Paula Torrente
Plusieurs temps forts ont marqué ce premier semestre 2026 : les élections municipales, la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie et deux épisodes de vague de chaleur précoces. Quel impact ces événements ont-ils eu sur la couverture médiatique des enjeux environnementaux ? L’Observatoire des Médias sur l’Écologie livre son analyse. The post Bilan semestriel 2026 : la couverture médiatique de l’environnement au rythme des canicules appeared first on Observatoire des medias sur écologie. Texte intégral (984 mots)
Enseignements clés
Paula Torrente
Durant la vague de chaleur qui a traversé la France entre le 23 et le 30 mai, 62 cas de mésinformation climatique ont été détectés par l’Observatoire des Médias sur l’Écologie, au sein des programmes d’information de 18 chaînes de radio et télévision nationales. Près d’un cas de mésinformation sur deux a été énoncé par des invités politiques, sans contradiction, et plus d’un tiers par des journalistes ou chroniqueurs. Les chaînes les plus concernées sont CNews, Sud Radio et Europe 1. Analyse. Des données complètes sur les cas de mésinformation détectés en France lors du premier semestre 2026 seront publiés à l’occasion du bilan semestriel de l’OMÉ. Des cas ont été détectés sur 8 chaînes parmi les 18 médias du périmètre : toutes les chaînes d’information en continu sont concernées, regroupant 60 % des cas de la semaine, ainsi que 3 radios généralistes qui cumulent 40 % des cas de la semaine. Ramené au temps d’antenne alloué aux sujets climatiques, 3 chaînes se dégagent avec plus d’un cas de mésinformation toutes les 20 minutes d’information sur le climat : CNews, SudRadio et Europe 1. Les cas de mésinformation climatique identifiés se concentrent autour des narratifs suivants : Les narratifs autour des solutions de la transition écologique refont également surface, notamment : Pour plus d’information sur les narratifs de désinformation, nous vous invitons à consulter l’article détaillé de Science Feedback L’analyse des locuteurs ayant prononcé les cas de mésinformation climatique montre que les cas proviennent à : Il s’agit de fausses informations climatiques prononcées sans contradiction ni remise en contexte. Cette répartition est similaire à celle constatée sur l’ensemble des cas de l’année 2025 à l’exception de la part de cas prononcés par des invités politiques en forte hausse sur la vague de chaleur du printemps 2026 : 24 % sur l’année 2025 vs 45 % sur la semaine de la première vague de chaleur. Après les 45 % des cas prononcés par des invités politiques, sans aucune contradiction ou remise en contexte, viennent ensuite les journalistes et chroniqueurs qui cumulent 38% des cas à eux deux. Cette tendance est particulièrement saillante dans certains médias comme CNews et Europe 1 qui cumulent 80 % des cas totaux prononcés par des membres de la rédaction (55 % et 25 % respectivement). Analyses et données produites par l’Observatoire des Médias sur l’Écologie. The post Vague de chaleur de mai et désinformation climatique appeared first on Observatoire des medias sur écologie. Texte intégral (802 mots)
Plus d’un cas détecté toutes les 20 minutes d’information sur le climat pour CNews, Sud Radio et Europe 1
Les invités politiques à l’origine de la majorité des cas
Paula Torrente
Ce 26 février 2026, l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OME) élargit son champ d’analyse à la presse écrite française, quinze mois après l’audiovisuel. Ce consortium de huit structures* dévoile un outil inédit, en ligne, qui analyse en permanence le traitement des enjeux environnementaux par la presse nationale et régionale. Il ne mesure pas seulement la quantité d’articles traitant d’environnement, mais dévoile aussi la qualité de ce traitement : les articles parlent-ils des causes des bouleversements environnementaux ? De leurs conséquences sur notre société ? Et des solutions pour y faire face ? Il s’agit d’une première mondiale. Pour cette analyse, l’Observatoire des médias sur l’écologie a suivi en temps réel la place accordée aux enjeux écologiques – changement climatique, érosion de la biodiversité, raréfaction des ressources – dans 55 titres de presse : quotidiens nationaux, presse régionale, magazines d’information et l’AFP. Le périmètre de l’analyse couvre : 100 % de la presse quotidienne nationale, 61 % de la presse quotidienne régionale, à l’exception notable de Ouest-France et du Dauphiné Libéré, ainsi que 7 magazines d’information. The post La couverture des enjeux environnementaux par la presse française appeared first on Observatoire des medias sur écologie. Texte intégral (1405 mots)
Une place encore limitée de l’environnement en presse écrite
Un traitement variable en quantité et en qualité selon les titres de presse
Sur la quantité :

Sur la qualité :

Focus 2026 : le traitement des inondations par la presse française
L’environnement à la Une : des choix éditoriaux contrastés, Le Monde en tête

26 février : revivez la présentation des résultats au Théâtre de la Concorde
admin
Les différences de lignes éditoriales en matière environnementale se creusent, dans un contexte de hausse de la désinformation climatique Malgré une année 2025 marquée par des actualités politiques et climatiques majeures (loi Duplomb, Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, canicules en juin et en août, etc.), la couverture médiatique des enjeux environnementaux se situe à 4,9% de temps d’antenne sur l’année, soit à peine son niveau de 2023 (5.3%). La couverture des enjeux biodiversité atteint un niveau record (2,6%) sur l’année 2025 depuis le début des mesures de l’Observatoire, nettement supérieur aux années précédentes. L’asymétrie entre la couverture des différents médias se creuse : elle se situe, en fonction des médias, entre 2% et 5% de temps d’antenne, soit plus du double. L’audiovisuel public se distingue, sur l’ensemble des indicateurs observés, par un meilleur traitement des enjeux environnementaux. Les causes des canicules (énergies fossiles, émissions de gaz à effet de serre, etc.) représentent moins de 10% du total de la couverture du changement climatique pendant les périodes concernées. La désinformation climatique est particulièrement détectée lors des débats politiques sur la stratégie énergétique de la France, redescendant au dernier trimestre 2025 à son niveau de début d’année
(~ 8 cas / semaine). En moyenne, 13 cas ont été détectés par semaine. Au total 665 cas de mésinformation climatique sont détectés en 2025. 665 cas de mésinformation climatique sont détectés en 2025 La couverture de la COP 30 est marquée par une asymétrie particulièrement forte entre les médias, RFI et France Info Radio ayant respectivement couvert 18 fois et 5 fois plus l’événement que CNews. The post L’OME publie son Bilan de l’année 2025 appeared first on Observatoire des medias sur écologie. Texte intégral (705 mots)
Des nouvelles de l’Observatoire : presse écrite, mésinformation climatique et publicité
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