français Julien Renaud témoignent d’une volonté de rapprocher davantage la création des contraintes concrètes de l’ingénierie.
Cette orientation évoque un retour à certaines méthodes de l’ère Steve Jobs, après une période où Tim Cook a davantage incarné l’excellence opérationnelle, la chaîne logistique et le développement de l’écosystème Apple. Les futurs projets de maison connectée seront particulièrement scrutés, notamment parce qu’Apple devra composer avec un univers beaucoup plus ouvert et hétérogène que son propre écosystème.
Margaret Hamilton, décédée le 30 septembre à 90 ans, était l’une des grandes pionnières de l’ingénierie logicielle et a joué un rôle majeur dans le développement des logiciels des missions Apollo de la NASA. Son travail rappelle surtout qu’à l’époque des débuts de l’informatique, les femmes occupaient une place centrale dans la programmation.
Son parcours permet aussi de revenir sur une histoire souvent oubliée : celle d’une informatique longtemps considérée comme un domaine largement féminin avant sa professionnalisation et sa masculinisation progressive. Jérôme Colombain recommande à cette occasion la série For All Mankind, une uchronie qui imagine une conquête spatiale dans laquelle les femmes occupent une place déterminante.
Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti reçoit Louis Têtu, dirigeant de Coveo, entreprise canadienne spécialisée dans l’IA appliquée notamment au commerce électronique et aux grandes organisations internationales. Il revient également sur Montréal Connect, rendez-vous consacré au numérique, à l’IA et aux collaborations entre acteurs de la francophonie technologique.
Dans Monde Numérique, Jérôme Colombain s’intéresse à une étude de Thomas Serval et de Baracoda AI Labs consacrée au coût du français dans les grands modèles de langage. Selon leurs travaux, le français peut nécessiter davantage de tokens que l’anglais pour exprimer une même information, ce qui peut avoir un impact direct sur le coût des usages professionnels de l’IA facturés au token.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.