flux Ecologie

Mouvement international œuvrant à construire un monde où l’énergie renouvelable soutenue par les populations locales est accessible à tou.te.s.

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05.05.2026 à 12:31

Reprenons l’énergie en main et le pouvoir sur notre avenir !

Débora Gastal

Texte intégral (2601 mots)

TotalEnergies vient d’annoncer 5,4 milliards de dollars de bénéfices pour le seul premier trimestre 2026, en hausse de 50% par rapport à la même période l’an dernier. BP a de son côté empoché 3,2 milliards de dollars entre janvier et mars 2026, en très forte progression comparé au premier trimestre de 2025. Pendant ce temps, notre analyse révèle que la flambée des prix du pétrole et du gaz pourrait coûter aux ménages et aux entreprises jusqu’à 1 000 milliards de dollars d’ici fin 2026, si la guerre en Asie du Sud-Ouest (Moyen-Orient) se poursuit.

Ces entreprises n’ont pas mérité cet argent. Elles ont tiré profit de la guerre, d’un système à bout de souffle…et tout ça à nos dépens. Pendant que de trop nombreux civils sont tués en Iran, au Liban, en Palestine et au-delà, et que des familles aux quatre coins de la planète sont obligées de choisir entre se chauffer et se nourrir, les PDG des majors pétrolières, eux, ne se sont jamais aussi bien porté.

Ce n’est pas un accident. C’est exactement comme cela qu’un système accro aux énergies fossiles est censé fonctionner. Ces industries dépensent des milliards pour influencer des élu·es et financer la désinformation climatique avec un seul but en tête: maintenir nos sociétés dépendantes aux énergies fossiles. Et ça marche à merveille… pour eux.

À chaque guerre, chaque rupture d’approvisionnement, chaque coup de spéculation, les prix du pétrole, du gaz et du charbon s’emballent. Et à chaque hausse, c’est nous qui payons la facture. L’effet domino se ressent partout dans notre quotidien : alimentation, transport, logement. Et quand la crise climatique frappe, alimentée par ces mêmes combustibles, ce sont les communautés et les gouvernements qui absorbent le choc : aide d’urgence, logements à reconstruire, hôpitaux sous tension. Aucun de ces coûts ne figure dans le bilan financier des multinationales fossiles.

Nous payons. Ils encaissent. Ça suffit.

Partout dans le monde, des millions de personnes reçoivent des factures d’énergie ahurissantes et subissent en même temps une succession de catastrophes climatiques — inondations, sécheresses, incendies, canicules. Ce ne sont pas des crises séparées. Elles ont une seule et même cause : notre dépendance aux énergies fossiles. Mais une porte de sortie existe !

« Le constat est limpide : moins nous dépendons des fossiles, plus nous sommes protégé·es face à la volatilité des prix. Les renouvelables s’imposent désormais comme les sources d’énergie les moins chères tandis que les fossiles sont devenus synonymes d’instabilité chronique. Il est temps de faire payer les géants du pétrole et du gaz, et de rendre le pouvoir aux citoyen·nes. »Savio Carvalho, Directeur des campagnes et des réseaux, 350.org  

Le soleil et le vent sont gratuits. Une fois les installations construites, ils produisent de l’énergie sans nécessiter de carburant, sans susciter d’explosion des prix. Rien qu’en 2024, les renouvelables ont permis d’économiser 467 milliards de dollars de coûts liés aux énergies fossiles à travers le monde. La technologie existe. Ce qui manque, c’est la volonté politique de faire passer les intérêts des citoyen·nes avant ceux des gros pollueurs.

C’est précisément ce que « Nos factures, leurs profits- Reprenons l’énergie en main » veut changer.

Le 30 avril, nous avons lancé une grande campagne internationale pour en finir avec la dépendance aux fossiles et garantir l’accès à une énergie propre et abordable pour toutes et tous. Nos revendications adressées aux gouvernements sont claires : qu’ils cessent de verser de l’argent public dans les poches des entreprises de l’industrie fossile et l’investisse massivement dans les renouvelables, que les compagnies pétrolières paient enfin leur juste part via une taxe permanente sur les superprofits et profits; et que les systèmes énergétiques soient conçus pour servir les gens, pas les actionnaires. Aucune famille ne doit être laissée dans l’obscurité. Aucune communauté ne doit être exclue de la transition.

Une énergie propre et abordable n’est pas un privilège. C’est un droit. Nous avons suffisamment attendu. De Tokyo à Brasília, de Paris à Nairobi, nous sommes déjà dans les rues.

À travers le monde, on se soulève — voici nos premières actions :

🇫🇷 France — Des militant·es ont investi les abords d’une station-service TotalEnergies à Paris, avec de fausses pompes à essence déversant de l’argent directement dans les poches des actionnaires. Le lancement de Nos factures, leurs profits a eu lieu le jour de la publication des résultats financiers de TotalEnergies pour le premier trimestre trimestre 2026, avec une exigence claire : une taxe permanente sur les superprofits et profits des géants fossiles, dès maintenant.

Action devant une station TotalEnergies à Paris le 29 avril 2026 (Crédit photo: Rémy El Sibaïe/ 350.org)

 

🇯🇵 Japon — Des militant·es se sont rassemblé·es devant le bâtiment de la Diète nationale pour exiger du gouvernement qu’il mette fin aux subventions publiques aux énergies fossiles et au nucléaire, et investisse dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. Le Japon a droit à un avenir énergétique propre, sans attendre.

Action menée par l’équipe de 350.org Japon devant le bâtiment de la Diète nationale à Tokyo (Crédit photo: 350.org Japon)

 

🇮🇩 Indonésie — Une conférence de presse conjointe et des actions ont été organisées dans trois villes sous le cri de ralliement Yang merusak, yang bayar — faisons payer ceux qui détruisent. Il est temps de révéler le coût caché des énergies fossiles, de taxer les superprofits des géants du pétrole et du gaz et de rendre l’argent aux citoyen·nes.

Action menée devant le terminal pétrolier de Lombok en Indonésie (Crédit photo: Climate Rangers Nusa Tenggara Barat)

 

🇧🇷 Brésil — Une facture d’électricité géante a été déployée devant le Congrès national avec un message on ne peut plus clair : c’est ici que votre facture d’électricité chère et polluante prend source. La campagne Isso é da Sua Conta exige une énergie plus propre et moins chère de la part de chaque candidat·e en cette année électorale au Brésil.

Des militant·es brandissent une énorme facture d’électricité pour des énergies « chères et polluantes » devant le bâtiment du Congrès national au Brésil, exigeant des candidat·es aux élections des engagements à améliorer l’accès à une énergie propre et abordable (Crédit photo : Jhaimes Sousa)

 

🇿🇦 Afrique du Sud — Nous avons lancé la campagne Free Basic Electricity Now, à travers un webinaire mobilisant les communautés à l’approche des élections locales. Notre revendication est claire : la mise en place d’un niveau plancher d’électricité garanti dans chaque foyer. Personne ne devrait vivre dans l’obscurité simplement parce qu’il ne peut pas payer. L’électricité est un droit, pas un luxe.

 

🌊 Pacifique & les Caraïbes — Des représentant·es de communautés se sont rassemblé·es devant les sièges de compagnies pétrolières australiennes avec des banderoles They Profit = We Pay, exigeant que le gouvernement australien cesse d’extraire de nouvelles ressources fossiles dans le sol et commence à payer sa juste part pour que le Pacifique puisse bâtir un avenir  alimenté à 100% par les énergies renouvelables.

Action organisée devant le siège de la BHP & Mitsubishi Alliance à Melbourne (Crédit photo : Jacynta Fa’amau / 350.org)

 

🇹🇷 Turquie — À Antalya, future ville hôte de la COP31 en novembre 2026, des militant·es ont mis en lumière le fait que la flambée des prix du pétrole et du gaz durant les 60 premiers jours de la guerre contre l’Iran a déjà coûté aux ménages et aux entreprises du pays 3 milliards de dollars supplémentaires. La campagne Geleceğe Güç Kat vise à construire un mouvement autour de l’énergie citoyenne parce qu’un système énergétique juste et abordable est possible.

À Antalya, des activistes de 350.org  ont appelé le gouvernement turc, hôte de la COP31, à faire preuve de leadership en matière d’action climatique. (Crédit photo : 350.org Türkiye)

 

🇨🇦 Canada — À travers une action d’interpellation en ligne et un webinaire, nous avons réuni militant·es et intervenant·es de premier plan afin de promouvoir des actions concrètes pour obtenir la taxation des superprofits des entreprises fossiles et leur redistribution aux familles et communautés canadiennes. Mi-avril, nous avons remis aux parlementaires canadien·nes une pétition appelant à la création d’un réseau électrique Est-Ouest pour faciliter l’accès à l’énergie propre.

À Ottawa, remise des 34 000 signatures obtenues par la pétition de 350.org Canada et ses partenaires, appelant au déblocage de fonds publics pour financer un réseau électrique allant d’Est en Ouest  Ottawa (Crédit photo : Kashmiri Kage)

 

🌍 Afrique de l’Est — Nous avons organisé une conférence de presse pour exiger que les gouvernements locaux flèchent des budgets vers la production d’une énergie propre, décentralisée et abordable. Parce que Mustakabali wetu, mikononi mwetu : notre avenir est entre nos mains.

L’équipe Afrique de l’Est de 350.org et ses partenaires à l’issue de la conférence de press organisée à Nairobi, au Kenya.

 

2026 doit être l’année où on redonne le pouvoir aux citoyen·nes

C’est le moment de prendre le pouvoir des mains des multinationales fossiles pour le redonner aux citoyen·nes. C’est le moment de passer de la flambée des prix à une énergie propre, stable et abordable. C’est le moment de dire adieu à un système pensé et construit pour une poignée d’individus et de bâtir un système au service de toutes et tous.

La technologie existe. Les arguments économiques sont limpides. Les enjeux de justice sont évidents. Il ne manque plus qu’une chose : la volonté politique, et suffisamment de voix qui l’exigent assez fort pour que les gouvernements ne puissent plus détourner le regard.

Signez la pétition. Rejoignez le mouvement.

Agissez dès maintenant

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26.02.2026 à 10:21

Lancer la bataille des municipales sur le terrain du budget 💰

sorayafettih

Texte intégral (1627 mots)

Parler climat sans parler budget, c’est rester au niveau des intentions. Nous voulons parler moyens, choix politiques et justice fiscale.

Une mobilisation qui prend racine

Depuis fin janvier, avec nos allié·es du Bruit Qui Court, nous avons lancé la mobilisation dans plusieurs territoires. Les actions “Découpe ta baguette” rendent les budgets municipaux concrets et accessibles  pendant que les gazettes “Miche-matin” circulent et nous permettent d’informer et sensibiliser simplement les gens. Notre pétition se signe, et nous interpellons directement mais tranquillement les candidat·es et les maires.

L’objectif est clair : transformer les futur·es élu·es en influenceur·ses de la taxation des ultra-riches pour peser sur les décisions prises à Paris. C’est essentiel pour débloquer des financements afin d’agir au local pour maintenir les services publics, accélérer la transition et mieux se préparer et répondre aux impacts climatiques.

La bonne nouvelle c’est que la dynamique est enclenchée, et la pression citoyenne commence à produire des résultats.

La preuve, nous avons déjà récolté plusieurs engagements de candidat·es aux municipales !

À Marseille, mettre les financements au centre du débat

En parallèle du lancement de notre mobilisation sur le terrain, le 11 février, à Marseille, nous avons co-organisé avec plusieurs collectifs marseillais un débat municipal non partisan. Pendant deux heures, les candidat·es ont dû répondre de manière précise et chronométrée à des questions sur le financement des transports, l’adaptation climatique, la justice fiscale et les leviers concrets de la transition.

Poste Instagram qui reprend les éléments principaux partagés par les candidat·es de gauche à la Mairie de Marseille

Il ne s’agissait pas d’un débat d’opinion, mais d’un espace d’exigence démocratique : sortir des déclarations vagues et clarifier les engagements. Aucune consigne de vote, mais une volonté ferme de rendre les positions comparables et de permettre un suivi dans le temps.

Une dynamique qui s’étend

Des actions sont en cours ou prévues à Marseille, Nice, Toulouse, Agen, Paris, Bordeaux et en Corrèze. Des milliers de sachets de de baguettes circulent, des bénévoles rejoignent la campagne, et les interpellations d’élu·es se multiplient. On est inarrêtables ! Et vous pouvez encore la rejoindre, en quelques clics et actions simples :

Consulter le kit de mobilisation

Ville après ville, nous construisons un rapport de force local qui remet la justice budgétaire au centre des priorités municipales. Ce travail patient d’implantation et d’enracinement dans les problématiques locales est essentiel : c’est à l’échelle communale que se décident des politiques qui transforment concrètement la vie quotidienne des millions de français·es.

Des militant·es et membres du Bruit Qui Court en pleine action “Baguette” à Châtelet, Paris.

 

Les maires, en plus de décider localement de projets essentiels à notre bien-être, ont également un fort pouvoir d’influence politique. Un de ces pouvoirs est celui de nommer les sénateurs et sénatrices.

Et cela tombe parfaitement, puisqu’en septembre 2026, ils et elles renouvelleront la moitié des membres du Sénat.

Un·e maire en faveur de la justice fiscale et sociale = un·e sénateur·ice en faveur de ces mêmes demandes au Sénat.

Pour rappel, à l’été 2025, il ne nous a manqué que 30 voix pour enfin obtenir l’adoption de la proposition de loi Taxe Zucman. 30 voix !

Pourquoi le budget de l’État est un enjeu climatique

Les élections municipales déterminent des choix très concrets : transports publics, logement, urbanisme, qualité de l’air, alimentation locale, services publics de proximité. Derrière chacune de ces politiques se trouvent des décisions budgétaires nationales et locales.

Si nous voulons des villes plus justes et plus résilientes face à la crise climatique, nous devons parler d’argent et de redistribution. Mettre la question fiscale et budgétaire au cœur de la campagne, c’est refuser que nos communes se contentent de miettes, c’est refuser que la transition soit réduite à un discours sans moyens .

La suite nous appartient : nous rejoindrez-vous ? 

La situation climatique est plus urgente que jamais, mais cette séquence montre que lorsque nous nous organisons collectivement, nous pouvons faire bouger les lignes du débat public. Cette campagne ne fait que commencer.

Plus nous serons nombreuses et nombreux à interpeller nos maires et les candidat·es dans nos villes et nos villages, à organiser des actions locales et à exiger des engagements clairs, plus nous pèserons dans les choix à venir. La bataille des municipales est aussi une bataille pour savoir à quoi servent nos budgets communaux.

Alors rejoignez notre mouvement de personnes engagées, fun et motivées en faisant la première étape : signer notre pétition !

Signer la pétition

Ensemble, faisons-en un levier puissant pour le climat et la justice sociale.

 

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30.01.2026 à 10:44

Retour vers le passé: le Sénat cède les Outre-mer aux intérêts des géants fossiles

fanny

(441 mots)

Alors que la crise climatique n’a jamais été aussi pressante, le Sénat a adopté hier en séance publique une proposition de loi visant à relancer l’extraction d’hydrocarbures dans les territoires d’Outre-mer. En tentant de ressusciter des projets pétroliers et gaziers, le Sénat opère un recul démocratique et environnemental sans précédent, piétinant l’héritage de la loi Hulot.

Cette décision, prise à rebours de la science et de l’avis de la Cour internationale de justice concernant les obligations des États en matière de changement climatique, constitue une provocation envers les populations ultra-marines. À l’heure où chaque dixième de degré compte, ce texte nuit à la crédibilité de la France en matière de leadership climatique.

Fanny Petitbon, Responsable France de l’ONG 350.org:

« En offrant les Outre-mer sur un plateau aux lobbies pétroliers, le Sénat signe le sabordage des engagements climatiques de la France dont l’accord de Paris. Prétendre que l’extraction de pétrole et de gaz garantit notre souveraineté énergétique est un mensonge cynique et une insulte aux populations qui subissent déjà de plein fouet la montée du niveau des mers et les cyclones dévastateurs dopés par les énergies fossiles. Plutôt que de sacrifier les territoires d’Outre-mer, les responsables politiques feraient mieux de s’attaquer à la rente indécente des entreprises fossiles qui accumulent des bénéfices historiques au prix de notre avenir.

Bien que très tardive, l’opposition du gouvernement à cette proposition de loi est vitale. Si le texte devait arriver jusqu’à l’Assemblée, il appartiendrait alors aux député·es de faire barrage à ce retour en arrière et d’appeler à une révolution des énergies renouvelables. L’urgence est de tourner définitivement la page des énergies fossiles, pas d’en écrire un nouveau chapitre au mépris de la dignité des territoires et des populations ultra-marines. »

 

Contact médias :

Ilang-Ilang Quijano, responsable des campagnes médias chez 350.org, ilang.quijano@350.org, +639175810934



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09.01.2026 à 10:28

Réaction de 350.org au retrait des États-Unis de la CCNUCC et de multiples organisations internationales

fanny

Texte intégral (1041 mots)

Le président américain Donald Trump a signé un décret retirant les États-Unis de 66 organisations internationales, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité datant de 1992 qui encadre la coopération internationale en matière de lutte contre le changement climatique, ainsi que de l’autorité scientifique qu’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le président Trump a déclaré que ces organisations faisaient la promotion de « politiques climatiques radicales » et d’une gouvernance mondiale qui « ne servent plus les intérêts américains ».

Alors que le président Trump affirme que les contribuables américains ont dépensé des milliards pour les traités des Nations unies sans « grand retour sur investissement », l’accord de Paris à lui seul a permis d’infléchir la trajectoire de réchauffement prévu d’ici 2100 de 3,6 °C à 2,7 °C grâce à la coopération internationale en matière de climat. Cette semaine marque tristement le premier anniversaire des incendies de Los Angeles, dopés par le changement climatique, qui ont contraint 100 000 Américain·e·s à fuir leur domicile, coûté la vie à plus de 400 d’entre eux, et généré 60 milliards de dollars de dégâts. Cela devrait servir de piqûre de rappel au président américain sur ce que le chaos climatique signifie pour ses propres citoyen·ne·s.

Fanny Petitbon, Responsable France chez 350.org : 

« En tournant le dos à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le président Donald Trump commet une faute historique, tant humaine qu’économique. Alors que Los Angeles porte encore les stigmates des méga-feux dopés par la crise climatique d’il y a un an, cette décision met à mal l’avenir des citoyen·ne·s américain·e·s de plus en plus touché·e·s par des cyclones, incendies et inondations, tout en portant un sérieux coup à la compétitivité américaine face à l’inéluctable révolution verte. La sortie des États-Unis de l’Accord de Paris et de la CCNUCC sont des revers pour la diplomatie climatique mais aucun autre pays ne leur a emboîté le pas. Isolé diplomatiquement, Washington laisse le champ libre à la France, forte de sa présidence du G7, de transformer ce revers en un sursaut mondial pour une sortie juste et définitive des énergies fossiles. 

Savio Carvalho, Directeur des campagnes et des réseaux chez 350.org :

« Les États-Unis se tirent une balle dans le pied en devenant le seul pays au monde à se retirer de la course contre la montre dans laquelle l’humanité est engagée pour sauver la planète et les générations futures. Les énergies renouvelables sont en train de changer rapidement et profondément les ressorts de l’économie mondiale. Quitter la CCNUCC dans une tentative désespérée de s’accrocher à l’ancien monde des énergies fossiles ne leur permettra pas de gagner en force économique, mais au contraire les condamnera à la faiblesse et à l’isolement. Cela ne nous empêchera pas de continuer à exiger des États-Unis, le plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre au monde, qu’ils remplissent leur devoir moral de réduire leurs émissions et de soutenir les populations les plus vulnérables au changement climatique. Cela n’arrêtera pas non plus les plus de 80 pays qui ont affirmé lors de la COP30 leur détermination à développer une feuille de route de sortie du pétrole, du gaz et du charbon. Le président Trump ne peut pas bloquer la dynamique mondiale en faveur des énergies propres et de la justice climatique, mais il fait perdre aux États-Unis des milliards d’investissements en faveur de la protection du climat et tirent un trait sur le fait de montrer l’exemple, alors que de plus en plus d’entreprises, de gouvernements et de communautés en première ligne des impacts climatiques, construisent déjà l’économie de demain basée sur les renouvelables. »

Fenton Lutunatabua, Responsable du programme Pacifique et Caraïbes chez 350.org :

« La coopération internationale en matière de climat ne devrait pas être à la merci des décisions du gouvernement américain, et nous continuons à compter sur notre propre peuple pour faire preuve d’un véritable leadership climatique. Malgré le blocage des pays riches, le Pacifique a toujours défendu la fin des énergies fossiles et a permis de décrocher la décision historique de la Cour internationale de justice sur le climat. Ce n’est pas le moment pour d’autres gros émetteurs historiques d’échapper à leurs responsabilités, comme le font les États-Unis. Alors que ceux qui détiennent le pouvoir cherchent à diviser la communauté internationale, il est plus important que jamais de rester uni·e·s dans notre combat pour garantir un avenir sûr et viable à nos enfants. »

 

Contacts médias :

Kim Bryan, responsable de la stratégie et des relations médias chez 350.org, kim.bryan@350.org, +447770881503

Ilang-Ilang Quijano, responsable des campagnes médias chez 350.org, ilang.quijano@350.org, +639175810934



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