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12.12.2025 à 16:31

L’Accord de Paris a 10 ans : Ce qui a avancé, ce qui doit changer

Mark Raven

Texte intégral (1207 mots)

Par Anne Jellema, directrice exécutive, 350.org

Il y a dix ans, l’Accord de Paris a marqué un tournant dans la lutte de l’humanité pour une planète viable. Pour la première fois, les dirigeant·e·s du monde entier ont convenu de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Ce résultat n’a pas été uniquement le fruit du travail des gouvernements, mais aussi de la mobilisation de millions de personnes : leaders autochtones, communautés en première ligne des impacts climatiques, jeunes, militant·e·s pour la justice climatique, scientifiques, groupes confessionnels et de nombreux autres acteurs et actrices qui ont refusé de se résigner face au changement climatique.

Ce que ces personnes ont accompli va bien au-delà des mots qui ont été couchés sur le papier. Avant Paris, nous étions sur une trajectoire de réchauffement climatique de 3,5 degrés, un niveau qui aurait rendu une grande partie de la Terre littéralement inhabitable. Dix ans plus tard, les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris ont permis de ramener ce chiffre à 2,5 degrés. C’est encore beaucoup trop élevé, mais cela signifie que nous avons une chance de combler l’écart.

En fait, l’aspect le plus important de l’Accord de Paris n’est pas ce que les gouvernements ont promis de faire et n’ont pas réalisé, mais les horizons qu’il a ouvert et ce que le pouvoir citoyen a accompli. Le plus important est le chemin que nous avons parcouru, car cela nous donne le courage et l’espoir de nous battre jusqu’au bout.

À l’échelle planétaire, les gens se détournent des énergies fossiles coûteuses et polluantes. Les énergies solaire et éolienne sont désormais les formes d’énergie les moins chères dans la plupart des pays, et si les gouvernements ne les mettent pas à la disposition de leurs citoyen·ne·s, ces dernier·e·s s’en chargent. En l’espace de seulement deux ans, le nombre d’installations solaires sur les toits a quadruplé au Pakistan et plus que triplé en Afrique du Sud, et des coopératives énergétiques voient le jour partout dans le monde. Des pipelines destructeurs ont été stoppés, des centrales à charbon fermées. L’incroyable mouvement de désinvestissement, lancé par 350.org, a permis de soustraire des milliers de milliards de dollars de l’industrie des énergies fossiles, tandis qu’une nouvelle économie verte, créatrice d’emplois, prend son essor partout où les responsables politiques ont la vision nécessaire pour la soutenir. Au cours de ces dix dernières années, nous avons repensé et proposé une alternative pour un avenir plus propre et plus juste.

La question n’est plus de savoir si nous pouvons changer de cap : depuis l’accord de Paris, cette transformation est déjà en marche. La question est de savoir si nous sommes prêt·e·s à changer de cap suffisamment rapidement pour protéger un avenir digne pour tou·te·s. Cela signifie une sortie rapide et équitable du charbon, du pétrole et du gaz. Cela signifie que les plus gros pollueurs – entreprises comme nations – paient enfin pour les dommages déjà causés par leurs émissions, et que ces fonds parviennent à celles et ceux qui souffrent le plus. Cela signifie reprendre le contrôle de la démocratie prise en otage par les mouvements d’extrême droite qui utilisent la peur et la division pour protéger les pollueurs. Mais surtout, cela signifie que le mouvement climat se concentre sur les besoins, les aspirations et le leadership de celles et ceux qui sont en première ligne des impacts climatiques: les mères, les travailleurs et travailleuses, et les personnes âgées qui subissent inondations et sécheresses, souffrent de la mauvaise qualité de l’air, des vagues de chaleur et de factures d’énergie hors de prix, ainsi que les enfants qui pourraient ne pas avoir d’avenir pour lequel se battre si nous n’agissons pas assez rapidement.

L’accord de Paris a été un exemple de coopération internationale. La décennie qui a suivi nous a montré ce que l’action citoyenne peut accomplir. Nous devons maintenant unir ces forces et faire en sorte que les prochaines années soient marquées par une transformation décisive, collective et rapide de nos systèmes de production, de consommation et de mobilité.

L’année 2026 offre de véritables opportunités politiques pour faire un pas de géant: l’initiative de feuille de route mondiale lancée lors de la COP30 et le regain d’intérêt international pour une sortie des énergies fossiles ouvrent de nouvelles perspectives pour un multilatéralisme efficace et ambitieux, ainsi que des mesures concrètes pour que le monde dise enfin adieu au pétrole, au gaz et au charbon.

La vérité est simple : notre avenir n’est pas encore écrit. Et ensemble, nous avons le pouvoir d’écrire un avenir ancré dans la justice, le courage et l’espoir. Mais nous n’avons pas le luxe d’avoir une autre décennie devant nous. C’est maintenant qu’il faut agir.

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09.12.2025 à 11:04

10 victoires du mouvement climat en 2025

sorayafettih

Texte intégral (3854 mots)

Notre rétrospective de fin d’année de mouvement qui a refusé de rester les bras croisés

Si 2025 a bien prouvé quelque chose, c’est que ce sont les gens comme vous et moi, et non les politiques, qui luttent avec courage et audace contre la crise climatique. Partout dans le monde, les communautés se sont mobilisées alors que leurs gouvernements ne se montraient pas à la hauteur : en bloquant des pipelines destructeurs, en développant des solutions d’énergie renouvelable, en défendant leurs terres et en exigeant la justice.

Chez 350.org, c’est justement cette énergie qui a été la colonne vertébrale de notre travail. Découvrez nos victoires de cette année qui démontrent ce qu’il est possible de réaliser lorsque des gens ordinaires agissent avec un courage extraordinaire :

1. Former les leaders d’aujourd’hui et de demain pour le climat

En avril, nous avons réuni au Brésil plus de 200 militant·es venant de plus de 70 pays lors du rassemblement Notre énergie renouvelée : cinq jours de formation approfondie, de stratégie et de construction de mouvements qui ont donné naissance à de nouvelles campagnes et à des projets énergétiques communautaires à travers le monde. Les participant·es ont également remis une lettre au président de la COP30 à Brasilia, exigeant qu’une transition énergétique juste soit au cœur des négociations climat de l’ONU de cette année. Même la ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, s’est jointe à la clôture de cet événement, un signal fort que les citoyen·nes façonnent l’agenda politique en matière de climat.

Plus de 200 militant·es pour le climat venant de plus de 70 pays avec la ministre brésilienne de l’Environnement et du Changement climatique, Marina Silva, lors du rassemblement “Notre énergie renouvelée” au Brésil. Crédit photo : Kathleen Lei Limayo

En réalité, nous avons formé plus de 19 000 personnes tout au long de cette année, dont beaucoup ont déjà lancé de nouvelles campagnes, mis en place des projets d’énergie renouvelable et organisé des actions dans leurs communautés. Ce réseau de leaders qui prend de plus en plus d’ampleur, contribue à asseoir le pouvoir dont nous avons besoin sur le long-terme pour changer nos systèmes énergétiques en profondeur.

2. Une vague mondiale d’actions qu’aucun dirigeant n’a pu ignorer

En septembre, nous avons mobilisé plus de 210 000 personnes à travers plus de 600 actions menées dans plus de 85 pays. Nous nous sommes levés pour dire stop aux inégalités, à la cupidité des énergies fossiles et à l’injustice climatique, créant ainsi une ligne rouge de résistance dépassant les frontières et impliquant des mouvements de tous les continents. Ensemble, nous avons transformé les rues, les plages et les communautés en puissants espaces d’expression, d’art, de musique, de défi tout en veillant à ne laisser personne de côté : des rassemblements en Afrique du Sud aux flottilles de canoës en Amazonie, en passant par les marches des mouvements de jeunesse en Indonésie. Nous avons exigé des dirigeants du monde entier qu’ils fassent de 2025 un tournant pour accélérer l’action climatique, notamment lors de la COP30 à Belém, au Brésil.

Des communautés se sont rassemblées à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour dire stop à la corruption, l’injustice énergétique et la mainmise des entreprises fossiles. Crédit photo : Ihsaan Haffejee

3. Mettre l’humain au coeur des négociations internationales sur le climat

Deux mois plus tard, notre détermination était intacte à l’occasion de la COP30 à Belém pendant laquelle nous avons fait notre possible pour permettre aux peuples autochtones, aux communautés traditionnelles, aux personnes en première ligne des impacts climatiques, aux jeunes, aux activistes et aux citoyen·nes d’influencer les négociations internationales sur le climat. Qu’il s’agisse de mettre à l’agenda une première feuille de route pour la sortie des énergies fossiles (un plan basé sur des données scientifiques et soutenu par près de 90 pays) ou de déployer des banderoles, d’organiser des actions et des rituels traditionnels dans la zone officielle de négociations, nous avons tout fait pour dénoncer le manque d’ambition, de financement et de justice de la part des leaders politiques.

À l’extérieur des salles de négociations, nous avons également fait monter la pression en défilant aux côtés de 70 000 personnes lors de la Marche des peuples, en soutenant nos partenaires autochtones qui ont obtenu du gouvernement brésilien, après des décennies de combat, la délimitation de 10 nouveaux territoires autochtones au Brésil, et en participant à une parade nautique puissante pour réclamer une énergie propre pour tou·tes. Même si le dispositif de sécurité a été renforcé pendant le sommet, nous avons défendu le droit de manifester pacifiquement, un engagement que nous continuerons d’exiger lors de la COP31 en Turquie l’année prochaine. La protection de l’espace civique sera essentielle pour garantir que ce soient bien les communautés, et non les entreprises, qui façonnent la transition à venir.

Marche des peuples à Belém, au Brésil, le 15 novembre 2025, avec une cérémonie d’enterrement des énergies fossiles. Crédit photo : Artyc Studio

Notre plaidoyer a contribué à l’inclusion du mécanisme d’action de Belém (BAM) dans le texte final de la COP30 : un nouveau cadre pour guider la transition énergétique centré sur les besoins des travailleurs et travailleuses, des peuples autochtones et des communautés en première ligne des impacts climatiques. La Colombie a fait preuve de leadership en annonçant qu’elle co-organiserait avec les Pays-Bas la première conférence internationale pour une transition juste hors des énergies fossiles l’année prochaine : un espace avec le potentiel de transformer la dynamique politique observée à Belém en plans concrets bénéficiant d’une véritable coopération internationale.

Au-delà de faire bouger les lignes en matière d’action climatique mondiale, nous avons également obtenu des avancées majeures dans les régions où nous travaillons :

4. Mettre fin aux projets polluants d’énergies fossiles en Afrique de l’Est

Grâce aux efforts de la coalition StopEACOP, dont nous faisons partie, et à des actions à l’échelle du continent africain telles que la semaine d’actions “Kick Total out of Africa”, nous avons convaincu plus de 40 banques et plus de 30 compagnies d’assurance à se retirer du projet d’oléoduc en Afrique de l’Est le plus destructeur de la région (EACOP). Dépourvue de financeurs, TotalEnergies a été contrainte d’autofinancer 90% du projet, ce qui a entraîné d’importants retards et des coûts supplémentaires de plusieurs milliards. Alors que notre combat pour mettre définitivement fin à ce projet se poursuit, les communautés d’Ouganda et de Tanzanie disposent désormais d’une base plus solide pour lutter en faveur d’un avenir juste et renouvelable.

Spectacle de rue condamnant les activités de TotalEnergies en Afrique, organisé par des militant·es au Bénin pendant la semaine d’actions « Kick Total Out Of Africa ». Crédit photo : 350.org

5. Des factures d’énergie réduites aux États-Unis

En collaboration avec 117 groupes locaux, nous avons fait pression sur des entreprises fournissant de l’énergie pour qu’elles cessent de répercuter sur les clients les coûts cachés du lobbying en faveur des énergies fossiles. Dans l’État du Maryland, nous avons contribué à interdire aux entreprises énergétiques de facturer aux ménages les sommes dues par les entreprises fossiles, permettant ainsi aux habitant·es d’économiser au total 3 millions de dollars par an. Pour les familles peinant déjà à honorer des factures en hausse, cette victoire a été un réel soulagement et ouvre la voie à un système énergétique renouvelable et juste.

Des militant·es pour le climat ont mené des actions à travers les États-Unis cette année pour exiger une énergie renouvelable équitable, sûre, propre et abordable pour tou·tes. Crédit photo : Survival Media Agency 350PDX PUSH Buffalo 350 New Hampshire Action

6. Garantir la justice climatique et mettre fin aux projets énergétiques destructeurs en Amérique latine

Nous avons travaillé d’arrache-pied pour organiser et renforcer le pouvoir citoyen afin de transformer en profondeur la politique énergétique à travers toute la région. Au Brésil, nous avons obtenu un tarif social de l’électricité qui réduit voire élimine les factures de millions de familles, notamment parmi les populations autochtones, quilombolas et les ménages à faibles revenus. En Colombie, nous avons contribué à obtenir une décision judiciaire historique exigeant la participation des communautés à la fermeture des mines, ce qui constitue une avancée majeure pour la justice environnementale dans les Andes et en Amazonie. Ces victoires protègent des écosystèmes essentiels, élargissent l’accès à l’énergie pour des millions de personnes et défendent le droit des populations à décider de l’avenir de leurs territoires.

Des leaders autochtones défilent à Belém, au Brésil, pendant la COP30 pour réclamer une réelle justice climatique et énergétique. Crédit photo : Hugo Duchesne

7. Faire entendre la voix des jeunes dans la politique climatique nationale au Bangladesh

Début janvier, nous avons déclaré 2025 « l’Année des CDN populaires » (CDN est l’abréviation de Contribution Déterminée au niveau National qui désigne les plans d’action climatique des pays) et avons lancé une pétition qui a récolté plus de 20 000 signatures. Grâce à l’initiative Youth4NDCs, nous avons mobilisé plus de 10 000 personnes à travers le Bangladesh par le biais de consultations, de dialogues et d’ateliers de renforcement des capacités. Nous avons touché plus d’un million de personnes sur Facebook, faisant ainsi sortir les CDN des réunions à huis clos pour les mettre sous les feux de la rampe.

Pour la première fois, la dernière CDN du Bangladesh inclut deux pages entières sur la participation des jeunes. Cette reconnaissance officielle donne aux jeunes une place réelle à la table des décisions afin d’élaborer la transition vers une économie à faible émission de carbone du pays. Cela marque le début d’une nouvelle phase visant à garantir que ces engagements soient mis en œuvre, financés et suivis de près. Elle crée également un précédent fort pour les pays les plus durement affectés par le changement climatique à travers le monde en reconnaissant les jeunes comme des parties prenantes essentielles pour piloter l’action climatique.

Des jeunes du Bangladesh exhortent leur gouvernement à prendre de toute urgence des mesures pour le climat, et à les inclure dans la prise de décision. Crédit photo : StepUp 4 Tomorrow

8. Obtenir le soutien du grand public pour taxer les riches en France

Nous avons placé la justice économique et climatique au cœur du débat politique français. Alors que les inégalités se creusent, que les services publics sont mis à rude épreuve et que les reculs environnementaux se multiplient, nous avons, à travers notre campagne Taxons leurs milliards, poussé le Sénat à examiner la taxe Zucman : un impôt de 2 % sur les fortunes supérieures à 100 millions d’euros qui pourrait rapporter 15 à 25 milliards d’euros par an, une somme qui pourrait être investie dans l’action climatique et les services publics. Bien que la proposition ait été rejetée à une courte majorité (à seulement 30 voix près !), 65 000 personnes ont agi, de nombreux maires soutiennent désormais publiquement une fiscalité équitable et 86 % de la population française y est favorable. Ce travail crée aujourd’hui une dynamique en faveur de l’inclusion des impôts sur la fortune dans les prochains budgets nationaux, les élections locales et les débats européens plus larges sur la manière dont l’imposition des ultra-riches peut financer les logements sociaux, des moyens de transports propres, des énergies renouvelables et des services publics renforcés. Il n’y a pas de retour en arrière possible : les gouvernements européens ne peuvent plus se contenter de présenter les mesures d’austérité comme la seule voie possible et seront tenus responsables s’ils ne parviennent pas à taxer les super-riches qui détruisent la planète et alimentent les injustices sociales et économiques.

Le 12 juin 2025, nous nous sommes rassemblés à Paris devant le Sénat pour exiger que les milliardaires paient leur juste part d’impôts. Crédit photo : 350.org

9. Renforcer la culture énergétique et la démocratie en Turquie

En Turquie, les coopératives d’énergie renouvelable gérées par les communautés pourraient donner aux citoyen·nes un contrôle réel sur leur énergie, mais la plupart sont contraintes par des règles obsolètes. Pour changer cela, nous avons lancé Unite with the Sun, Empower the Future, une campagne ludique via laquelle les participant·es créent leur propre coopérative virtuelle, apprennent comment fonctionne le système énergétique et font pression sur le gouvernement pour qu’il mette en place des réformes qui permettraient à plus de 45 coopératives réelles de fonctionner. Parallèlement, nous avons publié de nouvelles études sur les avantages sociaux, économiques et environnementaux des coopératives, sur la manière dont le système énergétique turc empêche la propriété communautaire et sur les politiques qui pourraient enfin permettre à tou·tes d’accéder à une énergie propre, abordable et gérée localement. Nous avons également partagé les témoignages de coopératives telles que le modèle réussi de Çorum et la coopérative Kazdağları dirigée par des femmes qui bataille toujours pour démarrer sa production. Notre travail est déjà en train de faire évoluer le débat politique : un député d’Istanbul a utilisé nos conclusions pour demander officiellement la suppression des obstacles réglementaires lors de la session de la commission parlementaire du budget et de la planification. Petit à petit, nous ouvrons la voie à un système énergétique plus équitable et alimenté par les citoyen·nes en Turquie.

Des femmes, des leaders communautaires, des militant·es, des défenseurs et défenseuses de l’environnement et des communautés locales se sont réuni·es à Istanbul, en Turquie, lors de la mobilisation Draw the Line en septembre, pour réclamer la justice énergétique. Crédit photo : Caner Özkan / 350.org

10. Établir la référence mondiale pour un avenir 100 % renouvelable dans le Pacifique

Nous avons également mené cette année la campagne Pawa to the Ballot, afin d’aider les populations insulaires du Pacifique à exiger un climat sûr, l’accès aux énergies renouvelables, la sécurité de l’emploi et un véritable partenariat avec le Pacifique lors des élections fédérales de 2025 en Australie. Nous avons obtenu le soutien de plus de 10 000 personnes et avons fait en sorte que les dirigeant·es politiques de la région ne puissent plus ignorer les voix du Pacifique.

Puis, lors de la COP30, avec les ministres chargés du changement climatique du Vanuatu, de Tuvalu et d’Australie, nous avons lancé cette feuille de route pour faire du Pacifique la première région au monde alimentée à 100 % par des énergies renouvelables. Nous voulons qu’elle devienne une référence pour le monde et pour l’Australie, l’un des principaux exportateurs d’énergie fossile, qui co-pilotera la COP31 l’année prochaine.

Drue Slatter (troisième à partir de la gauche), responsable de la communication chez 350.org et militante pour le climat dans le Pacifique, a lancé le rapport « Powering Up the Blue Pacific » aux côtés du Premier ministre de Tuvalu et des ministres chargés du changement climatique du Vanuatu, de Tuvalu et d’Australie lors de la COP30, à Belém.

Grâce à ces victoires et à d’autres actions menées par des communautés, nous avons posé des bases solides pour que l’action climatique soit au cœur de l’agenda mondial. Et en 2026, nous intensifierons nos combats en Afrique de l’Est, en Afrique du Sud, au Brésil, au Japon, en Indonésie, en France, au Canada, en Turquie, dans le Pacifique et dans les Caraïbes en :

  • Veillant à ce que les fonds publics soient consacrés aux énergies propres, et non au charbon, au pétrole et au gaz
  • Tenant les grands pollueurs responsables des dommages qu’ils causent et en poussant les gouvernements à financer les énergies propres, l’adaptation et toutes les mesures nécessaires et urgentes pour protéger les populations
  • Faisant de l’accès et du contrôle de l’énergie propre et abordable un droit fondamental, partout dans le monde

La tâche qui nous attend est immense, mais le pouvoir que nous avons construit ensemble l’est tout autant. Et en 2026, nous sommes prêt·es à transformer ce pouvoir en victoires encore plus audacieuses.

 

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