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L’actualité de l’écologie dans un format minimaliste - Dir. de publication : Juliette Quef

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17.09.2026 à 14:21

Vert recrute : journaliste politique-écologie, journaliste extrême droite, journaliste carto-data… rejoignez notre équipe !

Vert

Texte intégral (841 mots)

Vert, c’est :

→ Un média généraliste qui a l’urgence écologique comme grille de lecture de l’actualité. Avec ses formats courts, simples et accessibles gratuitement, Vert veut permettre au plus grand nombre de comprendre les crises de notre époque et de savoir comment agir.

→ Un journal quotidien (et hebdo) envoyé sous forme de newsletter qui compte plus de 140 000 abonné·es.

→ Des comptes sur les réseaux très suivis (520 000 followers sur Instagram, 120 000 sur LinkedIn et Facebook mais aussi des comptes sur Youtube, TikTok, Bluesky, Threads, etc.).

→ Une production vidéo qui s’étoffe.

→ Un média indépendant financé par les dons de particuliers.

→ Une équipe de 17 salarié·es.

Nos offres disponibles

Nous recherchons :

→ Un·e journaliste sur l’extrême droite et l’écologie en contrat à durée déterminée d’octobre 2026 à juillet 2027 pour couvrir la campagne présidentielle et les élections législatives. Découvrez l’offre juste là.

→ Un·e journaliste politique/écologie en contrat à durée déterminée d’octobre 2026 à juillet 2027 pour couvrir la campagne présidentielle et les élections législatives. Plus d’infos ici.

Un·e journaliste carto/data en CDD. Récupérer les données pertinentes, savoir les interroger et les mettre en scène au mieux pour éclairer un large public et nourrir le débat démocratique : voilà la mission de celui ou celle qui rejoindra notre équipe. Le détail de l’offre ici.

Pourquoi c’est chouette de travailler à Vert ?

→ Vert est un média 100% indépendant qui vit des dons de ses lectrices et lecteurs. Pas d’actionnaires bizarres à qui rendre des comptes ou de publicités gênantes.

→ Vert est un média à impact. Vous contribuerez à bousculer le paysage médiatique avec un média qui a formé des centaines de journalistes, d’étudiant·es en journalisme et même de lycéen·nes. Vert a initié la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, nos journalistes interviennent régulièrement dans les grands médias, sont auditionnés par le Sénat, et nos informations sont régulièrement reprises en France comme à l’étranger.

→ Vert est un média ouvert sur son écosystème. Nous collaborons avec tout un tas de médias indépendants et traditionnels, ainsi qu’avec des associations, des festivals, ou des collectivités qui ont à cœur de faire le pont entre des acteurs souvent éloignés les uns des autres.

→ Vert est un média engagé dans la transformation de la société avec des valeurs fortes de sobriété et de solidarité. Nous avons par exemple pris position contre la montée de l’extrême droite, et nous sommes en faveur d’une société plus féministe, antiraciste et inclusive. Lisez notre manifeste.

→ Vert est un média en plein développement. L’équipe s’étoffe au fil des mois et le titre dispose d’une notoriété et d’un crédit croissants. Les prochaines années s’annoncent fastes et nous sommes porté·es par une communauté de lecteur·ices et de soutiens enthousiastes : le Club de Vert, les personnes qui nous soutiennent avec un don mensuel, compte déjà plus de 15 000 membres.

→ La direction porte une attention particulière aux conditions de travail des salarié·es, au respect de l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Par ailleurs, un environnement sain, des locaux sympas et une bonne ambiance nous semblent être les ferments d’une expérience professionnelle riche.

Pour candidater

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Le processus de sélection :

  • Si vous êtes pré-sélectionné·e, un premier entretien court par téléphone.
  • Exercice pratique.
  • Deuxième entretien en physique ou visio.
  • La décision sera prise début octobre pour une prise de poste dès que possible.

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    17.09.2026 à 11:30

    Laurence Huc, toxicologue : «Il y a une responsabilité collective dans chaque cas de cancer lié à l’environnement»

    Sophie Roland

    Texte intégral (1984 mots)
    Laurence Huc est toxicologue et directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). © Sophie Roland/Vert

    Que faire quand les alertes sanitaires dérangent ? En 2015, des familles installées à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), près de Nantes, sont confrontées à un drame : vingt-cinq enfants développent des cancers. Sept meurent. Les autorités concluent à l’absence de cause identifiable. Les familles, elles, s’interrogent sur des liens possibles des maladies de leurs enfants avec les pesticides.

    Elles sollicitent Laurence Huc, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle accepte de les aider dans leur quête de vérité.

    Des années d’expertises et d’omerta que la chercheuse raconte pour la première fois dans une bande dessinée Pesticides, leurs ravages sur la santé des enfants, qui sort ce jeudi aux éditions Les printanières. L’occasion pour cette toxicologue de décrypter le rôle ambigu des autorités sanitaires et des lobbies agro-industriels.

    Vert : Dans votre bande dessinée, vous racontez votre engagement aux côtés des familles pour élucider l’origine des cancers de leurs enfants. Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter de les aider ?

    Laurence Huc. Normalement, ce n’est pas quelque chose qui se fait car, en tant que scientifique, on doit garder ses distances. Mais, au final, je pense qu’on perd la motivation et l’envie de faire avancer la science de manière concrète et utile.

    Quand je suis arrivée à Sainte-Pazanne, je me souviens avoir vu un petit étang et un panneau sur lequel était écrit «Ne pas pêcher». Puis, à côté, près de l’école, on m’a dit : «Ah, c’était là où il y avait une ancienne usine de traitement de bois». Il y avait aussi des soutes à déchets qui ont été enterrées et des lignes à haute tension qui passent sous l’école. Et, juste à côté, un épandage de pesticides dans les zones de marécage. Là, je me dis, «il y a quelque chose.»

    Quand je lis l’étude épidémiologique qui conclut qu’il n’y a pas de cluster de cancers pédiatriques, donc pas de problème sanitaire, ni besoin de mesure environnementale ou de suivi, je me dis que ce n’est pas possible. Plusieurs sources de substances cancérigènes œuvrent ensemble, pourquoi n’arrive-t-on pas à établir les causes ? C’est qu’on y met quand même beaucoup de mauvaise volonté ! Le problème n’est pas la complexité des causes, mais de ne pas vouloir en parler ni d’aller les chercher.

    Selon vous, qu’est-ce qu’il aurait fallu faire pour protéger les enfants ?

    Comme il y avait une multitude de causes potentielles, il aurait fallu mettre tous les acteurs autour de la table pour discuter, négocier des rachats de terres agricoles, mettre des distances de protection par rapport aux exploitations agricoles ou aux lignes à haute tension, et même déplacer l’école. C’est d’ailleurs ce qu’avaient demandé les parents, mais les autorités ne les ont jamais écoutés.

    Quelles leçons tirez-vous de cette histoire dramatique ?

    C’est qu’on n’agit pas assez car on veut protéger des intérêts économiques. On ne remet pas en question nos modes de consommation et de production et la facture est salée pour les enfants. La responsabilité collective n’est jamais prise en compte dans ces drames, les familles sont isolées mais, en fait, il y a réellement une responsabilité collective dans chaque cas de cancer lié à l’environnement. Dans 90% des cas, ce n’est pas génétique.

    Vous pensez qu’aujourd’hui il y a d’autres clusters pédiatriques comme celui de Sainte-Pazanne ?

    Il y a d’autres clusters avérés d’un point de vue scientifique, mais pas toujours validés par Santé publique France : dans la zone de la Rochelle, dans le Jura, en Normandie… Maintenant, comme je suis un peu identifiée sur ces enjeux-là, des familles me contactent et me disent : «Là, il y a tant de cancers, c’est bizarre, il faudrait venir voir et enquêter.» Je reçois des mails régulièrement. Ce qui se passe à Sainte-Pazanne est peut-être répliqué dans plein d’endroits en France !

    La vie des familles de Sainte-Pazanne a basculé, certaines se sont même engagées en politique comme vous le racontez dans votre livre. Pourquoi ?

    Les familles ont eu le sentiment que les institutions censées être garantes de la santé publique les ont abandonnées. Vous savez, la maman d’Alban a quand même dû dire à son fils que, d’après les statistiques officielles, il n’y avait pas plus de cancers à Sainte-Pazanne qu’ailleurs ! Pourtant, Alban a enterré deux de ses amis d’école, il a accompagné l’un de ses meilleurs amis en chimiothérapie. Moi, mon fils n’a jamais vécu ça !

    «Pesticides, leurs ravages sur la santé des enfants», Laurence Huc, Marguerite Boutrolle, Sophie Caron, Les printanières, septembre 2026, 171 pages, 22,90€.

    Ces familles ont donc bien compris où étaient les blocages et se sont dit : «Notre démocratie sanitaire, nous allons la construire nous-mêmes.» D’abord, elles ont créé leur association Stop aux cancers de nos enfants, puis certains parents se sont présentés aux dernières élections municipales. Six membres de l’association ont été élus sur la liste majoritaire et l’un d’entre eux est désormais maire de la commune. Dimanche dernier, à l’occasion de l’opération Septembre en or, la nouvelle municipalité a organisé pour la première fois une journée de sensibilisation aux cancers pédiatriques.

    Ces familles ont même créé un institut citoyen de recherche assez inédit que vous avez accepté de présider. Pourquoi ?

    Ces familles ont lancé cet Institut citoyen de recherche et de prévention en santé environnementale, porté par Stop aux cancers de nos enfants et d’autres associations comme le Collectif des victimes des pesticides de l’Ouest. Son objectif est de lancer des études. Et c’est le conseil scientifique composé de plusieurs chercheurs dont moi-même qui construit le programme de recherche. En tant que scientifique, c’est super. On est au service des citoyens et c’est un modèle où je vais leur apporter des réponses concrètes.

    Il y aussi un conseil d’administration avec des acteurs économiques, des élus et une chambre d’agriculture qui appartient à la FNSEA qui sont très favorables aux recherches que nous menons. Nous arrivons à les toucher car la santé des enfants permet aussi de faire tomber certains masques idéologiques.

    Notre gros projet, c’est de faire ce qu’on appelle une cohorte d’enfants sur le territoire et de mesurer chez eux tous les polluants présents dans leur corps. Nous avons identifié des pesticides, des PFAS, des métaux et des hydrocarbures. Nous allons faire une campagne au printemps et à l’automne pour pouvoir comparer et nous aurons des réponses en 2028.

    Dans le même temps, nous sommes dans un contexte de retour de certains pesticides, comme l’acétamipride dans la loi d’urgence agricole. Vous avez un regard très sévère sur cette loi, pourquoi ?

    Je trouve ça d’un cynisme absolu. Surtout qu’il y avait quand même des décisions claires qui ont été prises. En 2007, il y a eu le Grenelle de l’environnement, le programme ÉcoPhyto qui planifie la réduction de l’usage des pesticides. C’était des engagements pris sur la base de connaissances scientifiques fortes, à savoir qu’il fallait sortir des pesticides pour protéger la biodiversité, la santé humaine, et la santé des travailleurs en particulier.

    «Nous sommes dans une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques.»

    Donc quand on remet en question tout ça et qu’on sent que ça «bidouille» de tous les côtés sur des normes, sur des reconsidérations sur la toxicité, ce sont de fortes régressions. Nous sommes dans une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques.

    C’est quoi le risque d’une démocratie qui n’écoute pas ses scientifiques ?

    Cela fait perdre beaucoup de sérénité quand on travaille, comme moi, sur ces sujets-là. Je ne sais pas trop les consignes que vont avoir l’Inrae et l’Inserm sur les enjeux de santé environnementale et de changement agricole dans les mois qui viennent et après les élections. Mais quand on voit ce qui se passe aux États-Unis avec le licenciement de certains scientifiques sur les enjeux de santé environnementale et de climat, on se pose des questions.

    Quelle serait la mesure essentielle qu’un.e président de la République devrait prendre en mai 2027 ?

    Si je dois donner une mesure, c’est de prévoir un budget pour sortir tous les agriculteurs du modèle conventionnel intensif. J’ai récemment relu «Champs de bataille», le travail d’enquête de la journaliste Inès Lérault. On voit que lorsque l’État a voulu imposer le modèle d’agriculture intensive, il a mis les moyens. Je ne dis pas qu’il faut faire un modèle avec la même violence que dans les années 1960, mais cela montre qu’à partir du moment où il y a eu la volonté politique, on peut réussir à faire bouger les choses.

    La qualité du futur ou de la future présidente de la République, c’est de prendre en compte les connaissances scientifiques qui sont là, les connaissances citoyennes aussi et de mettre en place cette fameuse sortie des pesticides qui est préconisée par de nombreux rapports. Il y a plein de scénarios viables qui montrent que la planète ne va pas mourir de faim si on sort des pesticides. Il y a des solutions à mettre en place et à encourager.

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    17.09.2026 à 06:30

    Stéphane François, politiste : «Le Rassemblement national n’a toujours pas de réel volet écologique dans son programme»

    Théo Mouraby

    Texte intégral (1297 mots)
    Lors de son discours de rentrée politique à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a attaqué le Zéro artificialisation nette (Zan), une «norme idéologique» selon elle. © Philippe Magoni/AFP

    Il y a des sujets sur lesquels le Rassemblement national (RN) ressasse inlassablement ses obsessions (immigration, sécurité, priorité nationale…). Et d’autres sur lesquels le parti d’extrême droite ne prend la parole que quand il y est obligé, comme lorsque le réchauffement climatique ne peut plus être ignoré. En début d’été, alors que le pays étouffait sous les températures caniculaires, des cadres du RN – dont certain·es tiennent régulièrement des propos climatosceptiques – avaient surpris tout le monde en faisant volte-face sur le climat. Elles et ils reprochaient au gouvernement de ne pas avoir écouté plus tôt les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

    Ces préoccupations climatiques semblent absentes de l’esprit de Marine Le Pen, ce dimanche. Sous le crachin de son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la candidate à la présidentielle a fait sa rentrée politique presque sans un mot sur l’été exceptionnel que la France vient de vivre.

    Plus fidèle à ses fondamentaux, elle a fustigé «une écologie devenue insensée» et promis la suppression d’une «norme idéologique» : l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), qui vise à limiter la bétonisation des sols. Elle a aussi promis la fin de l’obligation du diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements, pour le transformer en «un simple élément indicatif». Sur la base du DPE, certaines «passoires thermiques» sont interdites à la location.

    Rien d’étonnant pour l’historien et politiste Stéphane François, auteur du livre Les Vert-bruns. L’écologie de l’extrême droite française (Le Bord de l’eau, 2022). Dans cet entretien à Vert, le spécialiste de l’extrême droite explique que le RN parle d’écologie uniquement quand le sujet est inévitable dans l’actualité, notamment pendant les canicules. Le reste du temps, il ne propose aucune mesure forte sur le sujet, comme en ce début de campagne présidentielle.

    Marine Le Pen et le RN alimentaient depuis de nombreuses années un discours de méfiance contre le Giec. Pourquoi ont-ils changé de ton cet été ?

    Pour paraphraser Sigmund Freud, s’ils sont un peu moins critiques du Giec, c’est parce qu’ils prennent la réalité du changement climatique en plein visage, et ça fait mal. Dans ma région [les Hauts-de-France, NDLR], son électorat a été très touché ces dernières années : inondations, mouvements des sols argileux qui fissurent les habitations, puis les différentes canicules du printemps et de l’été. Il y a aussi de plus en plus d’agriculteurs qui se rapprochent du RN, notamment via la Coordination rurale, et qui sont victimes des sécheresses et des inondations.

    Est-ce que cela veut dire que le Rassemblement national a enfin pris conscience de l’urgence climatique ?

    Le Rassemblement national est un parti démagogique. Il l’a toujours été depuis sa fondation en 1972, sous le nom de Front national (FN). Il surfe sur une thématique parce que c’est dans l’actualité, mais rien ne bouge réellement sur le fond. Le RN n’a toujours pas de réel volet écologique dans son programme. Dans la brochure écologie de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2022, il n’y a pas d’écologie. Il y a un vague environnementalisme, comme la défense des paysages (contre les éoliennes) et la fermeture des frontières sur les plans agricole et industriel. Ce n’est pas du localisme au sens écologique du terme, c’est du protectionnisme et du nationalisme.

    «Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée.»

    Depuis quelques mois, il y a une petite évolution. Cet été, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé [députés RN de la Somme et du Loiret, NDLR] ont présenté le «plan clim» du RN – leur principale réponse au réchauffement climatique.

    Ce «plan clim» est-il une réponse à la hauteur des enjeux climatiques ?

    Ils répondent à un phénomène global par une solution inadaptée. Un climatiseur peut être utile, mais ça ne résout pas la question de l’origine de l’énergie et de la pérennisation d’un climat vivable. C’est du confort face au changement climatique, pas une politique écologiste.

    Dans un précédent entretien, vous disiez que «le RN développe ouvertement une anti-écologie assumée». Est-ce encore le cas ?

    L’anti-écologie est toujours là. Il y a toujours cette critique des partis et des militants écologistes. Pour eux, les écologistes restent des casse-pieds qui «nous» (c’est-à-dire leur électorat) empêchent de vivre comme «nous» voudrions vivre. On retrouve de nouveau la démagogie. 

    Dans les mairies conquises par le RN aux dernières élections municipales, on voit que les nouveaux maires ont arrêté la végétalisation des écoles, plus généralement des communes, ou abandonné les jardins coopératifs qui alimentaient les cantines scolaires. Ces éléments montrent que, dans les faits, ce parti n’a pas varié sur l’écologie. Pourtant au sein de l’extrême droite, il y a des militants écologistes au sens propre du terme. Et c’est intéressant parce que le RN pourrait s’en inspirer, mais il ne le fait pas.

    Est-ce que l’été qu’on vient de vivre et le manque de propositions du RN sur l’écologie peuvent avoir un effet sur son électorat ?

    Oui, cela peut avoir une incidence, car une partie de l’électorat RN est maintenant touchée par les conséquences du réchauffement climatique. Mais les études montrent que le discours identitaire, xénophobe, reste très fort dans les raisons du vote RN. Pendant très longtemps le FN, puis le RN, n’avait pas de volet écologique dans son programme – ce n’était pas porteur auprès de son électorat. Aujourd’hui, le RN incarne plutôt la défense des modes de vie et de pratiques traditionnelles, comme la chasse, la pêche ou la corrida.

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    17.09.2026 à 06:00

    Vert est signataire de l’Appel de la Presse libre : «Nous sommes du même camp, il est l’heure de rejoindre la presse indépendante»

    Collectif

    (490 mots)

    Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par intelligence artificielle (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail.

    Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, «on» choisit à leur place. Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.

    «Les médias indépendants ne comptent que sur vous»

    Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous. Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous.

    Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias libres pour défendre les libertés, nous vous lançons cet appel solennel et collectif. Vous seuls, lectrices et lecteurs, nous permettrez de ne pas être définitivement invisibilisés.

    Il ne s’agit pas de défendre nos petites chapelles mais le pluralisme des points de vue, c’est-à-dire, in fine, la démocratie, la liberté et l’égalité. Nous sommes du même camp. Rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! C’est l’heure.

    Les signataires : La Presse libre, Coop médias, Arrêt sur images, Basta, Blast, Cerise la coopérative, La Déferlante, Le Média, Le Poulpe, Le Syndicat de la presse pas pareille, Les Jours, Les utopiques, L’Iceberg, L’Observatoire des multinationales, Marsactu, Mediacités, Mediapart, Next, Politis, Qui vive, Reflets, Reporterre, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Socialter, Splann, Vert.

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