Stéphane LB
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Stéphane LB
Le débat public consacré au projet de Schéma de développement décennal du réseau (SDDR) de RTE Réseau de Transport d'Electricité, organisé par "Le réseau électrique en débat" sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), s'est achevé mi-janvier. Le réseau de transport d'électricité est une infrastructure cruciale pour la transition énergétique : 1️⃣ Son évolution est essentielle pour soutenir les transformations de la consommation et de la production dans les territoires, garantir leur cohérence à l'échelle nationale, assurer la solidarité entre territoires et l'intégration dans le système électrique européen. 2️⃣ Il rend possible l'électrification, levier majeur de la décarbonation porté par les progrès des énergies renouvelables, des options de flexibilité et de stockage, et des solutions d'électrification des usages. Dans le contexte géopolitique, ce réseau constitue aussi un atout pour la réindustrialisation, au service de notre souveraineté. Consciente de cette dimension stratégique, l'Association négaWatt a naturellement contribué à ce débat public. Elle a notamment été sollicitée sur la consommation d'électricité ►, puis sur les priorités de raccordement au réseau ►. Elle a aussi remis un cahier d'acteur (voir ci-dessous), pour porter notamment trois messages principaux : ▶️ Nous saluons l'ambition du SDDR, et soutenons la volonté d'inscrire le nouveau cycle d'investissement dans une double anticipation : ▶️ Nous nous inquiétons du dimensionnement du SDDR, et plus largement de la stratégie d'électrification, sur une projection de demande électrique en forte rupture à la hausse, qui mobilise en pratique des volumes trop importants pour se concrétiser. ▶️ Cette stratégie d'optimisation appelle une planification qui doit se refléter dans les priorités de raccordement de grands projets. Texte intégral (655 mots)
Dans le cadre du débat public organisé par la Commission nationale du débat public autour du réseau électrique de demain (Branché sur demain : le réseau électrique en débat), l'Association négaWatt a remis son cahier d'acteur.
Ainsi, la hausse que RTE considère nécessaire à la décarbonation dans son Bilan prévisionnel 2025 n'est pas réaliste. La réussite de l'électrification, et à travers elle de la décarbonation et de la réindustrialisation, repose sur une modération des volumes par la mobilisation des potentiels d'efficacité et de sobriété énergétiques.
La logique de file d'attente actuelle ne permet ni sélection ni priorisation.
Pour assurer l'équilibre du développement des projets sur le territoire, maîtriser le déploiement et garantir l'atteinte des objectifs assignés à l'électrification, les pouvoirs publics doivent assumer une régulation, en soutenant les projets alignés avec ces orientations aux dépens de ceux qui ne le sont pas.
Stéphane LB
Voir également le replay du webinaire Électrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ? (75 mots)
Stéphane LB
Dans ce nouveau webinaire, elle s'est intéressée au paradoxe d'une France qui n'a jamais disposé d'autant d'électricité décarbonée, mais qui peine à accélérer l'électrification des usages. Les analyses présentées, s'appuyant sur la trajectoire de référence proposée pour la décarbonation par RTE dans son Bilan prévisionnel 2025, ont comporté deux volets : 1️⃣ Le premier porte sur l'analyse de la trajectoire de forte hausse de la demande électrique présentée par RTE comme indispensable à l'atteinte des objectifs de décarbonation et de réindustrialisation. 2️⃣ Le second porte sur les conditions économiques de mobilisation de l'électrification. Intervenant·es : Texte intégral (585 mots)
Soulignant à quel point cette trajectoire marque une forte rupture avec la tendance plutôt baissière de la consommation, l'Association négaWatt considère que les hypothèses de croissance de certains usages (taux de réalisation de projets industriels, niveau de ventes de SUV électriques…) sur lesquelles elle repose ne sont pas réalistes.
Elle appelle à raisonner en taux de pénétration de l'électricité plutôt qu'en croissance en volume, et s'appuyer sur l'efficacité et la sobriété énergétiques pour atteindre plus facilement les objectifs.
Rappelant quelques statistiques sur l'état des prix de l'électricité en France pour les entreprises et pour les ménages par rapport aux autres pays européens, l'analyse montre notamment que les entreprises bénéficient déjà d'une électricité très compétitive, surtout les industries les plus consommatrices – qui ont par ailleurs été fortement protégées pendant la crise de 2022-2023.
Elle montre aussi que ce supposé avantage compétitif n'a pas empêché la France de se désindustrialiser, y compris par rapport à des pays européens où l'électricité est plus chère.
Plus largement, la clé de l'électrification n'est pas le coût de l'électricité mais la facture électrique, et même le coût global, incluant l'investissement dans de nouveaux véhicules ou de nouveaux équipements industriels.
Là encore, la sobriété et l'efficacité sont des facteurs essentiels pour accélérer l'électrification en maîtrisant l'ensemble des dépenses, et favoriser un juste partage des coûts et des bénéfices.
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