FLUX RSS

Données chiffrées sur le traitement médiatique des enjeux environnementaux dans les programmes d’information.

▸ les 10 dernières parutions

14.09.2026 à 07:19

Bilan semestriel 2026 : la couverture médiatique de l’environnement au rythme des canicules

Paula Torrente

Texte intégral (984 mots)

Plusieurs temps forts ont marqué ce premier semestre 2026 : les élections municipales, la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie et deux épisodes de vague de chaleur précoces. Quel impact ces événements ont-ils eu sur la couverture médiatique des enjeux environnementaux ? L’Observatoire des Médias sur l’Écologie livre son analyse.

Enseignements clés

  • La désinformation climatique augmente au premier semestre 2026 en comparaison du premier semestre 2025 : +28% de cas détectés, soit un total de 452 sur la période (17 cas par semaine en moyenne).
  • Le premier semestre 2026 a battu à la fois le record haut et le record bas de l’Observatoire, à trois mois d’intervalle. La couverture environnementale tombe à 2,8 % du temps d’antenne en mars, plus bas niveau depuis le début des mesures en 2023, puis atteint 19 % la semaine du 22 juin, plus haut niveau jamais mesuré. L’environnement n’existe médiatiquement que lorsqu’un événement l’impose, avant de redescendre d’autant plus bas qu’il est monté haut.
  • Le creux qui suit la première canicule ramène le traitement audiovisuel à l’un de ses niveaux les plus faibles depuis 2023. Cette alternance entre saturation et très faible couverture obstrue le débat de fond et nourrit la fatigue informationnelle.
  • Les médias lient de mieux en mieux les canicules au climat, et de moins en moins le climat aux énergies fossiles : la mention explicite du changement climatique lors des canicules atteint 42 %, contre 33 % en 2023. Mais la part de séquences évoquant les causes (énergies fossiles, émissions de gaz à effet de serre…) a été divisée par deux entre les deux premières vagues de chaleur (mai et juin) de 2026, passant de 14 % à 7 %. 
  • L’adaptation s’installe à l’agenda : les mentions d’adaptation passent de 20 % des séquences en 2023 à près de 50 % lors du second épisode caniculaire de 2026. Cette progression profite aux réponses immédiates (par exemple les ventilateurs, la climatisation), tandis que les solutions structurelles (telles que la rénovation thermique, la végétalisation) restent marginales.
  • La climatisation est moins présentée comme une solution technique qu’un marqueur d’appartenance politique. Sur les 396 articles consacrés au sujet pendant la canicule de juin, 13 % (53 articles) prêtent explicitement aux écologistes ou à la gauche une posture idéologique. Aucun autre terme du registre de l’adaptation ne déclenche cet affrontement partisan, pouvant expliquer en partie pourquoi il écrase tous les autres sujets.
  • Plus tôt dans l’année, pendant la campagne pour les municipales, l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie a relevé une faible couverture de l’environnement. Pourtant, c’est à l’échelle locale que les leviers d’action et les impacts des crises environnementales sont les plus concrets.. La couverture des sujets environnementaux est en baisse de -24 % sur la période en comparaison de la moyenne de 2025 dans l’audiovisuel, -33 % sur les chaînes d’info en continu. Le contraste avec les attentes des citoyens est net : 63 % des électeurs déclarent refuser de voter pour un maire qui reviendrait en arrière sur la transition (Ifop, janvier 2026).
  • Pendant les municipales, le thème de la végétalisation est en nette progression dans les médias, tandis que la voiture et l’alimentation sont à la baisse. +140 % d’articles ont été publiés sur la végétalisation et +17 % sur les mobilités durables, contre -11 % sur la voiture et -20 % sur l’alimentation.
  • Dans le contexte du blocage du détroit d’Ormuz, les médias ont fait de l’énergie un sujet de pouvoir d’achat plutôt qu’un sujet climatique. Les médias ont centré leur cadrage sur le prix des carburants et l’impact pour les automobilistes, délaissant les causes structurelles de la dépendance aux énergies fossiles. Les mentions du réchauffement climatique restent à leur niveau moyen historique, sans aucune hausse. Ce choc énergétique majeur n’a produit aucun surcroît de discours climatique dans les médias. 
  • En revanche, le contexte de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz a mis l’électrification à l’agenda médiatique. Les mentions du terme “électrification” ont été multipliées par 10 dans l’audiovisuel et par 5 dans la presse au pic, avec un niveau désormais 3 fois supérieur au début d’année pour l’audiovisuel et 2 fois pour la presse. Le sujet préexistait toutefois à la crise : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), annoncée en février, l’avait déjà installée dans la presse écrite.
  • Sur le véhicule électrique, la crise au Moyen-Orient a rebattu les cartes des cadrages médiatiques, avant un retour à la situation de départ. L’angle « pouvoir d’achat » pour couvrir ce thème a presque doublé, puis s’est maintenu 50 % au-dessus de son niveau de janvier. L’angle « sortie des énergies fossiles » a triplé avant de retomber à son plancher, autour de 5 %. Cette fenêtre de visibilité n’a duré que quelques mois. Les angles portant sur les questions d’industrie et d’emploi, eux, n’ont pas bougé.

The post Bilan semestriel 2026 : la couverture médiatique de l’environnement au rythme des canicules appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
17.07.2026 à 08:15

Vague de chaleur de mai et désinformation climatique

Paula Torrente

Texte intégral (802 mots)

Durant la vague de chaleur qui a traversé la France entre le 23 et le 30 mai, 62 cas de mésinformation climatique ont été détectés par l’Observatoire des Médias sur l’Écologie, au sein des programmes d’information de 18 chaînes de radio et télévision nationales. 

Près d’un cas de mésinformation sur deux a été énoncé par des invités politiques, sans contradiction, et plus d’un tiers par des journalistes ou chroniqueurs. Les chaînes les plus concernées sont CNews, Sud Radio et Europe 1. Analyse.

Des données complètes sur les cas de mésinformation détectés en France lors du premier semestre 2026 seront publiés à l’occasion du bilan semestriel de l’OMÉ.

Plus d’un cas détecté toutes les 20 minutes d’information sur le climat pour CNews, Sud Radio et Europe 1

Des cas ont été détectés sur 8 chaînes parmi les 18 médias du périmètre : toutes les chaînes d’information en continu sont concernées, regroupant 60 % des cas de la semaine, ainsi que 3 radios généralistes qui cumulent 40 % des cas de la semaine.

Ramené au temps d’antenne alloué aux sujets climatiques, 3 chaînes se dégagent avec plus d’un cas de mésinformation toutes les 20 minutes d’information sur le climat : CNews, SudRadio et Europe 1.

Les cas de mésinformation climatique identifiés se concentrent autour des narratifs suivants : 

  • “La vague de chaleur ne serait pas exceptionnelle et son lien avec le réchauffement climatique ne serait pas avéré”, remettant parfois en question les études scientifiques et l’intégrité de leurs auteurs.
  • “La France ne pèse rien dans les émissions mondiales donc ses efforts sont inutiles”.
  • “La climatisation n’a aucun impact négatif sur l’environnement et c’est une bonne solution d’adaptation”.

Les narratifs autour des solutions de la transition écologique refont également surface, notamment :

  • “Les énergies renouvelables sont inefficaces en raison de leur intermittence.”
  • “La voiture électrique pollue plus que la voiture thermique ou hybride.”
  • “Les ZFE ne produisent aucun effet écologique notable.”

Pour plus d’information sur les narratifs de désinformation, nous vous invitons à consulter l’article détaillé de Science Feedback

Les invités politiques à l’origine de la majorité des cas

L’analyse des locuteurs ayant prononcé les cas de mésinformation climatique montre que les cas proviennent à : 

  • 45 % d’invités politiques
  • 20 % de journalistes (parmi ces cas, 82 % proviennent de CNews et Europe1)
  • 18 % de chroniqueurs
  • 14 % d’invités (autres)
  • 3 % de l’audience (e.g. auditeurs qui appellent la radio pour intervenir)
scatter visualization

Il s’agit de fausses informations climatiques prononcées sans contradiction ni remise en contexte.

Cette répartition est similaire à celle constatée sur l’ensemble des cas de l’année 2025 à l’exception de la part de cas prononcés par des invités politiques en forte hausse sur la vague de chaleur du printemps 2026 : 24 % sur l’année 2025 vs 45 % sur la semaine de la première vague de chaleur.

Après les 45 % des cas prononcés par des invités politiques, sans aucune contradiction ou remise en contexte, viennent ensuite les journalistes et chroniqueurs qui cumulent 38% des cas à eux deux.

Cette tendance est particulièrement saillante dans certains médias comme CNews et Europe 1 qui cumulent 80 % des cas totaux prononcés par des membres de la rédaction (55 % et 25 % respectivement).

Analyses et données produites par l’Observatoire des Médias sur l’Écologie.

The post Vague de chaleur de mai et désinformation climatique appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
27.02.2026 à 13:33

La couverture des enjeux environnementaux par la presse française

Paula Torrente

Texte intégral (1405 mots)

Ce 26 février 2026, l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OME) élargit son champ d’analyse à la presse écrite française, quinze mois après l’audiovisuel. Ce consortium de huit structures* dévoile un outil inédit, en ligne, qui analyse en permanence le traitement des enjeux environnementaux par la presse nationale et régionale. Il ne mesure pas seulement la quantité d’articles traitant d’environnement, mais dévoile aussi la qualité de ce traitement : les articles parlent-ils des causes des bouleversements environnementaux ? De leurs conséquences sur notre société ? Et des solutions pour y faire face ? Il s’agit d’une première mondiale.

Pour cette analyse, l’Observatoire des médias sur l’écologie a suivi en temps réel la place accordée aux enjeux écologiques – changement climatique, érosion de la biodiversité, raréfaction des ressources – dans 55 titres de presse : quotidiens nationaux, presse régionale, magazines d’information et l’AFP. Le périmètre de l’analyse couvre : 100 % de la presse quotidienne nationale, 61 % de la presse quotidienne régionale, à l’exception notable de Ouest-France et du Dauphiné Libéré, ainsi que 7 magazines d’information.

Une place encore limitée de l’environnement en presse écrite

  • En 2025, 6 % des articles de presse ont couvert les enjeux environnementaux.
  • C’est une moyenne : ce chiffre est de 8,1 % pour la presse nationale (presse quotidienne ou magazine) et de 4,6 % pour la presse quotidienne régionale. Pour la télévision et la radio, cette moyenne est de 5 %.
  • La couverture des enjeux environnementaux par la presse écrite est plus élevée au quotidien et moins soumise à l’actualité chaude (canicules, inondations…) que dans les médias audiovisuels.

Un traitement variable en quantité et en qualité selon les titres de presse

Sur la quantité :

  • L’Agence France-Presse joue un rôle prescripteur : elle est le premier média national en volume de production d’articles environnementaux. En proportion, elle se situe dans la moyenne des titres de la presse française, malgré la nécessité de couvrir l’ensemble de l’actualité mondiale.
  • Parmi les titres de presse nationale, ce sont les quotidiens économiques (La Tribune : 21%, Les Echos : 14%) qui couvrent le plus les questions environnementales, grâce à un traitement plus transversal – au sein de plusieurs rubriques. Les titres généralistes qui ont la couverture la plus élevée : Le Monde (10,4%) et Libération (9,5%). Marianne (4,5 %) et le Journal du Dimanche (3,3 %) sont les titres qui en parlent le moins.
  • En presse quotidienne régionale, la part moyenne d’articles consacrés à l’environnement est inférieure par rapport à celle des titres de presse nationale. Les titres qui se démarquent : Nice-Matin (6,7%), Var-Matin (6,2%) et Le Populaire du Centre (6,2%).
  • La couverture de la COP 30 révèle une forte asymétrie éditoriale, à la fois entre médias nationaux (Libération ayant réalisé 20 fois plus d’articles mentionnant la COP que le JDD par exemple), et entre les titres régionaux (les Hauts de France ayant bénéficié de 24 fois plus d’articles que la Bourgogne).

Sur la qualité :

  • La mise en contexte lors d’événements climatiques extrêmes (qui consiste à expliquer le rôle éventuel du changement climatique lors d’une canicule ou lors d’une inondation, par exemple) varie fortement entre rédactions.
  • Le lien avec le changement climatique est mentionné : dans 50 % des cas par les principaux titres de la presse nationale (Le Monde, La Croix, L’Humanité, Le Nouvel Obs, etc.), dans 20% des cas par la presse quotidienne régionale (avec des différences notables entre titres de PQR).
  • Le lien avec les causes du réchauffement climatique est mentionné : dans plus de 30% des cas par les principaux titres de la presse nationale, dans 15% des cas par la presse quotidienne régionale (avec des différences notables entre titres de PQR).
  • Si la canicule de juin-juillet 2025 a été plus couverte en volume par la presse régionale et particulièrement dans les régions les plus touchées (11 fois plus d’articles en Occitanie qu’en Bourgogne-Franche-Comté), la contextualisation est faible : seulement 7% des articles traitant de la canicule mentionnent les constats liés au changement climatique (4 fois moins que la presse nationale), 3% les causes de la crise climatique (5 fois moins que la presse nationale), 7% les solutions pour y répondre (3 fois moins que la presse nationale).

Focus 2026 : le traitement des inondations par la presse française

  • Les titres des régions les plus touchées ont davantage couvert le sujet en quantité (8 fois plus d’articles en Occitanie qu’en Bourgogne-Franche-Comté). 
  • Les solutions ont été plus visibles que lors des canicules : 23% d’articles de la presse régionale et nationale en font mention. 
  • En revanche, seuls 8% des articles traitant des inondations mentionnent le changement climatique (4 fois moins que la presse nationale) et 3% des articles mentionnent les causes du changement climatique (6 fois moins que la presse nationale).

L’environnement à la Une : des choix éditoriaux contrastés, Le Monde en tête

  • Le Monde, et La Croix et les Échos sont les trois titres qui ont le plus souvent réservé une place de premier plan aux sujets environnementaux (a minima dans 50 % de leur Unes).
  • À l’inverse, Le Point, M Magazine et Le Figaro Magazine sont ceux qui leur ont accordé le moins de visibilité : moins de 10 % de leurs Unes contenaient un article sur l’environnement en 2025.
  • Ces chiffres dépendent en partie des formats des Unes (berlinois ou tabloïd), qui permettent d’inclure plus ou moins de texte, mais traduisent aussi des choix éditoriaux.  

26 février : revivez la présentation des résultats au Théâtre de la Concorde

The post La couverture des enjeux environnementaux par la presse française appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
05.02.2026 à 08:46

L’OME publie son Bilan de l’année 2025

admin

Texte intégral (705 mots)

Les différences de lignes éditoriales en matière environnementale se creusent, dans un contexte de hausse de la désinformation climatique

Malgré une année 2025 marquée par des actualités politiques et climatiques majeures (loi Duplomb, Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, canicules en juin et en août, etc.), la couverture médiatique des enjeux environnementaux se situe à 4,9% de temps d’antenne sur l’année, soit à peine son niveau de 2023 (5.3%).

La couverture des enjeux biodiversité atteint un niveau record (2,6%) sur l’année 2025 depuis le début des mesures de l’Observatoire, nettement supérieur aux années précédentes.

L’asymétrie entre la couverture des différents médias se creuse : elle se situe, en fonction des médias, entre 2% et 5% de temps d’antenne, soit plus du double.

L’audiovisuel public se distingue, sur l’ensemble des indicateurs observés, par un meilleur traitement des enjeux environnementaux.

Les causes des canicules (énergies fossiles, émissions de gaz à effet de serre, etc.) représentent moins de 10% du total de la couverture du changement climatique pendant les périodes concernées.

La désinformation climatique est particulièrement détectée lors des débats politiques sur la stratégie énergétique de la France, redescendant au dernier trimestre 2025 à son niveau de début d’année 
(~ 8 cas / semaine). En moyenne, 13 cas ont été détectés par semaine. Au total 665 cas de mésinformation climatique sont détectés en 2025.

665 cas de mésinformation climatique sont détectés en 2025

La couverture de la COP 30 est marquée par une asymétrie particulièrement forte entre les médias, RFI et France Info Radio ayant respectivement couvert 18 fois et 5 fois plus l’événement que CNews.

Des nouvelles de l’Observatoire : presse écrite, mésinformation climatique et publicité

  • L’Observatoire des Médias sur l’Écologie s’élargit à la presse écrite en février 2026 ! Il mesurera la couverture des enjeux environnementaux dans les principaux titres de la presse quotidienne et régionale, des magazines d’information généralistes et sur certains sites d’information. Le lancement de ce nouveau volet préparé depuis un an aura lieu le 26 février au Théâtre de la Concorde dans le cadre d’un événement grand public.
  • Après l’information générale et politique, l’OMÉ s’ouvre aux contenus de la publicité. Dans les mois à venir il explorera les méthodes pertinentes pour analyser les discours publicitaires et détecter le greenwashing à proximité des programmes d’information.
  • Depuis janvier 2025 l’Observatoire mesure la mésinformation climatique dans les médias audiovisuels français. Grâce à des méthodes semi-automatisées et la vérification par les fact-checkers Science Feedback, la plateforme permet notamment de suivre quels sont les grands narratifs fallacieux sur les enjeux climatiques.
  • Enfin, du nouveau du côté des organisations : deux associations ont rejoint le consortium de l’OMÉ, Éclaircies et Science Feedback, respectivement en charge des mesures ciblant la publicité et la désinformation climatique.

The post L’OME publie son Bilan de l’année 2025 appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
04.02.2026 à 10:20

L’OME dévoile la couverture des enjeux environnementaux par la presse française

admin

(476 mots)

Depuis un an et demi, nous mesurons le traitement des enjeux environnementaux à la radio et télévision françaises. Le résultat est inquiétant :

  • seulement 5 % du temps d’antenne leur est consacré,
  • plus de 500 fake news ont été diffusées entre janvier et août 2025.

En ce début d’année 2026, nous étendons notre analyse à la presse écrite, avec le soutien du dispositif « Alternatives vertes 2” de France 2030, opéré par la Banque des territoires, et de l’ADEME.

Nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir les résultats

  • Jeudi 26 février de 18h à 20h (accueil dès 17h30)
  • Au Théâtre de la Concorde, Paris 8e
  • Je participe

Au programme : la présentation des données de l’Observatoire, suivie d’une table ronde réunissant experts et médias pour discuter du rôle crucial de la presse dans la prise de conscience des enjeux écologiques.

La presse écrite est un vecteur d’influence majeur, capable de sensibiliser l’opinion publique sur les enjeux de long terme, comme le changement climatique. Au cœur des territoires, la presse quotidienne régionale est en première ligne : elle couvre les crises environnementales là où elles sont déjà visibles, ainsi que les solutions locales pour y faire face.

Mais dans les faits :

  • Comment la presse a-t-elle raconté l’urgence écologique en 2025 ?
  • Tous les éditeurs ont-ils accordé la même place à ce sujet ?
  • Les territoires sont-ils égaux face à l’accès à l’information sur la transition écologique ?

Autant de questions auxquelles nous répondrons lors de cette soirée.
 A propos de l’Observatoire des médias sur l’écologie

Pour découvrir les résultats le 26 février :

The post L’OME dévoile la couverture des enjeux environnementaux par la presse française appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
04.11.2025 à 16:53

Mésinformation climatique : 19 narratifs récurrents détectés – données disponibles sur l’OME

admin

Texte intégral (642 mots)

Dans un contexte de reculs réglementaires en matière de politique environnementale, l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie enrichit, grâce à un partenariat avec Science Feedback son ensemble de données disponibles afin de documenter la mésinformation climatique. Ces données seront enrichies au fil de l’eau, selon le budget et les capacités futures de l’Observatoire.

Enseignements principaux

  • Certains médias parlent peu de climat et lorsqu’ils en parlent, c’est souvent pour diffuser de fausses informations – c’est le cas de Sud Radio, CNews et Europe 1. Et à l’inverse, plus les médias audiovisuels parlent de climat, moins ils diffusent de fausses informations sur le climat – c’est le cas des chaînes généralistes (TF1, F2, F3, M6) et des radios publiques, mais aussi de certaines chaînes d’info en continu comme BFMTV.
  • 80% des fausses informations diffusées ne sont pas des cas isolés, mais s’insèrent dans des campagnes organisées par des acteurs visant à diffuser, via les médias, des informations fausses. L’objectif peut être de vouloir semer le doute, accroître la polarisation dans la société, défendre certaines activités économiques ou freiner l’action environnementale. L’origine de ces campagnes n’est pas identifiée dans ce travail, cependant cette analyse en relève les stigmates, via la présence répétée de fausses informations dans un ou plusieurs médias, prononcées par un ou plusieurs locuteurs.
  • Les chaînes et radios généralistes de Radio France, France Télévisions, TF1 et M6 constituent un rempart contre la désinformation. Les fausses informations y sont peu nombreuses, par rapport à leur temps d’antenne dédié au climat, et les quelques cas de fausses informations relevés par l’OME et Science Feedback sont essentiellement le fait d’invités en plateau, notamment politiques, et quasiment pas des journalistes – ce qui semble indiquer qu’il n’y a pas eu d’intentionnalité de désinformer. 
  • En ce qui concerne les chaînes et radios d’information en continu, le bilan est beaucoup plus contrasté. Si France Info Radio, BFM TV et France Info TV semblent peu perméables, dans l’ensemble, à la désinformation, le bilan est plus négatif pour LCI et il est alarmant pour CNews. (Chiffres). Les chiffres révèlent une concentration particulière de fausses informations autour de certaines thématiques liées au contexte politique, en particulier la question de l’énergie lorsqu’elle était débattue au parlement au printemps et à l’été 2025, dans le cadre de la PPL Grémillet.

The post Mésinformation climatique : 19 narratifs récurrents détectés – données disponibles sur l’OME appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
16.07.2025 à 08:23

Bilan semestriel : une augmentation du traitement médiatique, dans un contexte de reculs environnementaux

admin

Texte intégral (792 mots)

A l’occasion de la clôture de ce premier semestre, l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie publie sa première analyse semestrielle. Ces données, et ce bilan, servent de support d’analyse du traitement médiatique des enjeux environnementaux. Si elles viennent appuyer ou compléter une analyse qualitative possible, elles ne peuvent en revanche bien sûr pas s’y substituer.

Quelques apprentissages clés :

  • 5,3% 4,5%* de temps d’antenne ont été dédiés aux crises environnementales au premier semestre 2025, porté par un mois de juin en forte hausse :  7,6% en juin 2025, un niveau jamais atteint depuis les premières mesures de l’Observatoire en avril 2023. La vague de chaleur du mois de juin 2025 a été particulièrement couverte, avec un pic de 13,9% de temps d’antenne dédié à l’environnement la semaine du 30 juin. *Mise à jour : suite à une mise à jour méthodologique, le chiffre de 4,5% a évolué est aujourd’hui estimé à 5,3%
  • La part accordée au traitement médiatique des solutions climatiques est faible (environ 1% entre janvier et mars), et les solutions les plus couvertes concernent la réduction des émissions de gaz à effet de serre – quatre fois plus abordées que les solutions d’adaptation au changement climatique. Cette couverture des solutions a été multipliée par deux début juin du fait de l’actualité politique (UNOC, programmation pluriannuelle de l’énergie, loi Duplomb) et multipliée par trois fin juin, pendant la canicule.
  • Les temps d’antenne varient en fonction des types de médias :
    • Les médias généralistes (5,0%) couvrent davantage les crises environnementales que les chaînes d’information en continu (3,7%).
    • Les chaînes publiques (5,7%) couvrent davantage ces sujets que les chaînes privées (3,4%), TF1 fait figure d’exception parmi les chaînes privées (4,6%).
    • Les médias radio (4,9%) couvrent davantage les crises environnementales que les médias télé (4,2%).
  • Franceinfo (4,5%) est la chaîne d’information en continu ayant le plus traité des enjeux environnementaux sur le semestre écoulé. La chaîne devance BFM TV (3,0%), LCI (1,9%) et CNews (1,6%). Si certaines n’ont pas saisi le momentum UNOC (comme LCI et CNews), toutes ont doublé voire quadruplé leur couverture à partir de la mi-juin pour couvrir la vague de chaleur. 
  • Les chaînes d’information parlant le moins de climat sont celles parlant proportionnellement le plus des solutions : CNews et LCI accordent une partie importante (entre 40 et 50%) de leur faible temps d’antenne dédié aux crises environnementales pour parler des solutions à la crise climatique – souvent pour mettre en doute leur pertinence, à l’image des énergies renouvelables.

L’Observatoire des Médias sur l’Ecologie poursuit son analyse du traitement médiatique des enjeux environnementaux, avec plusieurs chantiers en cours : extension à la presse écrite et à la publicité audiovisuelle, analyses de la transversalité et de la désinformation climatique.

The post Bilan semestriel : une augmentation du traitement médiatique, dans un contexte de reculs environnementaux appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
09.07.2025 à 12:39

Lab Biodiversité Reporters d’Espoirs x OME – quelle est l’évolution du traitement médiatique de la biodiversité ?

admin

Texte intégral (857 mots)

Dans le cadre de son Lab Biodiversité, Reporters d’Espoirs lance un programme d’actions dont la première étape est une étude qualitative et quantitative menée par l’institut indépendant iligo. Car pour savoir où nous allons, nous devons d’abord savoir d’où nous partons. L’étude quantitative a été menée en partenariat avec l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie.

Quelques apprentissages clés :

  • Sur les deux dernières années, la biodiversité a représenté 1.5% de la couverture médiatique au sein des programmes d’information. C’est deux fois moins que le changement climatique.
  • Les chaines publiques (2.2%) traitent 2,5 fois plus de biodiversité que les chaines privés (0.9%).
  • Arte et RFI sont les chaines traitant le plus des sujets liés à la biodiversité (2.9% et 3.1%), CNews et Europe 1 les chaines en traitant le moins (0.5% et 1%).
  • La majeure partie des médias a vu sa couverture de la biodiversité augmenter entre 2024 et 2025.
    • Nota : une partie (< 20%) de cette augmentation est partiellement attribuable à l’enrichissement du dictionnaire de mots-clés liés à la biodiversité
  • Dans l’ensemble, la couverture occulte à ce stade largement les conséquences de la crise de la biodiversité, qui ne représentent que 6% de la part totale.
  • Les discussions sur les solutions ont principalement tournées autour des changement de pratiques et des réglementations (63%), au détriment des sujets liés à la conservation (solutions préventives) ou liés à la restauration (solutions réparatrices).
  • Les discussions sur les causes souffrent d’une forte asymétrie entre les contributions réelles et les proportions observées. Les médias traitent principalement de la pollution (69%), au détriment notamment de la surexploitation des ressources (3% de la couverture des causes de la crise de la biodiversité, contre 23% de la contribution réelle à la crise).
  • La couverture de la biodiversité aura été principalement tirée à la hausse par les débats sur l’agriculture de janvier 2024 (3.7% de temps d’antenne) ainsi que la couverture médiatique de l’UNOC (4% de temps d’antenne). A contrario, la COP 16 Biodiversité n’aura provoqué qu’assez peu de momentum médiatique sur le sujet (1.9% de temps d’antenne).

Hac ita persuasione reducti intra moenia bellatores obseratis undique portarum aditibus, propugnaculis insistebant et pinnis, congesta undique saxa telaque habentes in promptu, ut si quis se proripuisset interius, multitudine missilium sterneretur et lapidum.

Hac ita persuasione reducti intra moenia bellatores obseratis undique portarum aditibus, propugnaculis insistebant et pinnis, congesta undique saxa telaque habentes in promptu, ut si quis se proripuisset interius, multitudine missilium sterneretur et lapidum.

Dum apud Persas, ut supra narravimus, perfidia regis motus agitat insperatos, et in eois tractibus bella rediviva consurgunt, anno sexto decimo et eo diutius post Nepotiani exitium, saeviens per urbem aeternam urebat cuncta Bellona, ex primordiis minimis ad clades excita luctuosas, quas obliterasset utinam iuge silentium! ne forte paria quandoque temptentur, plus exemplis generalibus nocitura quam delictis.

Tempore quo primis auspiciis in mundanum fulgorem surgeret victura dum erunt homines Roma, ut augeretur sublimibus incrementis, foedere pacis aeternae Virtus convenit atque Fortuna plerumque dissidentes, quarum si altera defuisset, ad perfectam non venerat summitatem.

Utque proeliorum periti rectores primo catervas densas opponunt et fortes, deinde leves armaturas, post iaculatores ultimasque subsidiales acies, si fors adegerit, iuvaturas, ita praepositis urbanae familiae suspensae digerentibus sollicite, quos insignes faciunt virgae dexteris aptatae velut tessera data castrensi iuxta vehiculi frontem omne textrinum incedit: huic atratum coquinae iungitur ministerium, dein totum promiscue servitium cum otiosis plebeiis de vicinitate coniunctis: postrema multitudo spadonum a senibus in pueros desinens, obluridi distortaque lineamentorum conpage deformes, ut quaqua incesserit quisquam cernens mutilorum hominum agmina detestetur memoriam Samiramidis reginae illius veteris, quae teneros mares castravit omnium prima velut vim iniectans naturae, eandemque ab instituto cursu retorquens, quae inter ipsa oriundi crepundia per primigenios seminis fontes tacita quodam modo lege vias propagandae posteritatis ostendit.

The post Lab Biodiversité Reporters d’Espoirs x OME – quelle est l’évolution du traitement médiatique de la biodiversité ? appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
17.06.2025 à 11:59

L’UNOC3 rehausse la couverture médiatique des enjeux environnementaux à un niveau inédit depuis 2 ans

admin

Texte intégral (2053 mots)

Communiqué de presse : À l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3), l’information environnementale dans les médias audiovisuels français a atteint un niveau inédit depuis avril 2023 : la part des contenus d’information dédiés aux crises environnementales depuis début juin 2025 atteint 6,8 %, en hausse de 83 % par rapport à la moyenne annuelle de 2024 (3,7 %). Une hausse notamment liée à une augmentation de la couverture des enjeux biodiversité (3,6% de temps d’antenne en juin 2025).

Enseignements-clés

6,8% en juin 2025 de contenus d’information dédiés aux trois crises environnementales, en hausse de 83% par rapport à la moyenne annuelle de 2024 (3,7%).
Un traitement médiatique de l’UNOC3 supérieur aux COP 29 (5,1%) et COP 28 (5,8%)

  • Un traitement médiatique global des sujets océans 13,1 fois plus important du 9 au 15 juin par rapport à la moyenne janvier-mai 2025
  • 2,7 fois plus de sujets océans traités par les médias publics que par les médias privés depuis début 2025
  • RFI est le média audiovisuel ayant le plus abordé les sujets océans. LCI est celui les ayant le moins traité
  • Pêche et aires marines protégées constituent l’angle médiatique privilégié parmi les sujets océans depuis le début de l’année

L’UNOC3 parvient à inverser la tendance médiatique baissière

L’UNOC3 s’inscrit dans un contexte de baisse de la couverture médiatique des enjeux environnementaux, et de backlash normatif grandissant. En 2024, la part d’antenne dédiée aux enjeux environnementaux n’était que de 3,7% dans les programmes d’informations audiovisuels français (-30% par rapport à 2023). 

À l’image de la crise de la biodiversité, trois fois moins traitée que celle du changement climatique, le faible traitement médiatique des océans contraste avec les enjeux vitaux qu’ils recoupent : climat, biodiversité, eau, alimentation, santé. 

Par rapport au terme climat, terme le plus employé pour aborder les crises environnementales dans les programmes d’information audiovisuels, le nombre d’occurrences du terme “océan” depuis avril 2023 est trois fois moins important (7 282 mentions contre 22 482).

L’OMÉ a déjà mis en évidence le rôle des événements politiques et diplomatiques (crise agricole, COP) sur la mise à l’agenda médiatique des enjeux environnementaux. 

L’analyse menée sur l’UNOC3 en est une nouvelle confirmation : la tenue de l’UNOC3 a permis un traitement médiatique supérieur à celui des deux dernières COP 29 (5,1%) et COP 28 (5,8%).

Le traitement médiatique des crises environnementales atteint ainsi 6,8% de temps d’antenne dans les programmes d’information audiovisuels en juin 2025, en hausse de 83% par rapport à la moyenne annuelle de 2024.

Une couverture en forte hausse à l’approche du Sommet

Note technique : CNews et Europe 1 ont été exclus de l’analyse en raison d’une absence de données audiovisuelles à partir de mai 2025. Ces résultats sont désormais corrigés et peuvent être retrouvés sur le site de l’Observatoire.

Depuis janvier, deux événements sont parvenus à infléchir la couverture médiatique du sujet océans : le sommet préparatoire à l’UNOC3 “SOS Océans” à Paris le 31 mars, et le projet d’extraction minière des grands fonds marins porté par Donald Trump, fin avril.

Tous les médias ne traitent pas ces sujets uniformément : les médias publics en ont parlé en moyenne 2,7 fois plus que les médias privés.

Les radios ont davantage traité ces sujets que les chaînes de télévision (1,4 fois plus). Les médias généralistes en ont parlé 1,7 fois plus que les chaînes d’information en continu.

Par rapport au début de l’année, le traitement médiatique des enjeux liés aux océans a été renforcé à l’approche du Sommet :

  • Du 2 au 8 juin, un traitement 7,1 fois plus important par rapport à la moyenne janvier-mai 2025
    • Chaînes publiques : 6,9 fois plus – chaînes privées : 7,8 fois plus
    • Chaînes publiques vs chaînes privées : 3 fois plus sur la semaine
  • Du 9 au 15 juin (semaine de l’UNOC3), un traitement 13,1 fois plus important par rapport à la moyenne janvier-mai 2025
    • Chaînes publiques vs chaînes privées : 3,1 fois plus sur la semaine
    • Chaînes publiques 12,9 fois plus – chaînes privées : 13,9 fois plus

Les chaînes privées voient la hausse de leur couverture médiatique des sujets océans depuis début juin être supérieure aux chaînes publiques. Cela s’explique par un traitement moindre depuis le début de l’année.

Plus forte couverture chez RFI, plus faible chez LCI

Que ce soit depuis le début de l’année ou à l’approche de l’UNOC, RFI est le média audiovisuel ayant le plus traité les sujets océans. LCI est le média l’ayant le moins traité. 10ème au classement, TF1 est le média audiovisuel privé ayant le plus couvert les sujets océans. 

D’autres médias ont vu la couverture des sujets être priorisée depuis la fin du mois de mai. C’est notamment le cas de France 24 et France Culture, respectivement 5ème et 4ème depuis le début de l’année, sur le podium depuis fin mai – 2ème et 3ème. 11ème au classement depuis début 2025, RTL est la première chaîne privée en termes de couverture du sujet depuis fin mai.

Ce classement en termes de quantité d’information audiovisuelle ne doit pas masquer les efforts éditoriaux par plusieurs médias pour garantir une couverture spécifique du sujet à l’approche du Sommet, comme par exemple :

Pêche et aires marines protégées au cœur du traitement médiatique

La question de la pêche et des aires marines protégées, au cœur des négociations, est l’angle médiatique le plus visible dans les sujets océans depuis le début de l’année. “Surpêche” (477 occurrences) et “aire marine protégée” (541) totalisent trois fois plus d’occurrences que “pollution plastique” (302), 30 fois plus qu’”acidification des océans” (34), 68 fois plus que “exploration minière” (15). Ces comparaisons illustrent un constat structurel : la trop faible spécificité du traitement médiatique relatif aux océans.

La pollution plastique constitue l’une des principales causes de la dégradation des écosystèmes. Pourtant, même additionnées avec les occurrences d’exploration minière et d’acidification des océans, autres causes majeures de dégradation, le nombre total ne parvient pas au niveau des occurrences de la surpêche.

Les possibilités de récits autour de la surpêche, facilitées par l’existence de groupes d’intérêts positionnés dans le débat public comme l’association Bloom, contribuent à une médiatisation renforcée des questions de pêches et d’aires marines protégées.
Plusieurs angles sont privilégiés dans les sujets pour aborder la pêche : international, économie, emploi, alimentation ou santé. L’angle international (38,8%) et économique (33,8%) totalisent plus des deux tiers des 543 séquences détectées depuis le début de l’année.

Lancé en novembre 2024, l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OMÉ) analyse le traitement médiatique des enjeux environnementaux dans les programmes d’information audiovisuels. Il est coordonné par un consortium d’acteurs associatifs et privés (Data for Good, Éclaircies, Eleven strategy, Expertises Climat, Mediatree, Plus de climat dans les médias et QuotaClimat) et soutenu par l’Ademe et l’Arcom.
L’Observatoire des Médias sur l’Écologie est une opération soutenue par l’État dans le cadre du dispositif « Soutenir les alternatives vertes 2 » de France 2030, opéré par la Banque des territoires (Caisse des Dépôts).

Contacts presse

Expertises Climat
Célia Gautier,
celia.gautier@expertisesclimat.fr
+33 6 72 34 00 27

Plus de Climat dans les Médias
Claire Morvan,
bonjour@climatmedias.org
+33 6 14 65 09 40

QuotaClimat
Jean Sauvignon,
jean.sauvignon@quotaclimat.org
+33 6 35 51 61 32

The post L’UNOC3 rehausse la couverture médiatique des enjeux environnementaux à un niveau inédit depuis 2 ans appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
30.05.2025 à 15:10

Des tableaux de données refondus, pour plus de réactivité et de simplicité

admin

Texte intégral (1360 mots)

L’Observatoire des Médias sur l’Ecologie se développe ! Dans ce contexte, plusieurs tableaux de données ont été refondus et offrent une meilleure lisibilité des données ainsi qu’un temps de chargement réduit.

Quelques mois après son lancement en novembre 2024, l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OMÉ) qui évalue la part des programmes d’information consacrée aux enjeux environnementaux dans les médias audiovisuels, poursuit son développement. 

Vue par les trois crises environnementales

Les tableaux de bord des trois crises environnementales ont été retravaillés afin de réduire le temps de chargement des différents tableaux de bord. Résultat : un temps de chargement cent fois plus rapide.

Vous retrouverez, comme précédemment, une analyse dans le temps par type de crise, à la période souhaitée, pour l’ensemble des médias ou pour ceux de votre choix et une comparaison par type de médias. Vous pouvez ainsi observer les tendances divergentes.

Le dernier graphique de ce tableau est une comparaison de la spécificité du vocabulaire utilisé dans les programmes d’information par type de crise : les mots relatifs à plusieurs crises, sont des mots génériques et signifient l’emploi d’un discours général. 

Cette vue d’ensemble permet d’observer les grandes tendances de la couverture des enjeux et les comparer entre elles. Plus la période choisie est longue, plus la photographie des évolutions contient d’informations. 

Vue par les différents secteurs d’activités et thématiques

Les tableaux de bord de cet onglet offrent une vue sur les données des trois crises, organisées selon les grandes thématiques. Ils montrent quelles thématiques des trois crises environnementales sont le plus (ou le moins) traitées par les médias : 

  • les secteurs d’activité de la transition écologique comme causes et solutions à la crise climatique (agriculture, bâtiment, énergie, transports, etc.) ;
  • les facteurs de l’érosion de la biodiversité (pollutions, surexploitation des ressources, destruction des habitats, etc) ; 
  • les types de ressources (Air, Eau, Sols, Minéraux, etc.).

Il est désormais possible de visualiser la répartition de l’ensemble de ces thématiques dans les contenus médiatiques, filtrer par thématiques ou filtrer par crises.

Ici, les mesures s’effectuent sur la fréquence des mots clés et non pas sur la durée de temps d’antenne. Les différents graphiques indiquent le nombre d’occurrences spécifiques à une thématique. Les mots clés les plus fréquents des différentes thématiques montrent les grandes tendances – donc de façon approximative – pour les sujets relatifs (ex.: énergies fossiles, transition énergétique, ZFE, pesticides, etc.). 

Dans un second onglet, il est également possible de comparer la part accordée aux différentes thématiques par les différents médias. 

Le tableau de bord sur la couverture médiatique des solutions revu 

Les médias facilitent la compréhension non seulement des problèmes, mais aussi celle des solutions, des actions collectives et individuelles pour sortir des crises environnementales. La couverture médiatique de ces leviers d’action contribue à motiver pour agir. Pour ces raisons, l’observatoire met en lumière des indicateurs de plus en plus précis pour le traitement médiatique de ces sujets. 

Les tableaux sur la part d’antenne consacrée à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique ont été retravaillés afin de mieux mettre en lumière l’évolution dans le temps de la place accordée aux solutions dans les programmes d’information des médias audiovisuels. 

La représentation graphique de la répartition des contenus entre adaptation (s’ajuster aux effets déjà inévitables du changement climatique) et atténuation (réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’ampleur du changement climatique) a été optimisée pour suivre plus facilement la répartition de ces sujets. Il n’y a pas d’atténuation sans adaptation : la priorisation de l’une sur l’autre freine la complémentarité des solutions au changement climatique, ainsi que leur mise en place. 

La visualisation par média de la couverture éditoriale des solutions a également été repensée. Deux jeux de données sont désormais disponibles pour chaque média audiovisuel et pour les trois crises :

  • Le premier porte sur la proportion du temps d’antenne consacré aux solutions par rapport au temps total dédié aux crises environnementales ;
  • Le seconde, basé sur un décompte du nombre d’occurrences liés au champ lexical des solutions, mesure le pourcentage de mots spécifiques aux solutions parmi l’ensemble des mots traitant de la crise, ainsi estimant une part de contenu dédié. 

Enfin, deux graphiques représentent les tendances du traitement des solutions selon les thématiques. Celles-ci correspondent actuellement aux secteurs de la transition écologique et à une typologie des ressources naturelles. Vous pouvez donc observer à propos de quel secteur d’activité ou de quel type de ressources les médias abordent le plus souvent les solutions. 

Les mots clés relatifs aux solutions de la crise de la biodiversité seront bientôt étoffés et regroupés autour de nouvelles catégories thématiques, plus spécifiques aux réalités de ces enjeux. 

De nouveaux tableaux de bord propres aux solutions liées aux sujets de l’agriculture et de la mobilité seront également ajoutés à la plateforme à partir de cet été. Ces diversifications visent à permettre aux acteurs concernés – partie prenantes, médias, politiques – un meilleur suivi des enjeux environnementaux, plus proches des préoccupations actuelles.

The post Des tableaux de données refondus, pour plus de réactivité et de simplicité appeared first on Observatoire des medias sur écologie.

PDF
10 / 10

🌱 Bon Pote
Actu-Environnement
Amis de la Terre
Aspas
Biodiversité-sous-nos-pieds

🌱 Bloom
Canopée
Décroissance (la)
Deep Green Resistance
Déroute des routes
Faîte et Racines
🌱 Printemps des Luttes Locales
F.N.E (AURA)
Greenpeace Fr
Journalistes d'Investigation Ecologie Climat
Journalistes & Ecrivains Nature Ecologie
La Relève et la Peste
La Terre
Le Lierre
Le Sauvage
Low-Tech Mag.
Motus & Langue pendue
Mountain Wilderness
Negawatt
🌱 Observatoire des médias sur l Écologie
🌱 Observatoire de l'Anthropocène

🌱 Reporterre
Présages
Reclaim Finance
Réseau Action Climat
Résilience Montagne
SOS Forêt France
Stop Croisières

🌱 Terrestres

🌱 350.org
Vert.eco
Vous n'êtes pas seuls