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Venez découvrir le documentaire Éclaireurs pour plonger de façon inédite dans un monde du travail en cours de transformation. Une projection-débat animée par Isabelle Vauconsant à l’Académie du Climat (Paris) le mardi 7 avril 2026 de 18 h à 20 h 30 La projection du documentaire sera suivie d’un débat avec le réalisateur Arthur Gosset et un des intervenants. À l’hiver 2022, Hélène et Arthur partent en vacances à la montagne. Mais à leur arrivée, ils découvrent la station sans neige. Très vite, les deux jeunes réalisateurs s’aperçoivent que les touristes ne sont pas les seuls affectés par cette situation : le manque de neige a surtout des conséquences sur les travailleurs de la station, inquiets quant à la pérennité de leur métier. Ils se lancent alors dans une enquête inédite de 3 ans pour comprendre comment la crise écologique vient bousculer le monde du travail. Au-delà des stations de ski, ils élargissent leur enquête à d’autres domaines d’activité et rencontrent alors les Éclaireurs. Soizic, Mahault, Jules, Sophie… Ils sont gendarme, vendeuse, travailleur du bâtiment, cheffe d’entreprise. Toutes et tous partagent la même détermination : adapter leur métier pour le préparer à un monde en plein bouleversement. On découvre alors leur quotidien rythmé par réussites, échecs, fierté, détermination, et parfois solitude. Appuyé par la parole d’experts, ce film documentaire nous plonge de façon inédite dans un monde du travail en cours de transformation — où chaque travailleur a un rôle à jouer pour construire un futur plus durable. Cette projection et la rencontre des réalisateurs sont organisées par les Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) qui rassemblent 200 journalistes, écrivains, photographes, chroniqueurs radio, réalisateurs. A l’Académie du Climat L’article Réinventer le monde du travail face au défi écologique : un débat JNE à l’Académie du Climat le 7 avril 2026 est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. Texte intégral (512 mots)
2, place Baudoyer
75004 Paris
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C’est en 2009, lors d’un voyage en Guyane que Caroline Audibert a pleinement pris conscience des chants de la terre. Son premier sommeil au cœur de la forêt amazonienne a été interrompu par les cris des singes hurleurs. « Ils enflaient par salves successives et prenaient tout l’espace. » Les jours suivants, elle découvre tout un univers sonore : les oiseaux, les insectes, les mammifères, le vent dans les arbres, le fleuve. « Un sens resté jusque là en bouton venait d’éclore. J’écoutais. Le monde bruissait. » Il lui faudra encore du temps pour se mettre en quête des audionautes. « Entendons par là, toute personne qui tend l’oreille et navigue à travers les sonorités de la Terre à la manière des marins. Guidé par l’écoute, l’audionaute se fait ainsi connaisseur des choses non humaine, des puissance à l’œuvre comme des êtres qui en procèdent et se meurent. » En 2013, elle découvre l’œuvre de Bernie Krauss, à la fondation Cartier. « Concentrée sur ces récits sonores en sursis, je déambulais et écoutais se dérouler ces scènes de vie rendues étonnamment proches bien que privées de corps. » Elle consacre de nombreuses pages à cet audionaute par excellence qu’elle rencontrera à plusieurs reprises. D’autres écoutants suivent : Jérôme Sueur, écoacousticien du Muséum Nationale d’Histoire Naturelle (MNHN), Sandrine Pavoine, biomathématicienne, Pierre Olivier Mattei, acousticien au CNRS, Aziz El-Amraroui, chercheur en neuroscience … Au fil de ces rencontres, ses oreilles s’ouvrent, s’affinent, l’augmentent et l’engagent toujours plus loin dans une écologie du lien, voire de la réparation. Le reportage se termine par un retour en Guyane en 2022 en compagnie de l’ethnomusicologue Jean-Michel Beaudet. Elle vit une nouvelle immersion dans la forêt amazonienne où « tu ne vas pas loin avec ton œil.». Les scientifiques constatent un crescendo des bruits humains aux dépens des autres vivants. Bernie Kraus parle de la « cacophonie » générée par l’activité humaine qui détruit progressivement les harmonies naturelles . « L’emballement des décibels représente un péril aussi grand que celui du CO2 ou du méthane qui gangrène l’atmosphère. Qui le sait ? Qui le dit ? demande Caroline Audibert. Si nous faisions pousser nos oreilles, le monde en serait changé. » Son livre, très stimulant, donne vraiment envie de (ré)apprendre à écouter les chants de la terre. . L’article Les audionautes – À l’écoute des chants de la terre par Caroline Audibert est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. Texte intégral (525 mots)
Éditions Acte Sud, 464 pages, 24 € – actes-sud.fr
Contact presse : Marlène Teyssedoux. Tél. : 06 66 49 64 65 – m.teyssedoux@actes-sud.fr
(Danièle Boone)
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Pour Cécile Arnoult, docteure en éthologie, il est temps de changer notre regard sur les poules, car beaucoup de préjugés pèsent encore sur ces gallinacés sensibles et intelligents. Comme l’annonce le titre, cet excellent livre est divisé en deux parties. La première traite du bien-être animal en général, de ses définitions et de la législation européenne, avec leurs implications sur les oiseaux d’élevage. Un rappel nécessaire qui cadre bien le contexte. La deuxième partie nous présente la poule domestique, ses origines sauvages, ses spécificités et ses comportements. Que l’on soit éleveur ou non c’est passionnant, car nous en apprenons beaucoup sur ces oiseaux. Cécile Arnoult nous ouvre le regard sur leur vie intime, leurs mœurs, leur communication, leurs rapports sociaux ou leurs émotions. Une poule peut rougir de peur ou de plaisir ! Elle sait tenir compte des observations qu’elle fait sur ses congénères et adapter son comportement en conséquence, notamment dans le respect de la hiérarchie, dans le choix de sa nourriture ou d’un partenaire sexuel. Elle peut considérer le point de vue de l’autre ou anticiper un événement. Et chacune a sa personnalité ! L’audition, le toucher, le goût et l’odorat sont abordés, mais voici juste un exemple sur le sens visuel de la poule qui nous aide à mieux la comprendre : comme si elle portait des lunettes double foyer, elle voit à la fois de près et de loin, ce qui lui permet de trouver ses aliments tout en pouvant repérer un éventuel prédateur. De plus, ses yeux sont spécialisés ! L’œil droit détecte plutôt les objets de proximité, le gauche servant plus à l’orientation. Cette asymétrie vient de l’anatomie du cerveau et du développement de l’embryon. Selon la position de celui-ci dans l’œuf, un seul œil est exposé à la lumière, ce qui a des conséquences positives sur son évolution. La poule retourne régulièrement ses œufs, ce qui permet un bon développement du regard du petit et de sa future utilisation. Un poussin incubé dans le noir sera donc plus lent à trouver ses aliments. Mieux connaître l’univers dans lequel vivent les animaux, leur Umwelt, permet de mieux respecter leur bien-être, et c’est l’un des intérêts de ce livre. Par exemple, les poules détectent les fréquences lumineuses plus rapidement que nous. Un éclairage artificiel, continu à nos yeux, peut provoquer sur elles un effet stroboscopique très perturbant, dont nous n’avons pas conscience si ce n’est en connaissant et en observant leurs réactions. Et l’observation, l’attention et l’empathie sont les clés d’une cohabitation réussie. Capables de reconnaître les humains, les poules peuvent se montrer très confiantes voire affectueuses avec ceux qui les soignent. La sensibilité des animaux est de plus en plus admise par la science, ce qui prouve déjà la sensibilité montante des scientifiques qui les étudient. Et on ne peut que s’en réjouir. Éditions Quæ, 100 pages, 23 € – www.quae.com L’article Bien-être et comportement des poules domestiques par Cécile Arnoult est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. Texte intégral (636 mots)
Contact presse : Juliette Medina. Tél 06 71 15 24 28 – presse@editions-quae.com
(Marc Giraud)
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« Après l’écocide » part d’un constat désormais impossible à contourner : la destruction massive du vivant n’est plus une menace à venir, mais un processus déjà engagé. Effondrement de la biodiversité, dérèglement climatique, artificialisation des milieux, disparition des paysages sonores, troubles psychiques liés à la perte du monde vivant : les symptômes sont multiples, convergents, documentés. Pourtant, malgré l’abondance des alertes scientifiques, quelque chose continue de résister à la transformation réelle de nos manières de vivre. Ce livre cherche à comprendre ce qui, dans notre histoire intellectuelle, scientifique, politique et sensible, a rendu l’écocide possible. À rebours des approches strictement techniques ou moralisatrices, Patrick Frémeaux propose une enquête transversale sur une rupture fondatrice : la séparation moderne entre nature et culture, entre humains et non-humains, entre savoir et sensible, entre science et expérience vécue. L’ouvrage, véritable mine d’analyses et de données, repasse en revue l’histoire, les sciences et les philosophies, ainsi que leurs principaux auteurs, centrées sur ce thème central. Très agréable à lire, parsemé de chapitres courts, toujours très intéressant : à vivement recommander. . L’article Après l’écocide par Patrick Frémeaux est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (296 mots)
Éditions Frémeaux & associés, 582 pages, 26 € – www.fremeaux.com
Contact presse : Patrick Frémeaux. Tél.: 01 43 74 90 24 – info@fremeaux.com
(Gabriel Ullmann)
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Directeur du département d’histoire environnementale à l’université de Yale, Sunil Amrith s’inscrit dans le courant de l’histoire globale et de la logique systémique. En d’autres termes, chaque évènement n’est pas étudié ni de façon isolée ni à l’échelle nationale, mais envisagé comme la somme d’interactions entre différentes régions du monde. Il s’agit donc de dépasser le seul point de vue occidental. Ainsi l’auteur analyse quatre moments clés de l’histoire : l’explosion de la culture du riz dans la Chine médiévale ; l’expansion coloniale des Européens à travers le monde ; la révolution industrielle et la folie guerrière du siècle dernier. L’étude court du 12ᵉ siècle à nos jours. L’idée selon laquelle toute terre doit être rendue productive remonterait au Moyen-Âge. La légitime recherche de protection et de nourriture est une constante dans les atteintes à l’équilibre environnemental d’autant que les « puissants » pratiquent le maintien des inégalités par la violence. Les colonisations se font en décimant les populations autochtones et en exploitant au maximum les ressources avec pour conséquence la destruction des terres fertiles. La révolution industrielle aggrava la pression et, dès le début du XXe siècle, la planète est en voie d’épuisement. La crise climatique procède de cette exploitation forcenée. La démonstration très documentée et érudite de Sunil Amrith est imparable. L’historien donne « quelques pistes pour redresser la situation. » Malgré tout, on referme le livre à la fois fataliste et plein de colère. . L’article La terre brûle – Mille ans d’histoire par Sunil Amrith est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (382 mots)
Éditions Albin Michel, 432 pages – 25 € – www.albin-michel.fr
Contact presse : Frédérique Pons. Tél. : 01 42 79 10 93 – frederique.pons@albin‐michel.fr
(Danièle Boone)
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Ce livre, grand format et richement illustré est une somme de données sur le plancton, ce monde aussi essentiel que méconnu. Il se lit avec facilité et avec grand plaisir. Les pages de gauche sont consacrés au texte, celles de droite aux illustrations. L’ouvrage détaille le monde fascinant de ces organismes extraordinaires, leur incroyable diversité – microbes, plantes, animaux – et les nombreuses adaptations qu’ils ont développées pour survivre dans des environnements changeants et hostiles. Sont exposés leurs cycles de vie, leurs stratégies de croissance, d’alimentation et de reproduction, ainsi que les mécanismes de leurs migrations et les phénomènes de « blooms » planctoniques. À titre d’exemple, le plancton antarctique, crustacé qui vit dans l’océan austral, serait l’espèce la plus abondante au monde (plus de 500 millions de tonnes de biomasse). Il possède le plus grand génome connu de la planète : 42 milliards de base, alors que l’ADN humain en comporte 3,4 milliards. Véritable immersion dans l’univers de la vie microscopique marine, cet ouvrage met aussi en lumière les menaces qui pèsent sur le plancton : réchauffement climatique, pollution, raréfaction des ressources et surexploitation. Autant de pressions qui entraîneront des répercussions profondes sur l’équilibre global des écosystèmes. Mais qui s’en soucie ? . L’article Plancton – – Le héros méconnu de la planète par Tom Jackso et Jennifer Parker – rédacteur consultant : Andrew Hirst est apparu en premier sur Journalistes Écrivains pour la Nature et l'Écologie. (416 mots)
Le plancton est le héros discret mais fondamental de la planète Terre. Transporté par les courants dans les mers, les océans et les eaux douces, il est souvent invisible à l’œil nu – bien que certaines espèces soient plus longues qu’une baleine. À la base de la chaîne alimentaire marine, il soutient la quasi-totalité de la vie océanique et joue aussi un rôle crucial pour les écosystèmes terrestres.
Éditions Delachaux et Niestlé, 225 pages, 35 € – www.delachauxetniestle.com
Contact presse : Jessica Fehr. Tél.: 06 30 67 97 46 – j.fehr@fleuruseditions.com
(Gabriel Ullmann)
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